Le groupe
Biographie :

Le groupe Wig Wam fut fondé en 2001. Les quatre membres du groupe étaient déjà actifs et reconnus dans le monde de la musique, chacun ayant eu diverses expériences en solo ou en groupe. Le groupe a commencé sa carrière en multipliant les concerts. En dépit de ses réelles origines norvégiennes, le groupe romance son histoire en racontant s'être formé le 1er Avril 1970, dans le Bronx, "le quartier polonais de New York". Ils prétendent avoir publié les années suivantes plusieurs albums dont "The Black And Red Album" en 1974 et "The Yellow Purple Brown and Black Album" en 1975, chacun vendus à plusieurs centaines d'exemplaires. La légende affirme également que le groupe émigre en Norvège en 1976. Wig Wam publie finalement en Norvège et en Suède son premier album en 2004 intitulé "667... The Neighbour Of The Beast". L'album comprend entre autres une reprise du tube de l'ex-Spice Girl Mel. C "I Turn to You". Un autre album est publié en 2006 : "Wig Wamania". Puis en 2007 c'est au tour d'un album live ("Live In Tokyo") de voir le jour, suivi de "Non Stop Rock'N'Roll" en 2010. "Wall Street" sort en 2012 et en Mars 2014, le groupe annonce sa séparation après treize ans d'activité. En Novembre 2019, le groupe annonce sa reformation et deux ans plus tard, "Never Say Die" sort en Janvier 2021.

Discographie :

2004 : "667... The Neighbour Of The Beast"
2005 : "Hard To Be A Rock'n'Roller" (Live)
2005 : "Hard To Be A Rock'n'Roller.. In Kiev!" (Live)
2006 : "Wig Wamania"
2007 : "Live In Tokyo" (Live)
2010 : "Non Stop Rock'N'Roll"
2012 : "Wall Street"
2021 : "Never Say Die"


Les chroniques


"Never Say Die"
Note : 15/20

Wig Wam possède un passé plutôt rock and roll (pardonnez-moi le jeu de mots) depuis sa formation en 2001, comme en témoigne sa biographie. Que ce soit leurs frasques à l’Eurovision jusqu’à leur séparation en 2014, disons seulement que la formation norvégienne a tendance à se la jouer cool. En 2019, il fut annoncé que le groupe se reformait et voici donc, avec "Never Say Die", leur retour au devant de la scène rock.

Suite à une somme toute futile introduction instrumentale, l’album démarre sur les chapeaux de roues avec l’éponyme "Never Say Die", une pièce plus près du metal que de l’habituel hard rock de Wig Wam. D’ailleurs, ce morceau se permet même des petits riffs à la "Hail To The King" d’Avenged Sevenfold. Cela est de courte durée, car les influences glam rock de la formation norvégienne sont immédiatement au rendez-vous avec "Hypnotized". Certes, cela sonne très AOR et "radio friendly", cependant, il y a dans la production de ce nouvel album de Wig Wam un côté plus puissant et pesant que ce à quoi nous a habitué, par le passé, ce genre de formation. Le travail, notamment au niveau des guitares, diffère des habituels riff rock qui se veulent bien souvent simplistes. Cela ajoute une facette sérieuse plutôt plaisante au final.

On ne peut jamais vraiment se tenir bien loin de ses premières influences, et "Kilimanjaro" est là pour nous le rappeler. Ce morceau purement rock rappellera au passage le passé glorieux des Poison, Warrant et autres stars du hair metal de l’époque. Et que serait le glam rock sans sa power ballad ? Digne des plus grands moments sirupeux de White Snake, Wig Wam entre dans la danse lascive avec "My Kaleidoscope Ark", pompeuse à souhait, mais qui demeure tout de même efficace.

Dans l’ensemble, "Never Say Die" se veut un bon album hard rock, qui s’assure d’être de son temps grâce à une solide production, moderne et puissante. C’est certain que l’on repassera au niveau de l’originalité, car rien dans cet album n’a pas déjà été fait par le passé. De toute manière, je suis convaincu que les gars de Wig Wam n’ont jamais eu en tête ce souci pour justifier leur retour. En toute sincérité, ils l’ont sans doute fait dans le seul dessein d’avoir du plaisir et de parvenir à transmettre le tout aux amateurs du genre.


Mathieu
Février 2021




"Wall Street"
Note : 08/20

Wig Wam, au fil des années et des albums incontournables, est devenu une figure incontournable de la scène glam metal. Leur dernière galette en date "Wall Street" est très attendue par les fans du genre et du groupe qui vont être exigeants.

L’intro du titre "Wall Street" est très douce puis le morceau part vite sur du glam avec des chœurs dans la plus pure tradition du style, on est ni étonné ni déçu par ce début. Dès le second titre, on note du changement dans le style, une prise de risques qui peut se comprendre mais qui a du mal à convaincre. "Victory Is Sweet" confirme cette impression mais va encore plus loin. On est finalement assez mitigé par le début de l'album. "The Bigger The Better" est pourtant réussi malgré son originalité, comme quoi les prises de risques peuvent fonctionner. "Bleeding Daylight" une chanson assez sombre mais très réussie elle aussi. "Tides Will Turn", qui est la ballade du disque, n'est pas si mal que ça, pourtant, par moments, on peut trouver qu’elle sonne trop niais. "Wrong Can Feel So Right" a un côté sympathique de par son mélange acoustique avec des sonorités électriques, mais ce titre a un fond très FM qui pourra rebuter. Wig Wam montre avec "One Million Enemies" un côté indus qu'il ne maîtrise vraiment pas du tout, c’est à la limite de l’écoutable. Des passages certes pas orignaux mais qui auront le mérite de passer tout de même sur "Try My Body On". Ces sonorités très différentes ne sont vraiment pas bien exploitées, cependant il est bien interprété. L'album se termine avec "Things Money Can't Buy", une fin instrumentale qui fait juste office de remplissage inutile.

"Wall Street" n’est pas un très bon disque, les prises de risqueq du groupe sont tout de même très audacieuses et ont le mérite d’être soulignées mais sur le fond, le résultat n’est pas fameux. Les fans seront déçus et les autres aussi, l’écoute en devient dispensable.


Joe D Suffer
Mai 2013


Conclusion
Le site officiel : www.wigwam.no