Le groupe
Biographie :

H.E.A.T est un groupe de hard rock / glam metal suédois formé en 2007 et actuellement composé de : Erik Grönwall (chant), Eric Rivers (guitare), Eric Rivers (guitare), Jona Tee (clavier), Jimmy Jay (basse) et Crash (batterie). Après "Heat" en 2008 et "Freedom Rock" en 2010, l'album "Address The Nation" voit le jour en 2012 chez earMusic. Le 11 Avril 2014, c'est au tour du quatrième album, "Tearing Down The Walls", de sortir. "Into The Great Unknown" sort en Septembre 2017, suivi de "II" en Mars 2020.

Discographie :

2008 : "Heat"
2010 : "Freedom Rock"
2012 : "Address The Nation"
2014 : "Tearing Down The Walls" 2017 : "Into The Great Unknown"
2020 : "II"


Les chroniques


"II"
Note : 17/20

Lorsque l’on fait mention du rock, de nos jours, cela peut vouloir dire bien des choses, et plusieurs artistes revendiquent ce genre, quelquefois à la limite du possible. Là où les "anciens" rockeurs poursuivent leur carrière, parfois sur respirateur artificiel, il existe encore des groupes croyant à la pertinence du bon vieux rock old school. Entre en scène la formation suédoise H.E.A.T, qui présente ici son sixième album de sa jeune carrière, débutée en 2007.

Les nostalgiques du vieux Europe, Whitesnake et autres Journey seront plus que ravis. En effet, H.E.A.T possède un talent assassin quand vient le temps de produire des pièces mélodiques au possible aux refrains grandioses. Erik Grönwall se veut le parfait descendant de Steve Perry. Sa voix juste et puissante sied à merveille le rock grandiloquent de H.E.A.T. Les amateurs de guitare ne seront pas en reste, d’ailleurs que serait un véritable album de rock sans solos. Dave Dalone maîtrise soigneusement son instrument, ne faisant pas seulement que reproduire aveuglément les mêmes riffs maintes fois entendus. L’une des forces de H.E.A.T est cette capacité de mettre au goût du jour l’un des plus vieux genres de musique au monde. Certes la nostalgie est au rendez-vous sans pour autant sonner vieillotte. La production, entièrement réalisée par le groupe, est moderne, dynamique et puissante. C’est un réel plaisir que d’écouter cet album à pleine puissance.

Ce que j’apprécie dans ces nouvelles moutures du rock moderne, au contraire des groupes de hair metal, qui malgré le plus sérieux du monde, ne pouvaient au final qu’être ridicules, c’est ce véritable amour, cette passion tangible qu’ils démontrent au travers de leur musique. H.E.A.T se veut pratiquement une formation A.O.R. si vous voulez mon avis. Une pièce comme la solide "Victory" appuie ce constat, de par ces petites touches progressives, témoignant d’un souci d’atteindre la perfection. Le solo de clavier y est d’ailleurs fort efficace, et ajoute une touche supplémentaire de variété dans la musique du groupe.

Autrefois, j’approchais les albums de rock dit "classique" à reculons, voire presque avec un air hautain. Par chance, des groupes comme H.E.A.T viennent rapidement me rappeler à l’ordre. Au final, si le véritable désir de création au nom de l’art est au rendez-vous, pourquoi certains styles devraient être dénigrés ? Si c’est bon, pourquoi le nier ?


Mathieu
Juillet 2020




"Tearing Down The Walls"
Note : 16/20

Rockeur à bandana dans les cheveux (longs, de préférence, avec une permanente…), avec ton beau jeans déchiré et tes santiags, m’est avis que tu vas aimer cette chronique qui parle du nouvel opus des Suédois de H.E.A.T, "Tearing Down The Walls", au moins autant que celle du dernier Steel fuckin’ Panther ! Fan de télé crochets musicaux, de Scandinavie et de réussite à la American Dream, m’est avis que tu ne vas pas détester non plus… Déjà parce que cette galette est ultra bien produite, ensuite parce que les compos déchirent et sentent bon la laque et les filles faciles ! Au-delà de ça, et je fais exprès de passer cet argument en seconde position, H.E.A.T. est le groupe d’Erik Gronwall, grand gagnant du Swedish Idol, cuvée 2009, qui a justement créé cette formation cette même année. Ayant déblayé le passage aux éliminatoires de cette émission à grands coups de "18 And Life" (Skid Row), Daughtry, "Show Must Go On" de Queen ou encore "Final Countdown" de Europe, le joli blondinet avait poussé le vice jusqu’à nous gratifier d’un merveilleux "Run To The Hills" de Maiden en phase finale ! C’est dire si, dès le départ, le gamin avait envie de nous dire que, lui aussi, il était de la grande famille du metooooll !

