Le groupe
Biographie :

Lionheart est un groupe de hardcore californien basé à Oakland, formé en 2004, et actuellement composé de : Rob Watson (chant), Walle Etzel (guitare), Nik Warner (guitare), Jay Scott (batterie) et Richard Mathews (basse). Lionheart compte sept albums studio à son actif : "The Will To Survive" en 2007, "Built On Struggle" en 2011, "Undisputed" en 2012, "Love Don't Live Here" en 2016, "Valley Of Death" en 2019, "Welcome To The West Coast III" en 2022, et "Valley Of Death II" en 2026.

Discographie :

2007 : "The Will To Survive"
2011 : "Built On Struggle"
2012 : "Undisputed"
2014 : "Welcome To The West Coast" (EP)
2016 : "Love Don't Live Here"
2019 : "Valley Of Death"
2022 : "Welcome To The West Coast III"
2026 : "Valley Of Death II"


Les chroniques


"Valley Of Death II"
Note : 18/20

Lionheart continue son ascension. Après de nombreux shows de plus en plus remplis, Rob Watson (chant), Nick Warner (guitare), Walle Etzel (guitare), Richard Mathews (basse) et Jay Scott (batterie) renouvellent leur contrat avec Arising Empire pour la sortie de leur septième album, "Valley Of Death II".

On attaque directement dans le vif du sujet avec "Bulletproof" et ses riffs typiques du hardcore beatdown au groove accrocheur surmontés de la voix de Rob et de quelques choeurs motivants qui donnent immédiatement envie de bouger avant de ralentir pour la mosh part explosive, puis l’intensité monte d’un coup sur "Chewing Through The Leash" où le groupe accueille leurs compatriotes de Kublai Khan. Ce titre sera sans aucun doute l’un des climax de leur shows avec ses refrains fédérateurs, mais également l’intervention de Matt Honeycutt avant de passer à "Ice Cold" qui relance la machine avec une rythmique saccadée assez simple mais brutale et infusée aux touches old school virulentes toujours plus lourdes. "Valley Of Death II" prend la suite avec des tonalités ouvertement taillées pour faire remuer une fosse lors des prochains concerts, enchaînant les moments toujours plus stimulants, puis le groupe nous accorde un temps de répit avec la voix samplée de "No Peace", créant un contraste avec leur sauvagerie habituelle qui n’est évidemment jamais loin et prête à adopter des influences trap pour diversifier ses frappes.

Retour à un son plus traditionnel sur la courte "Roll Call" peuplé de vociférations vindicatives et de choeurs encore plus intimidants, puis on enchaîne sur "Salt The Earth" qui nous autorise un instant de flottement avant de revenir à son riffing énergique avec des tonalités presque joyeuses et naturellement entraînantes. La hargne resurgit à son tour sur "Release The Dogs", titre qui ne dépasse pas la minute et demie mais qui est infusée de rage pure mais qui passe le relai à "In Love With The Pain" où les mouvements de foule seront plus que nombreux si elle intègre les setlists de la prochaine tournée. La composition frappe tout en simplicité, tout comme "Death Grip" où l’on retrouve également la participation d’A Day To Remember qui vont tout sauf adoucir le son et contribuer à cette éruption sonore pour clore l’album.

Je n’écoute habituellement ni hardcore, ni beatdown, mais le nom de Lionheart est si présent que j’ai eu envie de tenter l’expérience, et j’ai eu raison ! Si les riffs restent assez simples leur efficacité pure fait de "Valley Of Death II" un condensé de rage et d’énergie explosif qui ne demande qu’à être libéré !


Matthieu
Janvier 2026




"Valley Of Death"
Note : 19/20

On ne va pas se mentir, quand on parle de hardcore américain, la côte Est fout une sacrée branlée à la côte Ouest. Pourtant, depuis une dizaine d’années, on voit quelques groupes, notamment californiens, qui viennent apporter une touche plus moderne et tout autant violente que ce qui se passe chez les New-Yorkais. On pense bien sûr à Terror… Mais aujourd’hui, c’est Lionheart qui vient tout retourner sans aucune espèce d’once de pitié, grâce à un "Valley Of Death" qui va décrasser du slip à gogo.

Oubliez tout ce qui est NYHC à l’ancienne, le old school façon Sick Of It All et compagnie. Ici, ça sonne plutôt Hatebreed, ou peut-être Blood For Blood. J’ai rarement entendu un album de HxC qui tenait autant sur la longueur, qui envoie du gras du début à la fin, et surtout qui ne baisse jamais les bras. De la première à la dernière seconde, on se fait assommer par une voix ultra enragée (on sentirait presque une certaine haine façon Kickback parfois), de gros riffs bien lourds ou encore une batterie qui nous mitraille les oreilles en continu (notamment sur la fin de "When I Get Out"). Cet album est une ode à l’anti-metalcore, une déclaration de guerre à l’emo, une attaque frontale contre tout ce qui ne sonne pas bourrin.

