"Rise Of The Mutated"
Note : 18/20
Il y a du mouvement chez Embryonic Autopsy !
Signé chez Massacre Records depuis son tout premier album, il y a quatre ans, le groupe mené par Tim King (chant, Oppressor, SOiL), Scott Roberts (guitare, Mantors, The Secret VI), Kenxi (basse, live pour Oppressor) et Marco Fimbres (batterie, Khaotika, live pour Oppressor) signe en 2026 son troisième album, "Rise Of The Mutated".
On notera la présence des guitaristes James Murphy (Living Monstrosity, ex-Death, ex-Testament, ex-Obituary…) et Terrance Hobbs (Suffocation, ex-Criminal Element, ex-Deprecated, ex-Castrofate) pour certains leads.
On attaque avec "Bathing In Entrails", premier titre qui nous offre l’habituel sample horrifique et angoissant caractéristique du style avant de nous piétiner en bonne et due forme grâce à une rythmique épaisse rapidement renforcée par des borborygmes monstrueux. On sent la touche old school du death metal, mais aussi quelques claviers plus modernes ainsi qu’une pointe de grind furieux qui vient frapper à son tour après une intro assez inquiétante, proposant des tonalités encore plus pesantes grâce aux rugissements inhumains. Seuls les leads apportent un semblant de mélodie, mais les grognements resurgissent d’abord sur sample puis sous des riffs plus complexes avec "Feasting Upon The Rotted Uterus", le titre suivant, mais on notera aussi une base épaisse qui contrebalance et nous fait remuer le crâne, mais le groove menaçant nous conduit à "Aborted Within The Aztec Temple" où une introduction cybernétique surprendra avant que la violence ne revienne prendre ses droits avec des tonalités inquiétantes.
On enchaîne sans tarder avec "Beheading The Infertile Surrogate" qui ne prend pas de gants de déverse toute sa rage sauce brutal death à bonne allure de la première à la dernière seconde, puis "Burst Ovarian Cyst" nous offre une touche saccadée pour compléter le flot ininterrompu de brutalité qui laisse tout de même quelques leads perçants passer. Nouveau torrent de brutalité sur "Stab, Kill, Consume", morceau simple et efficace au refrain entêtant qui pousse à la fois au headbang mais aussi à la violence dans le pit, mais la cadence ne faiblit pas avec l’arrivée de "Drenched In Corrosive Semen" qui lui emboîte le pas avec une approche assez similaire, comptant toujours sur des parties vocales colossales pour compléter son riffing puissant. Le final nous accorde un court temps de répit, mais "Bloated In Pus" surgit sans prévenir pour frapper de toutes ses forces avec sa rythmique mais aussi un solo sanglant, mais l’album atteint déjà son dernier morceau, "Rise Of The Mutated (The Newborn Kings)", qui débute de manière beaucoup trop calme et qui s’autorise quelques éruptions d’agressivité pour répondre à sa base groovy et effrayante, et qui finira par nous abandonner.
Pas de surprise chez Embryonic Autopsy, mais son efficacité parle d’elle-même ! Si "Rise Of The Mutated" pourra choquer le nouveau venu pour la bestialité de son chant, les habitués sont déjà en train de savourer toute la sauvagerie de ce nouvel album.
"Origins Of The Deformed"
Note : 16/20
Disséquons la nouvelle oeuvre d’Embryonic Autopsy. Deux ans après son premier album,
le groupe américain formé par Tim King (chant, Oppressor, Soil), Scott Roberts (guitare,
Mantors, The Secret VI), Kenxi (basse) et Marco Fimbres (batterie, Khaotika) dévoile
"Origins Of The Deformed"
chez Massacre Records.
On débute avec l’introduction inquiétante de "Dripping In The Vaginal Nectar", un premier titre
qui fait honneur aux codes du brutal death avec ses vociférations massives et sa rythmique
brute parfois saccadée. Des leads perçants viennent apporter une touche d’angoisse, puis
les riffs repartent en nous menant à "Orgies Of The Inseminated" qui va instaurer une
ambiance oppressante tout en restant dans la violence pure et continuelle. Le mélange reste
relativement accrocheur avant de ralentir pour laisser place à "Human Vessel Of Alien
Hybrids", où les musiciens adoptent une approche plus imposante que virulente, à l’inverse
de "Dissolving In Acidic Afterbirth" qui renoue avec la sauvagerie en déployant également
quelques éléments plus dissonants. L’album continue avec "Spewed Forth Into Chunks" qui
nous offre un court instant de répit avant de lâcher les fauves à un rythme effréné sous le
feu du blast, permettant aux riffs abrasifs de s’exprimer en compagnie des hurlements.
On
reste dans cette touche old school grasse avec "Self-Inflicted C-Section" qui semble effacer
toute trace du mot “pitié” du vocabulaire du groupe, mais le morceau est court, et il en sera
de même pour "The Conjoined Must Perish" qui nous sert une recette similaire avec quelques
ralentissements étouffants. Le final basse / batterie groovy nous mène à la sombre
"Cleopatra's Spawn" où la violence n’arrive qu’après un moment de relâche, mais elle fera
naître des leads hurlants pour marcher avec le rouleau-compresseur jusqu’à la puissante
"Carnivorous Abortion" où les riffs hachés et sous-accordés pleuvent sous un mix qui les rend
encore plus lourds. Le solo offre quelques influences plus aériennes, puis l’album se termine
sur "The Curse Of Madame Pele" et son angoissante douceur créée par quelques notes de
son clair mais brumeux, chose assez surprenante, je dois l’avouer.
Le death metal d’Embryonic Autopsy est définitivement ancré dans la veine la plus brutale
et old school, mais on sent que le groupe ne se prive pas pour lorgner vers d’autres
inspirations, donnant à "Origins Of The Deformed"
quelques touches plus surprenantes.
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