Le groupe
Biographie :

Serenity, groupe de power metal symphonique, a été fondé à Tyrol, Autriche, en Janvier 2001. Entre 2003 et 2004, deux ans après une première démo peu remarquée, "Starseed V.R.", trois des membres fondateurs quittent le groupe. Après une année de recrutement des nouveaux membres, la deuxième démo, "Engraved Within", sort en Avril 2005 et reçoit une critique favorable, notamment de la part du magazine allemand Metal Hammer. Le premier album, "Words Untold and Dreams Unlived", sort en Europe, aux États-Unis et au Canada entre Avril et Mai 2007 chez Napalm Records. Le groupe part en tournée de promo avec Morgana Lefay, Threshold et Kamelot. Le deuxième album, "Fallen Sanctuary", sort entre Août et Septembre 2008 en Europe et aux États-Unis. Le CD comprend le premier clip vidéo du groupe, "Velatum". C'est en 2011 que sort "Death & Legacy", le troisième album du groupe. Serenity part alors en tournée, d'abord avec Epica, puis avec Delain ; Lisa Middelhauve, ex-chanteuse du groupe Xandria, les rejoint pour la majorité des dates de cette tournée et accompagne Georg Neuhauser au chant sur plusieurs titres. Clémentine Delauney rejoint le groupe en 2012 pour assurer plusieurs concerts avec le groupe. Elle devient officiellement chanteuse du groupe avec Georg Neuhauser le 21 Janvier 2013, puis sort "War Of Ages" en Mars 2013. Début 2015, le guitariste Thomas Buchberger et Clementine Delauney s'en vont du groupe. "Codex Atlanticus" sort en Janvier 2016, suivi de près par "Lionheart" en Octobre 2017. "The Last Knight" sort en Janvier 2020.

Discographie :

2007 : "Words Untold and Dreams Unlived"
2008 : "Fallen Sanctuary"
2011 : "Death & Legacy"
2013 : "War Of Ages"
2016 : "Codex Atlanticus"
2017 : "Lionheart"
2020 : "The Last Knight"


Les chroniques


"The Last Knight"
Note : 16/20

Je suis très ouvert d’esprit lorsqu’il est question de heavy metal. J’apprécie pratiquement tous les sous-genres de ce style musical, mais mon premier véritable amour, et celui qui me touche encore le plus aujourd’hui demeure le power metal. Et lorsque celui-ci est fait de manière intelligente, cela me rejoint encore plus. Serenity roule sa bosse depuis maintenant près de vingt ans et s’inscrit directement dans la catégorie du power metal à saveur progressive. "Fallen Sanctuary" demeure encore à ce jour mon album préféré de l’album, et c’est sans aucune honte que j’avoue que certaines offres du groupe ont été sauvées (pour ma part) par l’incroyable voix de Georg Neuhauser. En effet, Serenity possède un solide talent lorsque vient le temps de produire des mélodies accrocheuses. Par contre, cela ne garantit pas automatiquement des morceaux fantastiques à coup sûr.

Ces hauts et bas dans l’écriture des pièces vient parfois ternir un effort qui aurait été fabuleux sans ces morceaux passe-partout qui ne laissent qu’un goût amer en bouche. Cette longue diatribe se veut une tentative d’explication, autant je ressens de l’admiration sans bornes pour Serenity, autant parfois ils me déçoivent. L’album "Death & Legacy" entrait dans la catégorie du désappointement, avec plusieurs morceaux démontrant du potentiel mais tombant à plat rapidement. Son successeur, "War Of Ages" fut un agréable retour au sommet pour le groupe, tandis que "Codex Atlanticus" se voulait un effort louable.

Quand est-il donc de ce "The Last Knight", septième album complet de la formation autrichienne ? Votre humble auteur de ces lignes se voit ici dans un paradoxe difficile. Autant encore une fois la voix de Neuhauser s’élève au-dessus de la mêlée, autant certaines pièces, à nouveau, démarrent avec un potentiel louable pour finir en queue de poisson. Je voudrais de tout cœur apprécier avec un amour indéfectible les mélodies présentées ici, mais à mon goût personnel, il faut attendre le sixième morceau, "My Kingdom Comes", avec son inclusion de voix "growl" (une première si je ne m’abuse avec Serenity) pour que s’affiche un sourire convaincu sur mon visage.

