A l’image de cet album, ma chronique va aller direct à l’essentiel, c’est du doom. Et c’est bien fait. Le flocon de l’artwork, évoque le froid, certes, mais aussi la légèreté. Tout l’opposé de ce que nous propose Clegane. Le pas lourd qui parcourt l’album "White Of The Eye" étouffe comme cette chaleur sans air sous laquelle nous souffrons les jours de canicule.
Prépare-toi à subir ça sur un format long, cinq titres pour presque trois quarts d’heure de musique. De temps en temps, la musique se précipite, parfois elle se liquéfie en une mélodie lancinante et hypnotisante. J’avoue avoir un petit faible pour "White Of The Eye", sans aucun doute le morceau le plus abouti de l’opus, le plus touchant. Clegane ne se prête pas au "binge listening", sa musique est un voyage au long-court qui mérite de l’attention.
Un album à savourer pleinement lorsque tu as de la route à faire au volant de ta Saxo Bic, dans laquelle le truc le plus cool c’est la qualité du son et le fait de pouvoir (encore) y lire des CDs. L’album installe une ambiance qui appelle à réfléchir, à penser. Qu‘il est agréable, parfois, de s’y perdre, dans ses pensées…
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