Le groupe
Biographie :

The Hu est un groupe de folk metal mongol formé en 2016 à Oulan-Bator. En incluant des instruments traditionnels, tel que le morin khuur, ainsi que du chant khöömii (chant de gorge), le groupe appelle leur genre musical du "hunnu rock", hu étant un mot racine mongol pour humain. Le groupe s'est formé en 2016 à Oulan-Bator. Il comprend alors quatre membres, à savoir TS. Galbadrakh au morin khuur et au chant principal khöömii, G. Nyamjantsan à la guimbarde et au chant khöömii ainsi qu'à la flûte, puis Enkush au morin khuur et enfin Temuulen à la guitare mongole. C'est en 2018 qu'ils se font connaître par la publication de leurs deux premiers clips sur YouTube pour "Yuve Yuve Yu" et "Wolf Totem". Ils signent alors un contrat avec le label Better Noise Music, anciennement connu sous le nom de Eleven Seven Label Group. Le 7 Juin 2019, ils annoncent la sortie de leur premier album "The Gereg" pour le 13 Septembre 2019.

Discographie :

2019 : "The Gereg"
2020 : "The Gereg" (édition deluxe)


La chronique


Vous n’avez pas pu échapper au phénomène The Hu. Bien que créé en 2016, le groupe a fait des émules depuis leur Mongolie natale, d’où ils composé leur musique, entre rock, metal et surtout musique traditionnelle mongole. Galbadrakh Tsendbaatar (morin khuur / chant), Nyamjantsan Galsanjamts (tumur khuur / chant), Enkhsaikhan Batjargal (morin khuur / chant) et Temuulen Naranbaatar (tovshuur / chant) nous offrent "The Gereg" en Septembre 2019, qu’ils défendent sur scène avec Jambaldorj Ayush (guitare), Batkhuu Batbayar (basse), Unumunkh Maralkhuu (percussions) et Odbayar Gantumur (batterie) depuis la mi-2019.

Mais le groupe a décidé de pousser leur concept encore plus loin. Car oui, leur mélange rock / metal et musique traditionnelle mongole est d’une efficacité redoutable (il n’y a qu’à voir leur tournée européenne complète et la capacité fédératrice du groupe sur scène), entre un "Wolf Totem" sur lequel on laisse notre esprit vagabonder, "Shoog Shoog" et ses accents folk entraînants, la ballade nommée "The Great Chinggis Khaan" sur laquelle on suit le groupe dans une chevauchée fantastique, la dansante "Yuve Yuve Yu", l’envoûtante "Shireg Shireg"… L’album est littéralement rempli de morceaux dont la rythmique reste en tête, dont le chant guttural diphonique nous fait voyager sur des milliers de kilomètres à travers les steppes et dont les instruments nous font ce lien si fragile entre rêverie et réalité. Mais grâce à ses influences et sa puissance, The Hu a pu collaborer avec Jacoby Shaddix (Papa Roach) pour un "Wolf Totem" aux accents nu metal énergique, mais également avec Danny Case (From Ashes To New) pour ces influences metal alternatif qui se muent parfois en hurlements lointains. Et la collaboration qui à mes yeux est la plus intéressante, c’est "Song Of Women", sur laquelle Lzzy Hale (Halestorm) prête sa voix. Deux univers, deux tonalités, mais une seule et même volonté, une union incroyable grâce à ces deux personnalités fortes aux voix incroyables.

Vous pensez que l’album est terminé ? Que nenni. Prêtez donc attention aux trois versions acoustiques de "Shireg Shireg", "Yuve Yuve Yu" ainsi que "Shoog Shoog". Les trois titres étaient déjà impressionnants et prenants à la base, mais ces versions leur donnent une autre dimension, plus calme, plus douce. Mais cet univers qui nous est presque inconnu prend à nouveau le dessus, et le dépaysement est cette fois total.

Les journaux en ont parlé, mais The Hu n’a clairement pas usurpé sa réputation. Avec cette nouvelle version de "The Gereg", les mongols parviennent dans un premier temps à nous faire voyager, puis à relier leur musique à celle que nous connaissons et apprécions, puis ils nous font partir loin, très loin. Si vous n’avez pas déjà tenté l’expérience, vous êtes invités à le faire de toute urgence.


Matthieu
Juillet 2020


Conclusion
Note : 16/20

L'interview : Galbadrakh "Gala" Tsendbaatar

Le site officiel : www.thehuofficial.com