Le groupe
Biographie :

Turmion Kätilöt (qui signifie "sage femme de la destruction") est un groupe de metal industriel / electro finlandais fondé en 2003 par MC Raaka Pee (chant) et Dj Vastapallo (guitare), lesquels avaient déjà travaillé ensemble dans le groupe Ancient Drive. Ils furent ensuite rejoints par les autres membres (à savoir Master Bates - basse , RunQ - clavier, et DQ - batterie). Spellgoth (chant) se joignit au groupe à la fin de l'année 2004, après que MC Rakaa Pee et DJ Vastapallo qui le connaissaient grâce à ses groupes Trollheim's Grott et Slave's Mask lui aient fait écouter les deux toutes premières chansons de TK. Mais leur incroyable mélange de metal et d'electro séduit surtout Spinefarm Records qui devint leur maison de disques (Spinefarm qui s'occupe également de groupes de grande renommée tels que Nightwish ou encore Children Of Bodom). Cependant, les relations entre le groupe et Spinefarm n'étaient pas au beau fixe, et le groupe rompit le contrat en 2008 pour sortir son nouvel album "U.S.C.H!" en 2009 chez Raha Records. L'album "Perstechnique" paraît le 19 Février 2011 chez Osasto-A, suivi d'une tournée à l'international. "Diskovibrator" sort le 25 Septembre 2015, suivi deux ans plus tard de "Dance Panique" en Mars 2017 qui marque le départ du groupe de Spellgoth. Celui-ci est remplacé par Shag-U. "Universal Satan" sort en Septembre 2018, puis "Global Warning" en Avril 2020 chez Nuclear Blast. "Omen X" sort en Janvier 2023.

Discographie :

2004 : "Hoitovirhe"
2005 : "Niuva 20"
2006 : "Pirun Nyrkki"
2008 : "Usch!"
2011 : "Perstechnique"
2013 : "Technodiktator"
2015 : "Diskovibrator"
2017 : "Dance Panique"
2018 : "Universal Satan"
2020 : "Global Warning"
2023 : "Omen X"


Les chroniques


"Omen X"
Note : 18/20

Turmion Kätilöt continue son ascension. Créé en 2003 en Finlande en tant que projet studio par MC Raaka Pee (chant) et DJ Vastapallo (guitare), le groupe va finalement commencer à faire des performances live tout en sortant des albums de manière assez régulière. Aujourd’hui composé de MC Raaka Pee (chant), Master Bates (basse), Bobby Undertaker (guitare), RunQ (claviers), DQ (batterie) et Shag-U (chant, Fear Of Domination), le groupe annonce la sortie d’"Omen X", son dixième album, chez Nuclear Blast.

"Totuus", le premier titre, dévoile immédiatement une énergie brute aux sonorités indus accrocheuses, rapidement rejointes par les deux vocalistes ainsi que par des riffs efficaces que le groupe combine aux sonorités festives avant que "Gabriel" ne prenne la suite avec un pattern martial. A nouveau, les voix et les claviers collent parfaitement à l’approche agressive du groupe, tout comme sur "Vie Se Pois" et son introduction mystérieuse qui appelera à nouveau le mélange entêtant avec ce contraste entre noirceur et sonorités planantes. Si vous cherchez l’énergie, "Pyhä Kolminaisuus" va vous satisfaire avec des riffs groovy et des éléments electro qui alimentent cette ambiance aussi majestueuse que chaotique peuplée de choeurs et cette saturation entraînante avant que "Puoli Valtakuntaa" ne dévoile une introduction mélancolique. Mais ne vous y trompez pas, le mélange vif et rythmé refera rapidement surface en compagnie des parties vocales agressives qui vont irrémédiablement nous conquérir, suivies par "Verestä Sokea", un titre mené par un groove métallique et une approche beaucoup plus brute.

