Le groupe
Biographie :

Dragonhammer est un groupe de power metal italien formé en 1999 et actuellement composé de : Flavio Cicconi (guitare), Gae Amodio (basse), Max Aguzzi (chant / guitare), Giulio Cattivera (clavier / ex-Blind Secrets, ex-Joking with Fire), Giuseppe De Paolo (guitare) et Andrea Gianangeli (batterie / Galderia, ex-Five Hundred Murders). Dragonhammer sort son premier album, "The Blood Of The Dragon", en 2001 chez Legend Music, suivi de "Time For Expiation" en Mars 2004 chez Scarlet Records, de "The X Experiment" en Décembre 2013 chez My Kingdom Music, et de "Obscurity" en Octobre 2017.

Discographie :

2001 : "The Blood Of The Dragon"
2004 : "Time For Expiation"
2013 : "The X Experiment"
2017 : "Obscurity"


La chronique


Je me souvenais vaguement de ce groupe, et à la suite de mes recherches avant de débuter cette chronique je me suis rappelé avoir acheté à l’époque leur premier album, en 2001 ! Belle époque où je n’écoutais que du power metal, surtout en provenance d’Italie (les growls représentaient le démon en personne pour moi) et de ce fait, je me retrouvais plus souvent à me procurer tout ce qui sortait dans mon style de prédilection, avec des résultats plus ou moins concluants.

Ainsi, en 2001, les plus grands du power metal italien sévissaient au sein de croisades plus chevaleresques les unes que les autres, et je me délectais de ce metal ringard qui me comblait sans faute la panse. Aujourd’hui, mes goûts ont heureusement évolué et malgré que je consomme plus d’un style de metal, j’aime retourner à mes racines et me régaler d’une bonne petite cuvée power metal ici et là. Qu’en est-il donc de Dragonhammer ? A la suite d'un hiatus de près de 13 ans, le groupe a donc produit seulement le troisième album de sa carrière, avec "The X Experiment", en 2013. Vient donc "Obscurity", dernier en date.

Malheureusement, l’éphémère souvenir que j’avais du groupe il y a 17 ans ne risque pas de se raviver aujourd’hui avec ce quatrième opus. Non pas qu’il soit totalement mauvais, mais il n’apporte rien du tout au genre. Les refrains ne sont pas accrocheurs, comme je les aime d’habitude dans ce style. Vocalement, c’est terne et sans vie. Les riffs sont peu inspirés également, comme si l’ensemble des membres du groupe ne faisaient que se présenter au boulot, sans trop de motivation. D’ailleurs la production ne vient pas plus aider le groupe. En effet, non pas que j’ai un problème avec son plus old school, mais si je veux revivre la nostalgique époque de Dio, eh bien il y a justement Dio pour me combler. Et que dire des bons vieux "faux" clavecins, version 0.1b Stratovarius Proof sur "Under The Vatican’s Ground" ? Disons seulement que ça vient se rajouter au sentiment général de réchauffé que l’on ressent tout au long de l’écoute de cet "Obscurity".

C’est bien dommage tout ça, je suis certain que le groupe a travaillé très fort pour produire cet album, et des moments comme "The Game Of Blood", avec son approche plus metal néo-classique, démontre clairement la capacité de Dragonhammer à proposer de solides morceaux. D’ici là, on peut patienter jusqu'au prochain appel sans trop de risques de manquer un moment fort du power metal.


Mathieu
Janvier 2018


Conclusion
Note : 13/20

Le site officiel : www.dragonhammer.com