Le groupe
Biographie :

Revil In Flesh est un groupe de death metal allemand formé en 2011 et actuellement composé de : Haubersson (guitare, basse, chant / Heads For The Dead, Rotpit, ex-Immortal Rites, ex-Metal Against Coronavirus), Erik Barthold (batterie / Cerecloth, Left Hand Solution, Rotpit, ex-Egregori, ex-Gloom, ex-The Kristet Utseende, ex-Darklands), Simon Abele (guitare / Inner Earth, When At Night, ex-Andsolis, ex-Athean, ex-Behind The Scenery, ex-The Quest) et Jonny Pettersson (guitare, basse / Gore Brigade, Heads For The Dead, Human Harvest, Rotpit, Ursinne, Vholdghast, Wombbath, ex-Acid Domain, ex-Ashcloud, ex-Burning The Bastards, ex-Cavevomit, ex-Disfigured Victims, ex-Henry Kane, ex-Nattravnen, ex-Pale King, ex-Syn:drom, ex-The Hangmans Sorrow, ex-Wormveil, ex-Berzerker Legion, ex-Cropsy Maniac, ex-Crossbow Suicide, ex-Gods Forsaken, ex-Just Before Dawn, ex-Massacre, ex-Monstrous, ex-Ravaged By The Yeti, ex-Skineater, ex-Sorghegard, ex-Succubus, ex-Ooz, ex-Troikadon). Revel In Flesh sort son premier album, "Deathevokation", en Mars 2012 chez F.D.A. Rekotz, suivi de "Manifested Darkness" en Avril 2013, de "Death Kult Legions" en Décembre 2014 chez Cyclone Empire, de "Emissary Of All Plagues" en Décembre 2016, de "The Hour Of The Avenger" en Décembre 2019 chez War Anthem Records, et de "Flesh For The Kult Of Death" en Septembre 2026 chez War Anthem Records.

Discographie :

2012 : "Deathevokation"
2013 : "Manifested Darkness"
2014 : "Death Kult Legions"
2016 : "Emissary Of All Plagues"
2019 : "The Hour Of The Avenger"
2026 : "Flesh For The Kult Of Death"


Les chroniques


"Flesh For The Kult Of Death"
Note : 18/20

Revel In Flesh renaît. Actif entre 2011 et 2024, le groupe allemand prend une année de pause, mais c’était sans compter sur la motivation de Ralf Hauber (chant, Heads For The Dead, Rotpit), qui recrute Erik Barthold (batterie, Cerecloth, Rotpit, Left Hand Solution), Simon Abele (guitare, Inner Earth, When At Night) et Jonny Pettersson (guitare / basse, Heads For The Dead, Rotpit, Wombbath…), signe chez War Anthem Records et annonce la sortie du sixième album, "Flesh For The Kult Of Death".

Le titre éponyme "Flesh For The Kult Of Death" ouvre l’album avec un rugissement très prometteur, et le potentiel est très rapidement confirmé par la rythmique solide et les parties vocales furieuses qui nous frappent, laissant tout de même la touche mélodieuse à la suédoise s’exprimer. Le mélange nous piétine à bonne allure, laissant finalement "Bodybag Inferno" prendre le relai avec un groove accrocheur qui fera remuer le crâne d’un mort sur un rythme mid-tempo aux relents death’n’roll efficaces, mais les harmoniques rappellent tout de même quelques passages angoissants pour compléter les riffs solides. "The Graverobber" prend ensuite le relai avec une atmosphère pesante, rappelant sans mal un film d’épouvante sauce death metal, et la lenteur de la rythmique contribue largement à cette impression à l’inverse de "Pool Of Blood" qui débute avec un sample, mais qui accélère sensiblement le mouvement, laissant le blast mener l’assaut pendant que les vociférations continuent. On notera également un jeu enivrant du côté des harmoniques, tout comme sur "Hellhole" qui place habilement des sons lancinants qui se greffent parfaitement à la lenteur pesante du morceau, le rendant assez entêtant.

