Le groupe
Biographie :

Agathodaimon est un groupe black metal (puis dark metal par la suite) allemand formé en 1995 et actuellement composé de : Sathonys (guitare, chant / ex-Nocte Obducta), Till Ottinger (basse / Steorrah, ex-Misanthropic, ex-Skidbladnir), Manuel Steitz (batterie / ex-Ancient Ceremony), Ashtrael (chant) et Thilo Feucht (guitare / ex-Viron, ex-Seduction, ex-Asaru). Agathodaimon a sorti les albums "Blacken The Angel" (1998), "Higher Art Of Rebellion" (1999), "Chapter III" (2001), "Serpent's Embrace" (2004), "Phoenix" (2009) et "In Darkness" (2013).

Discographie :

1998 : "Blacken The Angel"
1999 : "Higher Art Of Rebellion"
2001 : "Chapter III"
2004 : "Serpent's Embrace"
2009 : "Phoenix"
2013 : "In Darkness"


Les chroniques


"In Darkness"
Note : 12,5/20

Depuis la naissance d'Agathodaimon en 1995, leur musique a évolué en gardant leur empreinte black / dark mélodique. Les Allemand sortent ainsi un sixième albums, "In Darkness", chez Massacre Records. Celui-ci a été produit par Kristian Kohlekeller au "Kohlekeller Studio" (Powerwolf, Crematory...).

"In Darkness (We Shall Be Reborn)" est le titre le plus long de l'album avec plus de 6 minutes. L'ambiance acoustique tourne vite à l'orage à coup de riffs électriques rapides et de cris stridents. Une atmosphère plus mélancolique se fait ressentir lors de passages plus posés faisant penser à du doom. Le chant clair est quant à lui assez spécial, plutôt heavy rocailleux, ce qui n'est pas en accord avec la musique. C'est dommage car cela choque et cette touche old shool tranche trop avec la modernité du groupe. Ensuite, "I've Risen", entrainant, déploie ses démons ! En effet, c'est dans une ambiance de rituel mystique et froid qui se développe sa noirceur. Le tempo plus lent laisse place à des mélodies aériennes et sinistres. On retrouve une guitare acoustique avec un chant clair dans "Favorite Sin". Heureusement qu'une musique plus prenante avec un chant black vient ensuite car sinon c'était l'ennui assuré. Un orgue baroque et des voix fantomatiques pleines de souffrance ouvrent le bal de "Oceans Of Black". Puis, des riffs quelque peu enjoués accompagnés d'une atmosphère plutôt reposante et légère créent la surprise. "Adio" commence par une autre introduction acoustique avant de retrouver une musique bien plus rapide, rythmée par le chant vociféré à toute vitesse. Il y a de jolis passages mais rien qui vaille réellement le détour. Longue à démarrer, "Somewhere Somewhen" devient longue dès 1 minute passée. Peut-etre trop linéaire et mou, ce titre devient interminable. Enfin, on découvre un morceau plus varié et intéressant avec "Dusk Of An Infinite Shade (Amurg)". De plus, les chorus de fond rajoutent une ambiance symphonique et spirituel très agréable. "Hoellenfahrt Der Selbsterkenntnis" est clairement doom black mélodique avec un tempo lent et des guitares lourdes et plaintives. Le chant black va à merveille et on regrette qu'il n'y ait pas plus de titres dans la même mouvance. Et pour finir, "Adio" (version acoustique) est effectivement une version plus intimiste et plus courte du titre original. Le chant clair est bien plus à sa place ici et ne dénote pas. Au contraire même, seul le chant est intéressant ici car la musique est sans relief.

"In Darkness" est un album en demi-teinte. En effet, la moitié des titres ne déméritent pas et sont même plutôt bons, mais les autres nous laissent perplexes. Ces quelques morceaux ne sont pas à la hauteur et gâchent quelque peu l'album dans son ensemble...


Nymphadora
Juin 2013




"Phoenix"
Note : 16,5/20

Ô grande suprise qu'est ce nouvel opus d'Agathodaimon, "Phoenix" ! Au delà de nos terres françaises subsistent six Allemands dont l'imagination, la fougue, et le talent ont eu raison d'eux en un parfait accord d'un black metal mélodique des plus personels et aboutis. Outrepassée l'appréhension d'un black pompeux à souhait à la première écoute, "Heliopolis" déferle sur son auditoir une vague de riffs aussi terrassants qu'incroyablement entraînants. Se confondent à eux une voix criarde typique de black metal, un synthé qui se joue de petites touches subtiles de mélodie ainsi que la présence plutôt marquée de l'électronique. C'est d'ailleurs dès le premier titre que l'illusion d'un Deathstars se fait sentir, conséquence de cette empreinte moderne mais également dûe à l'émergeance d'une seconde voix, celle de Sathonys reléguée à un chant clair s'accordant excellemment à celui de son acolyte Ashtrael. Mais bien vite cette griffe industrielle s'attenuera jusqu'à ne plus être afin de révéler un aspect plus naturel à la musique d'Agathodaimon, ce qui n'est pas pour déplaire. Ainsi "Phoenix" continue alors son périple parmi moult ambiances tantôt aux accents très pulsés de rock 'n' roll, tantôt plus axés sur un climat empli d'inquiétude et de mystère avant que des tempos plus assagis nous surprennent par leur délicatesse, amenant cet opus à un résultat aussi cohérent que désarmant de réussite. Autre comparaison dont la formation Allemande peut être fière, Samael, chacun à sa manière délivre un black metal mélodique personnel ou se côtoient mélodie incisive, modernité et énergie pércutante ("Ground Zero") même si les seconds gardent une approche nettement plus moderne et extrême. Au final, Agathodaimon sait convaincre par un album de près d'une heure et quart, signé chez Massacre Records, où chaque élément a son importance, dévoilant un important travail d'ambiance que l'on ne peut qu'admirer... Certains y trouveront néanmoins à redire sur la tournure exagérée, voire pompeuse des compositons au premirer abord, mais qu'à cela ne tienne, seule une écoute en profondeur de "Phoenix/" saura vous réveler tous ses secrets et vous charmer définitivement.


Jillian
Mars 2009


Conclusion
Le site officiel : www.agathodaimon.de