Le groupe
Biographie :

Tout commence en 1991 lorsque Pekka Kokko (chant, guitare) et Petri Sankala forment le groupe Ancestor. Après deux démos, Antti Kokko rejoint le groupe en tant que lead guitariste. En 1998, après cinq démos thrash / speed / death mélodique et cinq bassistes différents, Ancestor s’arrête, puis se reforme sous le nom de Kalmah. Pasi Hiltula complète le line-up aux claviers. Grâce à la démo "Svieri Obraza", le groupe signe un contrat avec Spinefarm Records, puis sans perdre de temps, se rend immédiatement au Tico-Tico Studio avec pour line-up Pekka Kokko (guitare / voix), Antti Kokko (guitare), Petri Sankala (batterie), Pasi Hiltula (claviers) et Altti Vetelainen (basse) pour l’enregistrement de son nouvel opus "Swamplord", sorti en 2000. Il reçoit les éloges de la presse. En Novembre 2001, après quelques tournées en Finlande, Kalmah est de retour en studio pour enregistrer "They Will Return". Après le départ de Altti et Petri, ceux-ci sont remplacés par Timo Lehtonen (Catamenia) à la basse et Janne Kusmin aux fûts. "Swampsong" sort en Février 2003, enregistré au Tico-Tico Studio et masterisé au Finnvox Studio. Pasi Hiltula quitte le groupe en 2004, la question de savoir s’il fallait réintégrer un nouveau claviériste au sein du groupe se pose alors, mais après une répétition avec Marco Sneck (Poisonblack) lors de son audition, son intégration fut imminente. "The Black Waltz" est enregistré en Novembre 2005, le mastering est réalisé par Mika Jussila de Finnvox. Ce dernier atteint la 38eme position des charts finlandais. Une nouvelle ère pour Kalmah. "For The Revolution" (2008) remporte encore plus de succès. Le début des tournées à l’étranger, et au Canada entre autres, pour Kalmah. Leur sixième opus, "12 Gauge" (2010), leur permet de participer à de grands festivals européens tels que le Metalcamp ou le Summerbreeze. Marco quitte le groupe en 2012, remplacé par Veli- Matti Kananen. Les Finlandais entrent en studio début 2013 pour leur nouvel album "Seventh Swamphony", évoluant vers des morceaux aux structures plus complexes, incluant des orchestrations. Le mixage / mastering est réalisé par Jens Bogren. L’album sort le 14 Juin 2013 sur le label Spinefarm Records. Le huitième album, "Palo", sort le 6 Avril 2018.

Discographie :

2000 : "Swamplord"
2002 : "They Will Return"
2003 : "Swampsong"
2006 : "The Black Waltz"
2008 : "For The Revolution" 2010 : "12 Gauge"
2013 : "Seventh Swamphony"
2018 : "Palo"


Les chroniques


"Palo"
Note : 19/20

ENFIN ! Les Finlandais de Kalmah nous parlaient depuis quelques mois déjà d’un nouvel album, que tous les fans de death mélodique attendaient avec une impatience non dissimulée. Aucun changement dans le groupe depuis 2012 : les frères Antti Kokko (guitare) et Pekka Kokko (chant / guitare) mènent toujours la barque, accompagnés de Timo Lehtinen (basse), Janne Kusmin (batterie) et Veli-Matti Kananen (claviers). Peu après "Seventh Swamphony" (2013) et des dates un peu partout dans le monde (boudant au passage royalement la France une fois encore), le groupe se penche sur la composition de "Palo", sa nouvelle petite merveille. Je pense que leurs riffs seront plus éloquents que mes mots.

On débute avec un slide de guitare sur "Blood Ran Cold", un titre que le groupe nous avait déjà dévoilé il y a quelques temps avec un clip vidéo. C’est donc la rythmique furieuse et bourrée d’harmoniques que nous retrouvons, avec la voix imposante de Pekka et les orchestrations magiques de Veli-Matti qui donnent une saveur particulière au groupe. Un peu plus martial, le deuxième single "Evil Kin", écrit par les frères Kokko en 1991 alors que le groupe s’appelait encore Ancestor, sera peut-être comparé par les puristes avec leur compatriotes de Children Of Bodom, mais c’est bien la patte de Kalmah que l’on apprécie qui s’étale sur des riffs. Si vous pensez que l’album est excellent avec simplement deux titres, je vous laisse profiter de "The World Of Rage". Une introduction qui mélange claviers et basse pour débouler en trombe avec un hurlement ravageur et un blast démentiel. Le chant est également plus criard sur certaines parties, mais le combo maîtrise parfaitement son art, pour notre plus grand plaisir.

"Into The Black Marsh" est une pure machine à headbang, avec une rythmique millimétrée et quelques harmoniques bien senties, alors que "Take Me Away" arrive plus progressivement. Beaucoup plus centré sur la guitare lead, ce titre n’hésite pas à passer un break en son clair entre deux refrains saturés pour plus d’impact. Le solo est particulièrement bien réussi. On revient sur un style plus direct avec "Paystreak", sur lequel on reconnaît instantanément la patte du groupe. Toujours plus inspirés, les Finlandais mélangent toutes leurs capacités pour arriver à un résultat qui mélange une mélodicité poussée à l’extrême avec une rythmique puissante et qui rentre parfaitement en tête. Si "Waiting In The Wings" commence de manière très calme, les musiciens reviennent rapidement sur une vitesse et une puissance comparable à un ouragan, et même si quelques ambiances gothiques s’invitent à la fête, c’est le death mélodique qui est à l’honneur avec cette composition.

