Le groupe
Biographie :

Gus G. est le guitariste du groupe Firewind et le guitariste live de Ozzy Osbourne. Gus G. quitte la Grèce à 18 ans pour le Berklee College Of Music de Boston. Il quitte l’école rapidement après quelques semaines pour essayer de se faire un nom sur la scène metal américaine. Durant son passage à Berklee, il rencontre le guitariste Joe Stump qu’il cite comme l’une de ses principales influences. En 2005, il remplace le guitariste de Arch Enemy sur leur date à l’Ozzfest et contribue à leur album "Doomsday Machine". Le 21 Août 2009, Gus G. est choisi pour être le nouveau guitariste de Ozzy Osbourne et participer à l’enregistrement de son nouvel album prévu pour 2010. Gus G. a fait quelques apparitions avec le groupe japonais Sigh, il a contribué à l’album "In Defiance Of Existence" du groupe Old Man's Child. En Mars 2014, Gus G. sort son premier album solo, "I Am The Fire", chez Century Media Records. "Brand New Revolution" suit en Juin 2015, toujours chez Century Media, puis c'est au tour de "Fearless" en Avril 2018 chez AFM Records.

Discographie :

2014 : "I Am The Fire"
2015 : "Brand New Revolution"
2018 : "Fearless"


Les chroniques


"Fearless"
Note : 12/20

Gus G. (de son vrai nom Konstantinos "Kostas" Karamitroudis) est un guitariste grec. Son groupe solo du même nom est composé de Dennis Ward (chant, basse) et Will Hunt (batterie). Son quatrième album solo "Fearless" est sorti le 20 Avril 2018 chez AFM Records. Que ce soit grâce à Firewind ou à son bref passage chez Ozzy Osbourne, qui ne connaît pas Gus G. ? Peu de personnes à mon avis !

En effet, l’illustre guitar hero sait être là au bon endroit et au bon moment. Il sait donc s’entourer de beau monde, mais également faire les choses en solo, comme nous le montre sa carrière à son nom, débutée en 2001 avec "Guitar Master", et agrémentée depuis le 20 Avril dernier d’un quatrième album "Fearless", sorti chez AFM Records. Trois ans après le controversé "Brand New Revolution", espérons que "Fearless" soit un nouveau départ pour Gus G. !

"Letting Go" ne nous propose rien de bien nouveau ni particulièrement innovant. Nous avons là du heavy metal mélodique à la sonorité moderne, où Dennis Ward (Pink Cream 69) nous chantonne un air mélancolique, contrebalancé par le jeu de batterie effréné de Will Hunt et le shred impeccable de Gus G.. Sympathique morceau, mais loin d’être extraordinaire, tout comme "Mr Manson" qui le suit. Ce titre terriblement longuet est sans saveur, et à lui seul donne un aperçu de ce qu’est "Fearless" ; un album truffé de compositions sur le fil, oscillant tantôt vers des airs agréables à réécouter et bien construits, tantôt – et surtout – vers quelque chose de beaucoup plus rasant et dénué d’intérêt. "Don’t Tread On Me" en fait les frais et reflète particulièrement bien le problème. On entend très clairement la grosse production et le talent de chacun des membres du groupe, mais nous sentons également un profond manque d’inspiration, tant dans l’instrumentale que dans le chant. Le heavy metal passe-partout, mené par un shredder au jeu en grande partie basé sur la démonstration et non sur le ressenti ne prend plus vraiment au jour d’aujourd’hui. Je déplore cela également sur "Chances" qui pourtant possède une très bonne base, mais dont l’exécution n’est pas à la hauteur. Cependant ma plus grande frustration ne se situe pas ici, mais au niveau des deux morceaux instrumentaux de cet album, "Fearless" et "Thrill Of The Chase". Ils sont gâchés par une production et un jeu de la part de Gus G. clinique et surfait, sans aucun sentiment. Quand des bonnes compositions a priori, nous lassent dès la deuxième ou troisième écoute, c’est mauvais signe… Dur, dur de se renouveler, mais surtout de proposer des compositions bien faites et mémorables.

Cet album mitigé est tout de même traversé par quelques rayons de lumière douce et chaude, pour notre plus grand plaisir. "Fearless" contient quelques titres qui, de différentes manières, savent se démarquer et nous faire voir cet opus autrement. La surprenante reprise de "Money For Nothing" de Dire Straits se place en tête du classement, Gus G. & cie ont su se l’approprier pour nous proposer une cover reconnaissable mais fraîche et dépaysante, on ne pouvait demander mieux. Les influences rock / hard rock de notre shredder grec font également des ravages sur "Big City" à la rythmique groovy et entraînante. Dennis Ward semble tout aussi à l’aise dans ce registre si ce n’est plus, logique en somme, au regard de sa carrière musicale ! Nous poursuivons et terminons sur cette même note, qui cette fois fait dans le registre de la ballade rock. "Last Of My Kind" est un morceau bien construit, qui sans briller par son originalité fait tout de même son effet. C’est un petit plus à l’album que l’on ne peut se permettre de refuser… !

"Fearless" n’est pas un mauvais album, mais il serait hypocrite de dire que l’on s’en souviendra. Il sera excellent seulement si vous aimez vous empiffrer jusqu’à saturation de jeux en shred et de solos à la technique assassine. "Fearless", malgré quelques efforts déployés sur certaines compositions, ne va pas beaucoup plus loin que cela et nous laisse sur notre faim.


Candice
Mai 2018




"Brand New Revolution"
Note : 16/20

Si l’on devait associer l’adjectif "prolifique" au metal, les regards se tourneraient tout naturellement vers Gus G., dont la contribution à hauteur de 27 albums en 14 ans de carrière, forge l’admiration, y compris celle de ses pairs.