"Tombstalker" nous autorise à reprendre rapidement notre souffle avec une introduction militaire, mais une fois que les riffs repartent, plus rien ne peut les empêcher de nous faire remuer le crâne, et il en sera de même pour "Death Kult Maniacs" qui exploite à merveille la touche old school suédoise tout en offrant à certains de ses leads un son assez curieux. Le groupe repart dans les tons épiques sur "Priest Of Flesh", profitant d’accents heavy pour agrémenter les mélodies d’éléments accrocheurs, puis dans l’horrifique avec "Demon Dawn" et son angoisse sonore à laquelle succède une rythmique simple mais facilement accrocheuse. Le morceau alterne habilement entre ses deux ambiances en nous menant à "The Last Farewell" qui charge à bonne allure après que le vocaliste ait annoncé le morceau, et là encore, il sera difficile de ne pas secouer frénétiquement le crâne tant les riffs sont efficaces, et bien que son outro aurait été parfaite pour clore l’album, c’est avec "All I Had (I Gave)", reprise du groovy et déjà très épais groupe américain Crowbar, que les musiciens nous offrent une dernière dose d’agressivité, confirmant que leur son s’adapte aussi bien aux relents doom / sludge.

L’histoire est loin d’être terminée pour Revel In Flesh, qui offre sur "Flesh For The Kult Of Death" un retour tout en puissance et en efficacité ! Le vocaliste a su s’entourer des bonnes personnes pour faire revivre son projet, et nos nuques vont s’en souvenir !


Matthieu
Septembre 2026




"The Hour Of The Avenger"
Note : 18/20

Rien n’arrête Revel In Flesh. Créé en 2011, le groupe sort son premier album l’année suivante. Aujourd’hui, c’est "The Hour Of The Avenger", le cinquième album de la formation, qui sort. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Gotzberg (basse, ex-Deathvastation), Herrmannsgard (guitare, ex-Deathvastation), Maggesson (guitare / batterie, Apophis, Dawn Of Dreams, Rotten Pope), Haubersson (guitare / basse / chant, Heads For The Dead, ex- Immortal Rites) et Henriksson (batterie, XES, Todtgeweiht, ex-DarkSoul) n’y sont pas allés de main morte…

"The Hour Of The Avenger", le titre éponyme, est le premier à entrer en piste. On retrouve ce son criard caractéristique du death metal infusé de black metal que joue le groupe. Une rythmique martiale et intransigeante, des harmoniques claquantes… un bonheur. Même recette pour "My Trial", qui pioche parfois dans un jeu de batterie un peu plus thrash pour diversifier cette entraînante composition aux hurlements perçants. La noirceur la plus pure se développe tout au long de riffs de "Blood Oath", un titre plus lent que les autres, mais donc le résultat est tout de même à la hauteur de la réputation du groupe. Une guitare lead mélancolique et malsaine rejoint le tout, et le titre continue d’avancer. On retrouve un groove malsain dans "The Nihilistic Nothingness", et le morceau semble plus accessible. Bien sûr, les hurlements sont de la partie, mais la mélodicité également, ce qui en fait une composition différente, mais toujours cohérente avec l’univers du groupe.

Une guitare lead hypnotique sur "Sky Burial" surmonte une rythmique grasse et saturée qui se trouve être plutôt entêtante, et le groupe prouve que malgré sa base death metal évidente, les influences sont nombreuses. Retour un parpaing sonore avec "Deathblow", un titre crasseux et massif, qui fera probablement remuer une fosse que ce soit en salle ou en festival. Les riffs tournent tout seuls, et il en est de même pour "Pervertin Speed Kill". Ca blaste furieusement, les riffs sont efficaces et le groupe compte également sur cette guitare lead qui accélère puis ralentit, changeant sans cesse. On reprend les tonalités sombres et inquiétantes avec "The Wayfarer", un morceau qui sonne très old school. La guitare lancinante donne un côté pesant au morceau, qui est contrasté par cette violence dans les hurlements. "Skull Sacrifice" revient dans le domaine du black / death, tout comme l’inquiétante "The Nightbreed". Les deux titres sont assez similaires de par leur ambiance oppressante, mais également dans leurs riffs efficaces et transperçants. Dernier morceau, "Rock Out" est une reprise de Mötörhead avec cette basse caractéristique, mais également cette énergie que le trio incarnait. La touche de death metal sombre du groupe est parfaite pour terminer l’album.