"Through The Shallow Water" est l’exemple typique de la différence qui existe entre death mélodique suédois et finlandais. Si j’adore les deux styles, ce morceau (qui met la basse à l’honneur) est une pure pépite qui ne laisse aucun doute sur sa provenance, avec un son cristallin comme on l’aime. Pour "Erase And Diverge", il est impossible de ne pas se croire en plein milieu d’une tornade, tant les riffs abondent de toute part, avec toujours des harmoniques lacérantes et des frappes habiles à la batterie. Les frères Kokko sont nés pour travailler ensemble, et la preuve ultime de cette déclaration est "The Stalker". Leur complicité se ressent à travers leur jeu et surtout les parties en son clair, sur lesquelles ils jouent tous les deux, transcrivant une émotion palpable.

Vous êtes rassasiés ? Moi non plus. Le seul défaut qu’a cet album, c’est de n’avoir que dix titres, pour seulement trois quarts d’heure de pur death mélodique finlandais. Espérons que Kalmah vienne rapidement défendre cet album, et leur entière réputation à travers l’Hexagone pour quelques shows qui seront complets sans aucun souci.


Matthieu
Mai 2018




"Seventh Swamphony"
Note : 14/20

Trois ans après "12 Gauge", qui avait reçu de bonnes critiques auprès de la presse et des fans du groupe à sa sortie, les Finlandais de Kalmah sont de retour avec un septième opus, "Seventh Swamphony", produit par Jens Bogren, qui a notamment travaillé avec Opeth, Katatonia, Symphony X, Amon Amarth ou encore Soilwork. Leur musique évoluant dans un style mêlant à la fois death mélodique, thrash, heavy ou encore speed metal n’est pas sans rappeler les groupes du genre tout droit venus du Nord tels que Children Of Bodom ou Wintersun. Mais Kalmah s’est crée son propre univers au fil des années, reste à découvrir si "Seventh Swamphony" sera à la hauteur des exigences de leurs fans au cours des 40 minutes imparties à ce nouvel opus.

On démarre sur "Seventh Swamphony" avec un titre très thrash d’entrée de jeu, mélodique et puissant, la batterie se veut efficace et les riffs de guitare incisifs, le clavier ajoute une dynamique au morceau et se fond très bien parmi les autres instruments. Le chant de Pekka Kokko ajoute de la puissance à l‘ensemble. On enchaîne avec "Deadfall", un titre très mélodique et très efficace, aux sonorités death mélodique sur fond de heavy, sur lequel Antti Kokko nous offre un superbe solo de guitare en milieu de piste, un très bon titre qui reste facilement en tête. "Pikemaster" est énergique, plus violent, le jeu de Janne Kusmin à la batterie est sobre mais puissant, Antti nous offre un nouveau solo impressionnant d’efficacité, de technique, de maîtrise et de durée (près d’une minute !!), un titre très entraînant qui se démarque des autres. "Hollo" est quant à elle un peu plus lente, plus épique, tranchant avec l’aspect plus puissant et brutal des pistes précédentes. Le chant est tantôt plus clair, tantôt orienté "death", "Hollo" oscillant ainsi entre du Amorphis et des groupes comme Turisas. On change à nouveau de rythme avec "Windlake Tale" avec un retour à un thrash puissant teinté de heavy / speed, tant au niveau de la batterie, rapide et efficace, que des guitares qui ajoutent une touche mélodique au morceau. La moitié de l’écoute est déjà écoulée, et pour ce cinquième titre, sur les huit à peine qui composent cet opus, on peut dire que celui-ci se révèle un peu en deçà des autres malgré quelques parties tout de même bien fichues et énergiques.

Les influences thrash apparaissent de nouveau sur "Wolves On The Throne", un titre très catchy, mais aussi mélodique sur lequel les passages au clavier et à la basse sont très bien mis en valeur. Les riffs de guitares sont simples et assez basiques, Antti Kokko nous offre vers la fin du morceau un solo très remarqué et bien effectué. C’est assez efficace, un bon morceau dans l’ensemble mais il manque un petit quelque chose qui le rend vraiment accrocheur. "Black Marten’s Trace" est ultra puissant et efficace, avec ses mélodies accrocheuses, ses riffs incisifs, la batterie qui frappe vite et bien et au jeu ultra rapide, les guitares sont toujours aussi entraînantes et les parties très bien exécutées. On y retrouve des sonorités quasi black metal par moments, l’un des meilleurs titres de cet album, au même niveau que l’éponyme "Seventh Swamphony". L’album s’achève sur "The Trapper" avec un dernier morceau un peu plus lent, à la mélodie plutôt entraînante et comportant des riffs assez accrocheurs. Un titre bien fichu aux parties de guitares efficaces, sans oublier un solo toujours aussi bien effectué et rendant l’ensemble très mélodique, mais qui n‘apporte rien de plus à l‘ensemble de ce nouvel opus.

Kalmah nous offre un album de bonne qualité, le son est très bien produit et les compositions bien écrites, l’ensemble est assez accrocheur, nous proposant quelques très bons titres, les musiciens ont eux un jeu assez carré et propre. Malgré cela, "Seventh Swamphony" se révèle un poil au-dessous de son prédécesseur, les quelques titres et passages très efficaces et accrocheurs de l’album se suffiront pas à en faire un album exceptionnel. Les fans de death mélodique scandinave mêlé au thrash devraient cependant y trouver satisfaction, "Seventh Swamphony" reste très agréable à écouter, et nous fait passer un bon moment tout au long de ces quarante minutes d’écoute.


Alexandra
Janvier 2014


Conclusion
Le site officiel : www.kalmah.com