Le groupe
Biographie :

Ayant vu le jour en 1989 et initialement faisant partie du groupe L.A.P.D. composé de Munky, Fieldy, David et Richard Morales, Korn se compose donc aujourd’hui de Jonathan Davis au chant, James Christian Shaffer alias Munky et Brian "Head" Welch aux guitares, Reginal Arvizu alias Fieldy à la basse et Ray Luzier à la batterie.
Une première démo officiellement sous Korn verra le jour en 1993, "Niedermeyer’s Mind" sera d’ailleurs produit par Ross Robinson (ingénieur son sur les albums de Machine Head et Fear Factory), un an plus tard sortira le premier opus éponyme "Korn" suivi deux ans plus tard de "Life Is Peachy" connaissant un réel succès (troisième position dans les charts américains notamment via le morceau "A.D.I.D.A.S."). En 1998, sortira "Follow The Leader" mixé par Brendian O’Brien (producteur, et ingénieur son ayant pris sous son aile des groupes tels Bob Dylan, Pearl Jam, Rage Against The Machine, Limp Bizkit, Papa Roach et bien d’autres encore), "Follow The Leader" sera plus axé sur un genre rap-metal, ce qui décevra bon nombre de fans, mais n'empêchera aucunement le succès énorme rencontré par cet album. En 1999 le groupe dévoile quelques titres de son futur album lors de la troisième édition du Woodstock Festival à New York, cet album "Issues" sortira la même année et fut produit et mixé par Brendan O’Brien, cet album sera comme une remise à plat de Korn, se basant désormais dans un registre altérant calme et violence tout en maintenant ce côté sombre qui leur est propre.
En 2002 sortira "Untouchables", piraté intégralement trois mois avant sa sortie officielle, celui-ci rencontrera tout de même un très grand succès de la part du public. Korn ne chômera pas et sortira l’année d’après, en 2003, "Take A look In The Mirror" marquant un retour aux sources et qui sera le dernier album avec le line-up originel. Korn achèvera son contrat chez Epic/Sony en 2004 avec la sortie de leur "Greatest Hits Vol. 1". En 2005, Head, s’étant convertit au christianisme, quittera le groupe, ce qui n'empêchera pas le groupe de sortir la même année l’album "See You On The Otherside" se plaçant dans un registre un peu trop electro-pop au yeux des fans. En 2006, leur batteur David Silveria quittera le groupe afin de vaquer à d’autres occupations et Korn sortira en 2007 un nouvel album "Untitled" dont la batterie sera assurée par Terry Bozzio et dont Ray Luzier assurera la tournée.
En 2010, Korn signe chez le monstre américain Roadrunner Records et entre en studio pour livrer "Korn III : Remember Who You Are" manquant une fois de plus un large retour aux sources de la part du groupe, mais ne rencontrant pas le succès espéré. 2011, après un featuring avec Skrillex sur "Get Up!", Korn sort un énième album intitulé "The Path Of Totality". Head rejoint officiellement le groupe le 2 Mai 2013. Le 1er Juin 2013, Caroline Records signe Korn et le nouvel album "The Paradigm Shift" sort le 8 Octobre aux USA et en France le 7 Octobre. En Octobre 2016, Korn revient avec le très attendu "The Serenity Of Suffering" surnommé "SOS" et sur le label Roadrunner Records. Le treizième album, "The Nothing", sort le 13 Septembre 2019 chez Roadrunner et Elektra.

Discographie :

1994 : "Korn"
1996 : "Life Is Peachy"
1998 : "Follow The Leader"
1999 : "Issues"
2002 : "Untouchables"
2003 : "Take A Look In The Mirror"
2005 : "See You On The Other Side"
2007 : "Untitled"
2010 : "Korn III : Remember Who You Are"
2011 : "The Path Of Totality"
2013 : "The Paradigm Shift"
2016 : "The Serenity Of Suffering"
2019 : "The Nothing"


