Le groupe
Biographie :

The Birthday Massacre est, au départ, formé sous le nom d’Imagica, lors de la rencontre de Rainbow (guitare, programmations), Chibi (chant), M. Falcore (guitare) et Aslan (basse), en 1999, line-up finalement complet en 2000, lorsqu’ils sont rejoints par Dank (claviers) et O.E. (batterie). En 2001, peu après la sortie d’une première démo, Imagica devient The Birthday Massacre, et sort un premier album, "Nothing And Nowhere", en 2002. En 2005 sort "Violet", chez Metropolis Records (Combichrist, KMFDM, Dope Stars Inc.,…). Après un "Walking With Strangers" paru en 2007 ainsi qu’une série de tournées, notamment en compagnie de Mindless Self-Indulgence et Combichrist, The Birthday Massacre présente en Septembre 2010 son quatrième album, "Pins And Needles". Le cinquième album, "Hide And Seek", voit le jour en Octobre 2012. En 2013, le groupe effectue deux dates en Russie et une courte tournée avec Emilie Autumn. Le sixième album, "Superstition", sort en Novembre 2014. "Under Your Spell" sort en Juin 2017. "Diamonds" sort en Mars 2020.

Discographie :

2002 : "Nothing And Nowhere"
2005 : "Violet"
2007 : "Walking With Strangers"
2010 : "Pins And Needles"
2012 : "Hide And Seek"
2014 : "Superstition"
2017 : "Under Your Spell"
2020 : "Diamonds"


Les chroniques


"Diamonds"
Note : 13//20

J’étais persuadé que "The Birthday Massacre" était le titre d’un film de Rob Zombie, mais non. Alors pourquoi la petite Cindy a littéralement détruit son gâteau d’anniversaire après avoir arraché le paquet de ses cadeaux ? Parce qu’elle fait du rock.

Bon, on dirait pas avec ce disque si on le commence par le dernier titre "Parallel World". Mais si on commence par entrer dedans avec "Enter", déjà un peu plus. De ce rock aux touches electro mais point dansantes ni remuantes, plutôt contemplatives et hypnotiques, "Diamonds" explore l’obscurité et la lumière, les poisons et les antidotes. La voix cristalline de Chibi transporte l’oreille vers un ailleurs ou la rebute totalement. À la fois doux et âpre, "Diamonds" attire et repousse. "Diamonds" rend hommage à la nuit et comme elle, ce disque peut être bon et mauvais, agréable et lassant, fort en couleurs et monochrome, happant et lassant, enjoué et monotone.

À vrai dire, l’album repose tellement sur les dualités que son écoute et elle aussi à double tranchant. Quelque part aussi fascinant que repoussant, "Diamonds" et ses claviers sont une énigme. Enigme que mes oreilles ont bien du mal à résoudre et apprécier réellement.


Rm.RCZ
Septembre 2021




"Superstition"
Note : 16,5/20

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs : il semble que nous avons un groupe à placer sur la liste des valeurs sûres. Oui, très chers lecteurs, je parle bien de The Birthday Massacre. Vous savez, ce groupe canadien d’electro rock, qui, visiblement, adore le violet et se complaît dans une espèce d’"Alice Au Pays Des Merveilles" décalé. Après un très bon "Pins And Needles" (l’époque à laquelle j’ai commencé à les chroniquer, comme le temps passe) très réussi, un "Hide And Seek" tout à fait à la hauteur, mais sans surprise, les voici avec "Superstition", un album… comment dire ? Bon, voyons plutôt cela ensemble dès à présent.

Quel élément de ce groupe appréciez-vous particulièrement ? Est-ce le chant de Chibi ? Le mélange réussi rock / industriel ? Les refrains pop et accrocheurs ? Les atmosphères ? Faites votre choix, et soyez sûrs d’une chose : vous retrouverez immédiatement chaque caractéristique sur "Superstition". Avec une large dose de travail et de justesse supplémentaires. Finis les légers embêtements qui empêchaient "Hide And Seek" de marquer autant qu’il ne l’aurait pu ! The Birthday Massacre a décidé d’exploiter ses ressources au maximum, pour notre plus grand plaisir ! Sans pour autant bouleverser le petit monde que nous leur connaissons.