L’utilisation du finnois est réellement dépaysante sur ce morceau, tout comme sur "Isä Meidän" et l’introduction faite de choeurs d’enfants. Le contraste entre les éléments agressifs et ces choeurs mystérieux est incroyablement accrocheur, et les deux se rencontrent sur des parties extrêmement lourdes avant que "Sormenjälki" ne place à nouveau des riffs plus enjoués, doublés par les claviers et samples. Le titre reste extrêmement festif malgré le chant viscéral (vous savez de quelle partie je parle), tout comme "Käy Tanssiin", dont je vous laisse traduire la signification, et ses sonorités sombres. On retrouve les parties massives accompagnées de double pédale et de claviers accrocheurs, puis "Kun Kesä Kuoli" récidive avec une rythmique extrêmement accrocheuse qui laisse parfois place à des refrains plus lancinants et pesants qui collent également à l’esthétique musicale du groupe. La fin de l’album se dessine déjà avec "Kuolettavia Vammoja", le dernier titre, dont l’ambiance est beaucoup trop douce pour le nom du morceau (je vous invite à nouveau à utiliser notre outil de traduction préféré), mais qui est parfaite pour refermer cet album.

Le mélange sonore de Turmion Kätilöt est très spécifique, et il va très certainement en rebuter plus d’un. Mais depuis que j’ai découvert le groupe, il y a plus de dix ans, j’accroche à ce son inhabituel et incroyablement efficace de metal, indus et disco dansant, et "Omen X" n’y fait pas exception. Je le crie haut et fort : Disco Vapauttaa !


Matthieu
Janvier 2023




"Global Warning"
Note : 18/20

Connaissez-vous Turmion Kätilöt ? Il est fort probable que non, car le succès du groupe s’est surtout fait en Finlande, son pays d’origine. Créé en 2003 par Petja Turunen, surnommé MC Raaka Pee (chant) et Lassi Kauppinen , surnommé DJ Vastapallo (guitare). Ils sont rapidement rejoints par Master Bates (basse), Run-Q (claviers), DQ (batterie) et Spellgoth (chant) pour le live. Le combo compose ses premiers titres et le premier album sort en 2004. La machine est lancée. Si le groupe avait signé avec Spinefarm Records, il passe rapidement sur Osasto-A Records , label géré par MC Raaka Pee, ainsi que Nuclear Blast. En 2009, DJ Vastapallo est remplacé par Bobby Undertaker, et en 2017 c’est au tour de Spellgoth d’être remplacé par Shag-U. Côté discographie, ce sont neuf albums que le groupe a sorti, et je vous présente "Global Warning", le dernier qui vient de sortir. Ne vous laissez pas impressionner par la pochette…

On commence avec "Naitu", le premier titre. Et dès l’intro, on sent que la rythmique va être entraînante ! Et comme prévu les ambiances dansantes se heurtent à un metal indus violent et des hurlements viscéraux. Ce contraste, qui est littéralement la marque de fabrique du groupe, est prenant et le titre passe tout seul, alors que la nuque s’agite déjà. "Kyntövuohi" prend la suite, et le titre est encore plus martial. Le son de basse est mis en avant et des claviers futuristes chevauchent des riffs gras et lourds. Le blast est également de mise, tout comme les hurlements, et on repart dans des sonorités malsaines pour "Sylkekää Siihen". Le morceau est moins rapide, les claviers plus hypnotiques mais c’est également au niveau du chant que cette part de noirceur se ressent. Je ne saurais dire pourquoi j’ai pensé à une ambiance western pour "Viha Ja Rakkaus", mais c’est ce que ce titre m’inspire. Il est un peu plus lent, moins fou, plus atmosphérique… mais il s’inscrit parfaitement dans la discographie du groupe, tout comme l’enragée "Turvasana". Les riffs sont simples mais d’une efficacité monstrueuse, et la touche de claviers donne cette énergie supplémentaire à un titre de moins de trois minutes qui fait l’effet d’un boulet de canon.

"Kuoleman Juuret" est la suivante, et à nouveau la recette fait son effet. La pression monte puis explose avec cette rythmique massive et entraînante à souhait avant de s’apaiser à nouveau pour le couplet suivant. Le pattern est simple, mais efficace. A nouveau une intro inquiétante avec un chant étouffé pour "Syvissä Vesissä" qui mène à des riffs qui martèlent en continu son public. Des sons étrangement calmes introduisent "Sano Kun Riittää", mais c’est à nouveau cette graisse auditive qui se déverse avec application dans des riffs lourds, motivant instantanément. Un petit côté death metal par moments, mais avec toujours cette patte electro / disco agressive qui frappe méticuleusement. L’idée est exactement la même pour "Jumalauta" qui matraque de bout en bout avec un double chant et des riffs massifs. Il est également facile de constater à quel point les claviers donnent une double dose de puissance à la rythmique, l’aidant à s’apaiser ou à exploser.

