Le groupe
Biographie :

Atlases est un groupe de post-metal finlandais formé en 2017 et actuellement composé de : Jerkka Perälä (basse), Rami Peltola (batterie / Sotahuuto, ex-Sammontakojat), Nico Brander (guitare / Sin Trade, ex-Coma Mirror), V-V Laaksonen (guitare / Verso, Metro.442, Newly Mown Grass, Profane Whore, Sierra Obst, ex-Oceanwake, ex-Sammontakojat) et Jani Lamminpää (chant / ex-Depressed Mode). Atlases sort son premier album, "Haar", en Mai 2019 chez Rain Without End Records, suivi de "Woe Portrait" en Octobre 2020 chez Lifeforce Records.

Discographie :

2017 : "Penumbra" (EP)
2019 : "Haar"
2020 : "Woe Portrait"


La chronique


Si vous ne connaissez pas Atlases, je ne vous en voudrai pas. Bien que créé en 2017 en FInlande, le groupe est totalement passé sous mon radar. Jerkka Perälä (basse), Jerkka Perälä (batterie), Jerkka Perälä (guitare), V-V Laaksonen (guitare, ex-Oceanwake) et Jani Lamminpää (chant) nous offrent un premier EP en 2017, puis un split avec Besra et enfin un premier album. "Woe Portrait", le deuxième du nom, sort en fin 2020.

L’album débute avec "Daylight", un morceau lourd pourtant très entraînant. Les hurlements du chanteur laissent place à un chant clair envoûteur, mais les riffs reviennent rapidement nous assommer et se graver dans notre esprit. Même constat pour l’hypnotique "Halos" et son groove imposant, qui contraste avec un son doux et apaisant. Les hurlements refont rapidement surface, mais le titre reste très calme, offrant une atmosphère prenante. "Eternia" prend la suite avec ces tonalités aériennes qui piochent dans le prog, puis qui s’assombrissent soudainement. Le titre devient oppressant, se calme, repart, pioche dans des tonalités prenantes…

"The Unsung Lamennt Pt. I - Apparition" démarre de manière très douce, mais on sent qu’au fond, le morceau doit exploser. Le groupe joue avec l’intensité, la fait monter, descendre, nous caresse puis nous violente, puis la libère totalement avant "The Unsung Lamennt Pt. II - Silhouettes", qui s’enchaîne directement. Cette quiétude est presque oppressante, et le groupe se lâche beaucoup plus sur ce morceau, offrant une lourdeur noire, une mélodie sur laquelle on veut headbanguer, deux types de chant prenants, et surtout un final en apothéose. "Phoenix Trail" apaise à nouveau la rythmique en présentant des harmoniques planantes, des riffs doux et entêtants. Après un break encore plus calme, la saturation revient nous écraser, puis c’est au tour de "Solarist" de frapper. La lourdeur nous assomme, puis c’est une quiétude sombre qui prend le relais. Des leads perçants, aériens et finalement la tornade frappe à nouveau. Elle est aussi salvatrice que violente, et nous lâche finalement sur "Marta", le dernier titre. N’y voyez aucun parallèle avec des superhéros, mais ce titre final possède une saveur particulière. Douce, oppressante, écrasante, puis à nouveau tendre. Et vous serez surpris de voir la puissance avec laquelle cette rythmique groovy revient pour clore l’album.

Attendiez-vous quelque chose de "Woe Portrait" ? Pour ma part, la découverte était complète, et Atlases a réussi à éveiller mon intérêt. Original tout en piochant dans plusieurs cases, le groupe a la capacité d’aller loin.


Matthieu
Novembre 2020


Conclusion
Note : 17/20

Le site officiel : www.facebook.com/atlasesband