J'ai toujours mis un point d’honneur à laisser plus d’une chance aux nouveaux albums de mes groupes préférés. Par contre, il ne faudrait pas faire non plus dans le zèle à outrance. Sans pour autant ressentir la même chose qu’avec "Death & Legacy" qui, même après de multiples écoutes, me laissait toujours de glace, "The Last Knight" entre malheureusement dans la catégorie des albums décevants du groupe. Non pas que le talent ne soit pas de la partie. C’est tout le contraire, et en partie l’explication de ma déception. Chacun des membres de Serenity sont des musiciens aguerris et nous sommes, je crois, en droit de nous attendre à un plus haut niveau de qualité côté composition et écriture. Je demeure certain que le groupe doit être on ne peut plus fier du résultat final de cet album. Le problème réside dans le fait que je ne ressens pas la magie qui opérait sur "Fallen Sanctuary". Les morceaux sont pratiquement tous interchangeables les uns des autres et il en ressort malheureusement comme un sentiment de déjà-vu.

Indéniablement, quiconque se dit un véritable amateur de power metal et qui découvrira Serenity avec "The Last Knight" sera sans doute charmé. Et s’il s’avère qu’en plus, l’intérêt d’en apprendre plus sur la formation se manifeste, je demeure convaincu que dès la première écoute de "Fallen Sanctuary", l’opinion de cette personne sera changée du tout au tout. Pour ma part, je suis plutôt déçu de ce "The Last Knight" qui malheureusement ne fera qu’amplifier mon inconditionnelle passion pour "Fallen Sanctuary". Cependant, je ne désespère pas et si la tendance se maintient avec cette solide formation, je reste plus qu’enthousiaste quant au prochain album du groupe. La malédiction "Unia" de Sonata Arctica est encore bien loin.


Mathieu
Mai 2020




"Lionheart"
Note : 17/20

Appréciant moi-même pousser la note, j’ai toujours eu un faible pour les chanteurs et ai basé bien généralement mes choix musicaux en fonction de la qualité du  frontman  d’un groupe. Mon style de prédilection étant le power et le prog metal, je fus plus souvent comblé en termes de chanteurs. Les années et les genres ont passé et aujourd’hui mon top trois se résume, sans aucun ordre précis, à : Tommy Karevik, Tony Kako et Georg Neuhauser. Le dernier et non le moindre est nul autre que la tête d’affiche d’un des secrets les mieux gardés d’Autriche et j’ai nommé Serenity. J’ai fait la découverte de Neuhauser et de sa bande avec l’album "Fallen Sanctuary", sorti en 2008, qui pour moi représentait l’apothéose du metal mélodique, le tout saupoudré d’une touche prog metal savamment mesurée. Les années passèrent, et trois albums plus tard nous arrive "Lionheart".

Autant le groupe avait délaissé la facette prog metal de sa musique sur "Death & Legacy" et "War Of Ages", pour une approche plus power, autant "Codex Atlanticus" et "Lionheart" marquaient un retour aux sources plus proche de "Fallen Sanctuary". Serenity s’affiche pourtant bien plus aujourd’hui comme un groupe de power metal, loin du côté mièvre de certaines formations dont je vais taire le nom. En effet, il apparaît clairement que les membres de Serenity s’efforcent toujours de produire un metal intelligent, hautement mélodique et façonné avec finesse et discernement. Je prendrais en exemple la pièce "Hero", et ses multiples facettes, incluant un refrain accrocheur, des interludes habilement entrelacées dans l’ensemble ainsi qu’une ligne mélodique mettant en lumière les talents vocaux de Neuhauser.

Autant le premier single, "Unity", m’avait un peu laissé sur ma faim, démontrant beaucoup trop d’influences "power metal à numéros", autant l’album dans son ensemble, relatant les exploits de Richard Cœur de Lion, est d’une redoutable efficacité. Rare sont les moments où l’on se demande ce qu’a bien pu penser le groupe à inclure tel ou tel passage; il en va de même pour la qualité des pièces. À part certaines plus conservatrices (la ballade "Heaven" par exemple qui ne soulève pas vraiment, me rappelant les longues et interminables chansons de Stratovarius), l’on navigue le long des 13 morceaux composant "Lionheart" le sourire aux lèvres.

