La review

EUROCKENNES DE BELFORT 2011
Belfort (90)
01-02-03/07/2011


Review rédigée par Sam


Chaque année, les Eurockéennes sont un peu pour moi une sorte de pèlerinage avec l’accès à un festival ni trop gros, ni trop petit, avec une affiche qui cette année encore a eu son lot de mécontents et de contents.


Vendredi 1er Juillet

Premier jour, direction le lac du Malsaucy. Deux-trois changements sont au programme cette année : un déplacement de l’espace VIP en dédiant un espace presse à part, une scène "chapiteau" appelée maintenant "Green Room" à ciel ouvert, et une scène de la plage montée sur pilotis ! Atypique !
Arrivée sur le festival à l’heure, récupération du pass press et premier constat : heureusement que la chargée d’accred' me connait, sinon nada ! La photo ne correspondait pas.
Entrée dans le festival, le coup d’envoi est donné par THE CHEERS sur la plage 45mn plus tard, et donnera un tempo rock / pop dans l’air du temps, énergique, maitrisé et un poil court mais bon. Pas le temps de s’attardé et on file sur la grande scène, histoire de se mettre véritablement en jambe photographiquement pour LES HURLEMENTS D'LEO. Un bal festif, à grand renfort de danseuse, haute en couleurs, violon et cuivres. Une prestation qui lance le festival véritablement devant un public qui arrive encore. Rien de transcendant, c’est propre, mais pas bien pêchu. Comme une retenue par rapport a l’enjeu et la taille des lieux (en effet la grande scène peut accueillir jusqu'à 25000 personnes !!!).
Direction ensuite la nouvelle "Green Room" pour voir le set acoustique de KEZIAH JONES. Uniquement accompagné d’un musicien aux percussions, KEZIAH JONES fait le show. Avec l’appréhension de voir quelque chose sans grande inventivité mais non, l’homme est un guitariste hors paire, et nous transporte et nous offre des musiques aux résonnances funk, soul et quelques beats bien trempés. Programmé en milieu d’après midi, et malgré une communication qui se veut au plus près du public, on ne se laisse pas gagner et petit à petit malgré un chant et un jeu de guitare parfait (si ce n’est plus) on se dissipe peu à peu…



Un tour par la grande scène pour un TIKEN JAH FAKOLY, des paroles engagées, et un public conquis, on repart direction la nouvelle scène de la plage pour faire un bout du concert des SAVY FAV. Punk à l’extrème le chanteur finit en caleçon au bout de trois musiques. Slams en tous en tous genres (ou avec ou sans objets, avec ou sans déguisements avec ou sans bâche pour se faire un toboggan sur le public), finalement l’intérêt n’est pas sur scène mais bien dans le public, le groupe distillant un (post) punk punchy mais basique mais personne ne pouvais rivalisé avec le jeu de scène ou l’inventivité du frontman.





Pas le temps de traîner on va découvrir la nouvelle Loggia pour le (post) rock de AND SO I WATCH YOU FROM AFAR, déjà plusieurs choses. La nouvelle Loggia qui s’appelle "Club Loggia" est réduite à la taille d’une boîte d’allumettes, certes une grosse boîte d’allumettes mais quand même. L’entrée de la fosse photo se fait après un long et périlleux cheminement entre les toilettes la régie et le passage au milieu du public, et pour finir, là où il fallait compter 15minutes d’avance maintenant calculons en 30… J’arrive donc en retard, la sécurité me refusant l’accès à la fosse même avec le retard, le public étant finalement en masse, je tente quelques photos de la foule… mais rien… rien de chez rien ! Le groupe envoie un rock / stoner intéressant, bien senti avec quelques incohérences et dissonances quelquefois mais dans l’ensemble ça sonne, le foule est réceptive, moi un peu moins… ça s’essouffle sur le long terme. Autre question, pourquoi mettre du "post" partout devant les styles de groupe ? Post rock, post punk, post grunge…
Un tour de nouveau à la grande scène après une pinte jetée à la va vite, pour le l’electro pop de THE TING TINGS. Un show très chaud avec la charmante Katie. De gros beats electro pour le duo enflamme la foule et Katie se démène sur scène. Bon tout le monde attend le tube qui a fait la renommée du groupe au sein d’une pub, après 45mn de scène ça saute et ça groove toujours autant dans la fosse, on est collé-serré et la fatigue ne se fait pas sentir. Une participation d’un guest local (en l’occurrence Elie, guitariste et chanteur du fameux groupe de rock Hellbats apportera une touche metal), de son propre aveu : "Putain c’était dingue !"), un rappel plus tard et tout le monde est content, les jambes, le corps et les oreilles remplis de beats electro et des cheveux blonds de Katie.



Retour à la Loggia pour WU LYF, là où la presse avait encensé le groupe ces derniers mois, eh ben non, toujours pas d’accès à la fosse, un chant faux, une musique un peu molle, rien de vraiment transcendant et quelque chose qui visuellement se rapproche pas mal de la caricature avec des mêches à outrance… passons… un dernier détour par la grande scène, TRYO et l’hymne de nos campagnes, les souvenirs de colos, la foule qui reprend en cœur, c’est un peu molasson, des erreurs de rythmes mais c’est l’idole de toute une génération.



