Le groupe
Biographie :

Fear Of Domination est un groupe de groove metal / metalcore finlandais formé en 2006 et actuellement composé de : Lauri Ojanen (basse), Jan-Erik Kari (guitare, chant / Survivors Zero), Saku Solin (chant / Stereo Terror, Turmion Kätilöt), Johannes Niemi (guitare), Lasse Raelahti (clavier / ex-Volymian), Jessica Salmi (chant / ex-Everslave, ex-Therapist) et Anton Nisonen (batterie / Pahan Ikoni, Vetten Äpärät, ex-Halo Of Dreams). Fear Of Domination sort son premier album, "Call Of Schyzophrenia", en Mai 2009 chez Osasto-A Records, suivi de "Create.Control.Exterminate" en Novembre 2011, de "Distorted Delusions" en Février 2014 chez Inverse Records, de "Atlas" en Mai 2016, de "Metanoia" en Mai 2018 chez Ranka Kustannus, de "VI: Revelation" en Décembre 2021, et de "Katharsis" en Janvier 2026 chez Inverse Records.

Discographie :

2009 : "Call Of Schyzophrenia"
2011 : "Create.Control.Exterminate"
2014 : "Distorted Delusions"
2016 : "Atlas"
2018 : "Metanoia"
2021 : "VI: Revelation"
2026 : "Katharsis"


Les chroniques


"Katharsis"
Note : 15/20

C’est le début d’une nouvelle ère pour Fear Of Domination. Pour ses vingt ans, le groupe mené par Saku Solin (chant, Turmion Kätilöt), Jan-Erik Kari (guitare, Survivors Zero), Lauri Ojanen (bass), Johannes Niemi (guitare) et Lasse Raelahti (clavier) sort chez Inverse Records son septième album, "Katharsis", qui est également le premier avec leurs nouvelles recrues, Jessica Salmi (chant, ex-Everslave, ex-Therapist) et Anton Nisonen (batterie, Pahan Ikoni).

"Alone" démarre fort avec une rythmique énergique et accrocheuse sur laquelle les cris de Saku et Jessica se répondent, convergeant vers des refrains plus chantants qui s’intègrent naturellement au rythme de la composition et offrent quelques moments de respiration. Le titre reste assez simple, tout comme "Dead Anyway" qui démarre assez lentement avant de laisser les claviers sublimer la charge de leurs touches modernes pendant que les parties vocales dansent ensemble. Très légère accalmie avec le début de "Monsters", puis les riffs saccadés prennent le relai pour nous faire remuer le crâne avec une rythmique entraînante rendue agressive grâce aux vociférations, mais aussi avec ce solo furieux qui sort de nulle part avant le dernier refrain, puis on enchaîne sur "Imposter" qui propose un son bien plus imposant. Choeurs et orchestrations sont de sortie tout comme les tonalités inquiétantes pour rendre ce titre assez différents des autres tout en restant dans une dynamique fédératrice, mais on change à nouveau d’ambiance pour la lourdeur et le groove de "Last Words" qui sera sans aucun doute l’une des prochaines armes de prédilection du groupe pour les performances live.

Le refrain rentre facilement en tête alors que "Primum Noce Apte" se concentre sur des riffs plus virulents et infusés au death mélodique moderne pour nous briser la nuque, mais le titre est assez court et le break nous sort brièvement de cette rage avant d’enchaîner avec "Rabbit Hole" qui s’apaise un peu tout en proposant quelques passages bien entraînants comme le groupe sait faire. Le final est parfait pour motiver une fosse avant les tonalités disco d’"All As One" qui nous permettent à leur tour de sautiller joyeusement pendant que le groupe s’amuse, en particulier sur les leads qui dynamisent le titre tout comme le dernier refrain, puis le groupe choisit à nouveau les éléments majestueux sur la lancinante "Endgame". Le titre passe de moments pesants à parties minimalistes puis finit par rester théâtral avant que "Feel" ne nous envoûte grâce à une approche bien différente aussi douce qu’inquiétante et qui attendra le dernier moment pour pousser sa mélancolie à l’extrême, offrant un final saisissant.

Fear Of Domination reste sur ses acquis et propose avec "Katharsis" des compositions comme on les attendait, toujours entre l’énergie pure et les touches dansantes. Chaque morceau est assuré de faire son effet en live, mais le groupe peine malheureusement à s’exporter.


Matthieu
Janvier 2026




"Distorted Delusions"
Note : 14/20

Cette année marque la sortie du troisième album de Fear Of Domination, un groupe finlandais dont le son, aux confins du metal et de l’electro, bien que de qualité, a eu tendance à passer inaperçu depuis sa création.

Prenez du death metal mélodique, incorporez la dose d’electro de votre choix, mixez le tout : vous obtenez ainsi le ciment et les briques de votre édifice. Il ne reste plus qu’à ajouter les couleurs, le relief, le décor… tous ces éléments qui vous permettront d’apporter votre personnalité propre. Fear Of Domination n’a pas peur de tester ses envies ; qualité appréciable s’il en est, cela va de soi ! Les Finlandais n’en oublient tout de même pas d’offrir des compositions imparables, à l’image de "Violence Disciple" et autres "PaperDoll". Mais ils ne s’arrêtent pas en si bon chemin.

Au milieu de compositions plus ou moins classiques et efficaces se retrouvent quelques bonnes intensions bien placées. Vous vous sentirez probablement ravi par le mid-tempo "Parasite", son chant clair de qualité et son solo rafraîchissant. L’effort sur les ambiances de "The Great Dictator" en fait un titre à part, tandis qu’"Organ Grinder", le plus long morceau de l’album, constitue grâce à ses curieux airs de comptine certainement le morceau le plus unique du lot. Bon, ne nous leurrons pas : toutes les tentatives de distinction ne sont pas une réussite, comme en témoigne "Needle" et son chant féminin dispensable.

Comme nous l’avons vu, la recette de base est simple. Peut-être même de trop ; malgré quelques bonnes idées, l’album finit par tirer en longueur par moments. Un peu dommage, certes, mais le résultat reste néanmoins satisfaisant, à défaut de casser des briques. Ce n’est déjà pas si mal !


Gloomy
Janvier 2014


Conclusion
Le site officiel : www.fod.fi