Le groupe
Biographie :

Warkings est un groupe de power metal international formé en 2018 et actuellement composé de : The Viking (basse / Souldrinker, Watch Me Bleed, ex-Church Of The Machine), The Spartan (batterie / Souldrinker, Watch Me Bleed, ex-Symphorce, ex-Chinchilla), The Crusade (guitare / Mystic Prophecy, Souldrinker, Watch Me Bleed, ex-Justice Inc., ex-Symphorce) et The Tribune (chant / Serenity, Phantasma). Warkings sort son premier album, "Reborn", en Novembre 2018 chez Napalm Records, suivi de "Revenge" en Juillet 2020, et de "Revolution" en Août 2021.

Discographie :

2018 : "Reborn"
2020 : "Revenge"
2021 : "Revolution"


Les chroniques


"Revolution"
Note : 15/20

J’ai toujours trouvé cela un peu farfelu, voire même un peu ridicule, les groupes dont les membres se cachent sous des pseudonymes, on a qu’à penser en particulier à Lost Horizon ou bien Ghost pour ne nommer que ceux-ci. Warkings entre donc dans cette lignée avec en son sein The Viking (basse), The Spartan (batterie), The Crusader (guitare) et The Tribune (chant). Une simple petite recherche sur Encyclopedia Metallum vous permettra facilement de deviner que trois des membres sont de la formation Watch Me Bleed et que The Tribune n’est nul autre que Georg Neuhauser (Serenity). C’est donc sous le couvert de cet anonymat que les membres de Warkings nous proposent leur troisième album complet en moins de trois ans.

Mon gros problème avec les albums du groupe est principalement que je devrais, ne serait-ce que par leur chanteur, dans mon top 10 des meilleurs du metal, adoré leur musique. Cependant, je peine à me souvenir des morceaux, qui se suivent et se ressemblent, sans trop s’imposer réellement. Warkings propose pourtant un power metal puissant et intelligent, à mille lieux des dragons et autres fantaisies auxquelles nous sommes habitués, mais là où le bât blesse est que trop souvent les refrains tombent à plat. Cela vient donc malheureusement contribuer au sentiment d’homogénéité d’ensemble de l’album, rendant le tout plutôt fade, malgré la solide production de l’album. Par contre, il y a de petites perles sur "Revolution", et l’une d’elles vient de l’utilisation d’une portion de "Bella Ciao" (maintenant rendue célèbre grâce à La Casa de Papel), un chant de révolution italien fort connu, dans la pièce "Fight". "Kill For The King" se retrouve également au palmarès des meilleurs moments de l’album, avec un refrain enfin digne du talent de compositions des membres du groupe.

Je n’aime jamais critiquer négativement un album, je sais tout le travail qui se cache derrière un tel exercice. C’est pourquoi je m’en remets toujours au jugement des amateurs. Si ce genre de power metal, aux refrains un peu moins grandioses, est votre tasse de thé, ne laissez surtout pas de côté ce nouvel album de Warkings.


Matthieu
Novembre 2021




"Revenge"
Note : 16/20

J’ai toujours eu un peu de difficulté avec les groupes qui utilisent un "gimmick" pour présenter leur projet ou leur album. Je trouve toujours cela un peu ringard et proche du ridicule parfois. Malgré que Warkings entre dans cette catégorie, n’allez pas croire pour autant que la qualité n’est pas au rendez-vous. Sans que cela soit dans le secret des dieux, Warkings est mené à sa tête, au chant, par le plus qu’excellent Georg Neuhauser (Serenity). Ce chanteur fait partie de mon top 5 des meilleurs du genre, avec dans ce groupe sélect les Tommy Karevik (Seventh Wonder) et Tony Kako (Sonata Arctica). Il possède un large registre qui lui permet de naviguer au travers de mélodies vocales plus savoureuses les unes des autres. Le groupe est complété par Chris Rodens (basse - Souldrinker, chant - Watch Me Bleed), Steffen Theurer (batterie - Souldrinker et Watch Me Bleed) et Markus Pohl (guitare - Souldrinker, Mystic Prophecy et Watch Me Bleed). On parle donc ici d’un solide line-up.

D’où part donc ce désir d’un tel gimmick derrière Warkings ? Était-ce une demande la part de la maison de disques Napalm, ou un souhait des membres du groupe de ne pas être officiellement identifiés ? Nul ne le sait vraiment car le tout est plutôt avare de commentaires. Ainsi je préfère me consacrer sur le groupe à part entière, peu importe son origine. Comme mentionné précédemment, Neuhauser, au chant, est surtout reconnu pour son travail au sein de Serenity. Fervent amateur de tout ce qui touche l’Histoire en général (le monsieur a quand même deux maîtrises dans le domaine et bientôt un doctorat ! Qui a dit que le metal était fait par des cancres ?), normal que les thématiques de ses albums tournent autour de ce sujet. L’histoire de "Revenge" raconte donc les aventures de quatre anciens rois de différentes époques se retrouvant au Valhalla, le « paradis » scandinave… Rien pour ajouter au sérieux de la gimmick, mais croyez-moi, nous avons connu pire (insérer ici n’importe quelle blague au sujet des moult versions de Rhapsody). Fait à noter, s’ajoute aux quatre valeureux héros une mystérieuse Queen Of The Damned qui nous offre de magnifiques growls fort sympathiques (et qui est nulle autre que la fabuleuse Melissa Bonny (Rage Of Light / Ad Infinitum). Il est vraiment intéressant que le groupe ait pensé à elle pour faire ce type de chant, plutôt que son habituelle approche claire.

Musicalement, l’on a affaire ici à du power metal plutôt générique dans son ensemble. Je dis cela pour le bénéfice de la description, et non pas de manière péjorative, car "Revenge" s’avère un intéressant exercice du genre. Malheureusement, tout comme "The Last Knight", dernier album de Serenity, aucun morceau de "Revenge" ne ressort vraiment du lot, et malgré le talent des musiciens, l’ensemble est plutôt linéaire. Neuhauser sauve en quelque sorte le manque d’originalité en livrant à nouveau une solide performance vocale. Dommage que les refrains majestueux auxquels il nous a habitués par le passé ne soient pas au rendez-vous. Je salue par contre la production de l’album, qui rappelle au passage les derniers albums de Nocturnal Rites, avec ce genre de power metal agressif et puissant.

Au final, le talent est au rendez-vous, cependant l’album laisse un sentiment mitigé où l’on voudrait vraiment apprécier l’album, mais il nous semble plutôt inachevé. La troisième fois sera peut-être la bonne.


Mathieu
Décembre 2020


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/warkingsmetal