Le groupe
Biographie :

Anvil (ou Lips au départ) est un groupe de heavy metal canadien créé en 1977. Il est aussi considéré comme un des groupes ayant joué un rôle plus ou moins important dans le développement du speed metal. D'ailleurs la chanson "Bedroom Game" que l'on retrouve sur l'album "Hard 'N' Heavy" paru en 1981 serait considérée comme l'une des premières chansons de speed metal au monde. Leurs plus grands succès sont : "Metal On Metal", "March Of The Crab", "Forged In Fire" et plus récemment "This Is Thirteen". Le groupe commença à perdre de son succès à partir de 1983, quand Metallica et le thrash metal arriva. Le surnom du chanteur (Lips / Babines) vient de son incroyable gestuelle faciale. Le chanteur s'est également fait connaître par l'utilisation d'un vibromasseur pour jouer de la guitare. Anvil signifie "Enclume" en anglais.

Discographie :

1981 : "Hard 'N' Heavy"
1982 : "Metal On Metal"
1983 : "Forged In Fire"
1985 : "Backwaxed"
1987 : "Strength Of Steel"
1988 : "Pound For Pound"
1991 : "Worth The Weight"
1996 : "Plugged In Permanent"
1997 : "Absolutely No Alternative"
1999 : "Speed Of Sound"
1999 : "Anthology Of Anvil"
2001 : "Plenty Of Power"
2002 : "Still Going Strong"
2004 : "Back To The Basics"
2008 : "This Is Thirteen"
2011 : "Juggernaut Of Justice"
2013 : "Hope In Hell"
2016 : "Anvil Is Anvil"
2018 : "Pounding The Pavement"
2020 : "Legal At Last"


Les chroniques


"Legal At Last"
Note : 17/20

Anvil, c’est la définition du groupe de heavy vieux comme le monde et connu de tout amateur du genre, mais qui n’a jamais vraiment percé dans la scène et reste au même statut de popularité que dans les années 80. Anvil poursuit sa carrière tranquillement en sortant assez régulièrement de nouveaux albums, tels que "Legal At Last" sorti en Février dernier. Fidèle à lui-même, le groupe a sélectionné un artwork qui pourrait visualiser avec les pochettes les plus kitsch d’il y a quarante ans. Nous savons à quoi nous attendre !

En effet, nous ne nous sommes pas trompés, le premier titre "Legal At Last" mêle le heavy metal old school au groove très reconnaissable du groupe. C’est un morceau tout ce qu’il y a de plus simple mais très efficace et permet de lancer l’album. "Nabbed In Nebraska" reprend le flambeau en délivrant un air tout aussi entraînant, mais cependant plus tourné vers le heavy teinté de grosses touches de hard, caractérisées par un refrain à base de chœurs entêtants. On note d’ailleurs que ce morceau n’est pas un cas isolé. Anvil s’est amusé à disséminer quelques compositions dont certaines auraient de quoi rendre jaloux la compétition, telles que "Glass House" menée par un riff qui nous fait deviner dès le début le potentiel de ce titre. Prémonition vérifiée quand retentit le refrain ultra fédérateur et impactant, suivi d’un solo dynamique traditionnel.  "Bottom Line" est quant à elle plus basique mais se défend tout de même très bien, même si elle fait plutôt pâle figure face à la dernière pièce du puzzle "I’m Alive" et sa rythmique typée vieux rock des années 70.

Quel que soit le style musical que le groupe décide d’adopter pour une composition, sa puissance rythmique et son son de production sont bien particuliers et constituent sa marque de fabrique. Chaque morceau, qu’il soit plus ou moins qualitatif, est tout de même marqué de son empreinte, chose rare pour un groupe de heavy. En parlant de heavy, Anvil n’a pas non plus de quoi rougir de ce point de vue-là. Nous pouvons faire abstraction des quelques titres un peu en-dessous artistiquement et moins captivants, car ils restent minoritaires et sont rattrapés par le reste. Concentrons-nous donc sur "Talking To The Wall" plus lourde et à l’ambiance moins rayonnante, menée par une mélodie catchy et assez spéciale. Enfin "Food For The Vulture" placé en avant dernier dans la tracklist fait dans le heavy metal très vieille école, caractérisé par un riff et un phrasé agressifs et rentre-dedans. Steve "Lips" Kudlow n’a jamais été connu pour son timbre loin d’être juste – et cela ne s’arrange pas avec les années ! -, mais il sait le moduler pour obtenir le résultat souhaité. "Legal At Last" en est la preuve matérielle !

Anvil a réussi son pari avec cet opus, qui consiste à prendre du bon temps à composer et à poursuivre sa carrière en nous offrant des compositions dont la plupart sont intéressantes et prenantes. Les Canadiens ne se torturent pas les méninges outre mesure. Ils jonglent entre les influences qu’ils aiment et tissent par-dessus, tout en sachant que les fruits de ce labeur seront accueillis chaleureusement par leurs fans fidèles et loyaux.


