Le groupe
Biographie :

Chelsea Grin est un groupe de deathcore américain fondé en 2007 qui s'est formé en 2007 à Salt Lake City, dans l'Utah. Après avoir sorti un EP en 2008, le groupe sort son premier album studio en 2010, "Desolation Of Eden", sous le label Artery Recordings. En Juillet 2011, le groupe sort un deuxième album intitulé "My Damnation". En 2012, le groupe sort un nouvel EP intitulé "Evolve". Cet EP marque un changement de style, en effet, Chelsea Grin s'oriente vers un son plus formaté, en incorporant des influences du symphonique, du metalcore mélodique et des chants clairs. En Juillet 2014, sort le troisième album, "Ashes To Ashes" chez Artery Recordings / Razor & Tie. L'album suivant, "Self Inflicted", sort le 1er Juillet 2016 chez Rise Records,

Discographie :

2008 : "Chelsea Grin" (EP)
2010 : "Desolation Of Eden"
2011 : "My Damnation"
2012 : "Evolve" (EP)
2014 : "Ashes To Ashes"
2016 : "Self Inflicted"


Les chroniques


"Self Inflicted"
Note : 14/20

Le fameux groupe de Salt Lake city revient deux ans après la sortie de "Ashes To Ashes" et quelques changements. Au revoir le guitariste hero Jason Richardson, et bonjour Rise Records. L’arrivé de Jason au sein du groupe avait provoqué une grande mutation dans le style de Chelsea Grin via l’introduction d’éléments plus progressifs et accessibles via l’EP "Evolve" en 2011 et "Ashes To Ashes" en 2014. L’absence de ce guitariste de talent affecte "Self Inflicted", mais pas de la manière que vous imaginez.

Pour commencer passons rapidement sur le plus gros point noir de l’album : les paroles. Même pour un français ni bon ni mauvais en anglais cela saute aux oreilles qu’Alex Koehler ne s’est pas tordu le poignet en les écrivant. Entre "*** the media. /*** your magazine. /*** your whole team. /That's right. /you all don't mean *** to me" ou bien encore "We don't care anymore. /we can give a *** less about being cured", vous avez un rapide aperçu du niveau, et cela nuit un peu à la crédibilité de l’album qui est très loin d’être mauvais !

"Self Inflicted" retourne en quelque sorte aux sons bruts de décoffrage de leurs premiers albums. Les éléments orchestraux très présents des deux précédents efforts sont dorénavant quasi absents à quelques exceptions près. En revanche, Chelsea Grin ne sonne pas pour autant de la même manière qu’à ses débuts en raison de l’introduction des 8 cordes et de l’aspect djent davantage travaillé. Atmosphère claustrophobie et rythmique répétitives sont les mots clés à retenir sur cet album, à l’image de son single "Broken Bonds" ou encore du très djent "Scratching And Screaming".

N’en restons pas là pour autant, Chelsea Grin a su sortir quelques lots intéressants comme "Four Horsemen" - au refrain et breakdown convaincants tout simplement – ou encore au dynamique "Welcome Back". Les fans de leads auront droit au service minimum en comparaison avec les deux précédents albums. Cependant, Stephen Rutishauser fait tout de même un job exemplaire et fin dans le peu de moments où il apparait. Enfin, côté mainstream, seul "Never, Forever" viendra poser son lot de chant clair, plus par principe que par nécessité à la différence du seul vrai bon titre dit "accessible" - de la carrière de Chelsea Grin.

Plus cohérent et droit au but que le précédent "Ashes To Ashes" - qui reste objectivement le meilleur des Chelsea Grin - "Self Inflicted" sonne malheureusement moins inspiré. Loin de faire revivre l’époque de "Desolation Of Eden" en ce qui concerne l’agressivité, le Chelsea Grin d’aujourd’hui garde l’enrobage propre et léché qu’il s’est construit durant sa période "progressive". Pour ma part, c’est exactement ce à quoi je m’attendais, et ce n’est rien de très étonnant.


Vinny
Août 2016




"Ashes To Ashes"
Note : 09/20

Chelsea Grin sonne comme un nom un poil référence dans le milieu death voire deathcore. Mais finalement qu’en est-il au final avec ce nouvel album ?

Une bonne dose de technique, une grosse dose de double pédale, un chant saturé les trois quarts du temps. Pour l’originalité, on repassera, perso je me fais chier, j’ai l’impression d’avoir assisté à la copulation entre Suicide Silence et un groupe Sumerian Records. Non pas que j'aie quelque chose contre eux, mais l’ensemble est très pauvre musicalement. Techniquement riche, pour ce qui est du reste, il faut passablement s’accrocher et croire en une bonne étoile pour se sortir de cette mélasse de "déjà-vu". Les mecs se sont méchamment perdus dans les lymbes des influences d’autres groupes. Facilité, grosses guitares saturées, basse tappante, batterie qui déroule de la double pédale, petits solos harmonisés et déferlements de notes, gros chant saturé qui tache ici et là. Voici la recette de Chelsea Grin pour cet album. Commençant par des morceaux très linéaires, le groupe enquille ensuite par des morceaux plus en saccades et breakdowns.

Dans l’ensemble, Chelsea Grin propose quelque chose de sympa, bien mixé, bien produit mais terriblement plat et très peu novateur, si vous aimiez Chelsea Grin avant alors vous ne serez pas déçus, écoutez-le. Si vous étiez plus réticents, n’y portez qu’une oreille distraite. Pour être tout à fait franc, cet album n’apporte rien, ne renouvelle rien, emprunte beaucoup à Suicide Silence et autre Job For A Cowboy… Grosse désillusion. 15 titres peu convaincants, techniquement bien foutus mais d’une banalité un peu trop profonde, cette chronique va être volontairement courte car je ne trouve, malgré les écoutes sucessives, quoi dire de plus. Allez-y, prêtez une oreille, mais ne vous attardez pas trop dessus, on passe pour cette fois-ci, il y a tellement mieux à entendre. Un meilleur épisode pour le prochain ?


Sam
Juillet 2014


Conclusion
Le site officiel : www.chelseagrinmusic.com