Très productif, Revel In Flesh frappe à nouveau un grand coup avec "The Hour Of The Avenger". Des compositions puissantes, une énergie évidente, de la noirceur à revendre… Le groupe a trouvé son univers, et il lui va comme un gant.


Matthieu
Avril 2020




"Emissary Of All Plagues"
Note : 16/20

Comme l'affirme Jean-Pierre Coffe : c'est avec les meilleurs ingrédients qu'on cuisine les meilleurs plats. Voici donc une illustration musicale de ce légendaire dicton avec Revel In Flesh. Les ingrédients de ce délicieux groupe de death sont : Gotzberg à la basse (ancien membre de Deathvastation et Demonised), Vogtsson à la batterie (ex-Graven, Chaosreign, Nocti Vagus, Nordwind et Totenreich), Herrmannsgard à la guitare (ex-Deathvastation et Hacksore), Maggesson comme seconde guitare (ancien membre d'Apophis, Rotten Pope et Dawn Of Dreams) et enfin au chant Haubersson (ancien membre d'Immortal Rites). La jolie recette ne s'arrête pas là puisque l'album a été masterisé par Dan Swanö (Altar, Bloodbath, Edge of Sanity, Nasum, Opeth et bien d'autres projets encore). Assaisonnez le tout et vous obtenez une onctueuse préparation bien brutale de death à l'ancienne made in Germany, issue du label Cyclone Empire.

Alors qu'en général, à l'air du "tout numérique", beaucoup d'artistes consacrent peu de temps au dessin d'une belle pochette et que, par conséquent, il ne faut pas s'y fier pour juger de l'album en lui-même, c'est ici tout le contraire. En effet, la pochette de l'album en dit long sur son contenu : le style rappelle les vieux albums de death des années 90 (horreur-gore façon Cannibal Corpse), dans des couleurs modernes (bien que ses membres soient expérimentés, Revel In Flesh s'est formé en 2011), le tout de manière très soignée, comme les trois quarts d'heure de pur death que l'on découvre à l'intérieur. Autrement dit, ici, pas d'arnaque, le Big Mac est comme dans la pub.

Comme vous le constatez, la cuisine, c'est un peu comme la musique. Un autre point commun, c'est qu'il suffit parfois de faire simple pour bien faire. Ici, avant d'avoir un groupe de death, je crois surtout qu'on a des fans de la première heure, des gars qui ont connu le death à ses débuts, qui en sont très certainement nostalgiques et qui veulent faire la même chose, en 2014. Souvenez-vous des années 90, des vieux Cannibal Corpse, Deicide, Morbid Angel ou encore Entombed, c'est cet esprit que l'on retrouve sur cet album, en plus moderne, plus travaillé, plus propre, mais sans "basculer" vers du deathcore, technical ou brutal death. Comme pour un bon plat, les ingrédients sont très bien pesés : des passages bien plus lents que du death moderne (comme la très sombre "As Souls Descend"), des lyrics qui nous restent en tête durant des jours ("In the name of the flesh"), une grosse voix parfois accompagnée de cris plus aigus derrière et qui laissent ensuite place à un solo assez technique ("Black Path Impurity"), avec enfin une finition sur une reprise ("Necropolis" de Manilla Road, vieux groupe de heavy américain).

Rien de bien original me direz-vous. En effet, Revel In Flesh ne révolutionne rien, je dirais même qu'on a comme la sensation d'avoir déjà entendu ça. Mais loin d'être négative, cette réflexion reflète plutôt un compliment, une sorte de retour aux sources, comme une compilation de ce qui se faisait de mieux il y a 20 ans, mais retravaillée en 2014. Au final, on ne peut que saluer cette prestation et souhaiter à ce jeune groupe composé de vieux routiers de continuer sur sa lancée. Je terminerai comme je l'ai commencé, non pas sur une parenthèse parce que j'en ai déjà mis beaucoup, mais sur une citation culinaire, dédiée à Gordon Ramsay : "Cette chèvre est tellement mal cuite que Revel In Flesh pourrait la sacrifier". Amen.


Grouge
Janvier 2015


Conclusion
Le site officiel : www.revelinflesh.jimdo.com