Le groupe
Biographie :

The Night Flight Orchestra est un projet de classic rock au sein duquel opèrent Björn "Speed" Strid (chant / Soilwork), David Andersson (guitare / Mean Streak), Sharlee D'Angelo (basse / Arch Enemy, Spiritual Beggars), Richard Larsson (claviers / Von Benzo) et Jonas Källsbäck (batterie / Mean Streak), Sebastian Forslund (guitare / percussions), Anna-Mia Bonde (choeurs) et Anna Brygård (choeurs). Le premier album, "Internal Affairs", voit le jour le 18 Juin 2012 chez Coroner Records. Le deuxième album, "Skyline Whispers", sort le 9 Juin 2015, toujours chez Coroner Records. En 2016, The Night Flight Orchestra signe chez Nuclear Blast pour la sortie de "Amber Galactic" le 19 Mai 2017. "Sometimes The World Ain't Enough" sort en Juin 2018. "Aeromantic" sort en Février 2020.

Discographie :

2012 : "Internal Affairs"
2015 : "Skyline Whispers"
2017 : "Amber Galactic"
2018 : "Sometimes The World Ain't Enough"
2020 : "Aeromantic"


Les chroniques


"Aeromantic"
Note : 17/20

Les membres de The Night Flight Orchestra ne doivent pas connaître le concept du sommeil puisque à peine un an et demi après "Sometimes The World Ain't Enough", le groupe est déjà de retour avec "Aeromantic" ! Le pire c'est que The Night Flight Orchestra fait du live entre chaque sortie et que les albums durent quasiment tous une bonne heure, il faut croire que ces joyeux drilles sont très inspirés ces dernières années.

Loin de moi l'idée de m'en plaindre en tout cas parce que les livraisons de ces fêtards sont toujours de très bonne qualité et leur hard rock est toujours fun et accrocheur. Pas de grands changements cette fois non plus, "Servants Of The Air" débute l'album sans fioritures et on retrouve très vite ces mélodies typées années 70 ou 80 sur un hard rock très mélodique et systématiquement irrésistible. La formule fonctionne toujours et on se retrouve embarqué dans une virée aérienne vers le passé plutôt rafraîchissante et loin du simple gimmick revival. On sent comme toujours l'amour que les membres du groupe portent à cette musique et l'envie de se faire plaisir à composer des morceaux qui pourraient avoir l'air désuets pour les plus jeunes. On sent d'ailleurs sur ce premier morceau de faux airs de vieux Judas Priest sur les couplets et si cela ne suffit pas à vous faire craquer d'emblée, "Divinyvls" qui le suit va vous achever avec ses mélodies qui vont s'inflitrer dans votre crâne que vous le vouliez ou non. Il est fréquent de nos jours d'entendre des groupes tendre vers le old school en tout genre mais on sent chez certains que l'envie de surfer sur une vague qui les pousse à ce réflexe. Ce n'est absolument pas le cas chez The Night Flight Orchestra car le plaisir que prend le groupe à jouer cette musique se ressent à l'écoute et a tendance à être communicatif. On retrouve toujours de grosses louches de Toto, de Foreigner et de tous ces groupes FM des années 70 ou 80, bref du concentré de fun en barre qui a le don de vous botter le cul et de vous remettre en selle en un rien de temps. Le confinement vous pèse ? Vous trouvez le temps long ? Faites tourner la discographie de The Night Flight Orchestra à fond les ballons, vous verrez que ça ira très vite bien mieux.

