"While Everything Collapses"
Note : 16/20
La chute est proche avec Empire of Disease. Créé en 2018, le groupe basque signé chez XTreem Music et composé de Pintxo Wayewta (chant), Gorka Díez (guitare), Iban Hernando (batterie), et Xabier H Zarraga (basse) sort en 2026 son troisième album, "While Everything Collapses".
"The Beast Inside Me" nous accueille avec un sample mi inquiétant, mi mélancolique pour finalement mieux nous préparer à sa rythmique agressive qui arrive lentement, puis qui explose d’un seul coup et accueille les parties vocales brutes. Le titre reste infusé de ses racines old school tout en caressant la limite entre death mélodique et metalcore, en particulier sur le break, alors que "Depravity" va clairement nous imposer ses racines américaines et ne faire aucun doute sur les influences de la formation. Le solo tranchant vient contrebalancer la violence quasi permanente, puis "No Risk, No Glory" va alourdir le son pour nous donner envie de lever le poing comme avant un wall of death maîtrisé qui se lance avec les vociférations. Au-delà de la brutalité évidente, le titre propose des refrains accrocheurs mais sait également accélérer le mouvement pour l’angoissante "The Art Of Manipulation" qui prend la suite et déverse ses riffs aux harmoniques perçantes à bonne allure.
L’auditeur averti aura une fois de plus reconnu l’inspiration du combo qui redouble d’efforts pour ce morceau intense avant de ralentir pour une "Torture Chamber" d’abord plus pesante et saccadée, puis qui nous fonce à son tour dessus en s’orientant sur des patterns taillés pour le live. Le final chaotique nous mène à "Hamunaptra" qui démarre avec un court sample cybernétique, puis qui nous explose en pleine face et nous emporte habilement dans sa ruée vers "While Everything Collapses", le titre éponyme, et ses riffs furieux. Le morceau est assez court, mais parfait pour secouer frénétiquement le crâne avant de hurler le refrain à l’unisson, puis de laisser la pression redescendre un instant avec "More Than A Hundred" qui referme l’album d’abord dans une douceur presque angoissante, puis avec une force de frappe similaire, proposant un groove brut et accrocheur qui ne faiblit pas.
Bien que je n’étais que très peu revenu sur Empire Of Disease depuis son dernier album, je constate que le groupe s’affirme bien plus avec "While Everything Collapses" ! Les influences sont plus qu’évidentes, mais parfaitement maîtrisées.
"Shadows In The Abyss"
Note : 15/20
Empire Of Disease dévoile son deuxième album. Après des débuts difficiles en 2015 sous
le nom de Nightmare Within, le groupe change de nom en 2018 puis commence à travailler
sur son premier EP, qui sort l’année suivante, suivi par un premier album en 2021. En 2023,
Iban Hernando (batterie), Gorka Díez (guitare), Pintxo Wayewta (chant) et Xabier H
Zarraga (basse) signent avec Xtreem Music pour la sortie de "Shadows In The Abyss", leur
deuxième album.
L’album débute avec les tonalités modernes de "The Valley" qui prennent de l’ampleur
jusqu’à accueillir le chant avant de devenir plus saccadées. Les quelques racines old
school se mêlent bien aux influences metalcore efficaces du groupe, tout comme les parties
vocales solides, parfois bien plus grasses qui nous lâchent sur l’énergique "Time For A New
Era" et ses harmoniques tranchantes. Le vocaliste semble mettre ses capacités à l’épreuve
sous la rythmique motivante, puis c’est avec "Ghost Of The Past" que le groupe va nous faire
remuer le crâne, faisant de ce court titre une charge continue entre blast régulier et riffs
infusés au thrash metal. Le rythme va à peine s’apaiser quelques secondes avant que
"Digging Our Graves" ne prenne la suite en alignant des éléments similaires dédiés à
l’agressivité pure, que ce soit sur l’instrumentale remuante ou le chant, et ce n’est pas avec
"The Game" que la situation va s’arranger, puisque les musiciens semblent décidés à partir à
toute allure sur ce morceau.
On retrouvera également des parties lead plus entêtantes qui
nous permettent de respirer sous la déferlante avant qu’elle ne s’alourdisse, laissant
finalement place à "Dark Side Of The Soul" et à ses patterns groovy accrocheurs. Les
harmoniques se font également plus présentes, en particulier sur le passage plus lent du
morceau, qui nous conduit après un final plus explosif à "From The Depths" qui repart sur une
base plus vive pour laisser les diverses influences s’exprimer sur la rythmique énergique
bourrée de leads tranchants. "Scum" propose un son légèrement plus complexe soutenu par
de légères orchestrations, créant des parties plus majestueuses, puis c’est "Shadows In The
Abyss", le titre éponyme, qui va clore ce deuxième album avec un son efficace sur lequel le
groupe place habilement des leads entêtants.
Empire Of Disease connaît ses influences, qu’elles soient modernes ou old school, et les
mélange efficacement pour faire de "Shadows In The Abyss" un album rythmé et plaisant à
écouter. Rien de révolutionnaire, mais le tout reste solide !
"With All My Hate"
Note : 11/20
Prêts pour l’arrivée d’Empire Of Disease ? Moi non plus ! Créé en 2015 en Espagne en tant
que Nightmare Within, le groupe change de nom en 2018 avant son premier EP. Pintxo
Wayewta (chant, Dethlirium, Tenebra, ex-In Thousand Lakes), Gorka Díez (guitare), Iban
(batterie), Sergio Godoy (guitare) et Ander Baz (guitare) ont composé "With All My Hate"
avec leur tripes.
Fortement influencé par la scène américaine dans le metalcore / death mélodique, et plus
particulièrement par The Black Dahlia Murder, le groupe nous propose de commencer
avec "Human Freak Show", une introduction qui laisse rapidement place à "Strange Saviours",
leur première composition énergique et accrocheuse. Le groupe continue avec "To Be
Reborn Among Ruins", un titre qui allie rapidité avec efficacité tout en proposant des
harmoniques tranchantes, tout comme la lourde "Dawn Of The Atheist" et sa froideur. "Panic &
Pain" continue dans cette agressivité emplie d’harmoniques tranchantes qui collent à la
perfection avec cette énergie brute.
"Wasted Your Time" développe un groove agressif et brut
peuplé par des leads perçants et inspirés, puis c’est avec la noirceur que le groupe joue sur
"A Breathing Chaos", une composition entêtante et oppressante. Plusieurs types de chants se
relaient pour se poser sur une rythmique solide, puis "Dead Or Alive" propose un contraste
intéressant entre agressivité et sonorités planantes. Le titre est énergique mais certaines
parties proposent une agressivité autre, alors que "With All My Hate", le titre éponyme,
lancera probablement les headbangers les plus motivés. On termine avec "A Breathing
Chaos", une composition qui place des sonorités aériennes et majestueuses sur cette base
énergique, mais surtout avec "God Ends Here", un titre qui place des samples entêtants sur
une rythmique qui tente de mélanger intensité et efficacité.
Empire Of Disease tente de créer son identité. Le parallèle avec The Black Dahlia Murder
peut sembler simple, mais il est réel, tous les éléments y sont. "With All My Hate" propose de
bonnes idées qui sont malheureusement trop vite dissipées par la capacité du groupe à
coller à ses modèles.
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