Le groupe
Biographie :

Asking Alexandria est un groupe de post-hardcore anglais de North Yorkshire, formé en 2008. Fondé par le guitariste Ben Bruce qui avait été contacté par des vieux amis après avoir déménagé en Angleterre en provenance de Dubaï. Le line-up actuel est composé de Bruce, le chanteur Danny Worsnop, le guitariste Cameron Liddell, le bassiste Sam Bettley et le batteur James Cassells. Le groupe a été sélectionné au Golden Gods 2011 pour le titre "meilleur nouveau groupe de musique" et a participé au Vans Warped Tour 2011. Début 2013, le groupe a peaufiné son troisième album. Le titre de l'opus est révélé le 28 Mars : il s'appellera "From Death To Destiny". L'album sort le 8 Août 2013. Le suivant, "The Black", sort en Mars 2016. Le groupe retourne en studio dès le début de 2017. Le cinquième album, "Asking Alexandria", sort le 15 décembre 2017. "Like A House On Fire" sort en Mai 2020.

Discographie :

2008 : "Asking Alexandria" (EP)
2009 : "Stand Up And Scream"
2010 : "Life Gone Wild" (EP)
2011 : "Reckless And Relentless"
2013 : "From Death To Destiny"
2016 : "The Black"
2017 : "Asking Alexandria"
2020 : "Like A House On Fire"


Les chroniques


"Like A House On Fire"
Note : 14/20

Cela faisait un moment que je n'avais pas eu l'occasion d'écouter du Asking Alexandria. Ce (déjà) sixième album, "Like A House On Fire", semble être un peu comme un retour aux sources dans ses sonorités.

On ouvre directement sur "House On Fire", après une introduction douce et douceureuse, on arrive dans un déferlement direct avec des choeurs et une grosse partie instrumentale qui bascule sur quelque chose de plus épuré avec un chant plus clair, simple, efficace, puis on repart dans des envolées et des refrains (un peu prévisibles) compacts. L'ensemble est bien bossé en post-prod, avec un chant entraînant en premier plan et des backings en retrait comme venus du fond. Bon, c'est bien bossé, c'est dans l'esprit du groupe, mais ça manque peut-être un peu de spontanéité.

Certaines choses ne sont pas sans rappeler les anciens albums et morceaux, d'autres sont un peu tirés par les cheveux, surtout dans les arrangements et dans les différentes parties instrumentales. C'est clairement bien mixé, mais les arrangements sont visibles à des kilomètres à la ronde. Certaines parties groovent bien mais les morceaux auraient pu bénéficier d'une production moins électronique et plus organique ("Down To Hell"). Le synthé en fond est pas mal, il donne une certaine consistance, mais clairement il est quelquefois mixé trop en avant, et certains choeurs sont encore une fois trop présents. Grosse performance vocale cependant du frontman lorsque les effets ne viennent pas prendre le dessus. On reconnaît la patte du groupe et son expérience.

Au fur et à mesure de l'album, les morceaux évoluent... Assez énervé au départ, un titre comme "All Due Respect" se veut plus calme, il marque une sorte de transition avec des morceaux aux sonorités différentes et des constructions moins linéaires et moins prévisibles, avec un côté un peu "pop" de temps en temps, c'est le cas notamment de "Take Some Time" et "One Turns To None". Ils sont très intéressants de par le renouveau qu'ils proposent. On revient ensuite à la logique de Asking Alexandria et à la patte du groupe, avec quelque chose de très chantant et de mélodique.

"Like A House On Fire" est un album est assez long avec ses 15 titres, on sent un effort de composition et de constructio, il n'est pas mauvais finalement, avec du renouveau de proposé, et certains morceaux qui marchent néanmoins moins bien, mais également des compositions qui font penser à certaines plus anciennes et qui feront plaisir aux nostalgiques. Dans l'ensemble, c'est un album qui tient la route, mais la production, avec des effets et de l'electro peut-être placé à outrance, ne rend cependant pas service aux compositions.


Sam
Août 2020




"Asking Alexandria"
Note : 12,5/20

Asking Alexandria revient de loin. De multiples péripéties ont émaillé les dernières années entre le départ et finalement le retour de son frontman. 2017 fut l’année d’un album éponyme pour le groupe après dix ans d’existence. Entre l’annonce de la composition de celui-ci, l’enregistrement et la sortie, il s'est écoulé pas tout à fait un an. C'est très peu.

Le groupe renoue avec le passé mais apporte tout de même quelques changements. Pour suivre la mouvance, le groupe balance de gros riffs, beaucoup d’ajout d’électronique et une voix peu screamée (même si des alternances chant clair et scream existent) et donc pas mal de chant clair, et des parties de guitares plutôt mélodiques, même si les gros refrains gras font leur apparition ici et là. Je suis assez déçu par Asking Alexandria qui, après dix ans d’existence, ne fournit rien de bien neuf, se basant sur des schémas existants et se reposant quasi exclusivement sur de l’électronique qui agit à la fois comme un instrument et un "cache-misère". Quelques rythmiques sont intéressantes, on y ajoute un chant qui, certes, sonne juste mais qui n’est pas ultra exceptionnel non plus, et on obtient Asking Alexandria 2017. De temps à autre, on retrouve un peu plus de parties "énervées" mais c’est très succinct.

On a donc un album qui est plus calme et moins punchy que par le passé. Un petit featuring avec Bingx sur "Empire" apporte quelque chose d'un peu différent en fin d'album et c'est à peu près tout. 13 titres très typés FM qui passent très vite, avec un sentiment de déjà-vu ou d’inachevé... ou des deux à la fois. La production est bonne, propre, peut-être même très-trop propre (à l’Américaine), rien ne dépasse, c'est bien calibré, c'est agréable, mais ça manque un peu de personnalité pour pouvoir donner quelque chose de bien plus percutant.

