Le groupe
Biographie :

Hardcore Superstar est né à Göteborg, en Suède, en 1997. En 1997 sort "It’s Only Rock 'N’ Roll", uniquement sur les terres suédoises, chez Gain Records. Trois ans plus tard sort "Bad Sneakers And A Piña Colada" via le label Music For Nations, composé à la fois de réeregistrements de "It’s Only Rock 'N’ Roll" et de nouvelles compositions. Cet album leur ouvre de multiples portes, en permettant au groupe de réaliser des tournées japonaises et européennes, et en voyant pas moins de trois singles –"Someone Special", "Liberation" et "Have You Been Around"- atteindre la première place au Hit suédois. L’avancée continue avec "Thank You (For Letting Us Be Ourselves)" (2001), où Hardcore Superstar se voit partager des tournées avec les légendaires AC/DC et Motörhead. En 2003, avec "No Regrets", il tourne aux Etats-Unis, avant de décider de prendre une pause bien méritée après 6 ans sur la route. L’attente n’est néanmoins pas longue, puisque les Suédois se remettent en route dés 2005 avec un album éponyme, sorti chez Gain Records, le label de leurs débuts. L’ascension n’en finit pas, les tournées s’enchainent, à l’image de leurs disques. "Beg For It" (2009), semble prouver qu’Hardcore Superstar a trouvé la voie qui est la sienne ; preuve qu’attend d’apporter son successeur, "Split Your Lip" (2010). En Février 2013, le groupe revient avec son nouvel album "C’mon Take On Me". L'album suivant, "HSCC", sort en Avril 2015 en Amérique du Nord. Trois ans plus tard, Hardcore Superstar revient avec "You Can’t Kill My Rock’N Roll" en Septembre 2018.

Discographie :

1997 : "It’s Only Rock 'N’ Roll"
2000 : "Bad Sneakers and a Piña Colada"
2001 : "Thank You (For Letting Us Be Ourselves)"
2003 : "No Regrets"
2005 : "Hardcore Superstar"
2007 : "Dreamin In A Casket"
2009 : "Beg For It"
2010 : "Split Your Lip"
2013 : "C’mon Take On Me"
2015 : "HSCC"
2018 : "You Can’t Kill My Rock’N Roll"


Les chroniques


"You Can’t Kill My Rock’N Roll"
Note : 17/20

Qui n’a jamais laissé un historique de navigation compromettant non effacé ? Un de ceux qui sauteront aux yeux d’un utilisateur non désiré sur une machine personnelle. Du genre qui te font passer de petite sainte-ni-touche à marie-couche-toi-là en un clic ? Et c’est tout à fait avec des recherches telles que "Hardcore Superstar" que les risques de ce genre de mésaventures filent un niveau critique. Bien facile d’imaginer une maman tomber sur ce genre de recherches puis cliquer sur l’un des premiers liens menant directement à quelques sites à tendance pornographiques. Si le grand-frère un peu bienveillant imaginera des superstars du milieu hardcore (que le HxC soit new-yorkais ou bostonien), l’oncle vicelard pensera pouvoir se rincer l’œil. Un chroniqueur averti, quant à lui, n’y verra pas "Explosion Anale 56" ou "Poutrage au Chantier" mais plutôt un groupe de hard-glam en provenance de Göteborg.

C’est donc toujours de cuir vêtus et de chaînes ou de clous appareillés que les quatre Suédois viennent présenter leur, désormais, dixième album ! "You Can’t Kill My Rock’N Roll" porte plutôt bien son nom : toujours à osciller entre un heavy et un hard, tous les deux à tendance fortement glam, Hardcore Superstar livre ici l’album le plus entraînant de sa discographie. Pour ceux qui n’y connaissent rien, disons que ça résonne comme Mötley Crüe ("My Sanctuary") quand ça ne sonne pas comme Def Leppard ("Hit Me When It Hurts") et que la plupart du temps, "You Can’t Kill My Rock’N Roll" a quelques airs à la Alice Cooper ("The Others"). Se voulant comme un message de revendication et de rébellion, cet album numéro 10 est une belle célébration (un peu comme un but de Pavard contre l’Argentine). En treize pistes pour quarante-cinq minutes d’écoute, "You Can’t Kill My Rock’N Roll" martèle que, malgré les années qui passent, Hardcore Superstar est toujours debout. Et si la formation a eu quelques peu de mal à percer pour rencontrer le succès (en dépit des apparences, Hardcore Superstar s’est formé en 1997), Hardcore Superstar signe ici l’une des sorties les plus prometteuses du genre. Ce qui est plutôt facile lorsque l’on se perd entre divers genres sans jamais se prendre au sérieux ("Electric Rider", "Have Mercy On Me", "Bring The House Down"). Alors devenons la bonne du curé, ressemblons aux nonnes de l’artwork et trinquons à la santé du saint-père avec une bière à la main. Le spectacle est grand-guignolesque certes, mais dans cette orgie au goût d’hostie, même la foi catholique ne suffira pas pour envoyer Hardcore Superstar aux enfers ("Baboon", "Medicine Man", "Useless Information").