"Divide", ouverture du disque, est l’illustration parfaite de mes propos. Des guitares rock, des synthés ultra présents, une accroche pop imparable : une vieille recette que vous connaissez sans aucun doute autant que moi. Vieille recette peut-être mise en place depuis les premiers balbutiements de nos protagoniste, mais aussi et surtout toujours efficace lorsque le travail est, comme ici même, rondement mené ! Ce très bon départ propage son enjouement sur l’ensemble des compositions. La force de "Superstition" est ce jeu des visages avec The Birthday Massacre. Les Canadiens ont décidé de présenter leurs différentes personnalités. De ce fait, nous retrouvons des compositions entraînantes au possible ("Surrender", "Oceania"), du lancinant (le morceau titre "Superstition"), un son parfois plus lourd ("The Other Side"). Je tiens également à nommer spécialement mes deux pistes favorites : "Destroyer" et le beau "Rain". Si "Destroyer", fidèle à son patronyme, se dévoile comme le titre le plus sombre de l’album –les amateurs seront ravis de retrouver le chant saturé de Chibi-, "Rain" est, au contraire, plus lent, touchant avec ses mélodies légères.

Parfois, une signature sonore indestructible vaut mille fois mieux que de grands chamboulements aléatoires. Si The Birthday Massacre avait reçu le défi de disserter sur ce sujet, "Superstition" serait sorti du four absolument identique. Je pense que nous pouvons appeler ceci une réussite !


Gloomy
Novembre 2014




"Hide And Seek"
Note : 16/20

Après le plaisir procuré par "Pins And Needles", "Hide And Seek", le cinquième album des Canadiens de The Birthday Massacre, se devait d’honorer son prédécesseur, voire le surpasser. Challenge toujours ardu, mais, à l’écoute de "Leaving Tonight", on se dit en souriant qu’il est néanmoins peut-être sur le point de se concrétiser. Un titre, bien entendu, c’est beaucoup trop peu pour être capable de juger la qualité d’un disque entier, mais une bonne impression de départ est, il va sans dire, inévitablement très encourageante.

En effet, "Hide And Seek" commence bien, vraiment bien, même, avec le trio de tête "Leaving Tonight" à l’atmosphère légère, la douce "Play With Fire" et "Down". Si les deux premières citées nous permettent de découvrir une nouvelle facette du chant de Chibi, plus douce, "Down", au contraire, est l’explosion de puissance avec ses rythmiques lourdes, son chant saturé sur les refrains et les mélodies encore et toujours aussi entêtantes ! Pas de doutes : nous sommes effectivement en compagnie du groupe que nous aimons. Et en belle forme, le groupe, s’il-vous-plaît ! Et comme si "Down" avait sonné le véritable lancement de ce cinquième opus, il sera suivi par des titres d’une qualité indéniable, mais malgré tout vaguement contrariant. C’est de la faute de The Birthday Massacre, après tout : il faut dire que "Hide And Seek" débutait sur une touche d’originalité, un peu hors des "carcans" habituels pour les Canadiens, et tout ça pour quoi ? Pour retrouver cette formule alors que l’enthousiasme n’a pas encore eu le temps d’atteindre son comble. Un minuscule ressentiment qui ne viendra pas gâcher l’écoute pour autant. Parce que formule ou pas, The Birthday Massacre remplit sa part de travail correctement : ces titres courts et efficaces (en dix morceaux, le disque excède à peine les 35 minutes), l’utilisation très bien gérée des sons électroniques ("Alibis"), ces mélodies toujours plus irrésistibles ("One Promise"), et j’en passe !

Vous l’aurez compris, "Hide And Seek" est un bon album, qui semble voir davantage revenir le groupe vers le côté innocent et enfantin, étonnamment placé en retrait sur l’excellent "Pins And Needles". Mais justement, ce côté "inédit" du prédécesseur participait pleinement à son charme. Donc le "retour aux sources" (si on peut prétendre que The Birthday Massacre s’était éloigné de ses amours, ce dont je doute pleinement) est finalement à double tranchant : d’un côté, on est heureux d’avoir de la nouveauté d’un travail indiscutable, et de l’autre, on est frustré –un peu !– que les efforts, que les recherches aux idées neuves n’aient pas faits long feu. Ceci dit, j’avoue, je chipote. Ma décision est prise : dorénavant, j’arrêterai de bougonner et je me contenterai de savourer "Hide And Seek" comme il le mérite !