Il y a un groove du feu du dieu dans cette musique et le très Toto "Curves" nous balance même quelque chose de presque funky dans les oreilles, si vous ne bougez pas là-dessus sans même vous en rendre compte, il y a un problème ! Les arrangements électroniques de "Transmissions" pourraient quant à eux nous rappeler la vague synthwave mais le fait que ce bon vieux hard rock revienne vite par dessus en fait une fois de plus un tube qui se visse dans le crâne et dont le refrain imparable va vous tourner très longtemps dans la tête. Ce n'est pas pour rien que ce morceau a fait l'objet d'un clip et je reste persuadé que s'il était sorti il y a trente ans et que ça ne venait pas de métalleux, ça aurait fait un carton monstrueux ! Bon, les métalleux vont probablement vomir par les oreilles puisque certaines lignes de chant du refrain font très Abba mais croyez-moi, dans le genre accrocheur et irrésistible, ce morceau se pose là. Quant à "Taurus", c'est à ce bon vieux "Maniac" de Michael Sembello qu'il nous renvoie avec même pas trois minutes au compteur et un rythme endiablé. Comme d'habitude, on entend pas mal d'influences mais on ne retombe pas dans la pompe pour autant, tout au plus quelques clins d'oeil. "Aeromantic" est un nouvel hommage à la scène rock hard rock de cette fameuse période qui fait office d'âge d'or pour ces styles de musique, on y retrouve donc évidemment tous les codes qui peuvent parfois évoquer pas mal de classiques. Comme je le disais, si le fait de rester enfermé en ce moment vous rend fous, écoutez ça et vous allez presque sentir le vent vous souffler dans la permanente et le soleil vous tanner la peau.

Un nouvel album dans la lignée de ses prédécesseurs, toujours aussi bon et fun. Une déclaration d'amour à des styles musicaux que plus grand monde ne pratique aujourd'hui mais qui fait un bien fou, même si une fois de plus les plus jeunes risquent de ne pas comprendre le délire. J'ai envie de dire tant pis pour eux et tant mieux pour les vieux cons.


Murderworks
Avril 2020




"Sometimes The World Ain't Enough"
Note : 17/20

Chez Night Flight Orchestra, on n'aime pas trop traîner, à peine un an après "Amber Galactic" le groupe nous balance déjà "Sometimes The World Ain't Enough" ! Pas de changements de programme, le groupe donne toujours dans un hard rock très axé sur les années 70 et 80 et accrocheur à souhait.

On est donc reparti pendant près d'une heure pour un voyage vers le passé, principalement dans les années 80 cette fois encore. "This Time" ouvre l'album avec des accents très James Bond dans ses moments les plus orchestraux et bombastic, le reste étant du pur hard rock mélodique blindé de groove à s'en exploser le pied en rythme. Une fois de plus, impossible de rester de marbre devant ces morceaux remplis de patate, de bonne humeur, d'un côté un peu désuets mais dotés d'un charme fou. La musique de The Night Flight Orchestra donne envie de bouger, de headbanger, de danser, de tout envoyer bouler parce que "J'ai pas le temps, j'ai la fièvre de tous les soirs de la semaine" ! Un concentré de fun qui fait un bien fou en ces temps troubles et qui rappelle que la musique est surtout une forme de divertissement à la base et que certains se noient peut-être un peu dans leurs prétentions artistiques. Björn "Speed" Strid avait dit dans une interview que certains fans de Soilwork n'aimaient pas qu'il soit dans The Night Flight Orchestra et qu'ils ne comprenaient pas la démarche. Alors écoutez-moi bien les morveux, vous allez me réviser vos classiques du hard, du FM, du glam et du rock de suite sinon vous serez privés de Twitter ! En écoutant ce nouvel album, je n'ai pas envie de râler sur les membres du groupe, j'ai envie de leur dire merci pour ce concentré de fun en galette. Pour le coup, le groupe devait avoir pas mal d'idées en rab sous le coude parce que, comme je le disais, ce nouvel album débarque à peine un an après son prédécesseur et pas un morceau n'est à jeter !