Pour faire simple, Hardcore Superstar c’est Steel Panther avant l’heure. Le spantex, les tignasses colorées et les paillettes avec quelques mois d’avance. Alors amorçons la fin de nos débats en citant Lemmy : "Une fois j’ai vu des prostituées dans nos loges avant un concert, je me suis avancé et finalement c’était Mötley Crüe". Et clôturons le définitivement en le pastichant pour déclarer : "Une fois j’ai entendu des prostituées dans mes écouteurs, j’ai tendu l’oreille et finalement c’était Hardcore Superstar".


Rm.RCZ
Janvier 2019




"HSCC"
Note : 16/20

J’aime Hardcore Superstar. C’est un fait avéré, plus à prouver depuis bien longtemps déjà. Du coup, quel plaisir de suivre les sorties, très régulières qui plus est ! Impossible de me souvenir d’une déception majeure à l’écoute d’un nouvel album. Certes, parfois, le cœur peut continuer à balancer pour des œuvres précédentes, mais rien pourtant pour annihiler le charme du petit dernier ! Et vous savez quoi ? Ce n’est pas encore "HSCC" qui changera la donne. Pourtant, Dieu sait ce que cette première moitié de 2015 m’a déçue, dans le petit monde du metal. Soit. Ce que j’apprécie chez Hardcore Superstar, c’est cette capacité de rester fidèle à son style tout en étant capable d’intégrer de nouveaux éléments au fil de ses albums. A ce sujet, il semblerait d’ailleurs que "HSCC" ait été très prolifique. Et le tout alors que l’inspiration principale de ce nouvel opus provient de rien de moins que les premières démos du groupe !

Comme toujours, nous avons droit à un démarrage en trombe ; cette fois, grâce à l’ultra-dynamique "Don’t Mean A Shit", suivi de "Party ‘Til I’m Gone" et son refrain entêtant. Des hymnes typiques comme les auditeurs les apprécient, à l’image également du single un peu surprenant "Glue", à la "dualité" sympathique entre l’aspect sans détour du titre et son refrain très pop.

Une fois encore, je crois qu’il n’est pas nécessaire de prévenir que vous ne serez PAS perdus à l’écoute de "HSCC". Ceci dit, il est également bon de savoir que ce disque, un peu osé sous son apparente facilité, nécessitera sans doute plus d’une seule écoute avant d’être correctement assimilé. Ces accents seventies (notamment avec le très bon "The Cemetery"), l’inattendu début planant de "Growing Old", la construction honnêtement surprenante de "Fly"… Hardcore Superstar se permet de tester, de se faire plaisir. Et nous, nous en redemandons !

Un disque à découvrir, à savourer, à redécouvrir et re-savourer. Merci aux Suédois de me rappeler que chaque année comporte son lot de sorties plaisantes !


Gloomy
Juin 2015




"C’mon Take On Me"
Note : 16/20

Ses sorties se suivent régulièrement, et restent égales à elles-mêmes : fun, rock'n’roll et addictives. A l’écoute de ses morceaux, le camarade le plus taciturne se retrouve aussitôt à chanter à tue-tête sur le bar le plus proche. Je fais bien sûr allusion à Hardcore Superstar qui, trois ans après l’excellent "Split Your Lip", nous revient avec "C’mon Take On Me". Un album dont la pochette ne fait pas illusion : ce disque sera déjanté ou ne sera pas !

Ceux qui me prendront au mot pourront s’imaginer que la similitude entre le visuel et le contenu se représente par la jeune femme visiblement à bout de force, écroulée entre différents instruments. En fait, elle ressemblerait plutôt à l’état de l’auditeur après la surdose d’enthousiasme que nous apportent les quelques 46 minutes et douze titres composant "C’mon Take On Me". Hardcore Superstar ? Les Suédois se portent excessivement bien, merci pour eux ! Même si, forcément, après avoir bénéficié d’un "Split Your Lips" très enthousiasmant à peine un an après un "Beg For It" tout simplement formidable, trois ans d’attente, ô, que ça paraît long ! Raison de plus pour faire confiance, comme d’habitude. Et, comme d’habitude aussi, le résultat atteint la hauteur des espérances. L’intro, "Cutting The Slack", rappelle l’amour que Wednesday13 porte aux films d’horreur, ambiance insalubre que nous retrouvons également sur l’excellent "Are You Gonna Cry Now". "C’mon Take On Me", titre éponyme, nous refait plonger dans l’univers connu et adoré de nos chers Hardcore Superstar : ceux-là mêmes et leurs riffs à la fois tranchants et mélodiques, rejoints par des lignes de chant –et ces refrains !– ô combien accrocheurs ! Avec "Stranger Of Mine", on ralentit le tempo, pour nous retrouver accompagnés d’une mélodie aux accents blues, simple et reposante : une pause bienvenue pour respirer profondément avant d’entamer la seconde partie de l’album. Bien que celle-ci soit légèrement faiblarde sur le début (pour cause, "Won’t Take The Blame Pt.1" et "Won’t Take The Blame Pt.2 (Sect Meeting)" – le dernier n’étant d’ailleurs simplement que la reprise du refrain pendant presque deux minutes, dispensable), nous découvrons finalement une série de nouveaux tubes en puissance, rien de moins !