Candice
Juin 2020




"Pounding The Pavement"
Note : 17/20

Anvil est un groupe de heavy metal formé en 1981 au Canada. Il est composé de Steve "Lips" Kudlow (chant, guitare), Robb Reiner (batterie) et Chris Robertson (basse). Leur dix-septième album "Pounding The Pavement" est sorti le 19 Janvier 2018 chez SPV / Steamhammer.

Anvil est typiquement le genre de groupe dont on entend peu parler (sur les réseaux mainstream de la scène du moins) mais qui fait son bonhomme de chemin depuis trente ans en ne cessant de sortir des albums et de faire des concerts. Cette année, la formation canadienne fait son retour avec un dix-septième album "Pounding The Pavement", sorti le 19 Janvier. Est-il comme le titre de son prédécesseur "Anvil Is Anvil" l’indique clairement, du Anvil pur et dur ? Le premier morceau "Bitch In The Box" tend à dire que oui ! On y retrouve cette habituelle guitare heavy qui ne cherche pas à faire exploser le compteur de vitesse, mais simplement à nous balancer des riffs groovy très entraînants. La structure de ce morceau se répète en boucle mais pas de manière redondante, le résultat final est efficace. Dans la même veine, "Doing What I Want" casse la baraque, je dirais même que c’est le titre le plus explosif et efficace de cet album. Dès le premier riff, court mais tellement bien ficelé, on sait que ça va swinguer. En plus de nous délivrer une super partie de guitare, Steve "Lips" donne le coup de grâce avec un phrasé catchy et dynamique. Ce morceau semble intemporel, il mélange une structure heavy traditionnelle à une ambiance et des arrangements beaucoup plus modernes, ce qui fait qu’on ne s’en lassera pas de sitôt. Anvil ne s’est pas reposé sur ses lauriers entre "Anvil Is Anvil" et "Pounding The Pavement" ! En effet, on ressent dans ce dernier une recherche musicale assez poussée, qui n’éloigne cependant pas le groupe de ses racines et créé un bel équilibre. Cette recherche a donné naissance aux titres évoqués plus haut, mais également à "Nanook Of The North" qui, même s’il est sympathique, doit faire attention de ne pas tomber dans la répétition.

C’est avec grand plaisir que nous recevons des petites surprises de ce genre, mais c’est tout aussi agréable de revenir dans les années 80 avec des titres explosifs tels que "Ego", "Black Smoke" ou encore "Warming Up" où l’hommage à Motörhead est assez frappant. Des riffs simples et gras, un tempo et une voix accrocheurs, une énergie de folie, tout y est pour vous faire passer un bon moment. Quand je dis tout, cela inclut aussi des morceaux purement heavy avec l’instrumental "Pounding The Pavement" à l’ambiance très bien travaillée, et d’autres où Anvil joue la carte de la rythmique lente et pesante à l’impact tout aussi fort. "Smash Your Face" et "World Of Tomorrow" en sont les parfaits exemples, et ce dernier frôle même la ballade sentimentale… Cependant il semblerait que Steve "Lips" est plus à l’aise dans un registre plus violent ! Nous terminons notre écoute avec le titre bonus "Don’t Tell Me" qui lui aussi fait un retour aux sources, comme pour nous rappeler une ultime fois que Anvil c’est ça, un groupe qui fait du heavy quand il veut et où il veut, et si ça ne vous va pas… passez votre chemin !

"Pounding The Pavement" est un album fidèle aux goûts premiers de Anvil tout en combinant des arrangements et des structures plus modernes, le rendant ainsi original et intéressant. Le groupe nous prouve par la même l’étendue de son talent artistique, et son opus frais et pétillant sera toujours un plaisir à écouter !


Candice
Avril 2018




"Anvil Is Anvil"
Note : 17/20

Voilà le genre d’album qui plaira et va très certainement plaire aux "anciens", aux vieux briscards comme j’aime les appeler (et dont je commence tout doucement à faire partie) puisque les Canadiens d’Anvil nous reviennent aujourd’hui avec, si je ne trompe pas, le seizième (!) album de leur (longue carrière), le bien nommé "Anvil Is Anvil" qui voit le jour avec le soutien et le partenariat de Steamhammer.

