Le groupe
Biographie :

Unherz est un groupe de metal allemand, formé en 2010 et composé de Felix Orschel (chant / guitare), Andy Arnold (guitare), Benny Daniel (basse) et Christian Bogert (batterie). Leur genre est défini comme étant du "heavy metal punk". Sous le label Massacre Records, ils sortent cinq albums : "Unherzlich Willkommen" en 2010 et "Herzschlag" en 2011, "Die Wahrheit Liegt Dazwischen" en 2012, "Sturm Und Drang" en 2014 et "Jetzt Oder Nie" en 2015. "Das Volk Stellt Die Leichen" sort en 2017 chez Laute Helden suivi de "Für Immer" en 2018, puis retour chez Massacre Records pour "Mainstream" en 2020.

Discographie :

2010 : "Unherzlich Wilkommen"
2011 : "Herzschlag"
2012 : "Die Wahrheit Liegt Dazwischen"
2014 : "Sturm Und Drang"
2015 : "Jetzt Oder Nie"
2017 : "Das Volk Stellt Die Leichen"
2018 : "Für Immer"
2020 : "Mainstream"


Les chroniques


"Mainstream"
Note : 15/20

Si d’une humeur quelque peu taquine, mon tympan aurait grandement qualifié Unherz de Böhse Onkelz teinté de 2010, force est de constater que "Mainstream" ne le contredirait pas mais se veut un poil plus complet que cela.

Bon, déjà, "Mainstream", comme son nom l’indique, est mainstream. Qui l’eut-cru ? Certainement pas Lustucru ! À défaut d'innover comme des Linguines, Unherz est donc cette bonne pâte qui, certes ne prend point de risque, mais dans la cuisson est alertement al dente. Sur ces métaphores culinaires (avec une pointe de sel), actons Unherz comme un mélange de hard, de punk rock, de heavy voire d’éléments ska. Secouons le tout bien fort dans la casserole, portons à ébullition et ce sera "Mainstream" qui débordera du récipient. Originaire d’ancienne RFA ou d’ancienne RDA, on ne sait guère, mais d’Allemagne tout de même, Unherz propose des rythmes entraînants qui, quitte à tomber dans le cliché, rappeleront la Bavière, la fête à la saucisse, l’accordéon et la choucroute. Une liste relativement étonnante mais qui n’est pas sans déplaire nous, pauvres amateurs de tongs-chaussettes que nous sommes, ni notre penchant pour la bière et la fête.

Sans trop se prendre au sérieux (mais en plus d’une heure tout de même), les quinze titres de ce énième opus d’Unherz sont bien plaisants. Accordons-nous, le tympan ne part ni à la quête du Grââl ni en guerres teutones ni même je ne sais trop où. En fait, c’est même l’inverse, il pose son cul sur un banc (oui, un tympan a un cul), il chope ses voisins par dessous le bras et fait ce genre de trucs affreux qu’on appelle les farandoles. Enfin, je ne sais pas trop. Mais Unherz passerait plutôt mieux dans les fêtes de village que dans les conservatoires quoi.


Rm.RCZ
Février 2021




"Jetzt Oder Nie"
Note : 13/20

Les fans de metal germanique et les fans de la langue de Johann Wolfgang Goethe vont être comblés avec l’album que je vais vous présenter aujourd’hui. Effectivement, Unherz nous revient de sa Rhénanie-Palatinat natale avec son cinquième album sous le coude, le bien nommé "Jetzt Oder Nie" (maintenant ou jamais) qui voit le jour avec le soutien et le partenariat de Massacre Records.

