Le groupe
Biographie :

HammerFall est un groupe de power metal fondé en 1993 en Suède. Mené par Joachim Cans (chant) et Oscar Dronjak (guitare), la formation connaît de nombreux changements de personnel avant de signer son premier album "Glory To the Brave" en 1997. Ce disque fait l’effet d’une bombe sur la scène européenne et notamment en Allemagne. HammerFall enchaîne en participant à de nombreux festivals. Les Suédois reviennent ensuite en studio pour enregistrer l’album "Legacy Of Kings" en 1998 et le maxi "I Want Out" en 1999. HammerFall enfonce le clou en 2000, avec "Renegade". Ils sortent "Crimson Thunder" en 2002, puis un album live, "One Crimson Night" en 2003, "Chapter V: Unbent, Unbowed, Unbroken" en 2005, "Threshold" en 2006, "No Sacrifice, No Victory" en 2009, "Infected" en 2011 et "(r)Evolution" en 2014. En Mars 2016, le groupe annonce sa signature chez Napalm Records, et un dixième album album, "Built To Last" sort le 4 Novembre 2016.

Discographie :

1997 : "Glory To The Brave"
1998 : "Legacy Of Kings"
2000 : "Renegade"
2002 : "Crimson Thunder"
2005 : "Chapter V : Unbent, Unbowed, Unbroken"
2006 : "Threshold"
2009 : "No Sacrifice, No Victory"
2011 : "Infected"
2014 : "(r)Evolution"
2016 : "Built To Last"


Les chroniques


"Built To Last"
Note : 14/20

"In times when finest steel was no longer considered the crowning of our beloved genre, HammerFall came to the rescue and blew everyone away with melodic finesse and sincerity", et les gens me demandent pourquoi j’ai toujours détesté HammerFall ? Car contrairement à ce qu’avance l’introduction de cette chronique, citation directement prise du document informatif lié avec la copie que je chronique présentement, n’est que pur mensonge. Lors des meilleures années des Stratovarius, Gamma Ray et autres Angra, HammerFall, annoncé en grande pompe en 1997, n’avait rien de nouveau à présenter, et pour moi, a toujours représenté l’apothéose de l’insipide.

Que dire maintenant que le groupe nous offre son dixième album studio de sa carrière ? Rien ! Bon, d’accord, c’est plutôt réducteur et biaisé de ma part, mais c’est la triste vérité. Le même foutu power metal sans inspiration, sans âme. À titre de comparaison, Sabaton, par exemple, eux, ont su révolutionner le power metal et en faire une bête épique. Oui, la voix de Joacim Cans est solide (d’ailleurs, à m’en pourfendre, j’avais adoré son album solo !), la production est excellente, mais il y a une limite à ce qu’un riff de guitare sans vie peut apporter après trois pièces. En fait, je ne peux m’empêcher en écoutant les chansons de cet album d’imaginer le groupe en concert, exécutant avec virilité ce mouvement de guitare en synchronisme parfait de pure idiotie "true metal" (oui, je m’adresse à toi Manowar !).

Près de 20 ans d’existence, il doit bien y avoir quelque chose que je ne saisis pas ou bien je ne suis pas un "vrai". Je suis pourtant un amateur de Freedom Call, qui ne laisse pas sa place lorsque vient le temps de faire dans la trame sonore bien "cheesy", mais rien à faire, je n’arrive pas à entendre du positif dans la musique d’HammerFall. Arrive "Dethrone And Defy" avec de la double caisse bien rapide, et je me dis "Enfin, la glucosamine fait son effet", l’arthrite sort des poignets des guitaristes. Se pointe alors un petit sourire d’espoir sur mon visage, et bang !, le refrain et son "Made of steel, raise your sword" m’assaille et hop remonte mon déjeuner !

Franchement, le seul point positif que je pourrais apporter est que les gars d’HammerFall peuvent être fiers d’être les Metallica du power metal.


Mathieu
Janvier 2017




"(r)Evolution"
Note : 16/20

Recevoir une nouvelle production d'HammerFall, pour tout fan de metal qui se respecte (à moins d'être définitivement obtus), c'est toujours un plaisir. Aussi lorsqu'il m'a été demandé de vous présenter "(r)Evolution", le nouvel album des Suédois, je n'ai pas hésité un instant...

