"Infectious Pathological Waste"
Note : 18/20
Retour de Cryptworm en grande forme. Toujours signé chez Me Saco Un Ojo Records, le groupe anglais mené par Tibor Hanyi (chant / guitare, Coffinborn, Rothadás…), Joss Farrington (basse, Seprevation, Cryptic Shift) et Jamie Wintle (batterie, Seprevation) dévoile en 2026 son troisième album, "Infectious Pathological Waste".
Le groupe attaque directement avec la putride "Gallons Of Molten Hominal Goo", première composition au son abrasif et aux grognements bestiaux tout en restant dans cette dynamique old school, accélérant sur certains moments grâce au blast, puis revenant à une allure propice aux riffs. Le titre est cependant un peu court, à l’inverse de "Maimed And Gutted" qui lui emboîte le pas et charge immédiatement à bonne vitesse, permettant l’arrivée de riffs entêtants avant de passer à "Drowning In Purulent Excrementia" qui nous piétine à son tour tout en proposant la même dose de violence et de vélocité. Certains patterns orientés brutal death permettant d’alourdir le tout entre deux avalanches de violence pour garder notre attention pendant ces près de six minutes auxquelles succèdent "Infectious Pathological Waste" qui repart dans un riffing assez simple, mais très efficace.
Le titre ne va tout de même pas rester aussi minimaliste et reviendra sans mal aux éruptions d’énergie, puis s’abandonne aux touches légèrement plus complexes avec "Embedded With Parasitic Larvae" qui, tout en restant dans un death metal sale, place des touches de tapping intéressantes. Le contraste entre ces éléments travaillés et les borborygmes est parfait, autant dans les moments rapides que dans les plus pesants, damant le pion pour "Emanations Of Corporeal Pyosis" qui reste dans les tonalités massives et nourries au palm mute, ainsi que dans les relents vocaux. On continue sur "Gastrointestinal Seepage" qui va lui aussi nous dévoiler cette violence “bête et méchante” saccadée comme on les aime, puis "Encephalic Feast" va mettre un point final sans aucune délicatesse mais avec une lenteur assommante, des slides bruitistes, mais aussi des accélérations bestiales comme ils savent parfaitement le faire.
Bien que le groupe se soit autorisé une petite pause, Cryptworm est de nouveau en course et n’a rien perdu de son art morbide. Il n’est pas impossible qu’il y ait des vers dans les enregistrements d’"Infectious Pathological Waste" tant l’album sent la mort !
"Oozing Radioactive Vomition"
Note : 17/20
Cryptworm rampe encore. Après le succès de son premier album en 2022, le groupe
anglais mené par Tibor Hanyi (chant / guitare, Coffinborn, Rothadás…) et épaulé par Joss
Farrington (basse) et Jamie Wintle (batterie), tous deux membres de Seprevation,
clôturent l’année 2023 avec "Oozing Radioactive Vomition", leur deuxième album, qui sort via
Me Saco Un Ojo, Pulverised et Extremely Rotten.
Le trio attaque avec "Oozing Radioactive Vomition", le titre éponyme, qui ancre sans attendre
le groupe dans son death metal poisseux, accompagné d’un chant guttural caverneux et
d’harmoniques criardes. Les riffs pesants sont parfois pris de folie et accélèrent sans
prévenir, renforçant le côté sauvage du morceau tout comme sur "Organ Snatcher" qui laisse
son blast s’exprimer pleinement pendant que la base saccadée fait rage sous les
grognements bestiaux. La composition reste rythmée et bien construite, nous faisant passer
des éruptions de violence aux moments plus dissonants qui viennent également troubler
"Miasmatic Foetid Odour" dont le morceau symbolise parfaitement la musique des Anglais, et
qui reprendra sensiblement la même recette pour déverser son mélange gras et putride qui
suinte d’accents death / doom.
"Necrophagous" prend la suite avec un son tout aussi massif
peuplé de guitares déchirantes qui accompagnent le mur de son accrocheur et ses
accélérations morbides, puis le groupe dévoile des tonalités curieusement joyeuses sur
"Engulfed By Gurgling", le titre suivant. La violence brute et les parties rapides, aux influences
grind, sont également de la partie pour faire accélérer cette marche sépulcrale aux riffs
puissants, puis c’est avec "Submerged Into Vile Repugnance" que le groupe referme son
album, tout en continuant de nous déverser sa graisse auditive jonchée de saturation et de
frappes régulières, que ce soit à une allure effrénée ou plus groovy et modérée.
Comme on s’y attendait, Cryptworm aime jouer avec une violence grasse et lourde. Que
vous découvriez ou non le groupe, "Oozing Radioactive Vomition" ne va pas vous ménager,
laissant rythmique épaisse, leads dissonants et cris massifs vous frapper en continu.
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