Unherz, si on traduit dans notre langue, ça signifie "honnête", et effectivement les Allemands le sont sur ce nouvel opus : 11 titres (13 si vous vous procurez la version digipack de l’album) pour près de 43 minutes de german hard rock. Si le groupe est certes honnête, on ne peut pas dire que la musique des Allemands soit toutefois transcendante ni même révolutionnaire, peut-être la barrière de la langue, je ne sais pas (le groupe chante en allemand), mais j’ai pour ma part trouvé ce "Jetzt Oder Nie" un tantinet ennuyeux. Loin d’être foncièrement mauvais, on sent que le combo joue la musique qu’il sait faire, rien de plus, c’est carré, droit, allemand en quelque sorte…

On a affaire tout de même à du bon metal, à la limite du power, les guitares sont omniprésentes, mais hélas ça ne fait pas tout. On aurait apprécié un peu plus de peps, de vitesse, de folie musicale, mais si vous appréciez le genre qui se situe entre rock, metal et hard rock, eh bien "Jetzt Oder Nie" vous ravira, j’en suis certain, d’autant que ce nouvel album contient son petit lot de bons titres, à l’image de "Damoklesschwert", "Volle Kraft Voraus" ou encore "Nie Allein".

En résumé, je dirais qu’Unherz nous offre un nouvel album sans grande folie, c’est fort dommage car le groupe présente et fait entendre un potentiel réel. Notons que le groupe connaît une jolie carrière outre-Rhin (nombreux festivals, tournées avec In Extremo ou Crematory) et ça, on ne peut que le saluer. Peut mieux faire, c’est certain.


Vince
Mai 2016




"Sturm Und Drang"
Note : 16,5/20

Tous les ans, depuis quatre ans maintenant, le groupe allemand Unherz sort un nouvel album. Aucune année n’a échappée à la règle encore moins 2014. En effet, aujourd’hui ils nous proposent un opus tout frais intitulé "Sturm Und Drang". Un album composé dans un univers hard rock made in Germany qui promet être réussi. Ca commence déjà très bien avec l’intro qui est tout simplement sublime. A la fois douce, mélodieuse et émotive, on ne se lasse pas de l’écouter. Comme quoi, une simple guitare et quelques arrangements par derrière peuvent tout à fait faire l’affaire… Bref, une courte intro à écouter sans modération ! Le titre suivant, soit le premier réellement ("Der Für Dich") s’inscrit dans la même mélodie, en plus rythmé bien sûr. Donc l’intro était donc celle de l’album mais aussi celle du premier morceau. Pas bête la guêpe ! C’est bien pensé, ça nous plonge directement dans l’univers sonore du groupe. Un bon premier point donc.

Par contre le plus frappant, reste quand même le texte. En effet il est en allemand donc forcément il est plus prononcé, plus agressif, plus dominant. Et donc par conséquent quand on a pas l’habitude d’écouter des morceaux allemands, eh bien on reste accroché à ces paroles, en faisant l’impasse sur le plus important : la musique. On dit que l’anglais est universel mais ce n’est pas pour rien… m’enfin au moins le groupe assume ses origines et ne renie pas d’ou il vient. Il sait pertinemment que même si leur musique ne s’exporte pas, qu’elle fera un carton en Allemagne car dans ce pays, c’est bien un genre qui cartonne ! Pas comme chez nous… Et pourtant je vous conseille vivement de jeter une oreille sur ce groupe qui n’est pas non plus du hard rock comme on a l’habitude d’entendre. La sauce allemande joue beaucoup et ça change même du tout au tout. C’est plus metal, plus abordable.

J’ai beau écouter, ré-écouter et ré-ré-écouter, la voix me rappelle de près celle du chanteur de Panik (anciennement Nevada Tan), également un groupe allemand. Le même style de grain de voix grave allemand. Sinon plus précisément niveau musique, bien sûr leurs compos sont rythmées, mélodiques, déboîtantes même ! Mais le groupe a comme tout groupe de rock qui se respecte, un côté sensible, émotif. C’est pourquoi il faut attendre le sixième titre, "Der Erste Schritt", pour changer totalement d’univers musical. On s’oriente plutôt vers une ballade aux rythmes blues, experimental (tiens donc, musicalement on dirait du Pink Floyd !). Ce sont bien des Allemands pour changer si brutalement d’univers, mais avec subtilité pour ne pas que ça choque ou démange. Un morceau qui dure quand même pas moins de six minutes ! Si vous n’avez pas de patience, passez votre chemin et écoutez directement le morceau suivant et sinon, appréciez-le bien !

