Le groupe
Biographie :

Magnus Karlsson s'est fait un nom au début des années 2000 en étant le guitariste du groupe suédois de power metal Last Tribe, qui a fait paraître trois albums chez Frontiers. Impressionné par ses qualités de compositeur et de producteur, le boss du label Frontiers, Serafino Perugino, lui assigna ensuite la lourde tâche d'écrire pour le projet de Jorn Lande et Russen Allen (Symphony X) et plus tard pour le supergroupe Starbreaker avec Tony Harnell (ex-TNT). Cette exposition et le succès de ces différentes aventures permirent au musicien de devenir le guitariste des héros du metal allemand, Primal Fear, avec lesquels il a enregistré deux albums studio. "Free Fall" est le premier album solo de Karlsson, avec de nombreux invités inspirés (Ralf Sheepers de Primal Fear, Tony Harnell de TNT, Mark Boals de Malmsteen, David Readman de Pink Cream 69 et bien sûr aussi Russen Allen), il est paru en Mai 2013. Le deuxième album solo, "Kingdom Of Rock", sort en Novembre 2015 avec comme nouveaux invités Jørn Lande, Tony Martin (ex-Black Sabbath), Joe Lynn Turner (ex-Rainbow, ex-Deep Purple), Jakob Samuel (The Poodles), Harry Hess (Harem Scarem), Rebecca De La Moite. Le troisième album, "We Are The Night", sort en Juin 2020.

Discographie :

2013 : "Free Fall"
2015 : "Kingdom Of Rock"
2020 : "We Are The Night"


Les chroniques


"Kingdom Of Rock"
Note : 17/20

Magnus Karlsson, maître à penser derrière des projets majeurs chez Frontiers Music (Allen-Lande, Kiske-Sommerville) ainsi que pour son travail au sein de Primal Fear, nous arrive avec son nouvel album "We Are The Night". Je suis principalement un grand amateur de power metal, et j’apprécie bien entendu une panoplie d’autres genres. En particulier, j’ai toujours eu un petit penchant pour le AOR (Adult Oriented Rock) et Magnus Karlsson’s Free Fall est tout indiqué pour satisfaire ce besoin.

Karlsson s’est à nouveau adjoint les services de musiciens de talent, incluant Noora Louhimo (Battle Beast), Dino Jelusick (Animal Drive, Dirty Shirley), Ronnie Romero (Rainbow), la star montante Renan Zonta (Electric Mob), Tony Martin (ex-Black Sabbath) ainsi que Mike Andersson (Cloudscape). Ce supergroupe est complété avec la présence d’Anders Kollerfors à la batterie. L’excellente production a été laissée encore une fois à Jacob Hansen (Volbeat, Primal Fear, Amaranthe, Pretty Maids, etc).

Ce qui impressionne à nouveau sur cet album, tout comme le précédent, c’est la facette grandiose de celui-ci. En effet, de par les arrangements et la composition des morceaux, l’émotion principale ressentie à l’écoute de "We Are The Night" en est une de grandeur, tant l’ensemble se veut épique, comme en témoigne l’introduction de "Hold Your Fire", ou bien sûr la magistrale pièce éponyme. D’ailleurs cette pièce, tout comme "All The Way To The Stars" laisse entrevoir un petit côté industriel et électronique dans certains arrangements, ce qui ajoute à la diversité de l’album.

Cette approche s’incorpore avec symbiose dans cet unique rock suralimenté de Karlsson. Homme-orchestre outre le chant et la batterie, Karlsson s’est entièrement chargé de l’ensemble des autres instruments. Est-ce que cela permet une approche artistique plus personnalisée vue l’intervention quasi unique de celui-ci ? Sans doute que oui, et au-delà de ce constat, il est clair que Karlsson n’est pas près de perdre toute forme d’inspiration. Les pièces de l’album sont diverses tout en conservant une ligne directrice AOR, le tout enrobé dans ce rock moderne et ultra mélodique que seul Karlsson s’est produire.

Il ne faudrait surtout pas non plus négliger l’immense talent de guitariste du musicien aux multiples chapeaux. En effet, les amateurs de la six cordes seront aux anges sur "We Are The Night" tant les solos se dénombrent à la pelle. L’année 2020 n’aura pas été de tout repos pour personne, mais clairement, cela n’aura pas empêché celle-ci d’être une année faste pour plusieurs des genres que nous chérissons tant, et le AOR n’aura pas été en reste.


Mathieu
Décembre 2020




"Kingdom Of Rock"
Note : 18/20

Produit et masterisé par le talentueux Jacob Hansen, le nouvel album de Magnus Karlsson, connu surtout pour son jeu guitaristique aux côtés de pointures de renom tels Allen-Lande, Kiske-Sommerville, Primal Fear, pour ne nommer que ceux-ci, est une pure injection de metal mélodique, aux teintes de rock et d’AOR. J’ai préféré débuter cette chronique en nommant le producteur tant le mix de cet album est sublime. Le son est immense, les guitares (bien évidemment) en avant-plan. Cette facette de l’album demeure la clé entre une approche purement rock année 80-90 et une sonorité moderne et "heavy" à souhait.

