Le groupe
Biographie :

Hellripper est un one-man band de black / speed metal anglais formé en 2014 et dans lequel opère James McBain (chant / instruments / ex-Lord Rot, ex-Rats Of Reality, Lock Howl). Hellripper sort son premier album, "Coagulating Darkness", en Avril 2017 chez Barbarian Wrath, suivi de "The Affair Of The Poisons" en Octobre 2020 chez Peaceville Records, de "Warlocks Grim & Withered Hags" en Février 2023, et de "Coronach" en Mars 2026 chez Century Media.

Discographie :

2015 : "The Manifestation Of Evil" (EP)
2017 : "Coagulating Darkness"
2019 : "Black Arts & Alchemy" (EP)
2020 : "The Affair Of The Poisons"
2023 : "Warlocks Grim & Withered Hags"
2026 : "Coronach"


La chronique


Hellripper revient en force. Fraîchement signé chez Century Media Records, le projet du musicien écossais James McBain (tous instruments / chant, Lock Howl, ex-Lord Rot, ex-Rats Of Reality) annonce en 2026 la sortie de son quatrième album, "Coronach". James McBain est accompagné sur scène par Max Southall (batterie, Bastard Mycosis, Vacuous, Vaticinal Rites), Joseph Quinlan (guitare, Desert Heretic), et Andy Milburn (basse) s’occupant lui de la guitare et du chant. Joseph Quinlan est également crédité pour certains leads, Max Southall pour la batterie, ainsi que Marianne au chant additionnel.

"Hunderprest" frappe déjà très fort en proposant des riffs hautement dissonants et agressifs qui témoignent d’une certaine technicité ainsi que d’une rage évidente, mais parfois nuancée par quelques leads bien plus aériens alors que les racines speed s’expriment à plein régime. Le final perçant mène à "Kinchyle (Goatkraft And Granite)" qui s’ancre dans une touche old school accrocheuse infusée au heavy, et on remarque ces choeurs fédérateurs tout au long du morceau avant de passer à une touche plus mélancolique sur "The Art Of Resurrection" qui débute au piano avant d’accélérer d’un coup. Rugissements et riffs belliqueux reviennent, mais le titre reste tout de même influencé par son introduction, et propose une approche assez maussade dans ses harmoniques, à l’inverse de "Baobhan Sith (Waltz Of The Damned)" qui retourne dans la virulence pure et propose un titre immédiatement abrasif.

La complexité et la rapidité seront encore de mise pour cette composition épique qui passe de moments de fureur à des moments plus mélodieux, comme avec le violon de Jess Townsend (Autumn Tears) puis "Blakk Satanik Fvkkstorm" repart dans l’efficacité pure et nous apporte des riffs de black / thrash aussi clichés que motivants, et provoquera sans aucun doute des séances de headbang. On continue avec une approche assez similaire sur "Sculptor's Cave", enchaînant les parties lead criardes entre deux charges furieuses avant de s’adoucir pour les premiers instants de "Mortercheyn", repartant dans la rage épique pour la suite de la composition. On reconnaît aussi la froideur du black metal qui contraste avec l’entrain des autres racines, puis l’album touche à sa fin avec la longue "Coronach", composition éponyme qui n’a rien à envier aux plus grands hymnes de black metal atmosphérique, nous emportant au sein de ses riffs à travers les paysages majestueux jusqu’aux cornemuses d’Antonio Rodriguez qui marquent définitivement la fin de cette aventure.

Que vous soyez amateurs de la violence du black / speed ou des longues mélodies, Hellripper est le groupe parfait pour vous ! "Coronach" propose les deux aspects selon les morceaux, et l’enchaînement est des plus fluides !


Matthieu
Mars 2026


Conclusion
Note : 18/20

Le site officiel : www.hellripper.com