Serenity sait se renouveler et expérimenter de nouvelles influences. Que serait devenu Sonata Arctica si la bande à Kako n’avait pas perdu le "power speed metal" de son cerveau ? Cela aurait donné la magistrale "Eternal Victory ", rappelant le meilleur de Rhapsody, le ridicule en moins. Et c’est d’ailleurs dans ce morceau que la somptueuse production de "Lionheart" est à son paroxysme. Le son est immense, les orchestrations grandioses, le tout partagé avec des guitares et une section rythmique plus qu’imposante. Avec en prime un Neuhauser en grande forme, difficile de ne pas retenir le désir de sortir sa vieille armure rouillée, de brandir haut et fort son épée et de partir conquérir les contrés éloignées !!!

Serenity possède maintenant une discographie plus qu’enviable. Ne pas considérer le groupe comme une sommité du genre serait, en plus d’être d’une pathétique hypocrisie, nier l’apport de ce groupe au style, et surtout, accorder du mérite à des groupes qui devraient clairement s’inspirer de Serenity. Et à nouveau, je me garderai de les nommer.


Mathieu
Janvier 2018




"Codex Atlanticus"
Note : 18/20

Mon histoire d’amour avec Serenity débute en 2008 avec le deuxième album du groupe, "Fallen Sanctuary". Je suis immédiatement tombé sur le charme de leur musique combinant avec talent le power metal, le metal mélodique et le progressif. Encore à ce jour, 8 ans plus tard, cet album est dans mon top 5 power metal de tout les temps. Leur secret ? Des refrains accrocheurs au possible, un chanteur majestueux et un sens inné de la mélodie, des lignes vocales à la composition des chansons.

C’est avec grande nervosité que je procédais à l’écoute de "Death & Legacy", leur troisième album, et le constat fut difficile personnellement. Serenity avait changé. L’ensemble demeurait semblable à "Fallen", mais l’on sentait le désir du groupe d’évoluer, d’expérimenter, ce qui en soit n’est pas un crime. Le problème ? En y allant de la sorte, Serenity sacrifiait deux des éléments qui faisaient d’eux mon groupe préféré du genre : les refrains accrocheurs et les lignes vocales inspirées. "War Of Ages", l’album suivant, me rassura. Le groupe revenait aux sources tout en poursuivant son évolution démarrée sur "Death". 2016 débute et me voilà face à "Codex Atlanticus", album concept sur la vie "fictive" de Leonard de Vinci. Qu’a Serenity à offrir 9 ans plus tard ? En ces temps où la plupart de mes groupes préférés du genre me déçoivent (Dark Moor, Sonata Arctica, Blind Guardian, etc.), j’étais quasi anxieux de commencer l’écoute de ce nouvel album.

Suivant l’introduction à saveur classique, départ canon immédiat avec "Follow Me", dont une video officielle peut être visionnée sur YouTube. Tous les ingrédients Serenity "approved" sont présents : vitesse d’exécution, son impeccable, mélodie à arracher le cœur, refrain d’enfer et un élément supplémentaire primordial : une maturité totalement assumée. L’évolution, l’expérimentation du passé sont maintenant maîtrisées sans compromis. Aucune place à l’hésitation, Serenity est d’attaque et ne fera aucun quartier. Suit la gigantesque "Sprout Of Terror", proposant au chant Georg mais aussi Fabio, leur bassiste (il se commettra avec brio sur "Spirit In The Flesh"). Cette pièce dévoile le côté plus "power metal" du groupe, avec ses doubles caisses acharnées et son refrain ultra accrocheur. Décidément l’une des chansons que je préfère le plus sur l’album.

Le reste de l’album est délectable. Oui, cela peut sembler dithyrambique, mais c’est vraiment peu comparé aux émotions que me procure ce "Codex Atlanticus". Pour moi, la pièce maîtresse de l’album qui démontre l’étendu du talent sous toutes ses formes du groupe reste sans conteste "Fate Of Light". Des changements de tempo intelligemment exécutés, une orchestration majestueuse (lesdites orchestrations sont d’ailleurs bien plus qu’artifices sur l’album, elles font partie intégrante du son du groupe) un refrain sans nom, les mots me manquent tant cet album me comble.