Ca ne te suffit pas ? Ok je développe. Un peu inquiet en écoutant la première œuvre du groupe, elle aussi bien produite, très en voix et léchée, j’ai eu peur que ce "Tearing Down The Walls" soit aussi simpliste et sans trop d’identité, mais ça, c’était avant d’écouter le CD… Tout commence par une belle intro de guitare sèche avec quelques belles lignes mélodiques durant une petite minute avant de sentir vraiment la puissance des amplis sur "Point Of No Return", premier titre et première baffe qui annonce cet opus comme très bien produit, avec un son certes actuel mais tout de même bien tiré de la belle époque du glam. Ce premier titre est à l’image de tous les autres, à savoir super référencé (Survivor en l’occurrence pour celui-ci mais je pourrais en citer d’autres), avec des riffs accrocheurs et des solos qui n’ont rien à envier parfois à ceux de Warren de Martini (RATT). La voix d’Erik est au top, bien évidemment, puisque c’est par celle-ci qu’il s’est fait connaître, sans pour autant friser la prétention et le fake (pour avoir entendu les prestations live de l’époque, avec les faussetés qui vont avec, j’assure que le blondinet chante aussi bien en live que sur album). 

"A Shoot Of Redemption", second titre, se pare, lui, d’un manteau clairement rock aux accents bluesy des plus sympathiques (je vous laisse trouver les influences de ce morceau, il faut bien s’amuser un peu. Dans le genre 1 titre = 1 référence, je pourrais citer dans la même veine le premier album des Allemands de Kissing Dynamite qui ont su, sur leur dernier opus, se départir de cette marque qu’ils considéraient comme un défaut. Les gentils petits.). A la suite du troisième morceau, "Inferno", sympa mais pas mémorable, on enchaîne sur un court break au piano ("Wreckoning") qui permet d’introduire au mieux le titre de l’album éponyme "Tearing Down The Walls" et là on arrive dans le noyau dur de l’ouvrage. Retour de deux décennies à la période Môtley, Skid Row et tous leurs copains pour cette ballade à l’intro acoustique et à la ligne de basse omniprésente, réalisée avec plus de maestria que n’ont pu le faire Wigelius et Eclipse sur leurs derniers opus respectifs. Attention, plagiat (ou pas) à venir avec "Mannequin Show", à la mélodie pompée sur un très célèbre hit d’une chanteuse des années 80/90 de variété. Je n’en dis pas plus, à vous de trouver… Quoi qu’il en soit, le titre reste tout à fait correct. On continue dans la référence (je l’espère) assumée avec "We Will Never Die", énorme clin d’œil à Whitesnake (en l’occurrence, le riff d’entrée sent bon "Cryin' In The Rain", avec une première partie de solo inspirée de Adrian Van Den Berg et une seconde allant chercher du côté de chez Vivian Campbell). En neuvième position, on passe carrément au piano à queue (non, pas de jeu de mots je vous prie) avec "All The Night", titre qui sublime la voix de Gronwall autant que possible, Mr Steven Tyler n’a qu’à bien se tenir !

Que vous le vouliez ou non, on reste dans un album de rock / glam FM, de fait, suite à cette ballade, on retombe pour quelques morceaux, et jusqu’à la fin de l’album, sur du easy listening, un peu moins qualitatif il est vrai que sur la première partie d’album mais qu’importe, l’envie de bien faire est toujours là et l’énergie de la jeunesse aussi. En bref, un excellent album de rock / glam (AOR diront certains ??) FM à souhait mettant en valeur convenablement les talents vocaux d’un gagnant de télé crochet ; aussi puissant et haut perché que le dernier Eclipse et un tantinet plus couillu que le dernier Wigelius, ce second effort suédois est un investissement rentable et marque la nette progression à la hausse du groupe.


Byclown
Avril 2014




"Address The Nation"
Note : 17/20

Les Suédois de H.E.A.T nous proposent ici un 10 titres "Address The Nation" dans un univers oscillant entre du hard rock, du hard FM et du glam. Un niveau musical excellent, autant le dire tout de suite, une production impeccable également. Le son global est très cohérent, pas de redondance, pas de musicien qui écrase l’autre, l’album se laisse écouter comme une caresse d’énergie. Les structures sont traditionnelles : couplet, refrain, couplet, refrain, pont, solo, refrain mais c'est très joliment fait ! C’est très musical, les intonations de voix sont parfaites. Pour les amateurs du genre, vous n’allez pas être déçus !

H.E.A.T a taillé ici un album où chaque titre pourrait être dans un B.O d’un film façon Rocky, film d’action avec la happy end de rigueur. "Breaking The Silence" ouvre avec une énergie folle, des ressentis d’Europe sur leur dernier album. "Living On The Run", "Falling Down" pourraient être la B.O d’un bon Rocky, un hymne à la Bon Jovi légèrement plus hard. Les titres montrent les capacités de chacun sans rentrer dans la démonstration, les solos sont excellents de technique. H.E.A.T ne déroge pas à la règle et envoie un titre pour emballer sévère en soirée sur ce slow, "The One And Only", ça sonne très large, on peut les imaginer aisément en tournée dans des stades entiers reprenant en chœur leur refrain. On retrouve aussi des tempos plus légers mais bourrés d’énergie sur "Downtown" ou "In And Out Of Trouble", des ryhtmes très soutenus sur "Better Off Alone".

Bref, un super album ! Allez, on se lève et on chante "ohohohohoh" sur "Heartbreaker", écoutez, vous comprendrez. H.E.A.T permet de remettre au goût du jour le hard des années 90.


Unam
Novembre 2012


Conclusion
L'interview : Erik Grönwall

Le site officiel : www.heatsweden.com