En gros, si vous avez aimé ce que le groupe a fait jusqu'à maintenant, vous ne serez pas dépaysés et prendrez votre pied comme d'habitude. The Night Flight Orchestra reprend certes pas mal d'éléments des vieux groupes de hard et de rock mais il le fait le bien et on sent toujours la passion et l'amour que ses membres portent à ces groupes qui ont ravi les tympans de pas mal de monde dans les années 80. Certains ont visiblement cru à la parodie mais il suffit de connaître ses classiques pour comprendre que c'est un vrai groupe, la seule différence est qu'il évolue dans un style considéré aujourd'hui comme dépassé, pas à la mode et commercialement mort. Il y a plus de 30 ans, ces morceaux auraient fait un tabac j'en suis sûr et certain, de nos jours ils raviront les vieux cons comme moi et c'est finalement déjà pas mal. "Sometimes The World Ain't Enough" ne bouscule pas les habitudes du groupe, on retrouve même le traditionnel pavé en fin d'album et ce sont cette fois les neuf minutes de "The Last Of The Independent Romantics" qui occupent le poste. Pour faire simple, ce nouvel album, malgré la vitesse avec laquelle il nous est arrivé, ne souffre d'aucune baisse de régime et balance la sauce du début à la fin comme le faisaient ses grands frères. Le chant de Björn "Speed" Strid est toujours aussi bluffant pour qui a l'habitude de l'entendre chez Soilwork, avec quelques montées dans les aigus et surtout une voix qui se prête très bien à ce style.

Une fois de plus, The Night Flight Orchestra frappe dans le mille, pas de changements majeurs par rapport à "Amber Galactic" sorti un an plus tôt mais des morceaux toujours aussi fun et inspirés.


Murderworks
Décembre 2018




"Amber Galactic"
Note : 17/20

Je vous avais déjà parlé de The Night Flight Orchestra en ces pages, projet parallèle dont le line-up comprend entre autres Björn "Speed" Strid et Sharlee d'Angelo et qui pratique une sorte de hard rock très ancré dans les années 60 à 80.

D'ailleurs si les deux précédents albums se sont appliqués à parcourir les années 60 et 70 en priorité, c'est fort logiquement que "Amber Galactic" s'en va fureter dans les années 80. "Midnight Flyer" nous accueille avec des sonorités de clavier délicieusement désuètes et des mélodies et riffs typiquement hard rock limite FM années 80 donc. On peut sentir les influences de Foreigner, de Toto et de tous ces groupes qui ont fait la gloire du rock et du hard rock dans ces années-là. Comme précédemment, il y a un groove imparable, Björn "Speed" Strid s'en sort avec les honneurs au chant et dévoile une fois de plus une palette vocale plutôt large, les mélodies tapent dans le mille et le tout accroche l'oreille sans aucun problème. The Night Flight Orchestra a toujours présenté un hommage à ces scènes qui frisent la copie mais qui arrivent systématiquement à se placer sur le fil du rasoir, pile poil entre les deux catégories. Ce qui permet par conséquent de reconnaître les influences tout en prenant son pied sans jamais hurler au plagiat honteux, un tour de force qui prouve l'amour authentique que ces gars-là portent à ces scènes. Et même si un certain revival pointe le bout de son nez depuis quelques années, la musique de The Night Flight Orchestra trouve tout de même le moyen de passer pour un OVNI, peut-être à cause de cette volonté affichée de ne pas y mélanger la moindre trace de modernité ou tout simplement l'authenticité de la chose. En tout cas, "Amber Galactic" est d'une efficacité redoutable et à son écoute une bouffée de nostalgie est garantie.