Ce qui fait également la force de ce nouvel opus est sans contredit l’indéniable capacité de Karlsson à composer des mélodies mémorables et épiques. Dans le même ordre d’idée, lesdites mélodies sont, prises seule à seule, de petits bijoux prêts à mettre en valeur chacun des chanteurs invités sur "Kingdom Of Rock". Parmi ceux-ci, nommons sans s’y limiter Jorn Lande, David Readman, Joe Lynn Turner et même Tony Martin (sur la grandiose pièce "When The Sky Fall"). Avec autant de talent sous le bras, Karlsson a su profiter de chacun de ces incroyables chanteurs et pondre des refrains de haut niveau, accrocheurs et sans compromis.

Dès l’ouverture de l’album, le ton est donné. La guitare de Karlsson cri à outrance pour lancer sur les chapeaux de roues la voix de Lande, tout en puissance, parfaite pour le style. Sans jamais vraiment quitter la voie du metal mélodique, la diversité est au rendez-vous, chacune des pièces demeurant unique l’une versus l’autre. L’exemple parfait reste sans contredit l’excellente " Another Life" à l’introduction "power metal" assumée. Véritable tour de force de la part de ce musicien aux multiples talents, osant même pousser la note deux fois plutôt qu’une au niveau du chant. Son ton de voix est fort agréable, tout en subtilité et en puissance.

N’est pas devin celui qui prédira le plaisir certain que procurera l’écoute de cet album à tous les amateurs du genre. Une démonstration d’envergure par un musicien à part entière, membre des grands guitaristes de la scène metal.


Mathieu
Novembre 2015




"Free Fall"
Note : 16/20

On le sait tous, Magnus Karlsson est une bête de travail. Quand il n’a pas de temps de pris avec ses camarades de Primal Fear, eh bien au lieu de lâcher du lest il travaille dur. Il compose des fredonnettes pour des projets tels Allen / Lande ou Kiske / Somerville par exemple. Et la liste est longue ! Puis voilà que notre Scandinave se lance dans son premier album solo et nous fait part de "Free Fall". Pour ce baptême du feu, celui-ci s’est entouré de nombreux vocalistes, avec notamment Ralf Scheepers (Primal Fear), Mark Boals (Iron Mask), Russell Allen (Symphony X), Tony Harnell (TNT), Rickard Bengtsson (de son ancien groupe Last Tribe) ou bien encore David Readman (Pink Cream 69) pour ne citer qu’eux ! A noter que le batteur n’est autre que Daniel Flores, connu pour officier dans les rangs de Mind’s Eyes et de The Murder Of My Sweet.

Alors, pour cet opus, l’ami Karlsson demeure en bonne forme et si on peut déplorer un certain manque d’originalité dans les compos, celles-ci ont le mérite d’être de très bonne facture. Ce "Free Fall" a de l’allure et s’écoute sans tomber dans un quelconque ennui ! Alors on connaît le personnage et vous comprenez bien que cette offrande est dans la pure tradition heavy made in Germany avec ses soli de guitares et ses refrains entêtants et quand l’inspiration est au rendez-vous, ça donne de très belles choses ! A commencer par le titre éponyme qui ouvre les hostilités avec son refrain béton et sa mélodie très eighties, rien de mieux pour lancer la galette ! Pour le reste, Magnus puise dans ses références musicales adorées et on a droit à des pistes rapides munies de rythmiques power comme "Higher" ou bien "Not My Saviour" dans la veine d’Helloween ou de Primal Fear puis à des pistes plus soft, plus lentes. Ainsi, des titres comme "Fighting", "Stronger" ou encore le "Us Against The World" et son refrain fédérateur que Survivor  n’aurait pas renié, sont plus orientés vers le hard FM, plus lente et plus mélodique, donnant un certain relief à l’ensemble. A travers ces compos, on sent que  Magnus  a voulu se faire plaisir en incluant tous ses styles musicaux préférés à travers cette fresque et on peut dire que l’interprétation est sans faille, autant musicalement que vocalement. En témoigne ce "Heading Out" avec ses claviers faisant énormément penser à du  Stratovarius dans sa conception avec quelques relents AOR, un de mes coups de cœur sur cet album. Tout comme la ballade sirupeuse "Stronger" munie d’un refrain poignant, à couper le souffle… A défaut d’être original ce "Free Fall" a de quoi séduire tous les amateurs du genre !

Magnus Karlsson propose un skeud plaisant et de très bonne facture ! Après avoir essuyé quelques critiques (je pense notamment à l’album "Scheepers" où il avait été décrié à propos de ses compos…), ce "Free Fall" est séduisant et démontre tout le potentiel du sbire ! Un bon album en somme !


Romain
Octobre 2014


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/magnuskarlssonsfreefall