On se rapproche dangereusement de la fin de l’album avec "Revi Minut Auki", un morceau qui met plus l’accent sur les sonorités dansantes que sur des riffs violents. Et à nouveau, c’est efficace, le refrain reste en tête et le titre passe en un éclair, enchaînant avec l’écrasante "Sintisten Laulu". Le titre mêle rythmique lourde, hurlements prenants et claviers enjoués puis aériens, et c’est un véritable bonheur que de s’y laisser prendre. On repart sur une intro disco pour "Ikävä" et c’est à nouveau une rythmique lourde qui s’abat sur nous. Et si quelques parties plus sombres s’invitent sur les couplets, le refrain est une explosion de sonorités dansantes on ne peut plus accrocheuses. Dernier morceau, "Mosquito A La Carte (To be Continued 5)" s’inscrit dans cette sorte de saga des derniers titres que le groupe a introduit depuis un moment déjà. Une introduction totalement en décalage, puis à nouveau une grosse rythmique. Quelques éléments de l’introduction reviennent, mais le titre est tout de même massif, et il est… chanté en espagnol ? Parfait pour terminer dans l’esprit festif du groupe !

Si vous n’avez jamais écouté Turmion Kätilöt, vous allez en prendre plein la gueule en quelques secondes, puis adhérer. Mais si vous êtes déjà habitués à leur folie, "Global Warning" va vous happer immédiatement et vous donner envie de ne jamais sortir de cet ouragan d’énergie. Pour ma part je suis dans le deuxième cas, et je constate avec plaisir que le groupe n’a certes pas changé sa recette, mais que leur univers est tellement riche qu’il n’est pas redondant ! Quand à une expérience live… vous n’avez même pas à y réfléchir ! C’est visuel, c’est prenant, c’est à faire !


Matthieu
Mai 2020




"Dance Panique"
Note : 18/20

Vous vous êtes lassés du death, du black et du power ? Vous voulez quelque chose d'original et dans un style assez rare ? C'est assurément Turmion Kätilöt que vous recherchez ! Créé en 2003 entre deux lacs finlandais par MC Rakka Pee et DJ Vastapallo (qui a depuis quitté le groupe), le line-up se compose actuellement de MC Rakka Pee au chant, Master Bates à la basse, Bobby Undertaker à la guitare, RunQ aux claviers (aussi connu pour jouer avec Tarot et Eternal Tears Of Sorrow sous son vrai nom : Janne Tolsa), ainsi que Spellgoth pour la deuxième voix en live uniquement. Ce dernier quittera le groupe en Janvier 2017. Ensemble, les Finlandais ont sorti un EP et sept albums, dont "Dance Panique", le dernier, qui est disponible depuis le 3 Mars. Comment caractériser leur musique... Un mélange d'electro aux sonorités agressives, une rythmique imposante ainsi qu'une voix saturée qui inspire la folie pure et simple. Classé la plupart du temps avec les pointures du metal industriel, la musique de Turmion Kätilöt est assez unique, même s'ils sont parfois comparés à Combichrist pour l'omniprésence de l'electro dans leur musique. Si vous tenez à rester sain d'esprit, fuyez !