Il y aussi beaucoup de fun à dedans, si vous connaissez un petit coup et cherchez quelque chose pour vous redonner la patate, ne cherchez plus, The Night Flight Orchestra est le candidat idéal ! L'album est une fois de plus assez varié, les morceaux énergiques ayant tout de tubes en puissance en côtoient d'autres plus posés et mélodiques à la limite de la ballade. Ce qui est incontestable par contre, c'est le groove et cette envie de taper du pied qui habitent tout l'album. Un côté très bluesy fait aussi régulièrement son apparition, comme sur "Sad State Of Affairs" par exemple, là où "Domino" sonne très Toto et que des touches de Survivor sont disséminées un peu partout. Bref, tout ça pour dire que l'album est aussi varié et réussi que ses prédécesseurs, que si vous êtes un bourrin vous pouvez fuir de suite et que si vous ne connaissez pas vos classiques c'est une bonne façon de vous y mettre. D'autant que c'est toujours agréable d'entendre des groupes se fait plaisir, d'autant plus quand ils contiennent certains noms connus que l'on n'attendait pas sur ce terrain-là à la base. Et comme sur "Skyline Whispers", c'est un long morceau teinté de prog qui termine l'album, ce sont ici les sept minutes trente de "Saturn In Velvet" qui donnent une furieuse envie de relancer ce nouvel album à peine terminé.

Voilà donc encore une fois un album excellent, efficace, accrocheur, extrêmement bien fait et qui devrait ravir ceux qui ont aimé les années 80. Que les autres prennent la peine d'y jeter une oreille aussi, il y a de fortes chance que l'énergie que contient "Amber Galactic" soit contagieuse.


Murderworks
Septembre 2017




"Skyline Whispers"
Note : 17/20

Les supergroupes ont souvent tendance à décevoir, quand on voit un line-up monstrueux, qu'une publicité énorme est faite autour et qu'on entend un album à peine bon, il y a de quoi gueuler. The Night Flight Orchestra fait partie des exceptions à la règle, son premier album "Internal Affairs" ayant déjà été une bonne surprise en 2012. C'est cette fois "Skyline Whispers" qui prend la relève de son grand frère et je vous le dis tout net, c'est toujours aussi bon.

Pour ceux qui seraient passés à côté, jetons un petit coup d'œil au line-up justement : Sharlee D'Angelo à la basse, Jonas Källsbäck à la batterie, David Andersson à la guitare, Richard Larsson aux claviers et Björn Speed Strid au chant ! Et que fait tout ce beau monde quand il se réunit dans un studio ? Une sorte d'hommage au hard FM ou pas, et au rock des années 60 et 70. On y croise pêle mêle du Blue Oyster Cult, du Deep Purple, du Thin Lizzy, du FM façon Toto ou Foreigner, des morceaux qui ressemblent à des vieux génériques de séries télé, bref ce groupe c'est retour vers le futur ! Le seul reproche qu'on pourrait faire à The Night Flight Orchestra, c'est que l'hommage est parfois aux limite de la pompe mais franchement vu que plus personne ou presque ne pratique cette musique, ce serait dommage de bouder son plaisir pour si peu. Parce que oui, la musique du groupe est très bonne, on sent clairement que tous les membres aiment réellement ce style et se font plaisir. Speed Strid en profite du coup pour montrer que sa palette vocale est bien plus large que ce qu'il fait dans Soilwork pourrait laisser croire, avec même quelques montées dans les aigus bien comme il faut. Les gros métalleux ou les fans de Soilwork tombés là dessus en voyant le line-up risquent de tirer un peu la gueule, mais quand on connaît un peu ses classiques et qu'on sait d'où vient le metal, cet album est à la fois une bouffée d'air frais et un pied énorme. Le genre d'album qui donne la patate, et si certains trouveront ça passéiste j'ai envie de dire que vu l'époque qu'on traverse, un peu de positivité ne fait pas de mal, quitte à aller la chercher dans le passé.

