Le groupe
Biographie :

Doodswens est un groupe de black metal hollandais formé en 2017 et actuellement composé de : Inge Van Der Zon (batterie / Riot Pill, ex-Gestalte, ex-The Fifth Alliance), Riccardo Subasi (basse / ex-Buried Son A.D.) et Peter "Rebel" Myatezhnik (guitare, chant / Dödsrit, Ossaert, Shagor, Suol, Weerzin). Doodswens sort son premier album, "Lichtvrees", en Décembre 2021 chez Svart Records, suivi de "Doodswens" en Avril 2026.

Discographie :

2021 : "Lichtvrees"
2026 : "Doodswens"


Les chroniques


"Doodswens"
Note : 16/20

Doodswens se dévoile un peu plus. Cinq ans après son premier opus, le groupe néerlandais mené par I (chant / batterie, Riot Pill), R. (basse, live pour Nordjevel) et P. (guitare / choeurs, Dödsrit, Ossaert, Shagor…) dévoile son album sophomore, sobrement intitulé "Doodswens", chez Svart Records.

Des voix brumeuses nous accueillent sur "Driven By Death", suivies par le mélange sombre et sans compromis du trio, profondément ancré dans une approche old school furieuse et abrasive au sein de laquelle les hurlements de la batteuse résonnent de manière menaçante. Si certains moments sont assez planants, on notera toujours la touche infernale qui guide la violence tout en nous emportant dans son flot ravageur vers "Verrot" où les harmoniques tranchantes et dissonantes jouent un rôle encore plus important, décuplant cette atmosphère pesante et chaotique déjà initiée par rythmique et cris. La batterie n’hésitera pas à passer à un blast encore plus agressif pour marquer sa rage avant de faire place à "The Black Flame" qui nous accorde un court instant de répit avant de revenir à une touche oppressante quoique vaporeuse, s’autorisant à développer un peu plus le côté lancinant opposé aux éléments les plus vindicatifs.

Le titre est un peu long, nous faisant ressentir toute sa noirceur pour mieux s’éteindre et passer la main à "These Wounds Never Healed" où le groupe lorgne vers le DSBM autant dans l’instrumentale que dans la détresse palpable de la complainte, aidée par quelques choeurs tout aussi saisissants. Bien qu’il soit relativement long, le morceau passe assez vite, à l’inverse de "She Carries The Curse" qui s’éternise à démarrer avant de nous replonger la tête la première dans son océan ténébreux aux teintes de désespoir communicatif qui ne manquera pas d’embrumer notre esprit. On passe ensuite à "Devils Stone", où les musiciens renouent avec la fureur brute et les passages agressifs se multiplient naturellement, nous flagellant pour mieux nous abandonner à "Vlaamse Vloek", dernier titre où on retrouve l’approche violente du black metal pour une dernière vague de rage avant que l’album ne prenne définitivement fin sur un larsen.

L’univers de Doodswens est à la fois marqué par des racines black metal glaciales, mais également assez diversifié. On peut retrouver sur "Doodswens" des tonalités très agressives, mais à l’inverse d’autres beaucoup plus lancinantes, et ce sont sur ces dernières que le trio est le meilleur.


Matthieu
Avril 2026




"Lichtvrees"
Note : 15/20

2021 est l’année où Doodswens nous offre son premier album. Depuis 2017, Fraukje Van Burg (chant / guitare) et Inge Van Der Zon (batterie) nous proposent un black metal brut depuis les Pays-Bas, qui s’exprime à présent avec "Lichtvrees".

Avec ses huit titres, le duo nous plonge dans un black metal assez brut, qui commence avec "In Mijn Bloed", un titre aussi crasseux et grésillant qu’intense. Le son est axé sur des influences très old school et des mélodies pesantes, pendant que le chant morbide hante les riffs, puis "Onplaatsbaren" vient accentuer l’angoisse avec une voix samplée en néerlandais qui semble menaçante. "Zwarte Staar" apporte des tonalités lentes, pesantes et dissonantes, recouvertes d’un chant empli de désespoir qui emprunte parfois au DSBM, puis la rythmique s’apaise. Le break calme mais inquiétant fera renaître une rage brûlante avant de laisser place à "Eindzicht" et sa dissonance introductive qui pioche dans des sonorités noise, puis la rythmique mélancolique surgit à nouveau.

Le morceau est très long et également très pesant, créant un contraste avec la courte "IJsheiligen", qui est une composition assez malsaine aux riffs rapides. La base brute du groupe ressort énormément sur ce morceau, tout comme sur "Het Zwartewaterland" et ses changements de rythme. Si la composition est assez douce sur le début, la rage ne tardera pas à enflammer les riffs, tout en créant ce cocon de noirceur qui perdure également sur "Lichtvrees". Le morceau est beaucoup plus mélodieux et entêtant, mais il conserve cette oppression permanence, cette dissonance et ces hurlements morbides, qui donneront finalement naissance à "Lichtvrees II", une outro à la fois mélancolique et douce.

Doodswens fait appel aux racines les plus sombres du black metal pour développer son art malsain. Avec "Lichtvrees", le duo nous offre une prestation très old school et très brute de ce que doit être le black metal. Oppressant, pesant et agressif.


Matthieu
Décembre 2021


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/doodswensofficial