Casket a repris du service. Cinq ans après l’EP signant son retour, le trio allemand mené par Schorsch (guitare / chant), Susi Z (basse) et Marinko (batterie) - soutenu par Neckbreaker Records - nous offre son cinquième album, "In The Long Run We Are All Dead".
"The Will To Comply" attaque sans attendre à bonne allure, laissant riffs old school et grognements caverneux faire leur oeuvre et nous donner immédiatement envie de remuer le crâne avant de cracher son groove poisseux plus lent et presque lancinant. Le morceau est assez simple mais véritablement redoutable avant un final assommant qui nous projette finalement sur "Highest Thrones" où la rythmique repart à toute allure, proposant des patterns saccadés accrocheurs et des harmoniques criardes à foison. On retrouve des influences brutal death assez grasses sur ce titre avant de s’accorder un temps de répit proposé par "Mirrors", sorte d’interlude inquiétant ou une cloche d’alerte est sonnée avant de laisser place à "Seeds Of Desolation" qui entreprend de nous molester à son tour. La rythmique est toujours aussi puissante, plaçant ça et là des touches death / doom oppressantes dans les moments les plus lents alors que les éruptions de violence pleuvent sans prévenir, tout comme le final abrupt qui nous laisse avec "Hammer, Knife, Spade" et son introduction dissonante qui se change en vague de lourdeur écrasante.
Les riffs s’enchaînent avec pour seul moment de répit ce break mystérieux qui relance rapidement la machine, puis c’est "Skull Bunker" qui prend le relai et s’offre de légères racines thrash vives pour continuer le massacre en bonne et due forme. Les parties vocales restent assez régulières, assurant une continuité dans les tons malsains avant de faire place à une nouvelle pause nommée "Necrowaves" qui s’inscrit toujours dans un registre inquiétant, puis "Mainstream Mutilation" reprend la main et déverse son blast entêtant à diverses allures pour continuer dans la violence. Le morceau ne laisse aucune place à la pitié et reste très constant jusqu’à ce que "Fundamental Rot" ne prenne sa place, d’abord avec une intro angoissante, puis avec des riffs lents qui finiront par accélérer pour adopter un rythme de croisière assez soutenu et entraînant parfois ponctué de quelques sonorités plus criardes, comme ce final assourdissant. On embraye avec "Strangulation Culture" qui offre un ton presque enjoué propice aux riffs accrocheurs, mais les leads deviennent plus aériens vers la fin qui laissera place à la remuante "Graveyard Stomper", composition parfaite pour le live qui ne manquera pas de générer séances de headbang furieuses et autres mouvements de foule pour énergiser un set, et clore l’album en beauté.
Le death metal a pris possession de Casket, permettant au trio d’aligner des riffs efficaces à travers cette nouvelle poignée de compositions. "In The Long Run We Are All Dead" sera responsable de nombreuses courbatures en ce début d’année.
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