Bon, les amis, inutile de tourner autour du pot pendant 107 ans, Anvil nous présente encore une fois ce qu’il sait faire de mieux, c'est-à-dire un metal où le power, le heavy et le speed sont à peine cachés. "Anvil Is Anvil" compte 12 nouveaux morceaux pour près de 46 minutes et nous invite à un voyage où la guitare est reine et maîtresse de cérémonie. Steve “Lips” Kudlow, Robb Reiner, Chris Robertson, le trio infernal d’Anvil, n’y va pas par quatre chemins pour au final nous offrir un album certes aucunement révolutionnaire (Anvil is Anvil !) mais qui, à l’image de la carrière du groupe, a le mérite d’être aussi droit qu’une autoroute canadienne : rien ne dépasse, tout est dans la maîtrise. Le groupe s’aventure toutefois vers un style un peu différent avec le titre qui ouvre l’album, le très bon "Daggers And Run" qui pourrait très aisément se trouver sur la B.O du prochain Pirate des Caraïbes.

Jamais un titre d’album n’aura jamais été aussi vrai : Anvil est Anvil, et puis quel plaisir de voir encore une fois un groupe dont le premier album est sorti il y a 35 ans, les "vieux" ont décidément la dent dure et on ne va pas s'en plaindre, croyez-moi. Anvil, avec ce nouvel album, rassure tout le monde, le groupe est toujours bien vivant, a toujours l’envie, la passion de la musique dans les manches de guitares et dans les baguettes de batterie ! Et puis avouons-le, ça fait quand même beaucoup de bien de s’envoyer dans les oreilles un bon power / heavy / speed de derrière les fagots, hein !

En conclusion, je dirais que "Anvil Is Anvil" marque une fois de l’empreinte de l’enclume le monde du metal, il démontre qu’à trois on peut faire un boucan de tous les diables et que si l’envie et la passion sont là, rien ne peut arrêter une légende, pas même les "creux" de la vie et puis que ferions-nous sans le sourire de Steve, les amis ? Ne passez pas à côté d’un bon petit album à écouter à fond… Ah, j’oublie, album disponible en CD mais également pour les fanas du support, en édition double vinyle, chouette !


Vince
Août 2016




"Hope In Hell"
Note : 14/20

Il aura fallu un documentaire "A Story Of Anvil" paru en 2008 et retraçant la carrière du groupe avec ses multiples galères pour que le trio canadien puisse enfin jouir d’une certaine renommée après plus d’une trentaine d’années d’activité. Considéré comme un des précurseurs du speed metal, Anvil nous délivre sa quinzième torpille intitulée "Hope In Hell". Armé d’un nouveau bassiste nommé Sal Italiano  suite au départ de  Glenn Five, que vaut donc cette nouvelle pépite ?

Etant tout à fait d’accord avec la chronique de mon collègue à propos de leur précédent opus "Juggernaut Of Justice", je suis très enthousiaste quant à l’écoute de la nouvelle galette. Hélas, une certaine déception m’empare dès la première écoute. La raison : le manque de prise de risque qui avait été la force du précédent opus, certes ce n’est pas mauvais en soi, mais c’est du Anvil ni plus ni moins. Au menu, nous avons droit au titre éponyme contenant une atmosphère lourde et pesante, morceau bien foutu avec son refrain bien persuasif, puis on a droit à des titres bien speed, bien rentre-dedans, fidèles à la réputation du trio, tels "Eat The Worlds", "The Fight Is Never Up" ou encore "Shut The Fuck Up", qui vous feront headbanguer dès la première écoute. Pour le reste, nous avons droit à du hard rock, parfois soutenu comme "Call Of Duty", parfois très bon car doté de rythmiques et de refrains très inspirés, en témoignent les titres "Bad Ass Rock N’Roll" ou "Flying", les deux meilleures pistes du skeud selon moi, puis parfois doté de morceaux moins efficaces, avec notamment le très poussif "Time Show No Mercy" qui a beaucoup de mal à convaincre du début à la fin, "Mankind Machine" qui est une bonne composition mais qui est dotée d’un refrain pas très compétent, puis le titre "Through With You", dépourvu d’originalité et directement pompé sur l’incontournable "Smoke On The Water" de Deep Purple. Un avis donc plutôt mitigé et même si les deux titres bonus de l’édition limitée, à savoir le très heavy "Fire At Will" ou le très rock'n’roll "Hard Wired", que les légendaires Motörhead n’auraient pas renié, sont de très bonne facture, Anvil se l’est joué plutôt cool sur sa quinzième production.

Au final, "Hope In Hell" n’est pas un mauvais album mais je doute fort qu’il perdure avec le temps. Anvil fait du "Anvil", rien de plus rien de moins. L’originalité n’est donc pas de mise sur cette galette nettement inférieure à l’excellent "Juggernaut Of Justice" qui avait laissé présager le meilleur quant à l’univers musical du combo. Un album donc qui plaira certainement à tous les aficionados, mais qui ne restera pas dans les annales du groupe.