Les chroniques


"The Nothing"
Note : 1820

Encore un album qu’on attendait énormément en cette rentrée 2019 : le nouveau Korn. Il faut bien être honnête, ces dernières années, le groupe partait un peu à la dérive. Pourtant, avec le retour de Head à la gratte en 2013, on pouvait espérer quelque chose d’à peu près correct. Bon, bien évidemment, David Silveria, qui a quitté la formation californienne en 2006, n’est pas revenu, lui, et ça se sent, malheureusement (j’y reviendrai). Quand j’ai lu que Korn sortait un nouvel album (toujours chez Roadrunner Records), j’ai immédiatement pu écouter leur nouveau morceau, "You’ll Never Find Me". Verdict : c’est bon signe. Ce son à la gratte, ces riffs, miam, j’ai vite pensé au groupe que j’aimais à l’époque de "Follow The Leader" ou "Intouchables". Je restais alors prudent, ne voulant pas m’emballer trop vite, surtout après l’énorme déception (une de plus !) signée Slipknot avec "We Are Not Your Kind". Bref, lançons-nous dans cette nouvelle aventure intitulée sobrement "The Nothing".

Par où commencer ? Par ce qui me séduit depuis que j’écoute en boucle cet album : les cordes ! Basse et guitares réunies, en mode Korn, tout simplement, à l’ancienne. Un très gros son, une grosse prod', c’est ce qui a fait leur succès je pense, et qui continuera de le faire (non, la voix n’a jamais suffi pour cela !). Presque chaque morceau possède ce gros riff à la Korn qu’on a envie d’écouter à chaque fois. Dès le deuxième morceau, "Cold", on se croirait sur leur tout premier album tellement ça nous pète à la tronche (avant de ralentir un peu la cadence, certes). Faites écouter certains titres à vos proches qui sont fans de Korn, ils reconnaîtront direct (cela fonctionne bien avec notamment "Gravity Of Discomfort", "The Darkness Is Revealing" ou encore "This Loss"). Le seul problème niveau instru' réside selon moi au niveau de la batterie… Comment dire… Elle ne sert à rien. Enfin, je sais pas, elle accompagne le reste mais on l’oublie vite, trop timide. Dommage.

Côté voix, on retrouve bien évidemment Jonathan Davis, qui vieillit doucement mais sûrement, sans pour autant perdre en talent. Alors bien sûr, il est loin le Jojo de "Life Is Peachy", on sent qu’il s’est calmé, qu’il n’est plus aussi fou qu’autrefois. Je cite à nouveau "Cold", où il s’illustre brillamment mais de manière assez inégale. C’est un peu le sentiment qui domine en moi durant tout l’album : on a du bon, du très bon, et parfois de l’ennuyeux sur le plan vocal. Monsieur Davis a su faire mieux, mais il a aussi su faire pire. Néanmoins, certains morceaux plus calmes, plus étranges même, pourront sans doute faire plaisir aux vieux fans d’antan, qui aiment être bercés par la voix de leur idole ("The Seduction Of Indulgence" par exemple). Le chant n’est donc pas ce qu’il y a de plus intéressant sur cet énième album de Korn, mais on ne peut pas vraiment dire que Jonathan Davis soit devenu has been, loin de là. Il assure le minimum syndical, et peut-être un peu plus.

Alors, finalement, que retenir de ce nouvel opus ? Pour moi, le calcul est vite fait : Korn s’est enfin retiré les doigts du cul pour produire quelque chose de bon, quelque chose de Korn, tout simplement. Loin de leurs délires en mode dubstep, ils signent un retour aux sources que je n’attendais même plus. Si je devais le placer dans mon classement kornesque, je dirais qu’il est un poil en dessous de "Take A Look In The Mirror" mais tout de même mieux que "See You On The Other Side" (en précisant tout de même que j’ai très peu écouté l’album précédent, "The Serenity of Suffering"). Bilan très correct donc pour ce monstre de la scène nu metal qui vieillit bien mieux que ses pairs.


Grouge
Septembre 2019




"The Serenity Of Suffering"
Note : 19,5/20

Ils sont là, ils sont de retour ! Korn revient avec son onzième album studio. Beaucoup diront que le groupe en est à sa douzième galette mais je préfère faire comme si "The Path Of Totality" n’existait pas. Effectivement, après avoir sorti cette horreur "musicale" de dubstep (qu’un certain Phenix  a quand même eu la gentillesse de noter 05/20 en 2012 sur French Metal) et après avoir touché en 2005 à quelque chose de plus electro-pop, Korn (pop-corn… désolé pour la blague) décide de revenir sur ses pas pour déterrer les ossements du néo-metal pêchu avec lequel ils ont marqué l’histoire de notre musique avec une empreinte de chaussure de sécurité taille 48 dans le postérieur. Bref, l’album surnommé "SOS" pour les intimes promet de botter des culs avant même que les secours n’aient le temps d’être contactés.

