Le groupe
Biographie :

Fleshcrawl est un groupe de death metal allemand formé en 1991 et actuellement composé de : Bastian Herzog (batterie, chant / ex-Suffocation), Borisz Sarafutgyinov (chant / Boris The Savage, Deprived Of Salvation, Dusty Chopper, ex-Baskíria, ex-Forget The Past, ex-Lies Of The Machine, ex-Symmetry Of The Void, Project : Void, ex-Enemiga), Apu Justin Reisch (guitare / Khaos, Motörcult, Sacroscum, Vomiting Goat, ex-Blind Allegiance, ex-Fall Of Luvah), Manu Markowski (basse / ex-Deathvastation) et Christian Kalbrecht (guitare / Gutfuck, ex-Anity, ex-Raw Ensemble, ex-Al-Quatholica, ex-We Spoke Of Lies). Fleshcrawl sort premier album, "Descend Into The Absurd", en Juin 1992 chez Black Mark Production, suivi de "Impurity" en Mai 1994, de "Bloodsoul" en Juin 1996, de "Bloodred Massacre" en Octobre 1997, de "As Blood Rains From The Sky... We Walk The Path Of Endless Fire" en Avril 2000 chez Metal Blade Records, de "Soulskinner" en Janvier 2002, de "Made Of Flesh" en Mars 2004, de "Structures Of Death" en Septembre 2007, de "Into The Catacombs Of Flesh" en Novembre 2019, et de "Epitome Of Carnage" en Juin 2026 chez Reigning Phoenix Music.

Discographie :

1991 : "Lost In A Grave" (EP)
1992 : "Descend Into The Absurd"
1994 : "Impurity"
1996 : "Bloodsoul"
1997 : "Bloodred Massacre"
2000 : "As Blood Rains From The Sky... We Walk The Path Of Endless Fire"
2002 : "Soulskinner"
2004 : "Made Of Flesh"
2005 : "Crawling In Flesh" (Compilation)
2007 : "Structures Of Death"
2019 : "Into The Catacombs Of Flesh"
2026 : "Epitome Of Carnage"


Les chroniques


"Epitome Of Carnage"
Note : 19/20

Nouveau carnage pour Fleshcrawl. Près de sept années ont passé depuis leur dernier album, et malgré une petite période à vide, le groupe mené par Bastian Herzog (batterie), Manu Markowski (basse), Christian Kalbrecht (guitare, Gutfuck), Apu Justin Reisch (guitare, Sacroscum) et Borisz Sarafutgyinov (chant, Dusty Chopper, Deprived Of Salvation, Boris The Savage, ex-Symmetry Of The Void…) signe chez Reigning Phoenix Music pour la sortie de son dixième album, "Epitome Of Carnage".

Les Allemands entament leur assaut à la HM-2 avec "Blood Dominion", premier titre ultra violent qui nous met immédiatement dans le bon état d’esprit pour secouer frénétiquement le crâne sous les hurlements pendant que la tronçonneuse fait rage. Le son abrasif et la vitesse en font un titre parfait pour incarner le death metal old school, et même le solo rend le mélange inquiétant avant de ralentir pour passer à "Chapel Of Guts", titre pesant à souhaits dont l’introduction développe une atmosphère pesante avant un regain d’énergie mené par la batterie. Le titre va de nouveau accélérer pour trouver son rythme de croisière un peu saccadé mais efficace, puis proposer quelques touches morbides avant que "Grave Messiah" ne frappe à son tour, apportant sa propre vindicte ainsi que ses sonorités caverneuses couplées à l’habituel son dévastateur. On passe à Embers of Wrath, titre déjà connu qui affiche dans un premier temps un mid-tempo accrocheur pour permettre aux nuques de se délier et aux mélodies de s’installer pour assez vite nous mener à "Committed To Suffer" qui accélère d’un coup de frappe à pleine puissance. Les parties vocales s’adaptent sans mal à la cadence changeante ainsi qu’à l’ambiance macabre, puis on repart à toute vitesse avec "Reign Forever", le morceau suivant qui n’a rien à envier aux titres emblématiques du style autant dans la violence que dans la maîtrise de l’attention pour faire remuer une fosse.

Les harmoniques sanglantes sont également de la partie, proposant un break intéressant avant le solo final qui mène à "Chronicles Of Bloodshed", interlude qui signe le premier vrai moment de répit tout en restant dans les tonalités inquiétantes avant de charger à nouveau sur "Rebuilt From Flesh", morceau lui aussi parfait pour secouer frénétiquement le crâne. Tout dans ce titre appelle à la violence, que ce soit la rythmique sauvage, les parties vocales ou les patterns accrocheurs, et il en sera de même pour "Orphan God" qui se savoure exactement de la même façon : avec la tête qui bouge au son des riffs furieux du groupe. Le tempo ralentit légèrement pour "Path Of Thorns", titre suivant qui ne manquera pas de proposer des éruptions de rage pendant que ses riffs font rage et tissent ces sonorités angoissantes, laissant même la basse temporiser par moments avant d’exploser en rejoignant "Heralds Of Death", qui gère également assez bien son rythme. Les coups pleuvent au rythme des guitares intransigeantes, et les point final sera mis par "Of Fire And Flesh", ultime composition qui nous permet de savourer une dernière fois ce son fumant et si agressif que le groupe ne manque pas de déployer à chaque instant, même lors du requiem qui marque la fin du titre.