Avant de vous laisser partir et acheter illico cet album, je vous lance un défi (ne soyez pas inquiets, c’est facile) : écoutez la pièce "The Perfect Woman" (avec l’excellente Amanda Somerville en renfort) et dites-moi tout de go à quoi et qui elle vous fait penser. C’est bien dommage, ou voulu, mais cette chanson, somme toute excellente, est décidément bien trop près de celle qui est "imitée" dans ce cas-ci. Elle demeure tout de même un autre exemple parfait de la force de Serenity dans l’écriture de morceaux mémorables.

Je reprends donc mon souffle, je m’élance et réécoute pour la énième fois ce "Codex Atlanticus" indescriptible (Word compte près de 626 mots ! Pas si mal pour un album indicible). Du matériel d’album de l’année "if you ask me".


Mathieu
Février 2016




"War Of Ages"
Note : 17,5/20

Serenity est un groupe autrichien bien particulier puisqu'il accueille en lui un guitariste italien ainsi qu'une chanteuse française. Autant dire que ses membres viennent tous d'horizons différents. Je me souviens les avoir déjà vus sur scène, avec leur ancienne chanteuse. La musique en elle-même sonnait très sympho et le duo homme / femme était très théâtral. Voyons voir si avec la nouvelle chanteuse, le groupe est resté le même ou s'il a évolué.

Dès les premières secondes de "Wings Of Madness", on constate bien que la voix féminine est et restera très présente. Le duo est donc très équitable. La voix du chanteur elle, est toujours aussi aiguë et au timbre lisse. Mélodiquement, nous entendons bel et bien du sympho. A croire qu'ils sont restés fidèles à leur style musical de prédilection. Très présent, le duo enrichit parfaitement bien ce premier morceau. On démarre fort. Immédiatement, des influences nordiques sur le chant de "The Art Of War" se font entendre. En tout cas à en lire le titre, le thème de la guerre est bien respecté avec comme d'habitude, un duo qui est en anglais. Toutefois, je serai prête à parier qu'un duo franco-allemand avec des choeurs italiens serait top ! Non allez, je plaisante bien évidemment. Contrairement à la précédente chanson, je ne dirais pas que celle-ci met bien en valeur l'album car stratégiquement, ce n'est pas celle-ci qui le ferait vendre. Mais bon après, chacun ses goûts.

Une rythmique impeccable, c'est d'ailleurs ce qui retient le plus mon attention sur le morceau "Shining Oasis". Le batteur ne sort pas de nul part et n'est plus débutant depuis belle lurette, ça c'est certain. Enjoy ! Laissons désormais place à une ballade qui s’éloigne carrément de leur registre habituel avec "For Freedom’s Sake". Qui a dit que les métalleux étaient tous des gros bourrins ? Les Serenity nous prouvent ici qu’ils ont également un côté émotif. Et c’est le cas de le dire, à l’écoute de cette ballade qui au final, se livre tout de même à une instrumentation enflammée. Le calme après la tempête ? Non, ce serait plutôt la tempête après le calme ! Bon quoiqu’il en soit, ce titre est loin d’être plat. Il évolue positivement d’ailleurs. Vous allez également adorer (si ce n’est pas déjà le cas) l’intro de "Age Of Glory". Très fantastique, très majestueuse, c’est une perle. Autrement, on retrouve comme à leur habitude, une aussi belle alliance des timbres de voix, et, mêlés à de super rythmes et riffs, tout se marie à la perfection. Une chose est certaine, c’est que Serenity n’est pas de la daube. Et le morceau "The Matricide" le prouve bien. Ca sonne bien, ça bouge, ce n’est que du bon. Un morceau classe et dynamique à la fois, où l’on ne s’ennuie pas et qui se prête à tous les goûts. Les voix sont poussées à l’extrême, notamment celle féminine. En bref, c’est le morceau qu’il faut impérativement écouter, car c’est celui qui tournera en boucle dans votre lecteur CD !