On commence avec le titre éponyme, "Dance Panique". Après quelques secondes d'electro, une voix robotique nous indiquera gentiment le titre du morceau avant de le faire partir à pleine vitesse sur une rythmique aussi saccadée qu'agressive. La voix de MC Rakka Pee n'a en rien perdu de sa puissance, et il est également déterminé à nous le montrer sur Veren Maku, dont les riffs flirtent avec le death mélodique. Un refrain entraînant au possible qui déclenchera des mouvements de foule à coup sûr ! Pour "Surutulitus", le groupe optera pour un rythme simple, alimenté par une voix avec beaucoup d'echo, et des changements dans les claviers. Retour à la violence pure avec "Kyynelten Tanssi" et son clavier au son psychédélique qui s'alliera à merveille avec l'écho des cris sur le refrain. Le son d'"Uhriveri" sera un peu plus joyeux et dansant, laissant germer l'idée d'une vraie danse, alors que "Vihko" commence avec un piano pour en arriver à une composition lente mais qui s'inscrit à merveille dans l'album. Le doublé avec une voix féminine est absolument superbe, et ma nuque s'en souviendra longtemps. "Pienet Pirut" verra le retour des cris plus profonds avec des ambiances plus marquées, et des riffs qui s'inspirent clairement du metal industriel, avec une rythmique parfois sans guitare, mais qui ne tarde jamais réellement à revenir. "Viha" est également ce genre de titre ambiant et au son aérien qui permet de se détendre, et qui pourra probablement plaire aux amateurs de musique électronique pur jus. "Kuoleman Marssi" intègre un clavier au son à la fois entraînant et dérangeant sur des riffs qui ont renoué avec le côté lourd des compositions. Un rythme plutôt soutenu nous entraînera vers la dernière composition. Depuis deux albums, Turmion Kätilöt ont instauré le To Be Continued pour clore ses albums, et celui-ci n'y fait pas exception. "To Be Continued Kohtaus 3" reprendra tous les éléments du groupe, intégrant une partie plus lente au milieu de la composition. La rythmique y reste saccadée, puis s'achèvera au bout de six minutes sur une outro où le son disparait progressivement pour faire place à des bruits festifs noyés sous une sorte de bruit blanc.

Je vous avais prévenus, Turmion Kätilöt est un groupe atypique, et au son unique. Malheureusement, le groupe reste principalement cantonné à son pays d'origine pour ce qui est des lives. D'après les vidéos qui circulent sur internet, le corpse paint est de rigueur, et les musiciens sont déchaînés en permanence ! Pourvu que cet album leur permette quelques shows dans nos salles où nos festivals !


Matthieu
Avril 2017




"Diskovibrator"
Note : 17/20

Avec le groupe finlandais Turmion Kätilöt et son dernier album "Diskovibrator", on n'a même pas le temps d'écouter ce dernier que déjà on ne sait pas s'il faut rire ou pleurer devant ce visuel. En voyant cette œuvre d'art complètement barrée, j'imagine tout à fait le dessinateur réaliser cette pochette pour un fan de disco des années 70, du jeu vidéo World Of Tanks et de cette grosse daube de film Battleship. En tout cas, on ne l'oubliera pas de sitôt, tout comme le nom de l'album.

On sait au moins qu'il ne faut pas s'attendre à quelque chose de très élevé, du moins au niveau des paroles. En même temps, ce n'est pas trop grave, je ne comprends pas le finnois. Autre petit détail, n'essayez pas de chercher les paroles traduites en français, vous risqueriez d'être déçus, elles sont vraiment peu développées et traitent essentiellement du sadomasochisme. Mais là où le groupe a vraiment plus qu'assuré, c'est au niveau des compositions. Dès la première piste, "Kirottujen Karnevaalit", on rentre dans l'ambiance "Boris Soirée Disco". Oui, je préviens à l'avance, si vous n'aimez pas le disco metal, passez votre chemin. Pour en revenir à la piste, elle est bien taillée, ça envoie du lourd avec un production détonante. Des guitares et des sons électroniques qui se mêlent parfaitement au chant, ça sent vraiment le travail sonore voulant approcher la perfection. En effet, je pense que Turmion Kätilöt a préféré y investir son budget au détriment des paroles. Attention, concernant ces dernières, je parle uniquement du mauvais goût. Le finnois passe très bien et la non-utilisation de l'anglais prouve encore une fois que l'on peut s'en sortir avec sa langue natale. Pour en revenir aux compositions, elles sont aussi bien variées qu'équilibrées. On ne perd pas le fil tout au long de l'album. L'ambiance disco metal est bien là (exceptée la dernière piste qui fait plus office de bouche-trou qu'autre chose). Quelques petites pointes indus metal sont également là avec par moments des choeurs féminins que je trouve aussi délirants que l'album en lui-même.

Avec la chanson "Vastanaineet", vous saurez si vous allez aimer ou détester cet album car elle regroupe tous les ingrédients musicaux du groupe. Pour conclure, l'album "Diskovibrator" (pourquoi j'ai envie de rigoler à chaque fois que cite le nom ?) de Turmion Kätilöt a vraiment quelque chose d'unique. A écouter surtout pour la musique et moins pour les paroles, surtout si vous parlez le finnois.