On a plus l’impression de suivre et d’écouter un groupe parmi tant d’autres, certes avec du talent, mais qui ne révolutionne pas le genre. Est-ce qu'Asking Alexandria s’est un peu fatigué et résigné avec le temps ? A-t-il perdu de son identité ? Ça reste à vous d’en juger. Cet album plaira à certains et trouvera des détracteurs, comme toujours. Personnellement, j’en attendais plus d’un tel groupe.


Sam
Avril 2018




"From Death To Destiny"
Note : 16/20

Asking Alexandria, au fil du temps, a su gagner ses lettres de noblesse dans ce milieu metalcore. Précurseur si l’on peut presque dire dans le milieu, le groupe a toujours fait avec un temps d’avance. Ici pour ce dernier album, reprenant ce qui fait sa force, c’est-à-dire une production impeccable et quelque chose de très pêchu et musical, Asking Alexandria a tout de même un peu changé : moins de samples, plus de parties chantées pré-programmées et quelque chose de plus lourd que l’on retrouve très bien dans cet album. C’est plus lourd, plus sombre, plus noir plus violent !

Certes les parties chantées et parties crowlées se succèdent, mais le groupe est beaucoup plus direct qu’à l’accoutumée, moins de chichis et de recherche. Les samples existent toujours, mais ils sont moins présents et utilisés beaucoup plus à propos. Le fer de lance de chez Sumerian Records (re)pose véritablement son identité propre et fait taire un peu tous les médisants à propos des allégations d’un groupe "à minettes". Moins plaintif dans les textes et dans les parties chantées, et mieux senti, on pourrait retrouver quelques sonorités et similitudes avec les parties chantées de Corey Taylor dans Stone Sour ! Si on reprend les parties musicales, le groupe est beaucoup plus sombre et ça tabasse beaucoup plus avec un accordage beaucoup plus noir et plus gras, ce qui change un peu du groupe qui faisait généralement beaucoup plus dans le médium. Une ou deux ballades qui rappellent fortement nos amis de chez Avenged Sevenfold, mais avec une basse beaucoup plus présente et un côté rock 'n' roll lourd plus présent. Avec cet album, Asking Alexandria marque une rupture, avec un album plus mature, plus violent, plus rock 'n' roll sûrement également, une batterie qui s’avère être assez énorme sur le fond, avec des variations et subtilités. Le groupe abuse peut-être un poil trop des effets sur les screams du chanteur mais ça reste tout à fait acceptable. Cohérent, cet album a le mérite d’à la fois marquer une rupture avec les anciens albums, avec quelque chose de moins cliché et moins décousu, plus complet et puissant, et de faire référence (sans se laisser manger par celles-ci) à différents groupes qui ont pu influencer Asking Alexandria Le tout avec un frontman présent, puissant et agissant comme tel, des guitaristes ayant augmenter le rythme et proposant des compositions plus compactes. On se prend à se laisser porter par les morceaux et étonnament le chant clair n’est pas du tout lassant mais devient une part complète et entière du groupe.

Renforcé par une production carrément énorme, Asking Alexandria frappe fort et se replace dans la course pour être une des références du genre. Avec cet album de qualité, varié, musical et puissant, le groupe (re)place une barre haut pour tous les suiveurs... A voir par la suite ! Habitué au metalcore de tout poil de barbe, j’ai été agréablement surpris par cet album, très intéressant !


Sam
Octobre 2013




"Reckless And Relentless"
Note : 16,5/20

Le dernier Asking Alexandria se révèle être dans la droite ligne de ce qui s'est fait dans le précédent album. Cet album a quelque chose cependant de beaucoup plus couillu dans un metalcore des familles. Contrairement aux groupes qui pullulent, Asking Alexandria, né en 2008, a su imposer une patte différente, avec sa propre identité. Ce "Reckless And Relentless" est introduit par le bien nommé "Welcome". Des Nappes de synthé pour enchaîner sur un "Dear Insanity" tout en puissance et violence avec ces riffs syncopés et les nappes de synthé derrière. Le groupe a eu la bonne idée pour renforcer l'ensemble de mettre des synthés et autres nappes ou effets électroniques qui sont présents juste ce qu'il faut dans la prod'. Rien n'est laissé au hasard dans ce CD d'Asking Alexandria, catchy, avec des ensembles et des lignes de voix complètement différentes les unes des autres. Tantôt claires, tantôt aigues. des breakdowns et passages gras d'une puissance monstre. Le groupe sait notamment, dans "A Lesson Never Learned", faire une alternance entre la puissance des passages métalliques et proposer ensuite un refrain entêtant plus clair avec des lignes mélodiques plus accrocheuses. La patte de Asking Alexandria se situe principalement dans cette capacité à nous dérouter avec quelques plans plutôt bien sentis, un accordage un peu différent et des riffs qui gardent leur pêche tout en intégrant de la technique dans des parties et en privilégiant une musicalité à toute épreuve. Un gros coup de coeur pour le morceau "To The Stage" qui résume à lui seul l'ensemble du CD, dans sa construction, sa technique, et ces échanges de voix (aigue, chantée, thrash...) et la diversité de ce que l'on peut trouver au sein de cette galette. Asking Alexandria, toujours dans les traces des locomotives telles que Architects, The Devil Wears Prada ou encore Bring Me The Horizon pour ne citer qu'eles, se fait doucement une place au soleil de la scène metalcore / deathcore mondiale. Sa patte, sa puissance et sa technique en font une valeur sûre de cette scène. Pour les néophytes, "Reckless And Relentless" sera probablement une bonne galette à ranger sur l'étagère.


Sam
Mai 2011


Conclusion
Le site officiel : www.askingalexandriaofficial.com