19 ans après sa création, HammerFall écume toujours les scènes du monde entier et nous enchante(ra) toujours avec son power metal mélodique. Si, durant sa carrière, le groupe a connu des hauts et des bas, il a le mérite de n’avoir jamais baissé les bras et de s'être sans cesse attelé à la tâche afin de proposer les meilleurs productions possibles. Premier constat : pour le précédent album "Infected", Hector avait disparu, mais devant le mécontentement et la grogne des fans, la mascotte est revenue pour "(r)Evolution" ! A ce sujet, HammerFall nous gratifie et nous offre pour ce nouvel album un visuel tout simplement magnifique. HammerFall, avec "(r)Evolution", marque quelque peu un retour aux sources, aux basiques, à ce que le groupe sait faire de mieux, sans (r)évolutionner le style ni le genre mais en proposant un album somme tout intéressant et plaisant à écouter. "(r)Evolution", c'est 11 titres pour prés de 54 minutes de pur power metal classe et sobre. Un voyage aux pays des guitares mélodiques, de la double grosse caisse qui fait remuer la tête mais surtout des refrains à plusieurs voix ou de type chorale. Si "Infected" avait quelque peu déçu, il faut reconnaître qu'avec "(r)Evolution", HammerFall reprend les choses où il les avaient laissées avec "Threshold" ou "No Sacrifice, No Victory" : des morceaux biens construits, carrés ; HammerFall a pour ainsi dire remis le bleu de chauffe, et est revenu à un power metal plus mélodique, moins agressif qui lui correspond mieux. Il n'y a qu'à écouter les titres "Live Life Loud" (un conseil à la HammerFall ?), le magnifique mid tempo à la limite de la power ballade "Winter Is Coming" ou le rapide "Wildfire" à la Helloween pour se rendre compte du résultat. A l'écoute de ("(r)Evolution", on passe (surtout si on aime le power metal) un sacré bon moment, HammerFall se lâche, on est submergé par les solos des guitares et la voix toujours très juste de Joacim Cans. Au niveau de la production, l'album a été enregistré entre le studio d'Oscar Dronjak, le Black Castle Studio et les États Unis aux Firehouse Recording Studios en compagnie de James Mickaël, qui a travaillé entre autres avec Scorpions et Mötley Crüe.

En conclusion, le single "Bushido" laissait entrevoir un album de qualité, avec "(r)Evolution" HammerFall signe effectivement son retour. On est ravi d'observer que le groupe continue son petit bonhomme de chemin et espérons-le pour longtemps encore !


Vince
Septembre 2014




"Infected"
Note : 14/20

Les Suédois de HammerFall sont de retour ! Deux ans après la sortie de "No Sacrifice, No Victory", le groupe sort cette année "Infected". 11 titres de power metal sortis tout droit de Scandinavie, ça fait plaisir !

Mais les premiers morceaux sont aussi froids que leur hiver, en effet le groupe ne libère pas l’énergie souhaitée avec "Patient Zero", "Bang Your Head""One More Time", j’avoue ne pas être un grand connaisseur de HammerFall et même si je connais juste le groupe de nom, les quelques morceaux que j’avais écoutés auparavant m’avait laissé de marbre, et ça se confirme avec les trois premières pistes. Mais malgré ce faux départ, on arrive enfin à quelque chose de plus concluant et plus dans ce que je recherche, en effet "The Outlaw" sera en quelque sorte une délivrance pour le groupe et l’auditeur, on a un morceau très mélodique tout en étant puissant, c’est un peu le but du power metal en même temps. Bien que "Send Me A Sign" soit une ringardise de power ballade, le titre suivant ne sera pas de la même trempe, et Dieu merci "Dia De Los Muertos" rejoindra en quelque sorte mes propos soutenus pour "The Outlaw" mais avec le côté mélancolique en plus, d’autant plus que le solo est une merveille ! "I Refuse", "666 – The Enemy Within", "Immortalized" suivent le même chemin, et ce n’est pas pour me déplaire. Le côté mélodique et le jeu à deux guitares sont tout simplement maîtrisés à la perfection. N’oublions pas le furieux aux fûts qui aura massacré sa belle durant ces quelques minutes de boucherie power. Le mixage n’y est pas pour rien, en effet, tout est bien maîtrisé, les guitares ressortent bien dans le mix, pareil pour la batterie ajustée à la perfection, et la voix ne nous cassera pas les oreilles, c’est bon signe, bref c’est du lourd ! On finira sur "Let’s Get In On" et "Redemption", ces morceaux possèdent un petit quelque chose en plus que je ne saurais expliquer, comme si le choix du groupe était de mettre les deux meilleures chansons en dernières positions.

Le groupe nous livre une galette agréable malgré la frayeur du début, mais c’est du lourd, jetez-vous dessus ! HammerFall n’est pas encore rouillé !


Motörbunny
Mai 2011


Conclusion
Le site officiel : www.hammerfall.net