JU
Décembre 2015




"Technodiktator"
Note : 05/20

Dixit la promo du groupe, ce nouvel album des Finnois de Turmion Kätilöt se veut comme un hommage au son "dance" des années 90, mais à la sauce metal indus... Ok, sur le papier, on se dit que ça risque de le faire, d'étre un peu marrant, la carte de l'humour et du second degré est l'une des marques de fabrique du groupe. Second degré servant à masquer un manque flagrant d'inspiration, car au final Turmion Kätilöt reste un membre à part entière, de cette meute de groupes opportunistes et faisandés, qui à la fin des années 90, se sont engouffrés dans la brèche metal indus suite à l'explosion médiatique de Rammstein.

"Technodiktator", sixième album déjà pour le groupe, propose donc du sous-Rammstein lourdingue et bourrin, avec un chant limite death par moments, mâtiné du pire de l'eurodance des années 90, saupoudré de quelques lourdeurs typiques du metal germanique, à l'image de ces chœurs épiques sur le titre "Jalopiina" ou des violons sur "To Be Continued Act 1". Bref, mis à part une irrésistible envie de bouffer de la bradwurst sauce curry, en se sifflant quelques pills tièdes, rien ne ressort de cet album anecdotique au possible, aucun titre n'arrive à se distinguer plus qu'un autre, la formule est ici dupliquée sur les neufs titres qui jalonnent l'album.

Honnêtement, inutile d'aller plus loin, et je n'ai franchement aucune envie de tirer encore plus longtemps sur l'ambulance, mais si sur le papier la formule musicale peut vous intriguer, orientez vous plutôt vers les excellents Hanzel Und Gretyl, qui utilisent avec brio et efficacité les mêmes éléments que Turmion Kätilöt. Comme quoi ce n'est pas forcément la recette qui est défaillante, juste celui qui la réalise.


Duvelpower
Novembre 2013




"Perstechnique"
Note : 15/20

Le groupe Turmion Kätilöt est de retour pour déployer son electro metal dans une ambiance toujours aussi glauque. Pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe, Turmion Kätilöt a pour thème général tout ce qui porte sur le sexe et le sadomasochisme. Vous ne me direz pas le contraire surtout si vous cherchez des photos de leur concert. En effet, certains membres du groupe sur scène sont très dénudés avec des maquillages faisant penser à Rob Zombie.

Pour parler de l’album "Perstechnique", la première piste "Grand Ball" (avec pour invité Peter Tägtgren de Pain et d’Hypocrisy) se déroule dans une ambiance dance metal avec des riffs de guitare lourds. Ces derniers s’intègrent avec succès sous un chant faisant penser à Rob Zombie mais en plus rapide et beaucoup plus pêchu. Les passages électroniques sont forts et font monter en puissance la valeur des chansons comme dans "IHMISIXSIXSIX" qui est ma piste favorite de l’album. Après, on trouve d’autres pistes plutôt bonnes telles que "Hanska" où ils essayent de faire tout et n’importe quoi en electro malgré certains bons passages. Et c’est peut-être ce que je vais le plus reprocher à "Perstechnique". Même si l’album peut s’écouter d’un seul trait parce qu’il est varié au niveau musical avec ce son d’une excellente qualité, il manque également sur cet album l’ambiance qui ne peut se vivre que lors de leurs spectacles. Si le groupe souhaite se faire connaître au niveau de l’Hexagone, je pense que leurs prestations scéniques (s’ils arrivent à les faire autoriser, chose qui n’est pas gagnée) seront le meilleur moyen de se faire connaître.

Et pour finir, ne vous fiez pas à leur pochette pas du tout accrocheuse et ne correspondant pas du tout à l’image du groupe. Retenez plutôt le nom du groupe "Turmion Kätilöt" si vous cherchez un jour à explorer sa discographie. Adepte ou non du SM et (ou) du metal, cet album possède tout de même pas mal d’atouts pour marquer les esprits mais peut-être pas assez au niveau de la longévité.


JU
Avril 2011


Conclusion
L'interview : Le groupe

Le site officiel : www.turmionkatilot.com