Le groupe
Biographie :

Death Decline s’oriente vers un style thrash / death. Un des points forts du groupe, en termes de composition, se trouve dans la diversité des influences musicales de chaque membre, allant du heavy / thrash old school au death metal, en passant par le metal US à la sauce Machine Head ou Pantera. Dégageant déjà une très forte énergie, Death Decline a déjà eu le plaisir de fouler les planches avec des groupes comme Onslaught, Cripper, Svart crown, Izegrim, T.A.N.K, No Return, In Arkadia, Mass Hysteria, Dagoba, Regarde Les Hommes Tomber, Phazm, Napalm Death, Asphyx, Assassin... Après un premier EP 6 titres "Bloodstained Redemption", Death Decline a sorti en Juin 2015 son premier album "Built For Sin", puis un second, "The Thousand Faces Of Lies", en 2018, et un troisième, "The Silent Path", en Novembre 2021.

Discographie :

2013 : "Bloodstained Redemption" (EP)
2015 : "Built For Sin"
2018 : "The Thousand Faces Of Lies"
2021 : "The Silent Path"


Les chroniques


"Serpent Crown"
Note : 17/20

Death Decline revient porter les couleurs du thrash / death avec un nouvel album. Créé en 2009 en France, le groupe composé de Fabien Legue (guitare), Alexis Fleury (chant), Alexandre Morel (basse), Jordan Henriques (guitare) et Arnaud Fournet (batterie) nous dévoile "The Silent Path", son troisième album, fin 2021.

"Awakening", une courte introduction, dévoile des sonorités épiques qui permettront au groupe de rentrer en scène avant que l’énergie brute de "Jackals" ne nous frappe de plein fouet. Les influences thrash / hardcore sont très directes et motivantes, et l’association avec les sonorités death metal en font un mélange abrasif qui laisse parfois place à un sample vocal ou à des parties leads perçantes, puis la rage refait surface, tout comme sur "Little Boy". Le morceau se montre plus lourd mais tout aussi agressif, liant blast et hurlements à des patterns efficaces, un groove accrocheur et des riffs abrasifs. Le break relance ces vagues de puissance, puis "Silent Path" revient aux bases du hardcore avec ces racines purement américaines. Le groupe va sans aucun doute nous inciter à bouger sans relâche dans la fosse, et le titre s’y prête parfaitement, tout comme "Threshold" et ses riffs brûlants. Quelques leads mélodieux nous apaisent avant que la rythmique ne se mette à frapper à nouveau, puis c’est avec un son et un chant clair que le groupe nous permet de respirer un court moment avant de renouer avec son énergie communicative.

"Exile" propose une courte interlude mélancolique, puis "Above Their Weakness" repart dans ces tonalités accrocheuses et efficaces qui nous feront remuer le crâne. Les leads dévoilent des sonorités lancinantes, puis la brutalité revient sur "No Fate" et ses patterns axés sur l’efficacité brute. Quelques leads dissonants s’intègrent à cette charge sauvage, puis le solo nous mène jusqu’à un break lourd et une reprise groovy. L’album s’approche de la fin avec "Eleven" et ses riffs écrasants, liant efficacité avec des éléments parfois plus mélodieux, parfois plus axés hardcore, puis "Through The Stranger’s Eyes" nous envoûte avec un son entêtant. Les douces mélodies laissent place à une rythmique efficace, puis elles reviendront hanter le son, créant un contraste progressif et intéressant pour refermer l’album.

Les influences de Death Decline sont toutes tournées vers la violence. Que ce soit le thrash, le hardcore ou le death metal, "The Silent Path" sait les mêler pour créer un son motivant et violent qui est sans aucun doute taillé pour la scène !


Matthieu
Janvier 2022




"The Thousand Faces Of Lies"
Note : 17/20

C’est trois ans après "Built For Sin" que Death Decline dévoile son second bras d’honneur à la scène mainstream et à la pop moelleuse. Une triplette de printemps qui aura amené son lot d’effets temporels sur le groupe, à commencer par la qualité sonore et la hargne de la composition. En cela, sobrement intitulé "The Thousand Faces Of Lies", ce nouvel opus sert d’affirmation de "level-up" pour Death Decline. Pour témoin, le personnage central de l’artwork qui, tel un certain Pokémon, est passé d’Aspicot à Dardargnan. Maintenant, pour tout le reste du disque, on va poser deux minutes nos couilles au fond de notre canapé et regarder tranquillement celles de Death Decline éclater la table...

A peine ce second album lancé, d’emblée deux remarques surgissent : "Maman, la piste introductive, "Inside", est glauque à souhait" et "Maman, qu’est ce que ça tabasse dès la première "vraie" piste "Bury The Beast"". Pour la suite, si, a priori, la death elle décline, Death Decline ne décline pas du tout en termes de qualité sur cet album. Le tout envoie un death (oui, sans blague !) épuré mais sauvagement rageur avec son lot de blast, sa ribambelle de vocales gueulées (selon Christine Boutin) et un tas de solos déstructurés sortis de nulle part ou plutôt "out of nowhere" comme les RKO de Randy Orton ("Bury The Beast", "Beneath The Smile Of The Rotten Idols"). Le quintette a d’ailleurs attaché un soin tout particulier à l’équilibre de l’album, notamment au niveau de la place laissée à chaque instrument. Ainsi, même si elle est très fortement présente, la double-pédale est relativement bien acérée et choisit d’enfoncer des clous aigus plutôt qu’un tamisage de tons bas trop bas justement ("The Thousand Faces Of Lies", "Man With No Flag"). Ajoutons à cela une touche de chant clair de temps à autre ("Useless Sacrifice", "Until The Last Human’s Breath") et le fait que ce "The Thousand Faces Of Lies" ait été enregistré du côté de Clisson laisse présager comme un signe avant coureur pour la troupe dijonnaise. En vrai, j’ai du couper mon explication tonitruante de brutalité, car à ce moment précis mon voisin (en short hawaïen et chemise à fleurs) est venu me demander le nom de ce nectar auditif. L’habit ne fait donc pas le moine ni le chaussé, mais il délie toujours les langues (et de fil en aiguilles, nous invitent à un diner des voisins). Quoi qu’il en soit, si Death Decline tenait absolument à retenir un défaut de ce "The Thousand Faces Of Lies", mon humble plume French Metallienne se ferait un malin plaisir de citer la sixième piste, "Network’s Zombie Supremacy". Quant à la raison du pourquoi, du comment : depuis quand a-t-on besoin d’un argument valable pour pisser à la raie de son prochain ? Et puis en vrai, je pense que tant les onze titres de ce disque que leurs quarante-cinq minutes quarante secondes cumulées de ramonage de fion intensif s’en palucheront royalement la nouille.

Du coup, si on récapépétte : Death Decline et son "The Thousand Faces Of Lies" nous sortent leurs plus belles déclinaisons musicales de la mort et de son millier de faces du mensonge. Du death, du vrai, du mélodique, du couillu, du brutal et du qui te décroche les cervicales. Rien de stéréotypé à cela, juste l’efficacité d’une branlée made in hexagone. Bref, "The Thousand Faces Of Lies", ça tatane encore plus qu’un CRS sur la tronche d’un manifestant de gauche.


Rm.RCZ
Décembre 2018


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/deathdecline