Et puis quelle apothéose avec "Symphony For The Quiet". D’une virtuosité sensationnelle dans leur genre, on peut dire qu’ils ne font pas les choses à moitié et qu’ils jouent la carte de l’intensité du début à la fin ! "Tannenberg" sonne un peu plus rock mais ce n’est pas pour nous en déplaire. La chanson sous tous ses angles est bien menée et ne manque pas de finesse. Un contraste grave-aigu est clairement distingué dans "Legacy Of Tudors". Cette musique est très mélodique, dans toute sa splendeur. On dirait que le combo a décidé d’y mettre le paquet pour la fin de ce nouvel album. Tantôt récitée, tantôt chantée, cette chanson ne manque absolument pas d’originalité. Et enfin la dernière pour la route, n’est autre que "Royal Pain" qui est loin d’être mauvaise. En effet on assiste-là à du son purement royal (eh oui, ici ce n’est pas la douleur qui est royale mais bien le son. A moins que la douleur corresponde à la claque que l’on se prend dans la figure lors de cette sublime écoute). En tout cas ils nous font quitter terre : Bienvenue dans les étoiles.

Conclusion, Serenity n’a en aucun cas perdu de sa mélodie, ni de son charme, ni de son talent. Tout au long de ce nouvel opus, ils ont su nous transporter et nous faire monter au septième ciel (pour ma part en tout cas). Et vous, parés pour le décollage ?


Cassie
Mars 2013




"Death & Legacy"
Note : 16/20

Il y a de très belles chansons dans cet album de Serenity, notamment les nombreux duos avec des voix féminines (ils sont trois) qui viennent agrémenter l’album. La voix de la chanteuse de Sirenia s’accorde très bien avec celle du chanteur de Serenity dans le titre "The Chevalier". D’ailleurs je trouve que ce style va beaucoup mieux à cette chanteuse que le style gothique, à méditer ! En règle générale les titres sont bien construits, on retrouve vraiment tout ce côté power metal à la Drangonforce, c’est du moins un de mes groupes de référence dans ce genre. Les solos de guitare rythmés et rapides y sont nombreux, sans oublier le côté mélodique et symphonique sans pour autant tomber dans le larmoyant. Le groupe n’hésite pas à faire appel à toutes sortes d’instruments symphoniques en passant en premier lieu par le synthé omniprésent et bien sûr par le chœur presque incontournable pour certains titres. Les refrains sont plutôt bien conçus et nous entraînent vraiment dans la musique, je pense notamment à celui de "Heavenly Mission" ou encore "Changing Fate" où la voix du chanteur me fait fondre. Des passages plus mélodiques que les autres se partagent la musique avec des passages beaucoup plus atypiques.

L’album est ponctué par des titres transitions d’une minute en moyenne, généralement instrumentaux et qui parfois n’ont vraiment aucun rapport apparent avec le reste de l’album. Le titre transition "Prayer" par exemple est construit sur un fond religion et un enfant fait une prière en Espagnol. Pas de rapport avec le titre précédent ni même le suivant qui commence sur des sonorités légèrement médiévales. Ou encore le titre transition : "Below Eastern Skies" aux sonorités orientales. Je ne trouve pas d’ordre logique à ces transitions, elles apparaissent régulièrement et servent sans doute à faire des petites pauses dans la progression de l’album. Ce qui n’est pas un luxe car cet opus est très chargé musicalement et ne possède pas moins de 16 titres, ce qui peut paraître long (et d’ailleurs ce n’est pas qu’une apparence, l’album est vraiment très long à écouter). Heureusement que le groupe sait se renouveler et que la voix du chanteur est agréable.

Les intros de chaque titre pour la plupart sont vraiment sympathiques et variées, avant d’entrer dans le vif du sujet. "Changing Fate" est un duo magnifique (je ne connais pas le nom de la chanteuse). Il commence de façon très calme pour laisser place à des solos plus dynamiques et un chœur qui vient accompagner les chanteurs vers le milieu du morceau pour revenir vers une phase plus calme à la fin du titre. C’est une mélodie plutôt mélancolique que l’on doit attribuer notamment aux instruments à corde, au piano et à la guitare acoustique. Sinon de façon générale les titres possèdent tous les ingrédients pour un bon album heavy / power mélodique. Y compris la voix du chanteur. Ne possédant pas une voix très aiguë et n’essayant pas d’élever sa voix trop haut, la mélodie reste très agréable à entendre. C’est un bel album qui répond sans doute aux attentes de beaucoup.


Liz
Décembre 2011


Conclusion
L'interview : Le groupe

Le site officiel : www.serenity-band.com