Mon Dieu, quelle déception, jusqu’ici j’aimais bien jusqu’à l’arrivée de "Wir Sind Hier". C’est quasiment un copier-coller de la chanson "Richtig Scheisse" de Killerpilze, encore un groupe allemand, de punk rock cette fois. Non pas que je n’aime pas cette chanson originale, au contraire, mais ça manque cruellement d’originalité car là ce n’est ni de l’influence ni de l’inspiration mais presque du plagiat ! Les premiers accords sont exactement les mêmes et la ligne de chant aussi à quelques intervalles près ! Même la structure musicale est similaire… C’est un peu décevant, pour un groupe qui en est déjà à son quatrième album. Mais il fallait s’y connaître pour soulever ce GROS détail, merci la culture rock allemande ! Et en parlant de rock, si vous avez envie d’une bonne dose de rock’n’roll, écoutez donc "Viva Rock’n’Rol". Et enfin pour les plus curieux d’entre vous, sachez que le groupe offre deux titres live de très bonne qualité en bonus sur leur CD digipack (les titres "Schmerz Neu Definiert" et "Seite an Seite").


Cassie
Octobre 2014




"Die Wahrheit Liegt Dazwischen"
Note : 16/20

Encore un album pour les quatre Allemands d’Unherz, après avoir chroniqué "Unherzlich Wilkommen" (2010) et "Herzschlag" (2011), me voici avec le tout nouveau tout chaud "Die Wahrheit Liegt Dazwischen", ne me demandez pas de répéter non mais ! Il est clair que les Unherz ne se reposent pas sur leurs lauriers pour nous fournir des opus de plus en plus efficaces, une certaine évolution se ressent au travers de ce "Die Wahrheit Liegt Dazwischen" (zut je l’ai répété !), pourtant au départ de la galette "Schmerz Neu Definiert"  ne m’a pas vraiment convaincu, le morceau est très bon mais reste trop dans la lignée de "Herzschlag" pour que le charme opère. J’ai plus l’impression que ce titre fait office de transition entre les deux albums en fait.

Et me voilà avec les oreilles charmées par la diversité dont Unherz fait office au travers de cet album, un côté musette en introduction de "Leuchtfeuer" va me faire tout drôle sur un morceau qui va se révéler être excellent, instrumentalement très ouvert c’est indéniable, dans ce qui semblera être une pseudo-ballade où Unherz franchit un pas certain dans leur esprit de composition. N’oublions pas pourtant ce qui est propre à la musique d’Unherz, une pêche certaine dans les guitares et des variations rythmiques aux petits oignons, et on est servi sur un plateau d’argent avec "Mein Weg, Mein Wille, Mein Leben", la sauce Unherz dans toute sa grandeur sur un morceau bien pêchu et totalement jouissif à l’écoute. "Paranioa" et "Jag' Mich Zum Teufel" seront composés dans le même état d’esprit, avec de très bons passages et soli guitares, une basse qui ronronne constamment, je trouve même qu’il y a une nette amélioration dans la voix de Felix, un réel plaisir à l’écoute. On n’y échappe jamais, mais c’est le genre de chose dont je ne me lasse pas, le morceau pour emballer, bon, la langue Allemande est loin d’être des plus romantiques mais ici, avec "Nur Wenn Du Träume Hast", on plonge dans un morceau d’une intensité énorme, beaucoup de profondeur est donnée au travers des lignes de piano et de la voix de Felix, un titre qui a du ventre et qui ne peut laisser indifférent, magnifique tout simplement. Les parties piano sont bien plus mises en avant sur cet opus, comme sur "Dieser Traum" et "King Kongs Schwester" se succédant efficacement pour une belle montée en puissance avec un côté rock'n’roll avec quelques sample assez décalés, on se demande même ce qu’ils viennent foutre là, mais pour le coup ce côté décalé m’a "charmé" une fois de plus.

Dans ma chronique de "Herzschlag", j’avais dit que j’étais sûr qu’ils pouvaient mettre la barre encore plus haut et qu’il y avait une claire évolution dans le second opus. Avec ce "Die Wahrheit Liegt Dazwischen", j’en suis désormais pleinement convaincu et les Unherz ne cessent donc d’évoluer et ce dans le bon sens, ce qui est tout à leur honneur.