Gloomy
Octobre 2012




"Pins And Needles"
Note : 17,5/20

Dire que j’affectionne Metropolis Records (un label plus ou moins spécialisé dans toute sorte de musique électronique et industrielle) s’avère être, sans détour, tout à fait véridique. KMFDM, Combichrist, Angelspit, Hanzel Und Gretyl, Psyclon Nine et tant d’autres encore dont je ne parlerai pas en ces lignes : une longue série de groupes tous plus attrayants les-uns que les autres ; des groupes que j’écouterais, encore et encore, sans jamais m’en lasser ! Comme vous l’aurez aisément deviné, c’est bien de l’un des poulains de cette écurie hors normes dont il sera question aujourd’hui : j’ai nommé The Birthday Massacre, de retour avec un quatrième album studio, "Pins And Needles" !…The Birthday Massacre que, pour être sincère, j’affectionne également particulièrement, ce qui implique le fait que cette nouvelle sortie, je l’attendais ! Et de pied ferme !

Une pochette de couleur violette – une habitude apparemment devenue irrémédiable au fil des années – avec en son centre la Mort personnifiée… Tiens, nos Canadiens abandonneraient-ils doucement leur petit monde flirtant à la fois avec le fantastique et l’onirique, et ce au profil d’un univers plus morbide ? Quoi qu’il en soit, le choix de l’illustration aux faux airs Burtonien (je pense ici surtout au film d’animation bien connu, non pas L’Etrange Noël De Monsieur Jack, mais plutôt Les Noces Funèbres) m’a au départ un peu surprise. Mais, par contre, il ne m’aura pas fallu autant de temps avant que l’album lui-même ne m’enchante ! Il n’y a pas de doute : The Birthday Massacre continue de grandir, tout en conservant ces éléments typés qui le caractérisent. Aidés par un visuel travaillé avec soin, comme leur tradition personnelle le leur dicte, les musiciens érigent autours de l’auditeur une nouvelle parcelle d’histoire, lui ouvre les yeux sur un horizon plus étendu, à la fois semblable et différent de ce que l’on connaissait déjà d’eux. La dissemblance la plus frappante se trouve au niveau de leur son : moins léger qu’auparavant, il semble au contraire se plaire dans une lourdeur inhabituelle, au final bien plus metal que par le passé (écoutez le début de "Sleepwalking" et vous vous apercevrez par vous-même que ce que vous entendrez est relativement curieux et définitivement insolite ! Et je n’ai cité qu’un exemple parmi tant d’autres) ! Oh, mais n’ayez crainte ! La candeur, le côté enfantin et innocent (pour lequel la voix et le personnage de la chanteuse Chibi contribuent considérablement) demeure en permanence, ainsi que les mélodies ravissantes et, bien sûr, les refrains ensorcelants dont le groupe a le secret !

"Pins And Needles" est aussi l’album d’une évolution assouvissante, la preuve d’un progrès appréciable et réjouissant, et ce qui a certainement constitué chez moi la plus belle des surprises livrées par The Birthday Massacre 2010 : je veux parler du travail conséquent effectué sur les claviers. Ceux-ci se sont finalement débarrassés de leur kitsch soi-disant qualificatif pour gagner en savoir-faire et en maturité. Le résultat ? Un rendu très plaisant, et ô combien plus convainquant, à présent ! En définitivement, trois ans après un "Walking With Strangers" qui m’avait quelque peu laissée sur ma faim, mes Canadiens favoris délivrent là un opus d’excellente facture, frais et grisant, aérien et légèrement grave malgré tout. Oh que 2010 est une belle année !


Gloomy
Septembre 2010


Conclusion
L'interview : Chibi

Le site officiel : www.thebirthdaymassacre.com