Le silence a été bénéfique pour Fleshcrawl, et même si le groupe a été affecté par quelques changements de line-up, il est revenu pour proposer avec "Epitome Of Carnage" un véritable déferlement de violence sauce old school comme on les aime. Vive Fleshcrawl !


Matthieu
Juin 2026




"Into The Catacombs Of Flesh"
Note : 17/20

Amis amateurs de graisse auditive, votre heure est arrivée. Pour terminer l’année 2019, Fleshcrawl nous offre son neuvième album, "Into The Catacombs Of Flesh". Créé en 1987 sous le nom de Morgöth, le groupe change de nom en 1990 pour Suffocation. Il va sans dire que ce nom change à nouveau pour celui que nous connaissons actuellement l’année suivante. Côté line-up, seul Bastian Herzog (batterie) est présent depuis le début, mais il peut compter sur les hurlements de Sven Gross (chant, Carnal Ghoul), ainsi que sur Oliver Grbavac (guitare / chant, ex-Debauchery, ex-Stallion), Manu Markowski (basse) et Christian Kalbrecht (guitare). A noter que j’écris cette chronique en 2020, et que ce dernier a remplacé Slobodan Stupar (guitare), qui a enregistré l’album.

On démarre donc avec "Into The Catacombs Of Flesh", le premier morceau et son sample introductif inquiétant. On ne sait pas trop où on met les pieds, mais l’ambiance est pesante et le death old school des Allemands frappe fort et vite. Le son est gras, les riffs rapides, et il en sera de même pour "Mass Obliteration". Dans la plus pure tradition du death metal, le groupe écrase tout sur son passage, alternant rouleau de double pédale et blast féroce. Les harmoniques sanglantes peuplent également la rythmique, alors qu’on ralentit le tempo pour "Ossuary Ritual". La recette ne change pas, mais elle est bonifiée alors que le chanteur modèle sa voix à son gré. Nouvelle accélération avec la courte "Funeral Storm" et ses guitares ravageuses. Le groupe pioche également dans une légère base thrash pour se diversifier un peu, mais l’énergie est toujours présente.

On continue avec "Grave Monger", titre sombre à l’introduction inquiétante et qui use de ce fameux triton avant de nous lancer des riffs gras en pleine face. Même constat pour "Chained Impalement" qui ne prendra cependant pas de pincettes pour nous assommer avec sa rythmique pour finalement nous maintenir en vie grâces aux harmoniques perçantes. Un passage plus calme avant de revenir sur des la violence, et c’est "Law Of Retaliation" qui prend la suite. A nouveau une introduction aux sonorités sombres qui annonce un death metal aux riffs massifs et sans aucun compromis. A nouveau, la recette martiale du groupe fonctionne à la perfection pour "Obliteration Bizarre", et ce sont moins de deux minutes de pure violence qui frappent sans nous donner ne serait-ce qu’une seconde de répit pour respirer avant de cesser brutalement.

Mais pas le temps de s’ennuyer puisque "Red Streams Of Sorrow" prend immédiatement la suite avec la même vigueur, la même puissance et le même son gras et tranchant, agrémenté de passages plus mélodiques. Un solo perçant vient trancher les riffs épais puis nous laisse profiter de la fin du titre, et c’est "Of Frozen Bloody Grounds" qui prend la suite. A nouveau des accents mélodiques, mais la base death pur jus reste intacte. Le groupe sait exactement où il va, et c’est un bonheur que de headbanguer au rythme du son. On continue avec "Suffer The Dead" et son break groovy en plein milieu, qui contraste lui aussi avec le death brut des Allemands. Dernier morceau de cet album, "Among Death And Desolation". Une pluie d’harmoniques et de blasts nous tombe alors dessus sans prévenir, et à nouveau les guitares partent dans des parties lead perçantes pendant que le duo basse / batterie tient la rythmique sous les hurlements du chanteur.

Monument du death metal fêtant bientôt ses trente années d’existence, Fleshcrawl sait ce qu’attend son public. Et bien que se permettant une petite prise de risques, "Into The Catacombs Of Flesh" va nous le donner, à grands coups de riffs massifs, d’harmoniques sanglantes et de chant saturé puissant. Une belle réussite, autant dans la longévité que dans la constance des sorties.


Matthieu
Mars 2020


Conclusion
Le site officiel : www.fleshcrawl.net