Le groupe
Biographie :

Ils auraient pu s'appeler les Lady Di, mais ils préfèrent les princesses qui vont de l'espace plutôt que celles qui vont dans les poteaux... Plus qu'un show live musicale, c'est aussi une comédie, une histoire qui s'adresse évidemment aux amoureux du metal, mais aussi aux réfractaires des sons saturés. Métalleux ou fans de Vianney, oubliez tout vos clichés. Les Princesses Leya, c'est un hymne à la tolérance, c'est Christine Boutin qui chante du Lady Gaga avec un serre-tête ACDC, une culotte Rammstein et des chaussettes arc-en-ciel. Dédo et Antoine Schoumsky ont réussi à monter un groupe de rock alors qu'ils ne partagent aucune affinité vestimentaire, musicale et capillaire.

Discographie :

2021 : "L'Histoire Sans Fond"


La chronique


Tu aimes Ultra Vomit, Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Eric Cartman et Bernard Minet ? Oui, mais tu ne vois sans doute pas le lien entre toutes ces choses. Et pourtant, il en existe un... Il s'appelle Princesses Leya. C'est l'histoire sans fond de Schoumsky, Dedo, Cleo Bigontina et Xavier Gauduel. Une sorte de comédie musicale métallique prend alors forme, et ça sort chez Gambettes Productions. Question originalité et mélange des genres, vous ferez une overdose de rires avec ce groupe étrange. La nostalgie et l'humour seront au rendez-vous, ainsi que les gros riffs qui tâchent évidemment.

26 titres... Du grind ? Non, même pas ! Princesses Leya, ce sont des chansons ET des sketchs. Beaucoup de sketchs. Bon d'accord, un peu trop de sketchs à mon goût, il faut être franc. Mais PUTAIN, on se marre ! Ça part dans tous les sens, ça va du côté bon enfant de l'intro à l'aspect plus sale / dark / troll du reste. Difficile de résumer ces morceaux tellement ça part dans tous les sens, ça tacle, ça balance des références allant d'Offspring à Metallica. Bref, il fallait oser mettre une telle quantité de podcasts sur un album, et cette surprise ne vous laissera pas insensibles.

Mais bordel, le GROS intérêt de cet opus, c'est surtout la musique putain ! Ouais, cette musique qui va te mettre en joie, qui va faire siffler les onomatopées, qui va te rappeler Ultra Vomit (période récente), et encore Ultra Vomit (en plus varié quand même). Ça sonne rock, metal, c'est propre, ça ne bave pas, c'est accessible et ça fait envie. Prenons par exemple "Balls Balls Balls" : l'instru' d'un tube de Rammstein, mais surtout la reprise d'un célèbre hit des années 80. Pas mal hein ? On citera aussi "Ustensiles", qui rappellera de bons souvenirs aux fans de Bernard Minet (en version hardcore) ; "La Vieillesse", morceau acoustique à l'humour grinçant (vous reconnaîtrez l'imitation sans difficulté) ; "Destruction Vaginale" qui se passe de commentaire ; ou encore "Je Vous Emmerde Et Je Rentre A Ma Maison", qui séduira rapidement les fans de South Park.

Par conséquent, on tient ici ce qu'on pourrait appeler un gros morceau : une bonne quantité de sourires, de riffs metal, de paroles acerbes, pour un album qui sort des sentiers battus. Seul petit défaut à mon goût, peut-être un déséquilibre qui pèse sur la seconde moitié de l'album, où les sketchs prennent trop le pas sur les chansons... Rien de grave, alors enjaillez-vous !


Grouge
Mars 2021


Conclusion
Note : 16/20

Le site officiel : www.princessesleya.com