"The Serenity Of Suffering" commence avec "Insane", un morceau qui parle donc, comme son nom l’indique, de la folie. Il y a d’abord ce cri de Jonathan Davis qui semble être une invitation à les rejoindre et à écouter cet album et puis on a droit à un chant très accrocheur au bout des premières secondes sans compter ce refrain qui s’incruste dans la tête qu’on le veuille ou non : "Beaten down / Dominated by its sound / Growing deep within my head". Korn ne fait pas les choses à moitié en se permettant d’appuyer l’idée du déséquilibre mental avec un rire de Woody Woodpecker schizophrène ajouté par-dessus l’instru durant la partie finale du morceau. La suite est tout aussi bonne avec "Rotting In Vain". Pour l’anecdote, un clip a été réalisé pour cette dernière avec l’acteur Tommy Flanagan que l’on retrouve dans les films Braveheart et Sin City ou encore dans la série Sons Of Anarchy. Encore une fois, Korn fait dans le très rythmé avec des riffs qui jouent sur l’efficacité et des airs ultra accrocheurs. Avec "Black Is The Soul", on entend enfin le premier morceau qui n’a pas été dévoilé avant la sortie de l’album. À partir de là on s’est déjà aperçu que Korn met toujours sa basse en avant à la manière des classiques du groupe comme "Freak On A Leash". Ce morceau, combiné au suivant, "The Hating", démontre que Korn ne fait pas dans les thèmes joyeux, ce qui n’empêche pas cet album d’être déjà une bonne dose de motivation pure.

La sixième piste, "A Different World", aurait pu être banale si elle n’avait pas une particularité. En effet, Korn a invité un autre artiste phare du néo-metal et les fans du genre ne pouvaient que l’attendre. Il ne s’agit ni de Korn et Chino Moreno, ni de Korn et Chester Bennington, ni de Korn et Chad Gray mais bien de Korn et Corey Taylor, le leader de Slipknot et Stone Sour. Le morceau commence avec ce style de riff gras et lourd appuyé par la présence de la basse et la puissance de la batterie auxquelles le groupe nous a déjà habitués pour "SOS". C’était la tempête avant le calme, puisque le jeu se calme avec l’arrivée d’un Jonathan Davis très posé. Le refrain semble toujours aussi accrocheur et est surligné par l’ombre de la voix de Corey Taylor. Ce n’est pourtant qu’après le deuxième refrain que Corey entre réellement dans le jeu, d’abord avec son chant clair : "The call of the purposes / The changing behavior", avant de lancer son scream : "It's as dark as you can get you want it ! / Harder ! / Harder ! / Harder !". Aucun doute sur le fait que cette apparition du numéro 8 de Slipknot apporte une nouvelle texture à l’album et place "A Different Wolrd" à un très haut niveau auquel vient s’ajouter la symbolique de la réunification de ces deux géants du néo.

S’ensuivront des titres comme "Take Me" qui parlent de l’addiction à la drogue, "Everything Falls Apart" avec son pont durant lequel la phrase "There is nothing in my head" est répétée une vingtaine de fois, "Die Yet Another Night" dans lequel j’ai cru reconnaître la voix de Marilyn Manson sur les phrases "Nobody cares you're just a bad man / Nobody wants you, you're a dead man", ce qui, bien entendu, s’est avéré être faux. S’ajoute à tout ça "When You’re Not There" dans lequel Jonathan Davis chante sa manière de donner et de recevoir de l’amour (je vous avais bien dit qu’il ne parlait pas de sujet joyeux). En bref, il n’y que du bon dans "SOS". Mais qu’en est-il des deux bonus ? D’abord, il y a "Baby", le très bon "Baby". Ce morceau s’est très vite imposé comme l’un de mes préférés de l’album, tout simplement. De l’autre côté, il y a "Calling Me Too Soon" qui me semble être un peu en dessous du reste. À noter que comme souvent, les Japonais ont droit à un bonus en plus des deux bonus, à savoir un morceau appelé "Out Of You" qui n’est pas indispensable.