Phenix
Août 2012




"Herzschlag"
Note : 15/20

Après avoir chroniqué leur premier album "Unherzlich Wilkommen" en Juillet dernier, je les avais mis en "affaire à suivre", la suite aujourd’hui avec "Herzschlag", voici ce que nous offre de plus nos chers Allemands. Après une introduction en accord avec la pochette de cet album, le premier morceau éponyme démarre, le son est toujours le même, autrement dit toujours aussi appréciable, la sauce Unherz est de prime abord toujours aussi efficace, rien de bien neuf jusqu’à ce magnifique passage vers les 1’30, ça change, on a un côté loud-rock bien sympathique, la voix de Felix toujours aussi profonde et gutturale, donne beaucoup d’effet sur ce passage, Unherz fait une très belle entrée avec ce premier morceau, voyons voir si la suite est à la hauteur de nos attente.

"Und Dunkelheit Wird Licht" est assez particulier, en d’autres mots, j’aime pas, ça rockse, mais rien de transcendant, de belles guitares comme d’habitude, ce qui est clairement l’identité d’Unherz, mais ce côté punkorock Allemand est ici assez indigeste, sans oublier les fameux "Oh Oh", ils nous avaient manqué, tiens. Unherz n’a aucunement oublié de nous offrir de belles mélodie comme ils savent si bien les faire, malgré la barrière de la langue, où je l’avais déjà précisé lors de ma chronique de "Unherzlich Wilkommen", ils nous comblent d’émotion, ça a de la puissance, ça sort du ventre, à l’image de "Rette Mich" (en Français, "Sauve-moi"), qui vous prend corps et âme dans la tourmente de ce sublime morceau, voilà ce que j’aime chez Unherz, et ils n’ont aucunement perdu la main, au contraire, il y a une réelle évolution musicale ici. Dans le même registre, on trouvera "Die Hölle Muss Schön Sein", à vos souhaits me dira-t-on ?! Je répondrais que l’Enfer doit être magnifique, sur ce morceau entièrement acoustique, avec la voix de Felix, si profonde, si engagée, le grand frisson pour ma part, et cette voix féminine survenant de nulle part, dont je n’ai pas trouvé l’identité malgré quelques recherches, toujours est-il que ce morceau est tout simplement magnifique. What the fuck ?! L’introduction de "Prall Und Kugelrund" est plus que surprenante, mais en écoutant la suite on n'est pas plus surpris que ça sur ce morceau enjoué de rythme punk-rock, qui n’est vraiment pas ma tasse de thé, disons que c’est ce que j'appellerais un morceau marrant avec ces inconditionnels "Oh Oh". Des morceaux efficaces, ce n’est pas ça qui manque sur "Herzschlag", à l’image de "Verloene Welt" et "Halt Die Fresse", se suivant parfaitement sur l’album, c’est enjoué, ça ne manque pas d’entrain et ne s’excite pas trop dans des riffs pleins de lourdeurs, un travail efficace certes, mais qui ne m’atteint pas vraiment, les riffs sont bons, mais ce ne sera pas les morceaux les plus convaincants de l’album malgré toute la volonté présente sur ces deux morceaux.

La pure sauce de Unherz : "Kein Paradies", voilà The morceau qui représente le groupe à 400%, des guitares qui envoient, des riffs en ascension, une batterie simpliste mais lourde et efficace sous un chant très incisif et posé, des alternances rythmiques très propres, un jeu très bien géré pour un sens aiguisé de la composition, il sera sans conteste pour moi le meilleur morceau de la galette. Unherz a grandi depuis "Unherzlich Wilkommen" avec ce nouvel opus, ils mettent la barre un peu plus haut, mais je suis sûr qu’ils peuvent aller encore bien au delà de ça, mais chaque chose en son temps, il y a une claire évolution avec "Herzschlag" qui ne manquera pas de combler et surprendre les fans d’Unherz. Voici donc un deuxième album très réussi.