Romain
Septembre 2013




"Juggernaut Of Justice"
Note : 18/20

Comment peut-on qualifier le destin de ce groupe ? En effet, les Canadiens d’Anvil se pourvoient d’un regain de popularité depuis… 2008, date à laquelle le DVD "Anvil The Movie" est sorti. Pour les païens qui n’auraient pas vu ce DVD, qu’est ce que contient ce dernier ? C’est bien simple, on voit comment le groupe a évolué, et surtout pendant 1h30 on a ce sentiment d’impuissance quand on voit ce PUTAIN de groupe jouer devant 30 personnes dans des bars… un manque de popularité qui se traduit dès le début du film finalement. En effet on peut voir Lemmy dire "Il faut être là au bon moment…", malheureusement le groupe commence à décoller seulement en 2008 après le 13eme album "This Is Thirteen". Personnellement, j’adore Anvil, et pour quelles raisons ? Le groupe et surtout les membres sont restés fidèles à eux mêmes et proposent toujours des albums de qualité, ne nous déçoivent jamais, et n’ont jamais perdu l’espoir d’être un PUTAIN DE GROUPE !

Ce 14eme album "Juggernaut Of Justice" est une aubaine pour le groupe, histoire de confirmer leur talent, et peut être une excuse pour partir en tournée, et ENFIN gagner de l’argent pour ce qu’ils aiment faire… Mais on a déjà eu des petites "fuites" par le groupe himself, qui sont tout simplement "Juggernaut Of Justice""When Hell Breaks Loose", "Fuckin’ Eh !" qui se seront soldés par une prestation exceptionnelle, où le groupe nous donne un gros aperçu de ce qu’on aura dans l’album, de la précision, de la puissance, et surtout la voix de Lips si spéciale et si atypique au groupe ! Mais "Fuckin’ Eh !" est une musique à laquelle je n’ai pas accroché du tout, peut-être trop téléphonée, je ne sais pas mais quelque chose cloche.

- "Glen, on monte le son de ta basse encore ? "
- "Pourquoi pas ?"

C’est donc parti pour réellement envoyer la sauce, avec "New Orleans Voodoo", "On Fire", "Turn It Up" qui se traduiront par une avalanche d’excellence, le groupe a su creuser son son, je reviendrai plus précisément sur le mixage dans peu de temps, mais le son de basse est extrêmement présent, et quel plaisir pour nos oreilles ! Les solos de Lips sont tout simplement les meilleurs qu’il ait pondus pour le groupe. Et Robb, nous lance des rythmes endiablés et très efficaces, fidèle à lui-même, remarquez… Mon Dieu, que dire, je ne suis pas loin de la crise cardiaque, mais ma foi, autant crever avec du gros son… je continue donc sur ma lancée pseudo-romanesque et finir mon pâté comme il se doit. "The Ride", "Not Afraid""Conspiracy", ces trois titres signent mon arrêt de mort, mais une mort conquise, le groupe monte en puissance, et nous donne envie de se taper la tête contre le mur tellement le génie est encore présent après ces années… un heavy metal puissant, organisé, et sincère, on ne peut rien demander de plus de la part d’un groupe qui depuis des années nous lance la même rage. Mais le plus choquant dans les titres de cet album c’est le sentiment de "gaieté" de "joie" qui en ressort, même si certains titres sont assez "dark" et "lugubres", le groupe se sent en quelque sorte libéré de quelque chose et paraît plus heureux, plus confiant, ce qui donnera tout le charme à cet album !

Pour ce qui est du mixage, on retrouve un peu la même sauce que "This Is Thirteen", quelque chose de travaillé, d’assez ouvert, et propre. Le son de Robb à la batterie est assez massif, et permet de donner un sacré coup de punch. Glenn en rajoute une tartine avec un son de basse rond et tout en puissance. Lips quant à lui fidèle à lui-même pour la guitare, et on couple à ça une voix pas très juste, éraillée, d’ailleurs on devine même son petit sourire en coin… qui donne à mon sens l’étiquette du groupe. On finira avec "Running", "Paranormal" et l’excellent "Swing Thing" qui seront les plus variés ! "Running", une des plus rock 'n' roll de l’album, "Paranormal" très heavy et malsaine à la limite du doom où on appréciera le synthé vers le milieu de la composition ainsi que le moment un peu plus speed pour conclure cette "masterpiece", et "Swing Thing" qui sera une instrumentale ayant des touches très jazzy, parfait pour finir cet album.

Désolé de vous avoir infligé une chronique si longue… mais depuis le temps que j’attends cet album, il fallait que je me lâche ! Anvil signe un EXCELLENT 14ème album, à mon sens un des meilleurs, peut-être un peu tôt pour dire ceci, mais c’est un des plus variés tout en gardant leur état d’esprit. Ils se régalent et nous régalent, c’est le principal ! Par ailleurs, un passage en Europe ne serait pas de refus… qui sait d’ici quelques semaines… Quoi qu’il en soit, c’est une enclume dans la gueule et ça calme sec !


Motörbunny
Mai 2011


Conclusion
Le site officiel : www.anvilmetal.com