Finalement, en dehors de "Baby" qui aurait dû être intégré à l’album sans être un bonus, tout me semble parfait pour ce retour aux sources de la part de Korn. Maintenant, la question est de savoir s’ils vont continuer sur cette lancée ou bien faire une autre dérive musicale dans la suite de leur carrière…


John P.
Janvier 2017




"The Paradigm Shift"
Note : 15/20

Recalibration du contexte : été 2013, Bryan "Head" Welsh revient dans Korn après son escapade mysthique, il faut croire que les voies du seigneur sont définitivement impénétrables et que le retour aux premiers amours est toujours une constante. Septembre 2013 : après une tournée d’été bien remplie, Korn des (presque) débuts (ne manque que David Silveria à la batterie pour retrouver le groupe des débuts) sort un nouvel album.

Après quelques déceptions lors des années passées, et des choses axées bien trop électroniques, avec des égarements pour plaire au plus grand nombre, ainsi que des remix, "The Paradigm Shift" retourne aux bases du groupe, avec des compositions reprenant certaines formules des débuts, alors certes en utilisant encore et encore des boucles électroniques et différents effets qui deviennent semble-t-il indispensables avec le temps, mais le groupe est revenu à quelque chose de plus organique dirons-nous : grosse basse, batterie omniprésente, et gros riffs de guitares, le tout saupoudré d’un Jonathan Davis qui a (presque) retrouvé sa totale forme. Car il faut bien le dire, ce n’est plus le Mister Davis des débuts, la voix a pris un coup impressionnant, et différents effets sont là pour compenser cette baisse flagrante avec le temps. Alors certes, il y a toujours beaucoup de qualité dans ses lignes et dans le placement de ce chant que l’on qualifiera de mythique maintenant, mais la puissance pèche véritablement et l’on sent que celle-ci est un instrument et que la maltraitance des tournées aura fait son effet… Pour reprendre la partie purement musicale, on retrouve à certaines moments le Korn des débuts avec une basse complétement énorme et reprenant ce qui a fait véritablement sa marque de fabrique, avec entre autres des riffs dégueulants et mid tempo comme on les aime, avec ces alternances de couplets / refrains où le couplet tout en saccade fait la part belle à la rythmique et des refrains telles des envolées (non pas lyriques) entrecoupées de transitions dissonantes propres au groupe.

Ces 12 titres passent comme une lettre à la poste, et si l’on retrouve (en partie) Korn, certaines passages laissent encore à désirer avec des parties chantées blindées d’effets qui sont quelque peu pop et gerbantes à souhait pour tout puriste du groupe et du metal… Alors oui, Head est revenu, et la qualité de cet album n’est pas étrangère à ce retour, et le retour aux sources de certaines sonorités et compositions est, je pense, également lié, les effets ajoutés avec parcimonie (ouais, un nom barbare qui veut te dire que c’est comme il faut, ni trop peu, ni pas assez…) sont de bon ton, les effets pour compenser la faiblesse de l’âge de Jonathan Davis sur sa voix ne sont pas non plus mauvais, même si quelques envolées qu’il se permet auraient plus leur place dans de la pop de mauvaise qualité, mais on lui pardonnera.

Korn se réconciliera avec les fans de la première heure par certains passages, fera découvrir une autre facette pour les adeptes de la deuxième mouture du groupe, plus electro, pour le reste la production est énorme comme d’habitude, malgré un peu trop d'effets en avant et un poil trop d’aigus sur une voix rincée par les concerts… Mais bon, c’est un CD sympa, mais Korn : c’était mieux avant.