Quel plaisir que de simplement s’imaginer bénéficier de "Dead Man’s Shoes" ou de "Too Much Business" sur scène ! Peut-être lors de la future tournée du groupe en Europe ? Une fois encore, le succès est au rendez-vous avec Hardcore Superstar. Et plus important encore : le plaisir ! Puissent-ils nous en procurer autant dans les nombreuses années à venir !


Gloomy
Mars 2013




"Split Your Lip"
Note : 17/20

Il y a des groupes dont l’existence semble toujours avoir été prévue. Il y a des groupes dont la question de la légitimité ne viendrait jamais à se poser. Et parmi ceux-ci, il y a Hardcore Superstar. Convertie dés ma première écoute, si mon sens de l’honneur m’empêche (heureusement !) de crier au génie avant d’avoir entendu la moindre note, le moindre accord, mon intérêt ne peut retenir mon enthousiasme débordant à l’idée d’enfin me mettre sous la dent du nouveau de la part de mes Suédois préférés. "Enfin"… façon de parler : il faut dire que ce ne sont pas eux qui laissent leurs fans aux abois pendant une durée indéterminée sans donner signe de vie.

Rappelons que "Beg For It", l’album précédent, n’est sorti que l’année dernière, pour nous faire une brève idée de la vitalité de la bande ! Et pour nous faire une idée encore plus précise, une seule solution, du nom de "Split Your Lip". Au stade de ce qui représente déjà son huitième album studio, Hardcore Superstar n’en est plus au stade où il cherche à surprendre, ou à dérouter. Comme "Beg For It" en était la preuve ultime, Hardcore Superstar a trouvé son propre style, celui qui lui correspond si bien qu’il semble avoir été directement tracé pour lui et dans lequel il se complait. Il est vrai que c’est également dans ce style qu’on l’aime, non ? Bref, si l’heure de la stupéfaction musicale est venue son terme, celle du ravissement (doux euphémisme !) a encore de longs et beaux jours devant elle ! J’utilise le mot "accrocheur" pour parler d’une réalisation, morceau ou album, qui, une fois insérée en mémoire, ne se résout plus à la quitter. Il ne pourrait donc pas y avoir meilleur adjectif pour définir ce nouvel album ! Ah si, j’en ai un autre en tête : addictif ! On est ici en présence peut-être effectivement pas de matière originale, mais certainement de compositions donc il est facile de retenir dés seulement une écoute (remarque on ne peut plus clichée, j’en suis conscience, mais avant tout véridique : vérifiez-vous-mêmes si vous ne me croyez pas !) ! On a affaire à du Hardcore Superstar en forme olympique, dont les nouvelles compositions n’ont pas à pâlir face aux monstrueuses anciennes : le premier single "Moonshine" possède un groove étonnant, et particulièrement entêtant capable de donner le sourire aux plus réticents ; "Guestlist", sa brève introduction en Finnois (assez énervée, à en croire les "vittu" et "perkele" prononcés) et son humour évident ; "Here Comes The Sick Bitch" rappelant légèrement Bon Jovi, lover de son état ; "What Did I Do" et son côté "Murderdolls cuvée 2010" ; "Last Call To Alcohol" alias "l’invitation à saisir !" ; la saisissante ballade finale "Run To Your Mama"

Impossible de citer un titre qui ne tiendrait pas la comparaison –ou péniblement– par rapport aux autres. Et il n’y aurait non plus aucun intérêt à ce que je m’attarde sur chacune d’entre elles : bien sûr, il y aurait toujours quelque chose à raconter, mais je préfère vous laisser la surprise, afin que vous puissiez découvrir par vous-mêmes tout le bonheur que procure cet album ! Une explosion de délectation, un ouragan de plaisir : voilà la parfaite représentation de ce que peut être Hardcore Superstar ! Suivez mon conseil : joignez-vous à lui les yeux fermés !


Gloomy
Novembre 2010


Conclusion
L'interview : Magnus "Adde" Andreasson

Le site officiel : www.hardcoresuperstar.com