Le groupe
Biographie :

Atavistia est un groupe de death metal symphonique / mélodique canadien formé en 2016 et actuellement composé de : Matt Sippola (chant / guitare), Max Sepulveda (batterie / Exterminatus, The Zenith Passage), Spencer Budworth (basse / Death Machine, Daemonion, The Unending) et Elia Baghbaniyan (guitare / Exterminatus). Atavistia sort son premier album, "One Within The Sun", en autoproduction en Septembre 2017, suivi de "The Winter Way" en Mai 2020, de "Cosmic Warfare" en Avril 2023 chez Blood Blast Distribution, et de "Old Gods Awaken" en Mai 2026.

Discographie :

2017 : "One Within The Sun"
2020 : "The Forbidden One" (EP)
2020 : "The Winter Way"
2023 : "Cosmic Warfare"
2026 : "Old Gods Awaken"


Les chroniques


"Old Gods Awaken"
Note : 16/20

Atavistia ne s’est pas reposé sur ses lauriers. En 2026, le groupe canadien mené par Matt Sippola (guitare / chant), accompagné par Max Sepulveda (batterie, The Zenith Passage, Exterminatus), Spencer Budworth (basse, Death Machine) et Elia Baghbaniyan (guitare, Exterminatus,) s’allie à Blood Blast Distribution pour la sortie de son cinquième album, "Old Gods Awaken".

"Raise All Thy Horns" nous ouvre ses portes avec des sonorités mi-épiques mi-folkloriques pour nous immerger dans l’univers du groupe, mais c’est avec "Mystic Tavern" que tout s’accélère, laissant les musiciens proposer des riffs rapides avant l’arrivée des parties vocales, qui vont à leur tour dynamiser la marche. Les racines du groupe sont facilement identifiables et donnent envie de remuer furieusement le crâne, profitant des quelques passages plus doux pour reprendre notre souffle avant de brandir à nouveau le poing pendant que la violence nous emporte vers "Seeker Of Time", le morceau suivant. Plus court, mais aussi plus direct, il reste dans cette lignée de death mélodique infusée aux claviers épiques doublés de leads perçants et de choeurs fédérateurs, mais on retrouvera également un passage en chant clair avant le break, puis on retrouve une vitesse de croisière pour partir sur "To A New World", composition plus mystérieuse sur ses premiers instants.

Le constat de l’introduction se confirme, les sonorités sont plus pesantes, plus sombres, et bien que le titre possède une grande diversité vocale, il reste inquiétant, à l’inverse d’"I Skogens Djup" qui propose des tons bien plus enjoués qui se marient à merveille avec l’approche saccadée à l’extrême dans lesquelles je jurerai retrouver des racines de marais finlandais. L’atmosphère s’apaise avec la douceur de "Goddess Of My Dreams", sorte de ballade aux moments énergiques accrocheurs qui contrastent avec les parties les plus enchanteresses qui nous offrent du répit avant de reprendre à bonne allure sur "Ride The White Storm", où les tonalités guerrières reviennent en force, complétées par une férocité à toute épreuve. Même le chant clair est plus menaçant, plus intense, mais la charge est belle et bien menée par les rugissements, qui nous précipitent sur la très longue composition éponyme, "Old Gods Awaken", qui s’accorde un court temps de latence avant de reprendre sa route à bonne allure, avec toutefois l’accent mis sur les vagues de rage entrecoupées de passages grandioses qui passeraient presque pour une bande-son de film d’aventure d’où naissent les cris guerriers avant un final réconfortant.

Fortement inspiré de la scène finlandaise, Atavistia rassemble des influences épiques et agressives pour faire d’"Old Gods Awakens" un véritable succès ! Les amateurs de morceaux fédérateurs seront servis avec cet album !


Matthieu
Mai 2026




"Cosmic Warfare"
Note : 17/20

Moment confession : je ne suis pas friand des introductions d’album instrumentales. Je les trouve plus souvent qu’autrement inutiles, sauf dans des cas d’albums concepts par exemple. Cependant, certaines exceptions viennent confirmer la règle. C’est le cas pour "Cosmic Warfare", dernier album des Canadiens d’Altavistia. Cette entrée en la matière, toute en orchestration, prépare le terrain à la perfection pour ce qui suit. Le ton est immédiatement donné, menaçant et lugubre.

Le death symphonique est monnaie courante dans les vieux pays, cependant Atavistia joue dans la cour des grands, tels qu’Ensiferum, Children Of Bodom, Khalmah ou Norther, sans s’y limiter. Je dirais même, sans chauvinisme, qu’Atavistia est encore plus grandiose que certaines des susnommées formations, de par la grande qualité des orchestrations, procurant à leur son une imposante stature. Atavistia flirte parfois avec le black metal, rappelant les grands moments de Dimmu Borgir ou bien Cradle Of Filth, pour nommer les plus évidents, comme en témoignent les premières minutes de "Divine Destruction", avec ses riffs de guitare acérés et ses blast beat déjantés.

"Cosmic Warfare" se décline sous six pièces pour plus de quarante-neuf minutes. À la manière de Wintersun et de son "The Forest Seasons" (4 pièces, 54 minutes), Atavistia propose de longs morceaux complexes. Cette approche demande de la part des membres du groupe un talent hors du commun, et pour l’auditeur, une attention plus particulière tant le contenu d’une pièce peut être riche en détails et en subtilités. Le danger également avec de longues chansons est bien entendu de se répéter. Chaque fois qu’Atavistia donne l’impression d’être tombé dans le piège, il s’opère un changement, soit de tempo, d’approche vocale, etc., qui vient briser la monotonie.

Je ne crois pas que je me trompe en supposant qu’Atavistia n’a sûrement pas les mêmes moyens que les groupes plus renommés du genre, et pourtant, le groupe réalise avec "Cosmic Warfare" un véritable tour de force. Cet album est à inscrire dans la liste des meilleurs de 2023 et sans aucun doute, dans plusieurs tops 10 à venir.


Mathieu
Juin 2023


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/officialatavistia