Sam
Novembre 2013




"The Path Of Totality"
Note : 05/20

Première sensation lorsque la galette démarre... "Merde je me suis planté de skeud ?" La voix se pose et non, c’est bien Jonathan Davis au chant, je bloque un court instant à l’écoute de "Chaos Lives In Everything" en featuring avec Skrillex et là une seule phrase me vient à l’esprit... "Ils foutent quoi Korn là ?", clairement j’apprécie le travail de Skrillex donc ce n’est pas ça qui me choque sur ce titre somme toute assez respectable dans l’ensemble, mais qui aurait été bien plus respectable si Korn en serait resté là, pas de là à nous livrer une galette bourrée de featurings avec des noms de la dub / DNB ! Bon je fais l’effort de l’écoute tout de même afin de ne pas rester sur un seul avis défavorable à l’écoute d’un seul titre, le tout en consultant les différents featurings notés au dos du CD, et j’en viens à zapper morceau par morceau pour voir le travail d’Excision, Skrillex et Noisia... bref je me perds à apprécier le côté apporté par ces artistes en dehors de mon but initial, chroniquer Korn !

Korn a la réputation de sortir des sentiers battus, mais bon, après "Korn III : Remember Who You Are" il semblerait qu’il ne savent clairement plus où ils en sont, un changement radical était annoncé, une ouverture musicale certaine de la part de Korn mais là clairement ça ne passe pas, à part nous balancer des vocalises ou des riffs déjà trop connus de leur anciens albums, Korn n’offre rien de nouveau si ce n’est le côté dubstep dont le mérite ne leur revient aucunement. Bon revenons à ce côté metal-dubstep dont Korn marquera l’histoire (sans pour autant être positif), les featurings avec Skrillex sont assez intéressants, à la limite ils auraient fait un album entièrement en featuring avec Skrillex que ça m’aurait un peu moins choqué sur la forme.

J’ai l’impression à l’écoute, si je mets de côté le fond dubstep, de repasser par les diverses époques florissantes de Korn, même schéma dans la composition, dans la manière de chanter, au final rien de bien neuf... Les duos avec Noisia sur "Kill Mercy Within", "Burn The Obedient" et "Let’s Go" sont excellents, enfin correction... le travail de Noisia est excellent, des rythmiques et sonorités parfaitement gérées et bien adaptées pour le coup, toute la puissance des morceaux est apportée par Noisia et non pas parce que c’est du dubstep mais par ce qu’ils font ça bien. "Narcissic Cannibal" avec Skrillex et Kill The Noise, sera sûrement parmi mes préférés de la galette, Korn reste une fois de plus bien trop sur ses acquis et n’arrive aucunement à me surprendre et en viendrait quasiment à me décevoir par ce piètre esprit de composition dont ils font part sur "The Path Of Totality", clairement pour moi le mérite de cette galette ne leur revient pas.

Ce qui me marque le plus encore et toujours sur cet album, c’est les featurings, au final il est très intéressant de voir le travail que peut apporter Skrillex, Noisia, Excision et Downlink dans un registre metal. D’ailleurs sur "Illuminati" et "Sanctuary" le travail fourni par Excision et Downlink est excellent, la voix de Jonathan Davis sur "Sanctuary" me fait clairement penser à du Marilyn Manson... Bryan Warner, sors de ce corps !!! Jonathan Davis nous donnera une voix un tantinet gutturale sur "Way Too Far", qui admettons, une fois n’est pas coutume, est assez bien travaillée dans l’ensemble, à la fois puissante et très planante, mais bon, le plus gros du travail a été réalisé par 12th Planet donc... no comment. Dans la même veine et ce sera le dernier de la galette, "Bleeding Out", avec une belle ligne de piano en entrée, Korn ne se mouille pas trop, on se demande d’ailleurs comme sur l’ensemble des morceaux, en dehors de la guitare et du chant, où sont nos deux autres instrumentistes, la batterie trop vite couverte par le son dubstep et la basse c’est la même chose... je pense que je vais m'arrêter là.

"The Path Of Totality" aura le mérite d’offrir un "nouveau son" qu’est le metal-dubstep, disons que c’est connu mais pas encore vraiment exploité commercialement parlant, encore trop peu connu à mon goût et franchement efficace, mais je me pose la réelle question de ce que Korn, en tant que groupe, a apporté de nouveau sur cet album. Voilà un album qui m’a énormément déçu et contradictoirement assez surpris, la surprise venant des featurings dubstep, la déception de Korn qui ne s’est pas vraiment foulé à la composition. Voici le genre de notation qui me répugne mais on appelle un chat "un chat".


Phenix
Mars 2012


Conclusion
Le site officiel : www.korn.com