Une carrière débutée au sein de Firewind à l’âge de 18 ans, des collaborations prestigieuses notamment sur le "Doomsday Machine" d’Arch Enemy et le premier album solo d’Ozzy, autant d’expériences ayant construites ce guitariste à part, aux univers débordant d’influences. Ce n’est donc pas un hasard si Gus composa son premier album solo en 2014, même si le terme "solo" semble ici hors propos au vu de la qualité évidente des artistes ayant collaboré en totale liberté sous la bienveillance d’un guitariste, chef d’orchestre pour l’occasion. Transcendé par cette première expérience et les retours critiques qui jugent l’album bourré d’une énergie malgré le trop-plein d’influences, Gus remet donc le couvert un an plus tard, pour un second opus baptisé "Brand New Revolution".

La dream team reste sensiblement la même, Elize Ryd, frontgirl d’Amaranthe et Jo Nunez, proche de Gus pour être le batteur de Firewind et Nightrage, viennent rejoindre un casting qui tient du fantasme pour les amateurs éclairés. Douze titres nous sont proposés. Dès le titre d’ouverture, "The Quest", compo entièrement instrumentale nous ramenant aux meilleurs titres d’Arch Enemy, Gus nous conforte sur ses intentions en reproduisant puissance 10 la fougue du premier album. Que ce soit le titre éponyme, "Brand New Revolution", et son approche électrique psychée, "Burn" et sa patine hard années 90, "We Are One" et son intro magnifiquement bluesy, Gus nous offre une palette de sons et d’influences maîtrisés, magnifiées par une technicité certes visible et finalement reléguée au second plan par un enthousiasme qui fait plaisir à voir, comme si à 34 ans cette antithèse du guitar hero traditionnel nous livrait une master class finalement accessible à tous, là où d’autres se sont montrés beaucoup plus élitistes.

En alternant power ballads, hard agressif et même des plages de slow, Monsieur G. nous propose une relecture du genre, une nouvelle façon de conter des histoires par les cordes, reléguant finalement les lyrics au simple rang d’accompagnateur. "What Lies Below" en est la preuve : lourd, sublimé par la voix magnifique d’Elize qui propose des tonalités sympho rendant le traitement grave du titre poétique, nous constatons des arrangement bruts dénués d’artifices, une constante. "Behind Those Eyes" et ses soli à la Guns N’ Roses, "Gone To Stay" dont l’intro et le timbre de la voix nous rappellent Europe (période "Prisoners In Paradise"), "Come Hell Or High Water" et son rock’n’roll musclé, voire burné sur les refrains sont autant de propositions qui, mises bout à bout, créent une œuvre imprévisible, surprenante et inattendue, évitant les piège d’un fourre-tout.

Ses doigts remplaçant la voix, le maestro jongle, caresse, groove avec l’aisance d’un jeune premier dont l’objectif premier est de s’accomplir. En se faisant plaisir, Gus G. réussit haut la main à nous faire plaisir.


Braindead
Juillet 2015




"I Am The Fire"
Note : 15/20

Bien que jeune guitariste, Gus G. a déjà une belle carrière derrière lui. Avant d'être sous la protection du Prince des Ténèbres himself en la personne d'Ozzy Osbourne, il a laissé son empreinte dans nombre de formations, comme Firewind, Nightrage, Dream Evil ou encore Mystic Prophecy. Autant dire que les preuves sont là pour justifier la naissance d'un projet solo.

Pour mener à bien ce projet, il s'est entouré de pointures pour l'accompagner musicalement et vocalement. Outre Mats Levén (Candlemass) qui chante sur pas moins de quatre des douze titres, on peut aussi entendre les voix de Blake Allison (Devour The Day), Michael Starr (Steel Panther), Alexia Rodriguez (Eyes Set To Kill), Jeff Scott Soto (Journey), Tom S. Englund (Evergrey) ou Jacob Bunton (Adler). Musicalement, on retrouve Dave Ellefson (Megadeth), Billy Sheehan (David Lee Roth), Marty O'Brien (Tomy Lee), Jeff Friedl (Perfect Circle) ou Daniel Erlandsson (Arch Enemy). Que du beau monde pour accompagner le jeune prodige de la six cordes.

Ce qui est rassurant à voir cette bande d'amis réunis, c'est qu'on ne va pas avoir affaire à un album de guitar hero. Au contraire, une fois dans le lecteur, c'est un album résolument heavy qui se lance ! Pour laisser aller son imagination et sa dextérité, le guitariste grec a tout de même glissé deux instrumentaux au milieu de ses compos, mais hormis ces deux titres "Vengeance" et "Terrified", c'est une bien bonne galette qui nous est offerte !

Alors certes, on en prend plein les oreilles et les prouesses du jeune homme ont de quoi rendre envieux tout guitariste en herbe, mais il a surtout su écrire des morceaux pour chaque participant, collant à leur style respectif. On pourra alors y retrouver du hard rock, du glam, ou encore du punk rock californien avec la participation des américains de Devour The Day.

Du coup, difficile de trouver un fil conducteur dans cet album. Gus G. s'est fait plaisir ! Qu'on aime ou pas, il faut reconnaître que c'est bien écrit, bien enregistré et très propre. Gus G. fait maintenant officiellement partie de la famille des guitar heroes qui ont dû l'inspirer dès le plus jeune âge, et à 34 ans, il est un des plus jeunes à rejoindre ce milieu fermé de "fous du manche", et rien que pour ça, c'est la classe !


Nicko
Avril 2014


Conclusion
Le site officiel : www.gusgofficial.com