On savoure aussi ce côté punk bien rapide sur certains morceaux, avant d’en revenir au metal hardcore bien tranchant ("Stories From The Gutter"). Certes, les mélodies sont peut-être un peu moins techniques que chez All Out War par exemple, mais c’est sans doute le but : envoyer du gras qui détruit tout en live, façon Backtrack ou No Turning Back. C’est ça le plus étrange, vous avez une formation taillée pour le live, mais qui vous donne tout de suite envie de tout casser chez vous dès que vous écoutez ça à la maison.

Pour terminer en beauté, on citera deux guests présents sur cet opus : Jesse Barnett de Stick To Your Guns ("Rock Bottom") et Mr. Jet Black ("Before I Wake"). Bref, tout ça pour dire que vous pouvez foncer les yeux fermés, vous pouvez écouter n’importe quel morceau, vous êtes certains de prendre une bonne tarte dans les dents et même de perdre des bouts de gencive !


Grouge
Novembre 2019




"Love Don't Live Here"
Note : 18/20

Putain. Ça faisait longtemps que j'attendais de me reprendre une bonne fessée avec du hardcore pas forcément old school. Voilà qui est fait avec le nouveau Lionheart : "Love Don't Live Here" , sorti chez BeatDown HardWear. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Californiens nous prouvent une nouvelle fois que non, il n'y a pas que l'Est des États-Unis qui sait former de bons groupes de HxC.

Cet album se veut intensément incisif, suintant la haine et la bonne rage du terroir. Ici, pas d'intro inutile, pas d'outro qui ne sert à rien, on ne tourne pas autour du pot, de la première à la dernière seconde, ça envoie du pâté sans chercher à comprendre. Nettement influencé par du punk ou même du thrash, les riffs se veulent rapides et lourds à la fois. La voix, quant à elle, est vraiment typique du hardcore ricain, entre celle de Backtrack et Madball. Onze morceaux qui dépassent souvent les deux minutes, ce n'est pas énorme mais largement suffisant pour se manger une belle claque.

Derrière cette pochette soft et sombre, la musique ressemble beaucoup à celle de Terror, All Out War ou même les premiers albums d'Hatebreed. Comme quasi tout bon album de hardcore qui se respecte, on pourra dénoter un certain manque d'originalité. Loin d'être un poids, ce détail sonne plutôt comme un avantage, puisque Lionheart produit en fait exactement ce qu'on attend de la part d'une telle formation. Pour autant, certaines pistes arrivent clairement à se démarquer pour envoyer un sacré bousin dans nos oreilles, comme "Still" ou "Lock Jaw", dont on ne peut définitivement pas se lasser. Ce petit bijou s'écoute donc en boucle sans problème, sans baisse de rythme, et plus que jamais nous donne envie d'aller foutre un joyeux bordel sur scène avec eux.


Grouge
Mars 2016




"Undisputed"
Note : 14/20

Lionheart fait partie de cette nouvelle génération de groupes de hardcore (HxC pour les intimes) qui fleurissent sur la scène musicale depuis quelques temps. J'ai déjà eu l'occasion de les voir quelques fois en live, donc je connais un peu et ici, voici donc un nouvel opus. Analyse. Pour ceux qui connaissent les précédents efforts du groupe, rien de neuf à l'horizon, un peu la même soupe, mais de la bonne soupe. Pour les autres, voilà ce que ça donne. C'est du HxC "by the book" comme on pourrait dire. Gros riffs, grosses rythmiques, rythme très lourd et voix bien énervée. N'oublions pas les gros breakdowns et les chants en groupe. Pas de solos, pas de ballades, pas de fioritures, juste des pains dans ta gueule. Les bons côtés de cet album sont aussi ses faiblesses. Tout est maîtrisé, les riffs, la batterie et la voix, mais on est dans un classicisme total, rien de neuf à l'horizon. Ceux qui recherchent un album original risquent d'être déçus mais ceux qui veulent juste une grosse dose de testostérone dans les veines y trouveront leur compte, car on ne peut absolument pas dénier le groove que le groupe parvient à injecter dans ses compositions. Le seul truc qui me gêne, c'est que Lionheart fait partie de ces groupes qui rajoutent un peu d'attitude hip-hop dans leur bazar, et je n'aime pas le hip-hop. Cela se ressent un peu sur l'album (et soit dit en passant, beaucoup sur scène). Niveau prod', on a un son très bon. La pochette va bien avec son titre, un ring de boxe, "undisputed", CQFD. Donc voilà, un album très bien calibré et exécuté, mais qui manque d'une certaine originalité.


Danivempire
Août 2012


Conclusion
Le site officiel : www.www.facebook.com/lionheartca