Le groupe
Biographie :

Seven Spires est un groupe de metal symphonique américain formé en 2013 et actuellement composé de : Jack Kosto (guitare / Threads Of Fate), Adrienne Cowan (chant, clavier / Light & Shade, Sascha Paeth's Masters Of Ceremony, Winds Of Plague, ex-FirstBourne, ex-Frontiers All Stars, ex-Riot Underground), Peter Albert de Reyna (basse / FireWing, ex-Morbid Vitality, ex-Aversed, ex-Unflesh, ex-Ghost Train, ex-Merakï, ex-Zxari) et Chris Dovas (batterie / Dovas, FireWing, Omega Point, ex-FirstBourne, ex-Unflesh). Seven Spires sort son premier album, "Solveig", en Août 2017 chez Black Ray Music Group LLC, suivi de "Emerald Seas" en Février 2020 chez Frontiers Music, et de "Gods Of Debauchery" en Septembre 2021.

Discographie :

2014 : "The Cabaret Of Dreams" (EP)
2017 : "Solveig"
2020 : "Emerald Seas"
2021 : "Gods Of Debauchery"


La chronique


Seven Spires nous propose "Gods Of Debauchery", son troisième album, qui sort à peine un an et demi après le précédent. Mené depuis 2013 par Adrienne Cowan (chant, Winds Of Plague, Light & Shade) et Jack Kosto (guitare, Threads Of Fire), le groupe a proposé un EP en 2014 avant de recruter Peter Albert de Reyna (basse, FireWing, ex-Aversed, ex-Unflesh) et Chris Dovas (batterie, Dovas, FireWing, ex-Unflesh). Depuis, les albums s’enchaînent sur un metal symphonique poussé à l’extrême. On retrouve également les choeurs de David Åkesson (Qantice) sur certains titres.

L’album débute avec "Wanderer’s Prayers", une douce introduction qui se transforme progressivement en chant guerrier avant d’enchaîner avec "Gods Of Debauchery", qui poussera le concept plus loin. Les choeurs se transforment en hurlements qui guident ces orchestrations majestueuses, soutenus par des riffs solides, et le son avance avec quelques leads lumineux. On continue avec "The Cursed Muse", un titre plus énergique et sombre sur lequel le groupe parvient à une véritable osmose entre toutes les parties qui s’enchaînent de manière très fluide tout en dévoilant des accents enchanteurs, puis avec la mystérieuse "Ghost Of Yesterday". Le titre propose des parties techniques, des riffs saccadés ou des envolées lyriques majestueuses, créant un contraste intéressant, puis le groupe accueille Casey Lee Williams (Ok Goodnight) sur "Lightbringer", une composition étrangement accrocheuse et accessible. Des sonorités mystiques nous parviennent sur "Echoes Of Eternity", un titre mélodieux et étrange à la fois, qui saura renforcer sa rythmique pour compléter les parties plus légères, puis "Shadow On An Endless Sea" dévoile des sonorités hypnotiques avant qu’une rythmique imposante surmontée de hurlements ne nous tombe dessus. Le bassiste puis le guitariste sont tous deux mis à contribution pour des leads, puis l’intensité envahit le chant, que ce soit lors des cris ou du chant clair.

Le groupe continue avec "Dare To Live", un titre plus pesant et parfois plus agressif sur certaines parties, contrastant avec la douceur de ces refrains entraînants, puis "In Sickness, In Health" nous offre une intro apaisante. Le morceau fait partie des plus calmes de l’album, mais il conserve son charme et plaira aux amateurs de metal gothique, en particulier sur ce double chant, puis Roy Khan (Conception, ex-Kamelot) rejoint les Américains sur "This God Is Dead", un très long titre. Des accents prog se font sentir dans la composition, que ce soit pour accompagner le duo de vocalistes ou lors des parties instrumentales, puis l’explosion finale s’apaise avant de nous mener à "Oceans Of Time", un titre plus énergique. Les mélodies du morceau gravitent en permanence autour de nous, laissant parfois place à la voix de la chanteuse, puis John Pyres (Threads Of Fate, Among The Giants) se joint au groupe pour "The Unforgotten Name", une composition qui sait à la fois développer de majestueuses orchestrations et des hurlements agressifs. De longues parties leads font leur apparition pour appuyer la performance du duo, puis "Gods Amongst Men" vient assombrir l’atmosphère, que ce soit au niveau des orchestrations, de l’instrumentale ou du chant. On continue avec l’intrigante "Dreamchaser", qui conjugue des éléments mystérieux avec cette base que l’on connaît, puis "Through Lifetimes" dévoile une ambiance épique et martiale qui s’apaisera lorsque le chant rejoindra ces orchestrations. Guitare, basse et batterie referont surface sur la mélancolique "Fall With Me", qui nous offre une dernière power ballad pour clore l’album.

Seven Spires explore son style de fond en comble. "Gods Of Debauchery" propose même des accents prog, death, groove et power pour étoffer ce metal symphonique, mais la durée de l’album pourra rebuter les moins aguerris.


Matthieu
Octobre 2021


Conclusion
Note : 14/20

Le site officiel : www.sevenspiresband.com