Et mine de rien, pour les petits jeunes qui écoutent Soilwork et qui auraient envie de découvrir de qui se sont indirectement inspirés les membres de leurs groupes préférés, c'est peut-être une porte d'entrée vers les classiques. En tout cas la passion et l'envie de se faire plaisir sont flagrants là-dedans parce que je doute que cet album se vende par palettes entières, la sortie est relativement confidentielle et on ne peut pas dire que la promo autour du groupe soit matraquée. A noter que la version digipack de l'album contient un morceau supplémentaire, "Floridian Eyes", avec ses nappes de clavier délicieusement kitsch et son break vers les 4 minutes qui sent bon le rock prog 70's. D'ailleurs, en parlant de prog, le dernier morceau "The Heather Reports" tape dans les 10 minutes et fleure bon le prog du début à la fin, une belle façon de clore l'album sur un exercice de style réussi. Enfin je dis ça mais tout l'album vaut son pesant de cacahuètes, et tant que vous y êtes, penchez-vous sur le précédent essai du groupe qui mérite largement votre attention lui aussi. Tout ça s'étale tout de même sur une bonne heure et on ne s'ennuie jamais, tous les morceaux sont aussi bons les uns que les autres. Niveau production, c'est à l'avenant, le son est bien entendu plus propre que les enregistrements d'époque mais le groupe a cherché à coller au plus près possible à ce genre de son. Pas de débauche de puissance et de basses ici, le son est clair avec pile poil ce qu'il faut de patate et surtout on entend tout le monde sans avoir besoin de tendre l'oreille.

Deuxième album dans la même lignée que le précédent, un hommage réussi à la scène hard et rock des années 60 et 70, blindé de fun, de positivité, de mélodies accrocheuses et de groove. Aucune innovation ici bien entendu mais un retour dans le passé très agréable et l'album idéal pour se donner la patate après un petit coup barre.


Murderworks
Août 2015




"Internal Affairs"
Note : 19/20

Tympans étroits s’abstenir, cette chronique ne va pas parler du dernier album de deathcore ou de true black metal evil à la mode, mais bien de rock FM 70’s / 80’s ultra commercial. The Night Flight Orchestra  est un projet de Björn Strid (chanteur de Soilwork) et David Andersson (musicien de session pour ce même groupe) visant à créer des musiques de films et séries rock FM, période seventies, eighties…Tout un programme donc ! Il faut reconnaître qu’à la lecture de l’énoncé j’ai eu un peu peur mais après deux secondes de réflexion, et en voyant les noms du line-up je me suis dit : "Ca ne peut pas être si mauvais que ça !", et j’ai bien fait de me fier à mon intuition puisque cette galette est aussi bonne que décalée ! Oubliés le metal, la double pédale, le growl et autres ingrédients de metalheads headbangueux dépressifs ! Place aux chœurs, au saxophone, à l’orgue Hammond et à une atmosphère qui rappellera aux plus sexagénaires d’entre nous les plus grands chefs d’œuvres B.O du grand et petit écran de l’époque post Hendrix. D’une production parfaite puisque masterisé au Panic Room en Suède (les connaisseurs sauront de quoi je parle) cet album est une réussite totale, usant de tous les ingrédients du rock FM à Papa avec brio et outrance. Les solos sont parfaits (comprenez rapides lorsqu’il le faut et de bon goût sans rappeler un seul instant le shred des guitar heroes scandinaves). La voix claire de Björn est un réel régal et celui-ci se prête facilement au jeu des crescendos funky et disco sur certains morceaux. On a même le droit à des bouts de ballades au piano pour contenter ces demoiselles ! Les vices sont même poussés à quelques lignes de basses groovy me rappelant les ingrédients clés de la Motown et à un morceau à la limite du rock progressif (plus de 8 minutes) avec sa petite montée en puissance et son solo saturé. Jamais un projet décalé comme celui-ci ne m’aura autant enchanté, surtout lorsqu’on connaît la provenance musicale de ces garçons. A écouter d’urgence, ne serait-ce que pour être encore un peu surpris dans cette planète metal de plus en plus sclérosée.


Byclown
Juillet 2012


Conclusion
L'interview : Björn Strid

Le site officiel : www.facebook.com/thenightflightorchestraofficial