Phenix
Février 2012




"Unherzlich Wilkommen"
Note : 13/20

D’entrée de jeu ça sonne rock avec "Sünder Vor Dem Herrn", guitare énergique, ça a une bonne patate sans rentrer dans du bourrinisme, ce premier morceau ressort l’aspect "simple" mais efficace, la voix de Felix Orschel me fait penser à celle de Micha alias "Das Letzte Einhorn" du groupe In Extremo, et ce n’est pas sans déplaire, il faut dire que l’Allemand est une langue difficile surtout pour le côté mélodique qu’essaie de poser ici Unherz sur ces morceaux.

"Die Bestie", est un très bon morceau de par sa composition, une guitare et une basse entraînante, des solos loin d’être poussifs et extrêmes mais qui n’en perdent aucunement leur efficacité, un chant qui se veut léger et incisif à la fois, un morceau plein d’énergie avec juste un petit bémol sur la fin, ça finit en queue de poisson, ils auraient pu s’en passer aisément. Passionnés de coupe du monde, passez votre chemin, "Zwanzigzhen" est un morceau assez tranchant sur le football, un tantinet moqueur, ce morceau m’a beaucoup amusé, on en oublierait presque le côté instrumental face aux chant de Felix nourri de choeurs en "Oh Oh", ça sent la critique footballistique... beaucoup l’aimeront, d’autres moins s’ils s'arrêtent aux paroles, ce pourrait être un hymne. Encore du "Oh Oh" ?! Je préférais celui de "Zwanzigzhen", ici dès le début de "Therapie", on nous en ressort, je suis moins fan sur le coup de ce morceau où l’on nous ressert du choeur en déjà-vu, malgré une efficacité certaine observée depuis le début de la galette, les choeurs ici viennent casser l’ambiance de ce morceau, je resterai sur la bonne impression du solo d’Andy. "Die Zeit Heilt Alle Wunden", aux premières paroles de Felix, on croirait une blague, ce n’en est pas une sur cette ballade à la composition facile, mais ça n’en est pas un moins un très bon morceau, une ballade en Allemand, ça se voit, mais ça s’apprécie rarement face au côté trop guttural de la langue, ici Felix garde ses tonalités, et ça rend bien, c’est calme, c’est apaisant, Unherz signe ici une très belle ballade et redonne tout un sens différent à ce genre, ça monte en puissance sans débordement, un très bon titre !

"Amok" relève l’originalité d’Unherz, une guitare totalement axée en harmonie avec des riffs soutenus à la basse et la batterie, le tout sur un chant phrasé, Felix ne chante pas vraiment, ça sonne quelque peu comme un discours. Voici deux titres en bémol sur l'ensemble de la galette, "Dem Tod So Nah" et "Verschenkte Jahre", sont des morceaux un peu à la traîne je trouve, malgré leur vraisemblance à l’ensemble des morceaux, c’est ce que j’appelle les morceaux "inutiles" ça fait un vide car sonne trop comme du déjà vu, c’est dommage mais face aux précédents morceaux je ne m’attarderai pas sur cet aspect légèrement négatif de "Unherzlich Wilkommen". Les deux derniers morceaux de la galette : "Inferno" à l’intro poussive, et on commence légèrement à se lasser au fur et à mesure de l’écoute, il faut dire qu’on aligne ici trois morceaux qui n’ont rien de révolutionnaire, et dont l’originalité s’essouffle quelque peu. On partira tout de même sur une bonne impression grâce au dernier morceau, "Unherz", nous faisant oublier, pendant les 4 dernières minutes de cet album, les 3 précédents morceaux trop mous face à l’ensemble, on retrouve ici l’efficacité d’Unherz sur ce dernier titre éponyme, notre coeur balance entre la guitare tantôt énergique tantôt harmonique d’Andy, la basse de Locke est ici très présente et Felix au chant varie sur de très bonnes vocalises, on jongle entre des passages bourrés d’énergie et de conviction avec d’autres plus calmes, comme une bouffée d’air frais avant la fin de cet album.

Unherz a abordé ici un style particulier mêlé de rock, de heavy, avec des passages mélodiques et un côté, comme cité dès le début, punk, et c’est très réussi, l’ensemble ne bouleversera pas le genre mais est très correct, affaire à suivre.


Phenix
Juillet 2011


Conclusion
Le site officiel : www.unherz.com