Premier jour placé sous le signe de la diversité, des artistes en vogue, on repart le sac au dos, au son de STROMAE qui finit son show à la Green Room… demain c’est metal aux Eurockéennes. Premier bilan de ce Vendredi, un public plus jeune plus alcoolisé, une bonne surprise avec cette scène de la plage, une mauvaise avec la Loggia, et des artistes pas vraiment convaincants sur cette première journée si ce n’est THE TING TINGS. L’ensemble de la programmation n’était peut-être pas "rock 'n' roll" pur jus, mais derrière il y avait une certaine cohérence de programmation sur cette journée avec des noms importants mais les artistes ont semblé dans l’ensemble empruntés.


Samedi 2 Juillet

La veille a quand même des répercutions sur mon organisme. L’âge et le manque d’entraînement se fait sentir je vous dirais, mais aujourd’hui le programme est alléchant : KYUSS LIVES !, MOTÖRHEAD, QUEENS OF THE STONE AGE, MARS RED SKY... Du metal du bon du vrai... oui enfin ce sont des dérivés mais il y aura de la légende sur scène !!
On attaque direct avec les MARS RED SKY, ils viennent de Bordeaux et sont déjà venus sur le festival TGV Generiq en Février dernier. Leur prestation en ouverture de soirée sous les lumières tamisées avait fait son effet dans la salle de la Poudière à Belfort. Là c’est la plage, en ouverture de journée, sans les lumières. La prestation est différente, présente moins de relief et de profondeur sans cet aspect technique. Le post-rock-stoner quasiment qu'instrumental du trio contentera les aficionados et les ravira mélodiquement. Les subtilités n’échapperont pas aux musiciens chevronnés, Kem, le programmateur des Eurockéennes suivant le concert depuis le côté de la scène a pu apprécier la prestation, pour ma part je l’ai trouvée plus timide et moins puissante que la dernière fois, peut-être un peu plus molle. Les dissonances de la guitare accompagnées des coups de boutoir d’un batteur en forme et des mélodies d’une basse profonde n’ont tout de même pas atteint la qualité du concert fourni à la Poudrière en début d’année.



Direction au pas de course pour la Green Room et les lèvres pulpeuses de la sensation ANNA CALVI. La sensation rock qui monte se trouve être un peu moins rock que prévu et beaucoup plus blues !!! La belle blonde nous sort des parties de guitares superbes et dispose d’une voix hors du commun. L’ensemble musicale enchante la foule venue en masse pour découvrir la belle blonde perchée sur de hauts talons. La prestation calme, lancinante, dure une quarantaine de minutes. Trop Peu ? Trop court ? Certains restent sur leur faim, pour les autres les étoiles brillent dans les yeux, les oreilles résonnent encore des solos exceptionnels et de la puissance et de la pureté du chant d’ANNA CALVI.



KYUSS LIVES ! entrera ensuite sur la plage. Celle-ci est nettement plus garnie que pour MARS RED SKY, et surprise, dans les backstage on notera pour tout le concert la présence de Josh Homme et du groupe QOTSA, se permettant même l’accolade avec KYUSS avant leur entrée en scène. Le groupe envoie un stoner lourd, puissant et sans détour. Une basse droite et puissante, un son écrasant, déclenchant pogo et autres joyeusetés. La batterie, très minimaliste fait un travail de sappe fabuleux par une frappe précise et quelques subtilités rock 'n' roll. Le chant se perd dans une puissance certes présente, dans des tons maîtrisés mais dans une rébarbativité sans nom, au bout de 4 morceaux on n’y fait même plus attention tellement son apport est minime et sans grand intérêt. Les riffs guitares sont bons, mais sans véritablement grand intérêt non plus. Un son live énorme néanmoins qui convaincra les plus sceptiques ainsi que certains passages qui nous rappellent QOTSA. La prestation de 1h30 (trop longue ?) s’éternise et la communication avec le public est très minime. Le set est certes maîtrisé, on notera juste des attitudes différentes et une véritable attitude qui donne l’impression d’un groupe qui se donne sur scène au niveau de la partie rythmique (basse / batterie), pour le reste…. un chanteur dont on ne distingue pas les yeux cachés derrière de grosses lunettes noires, qui certes chante juste, mais ceci ressemble plus à une litanie monotone, et un guitariste qui donne une attitude sur scène qui même lorsque qu’il est en solo semble aller à l’abattoir… mais, c’était propre, pro, efficace, stoner et cuir à souhait. Le public a vu ses premières légendes de la journée.



La journée continue avec un passage par le Club Loggia où se produisent nos amis Belges de chez DRUMS ARE FOR PARADES. Déjà pour être clair net précis, c’est ma grosse découverte des Eurockéennes 2011. Un son qui punche un max, avec de la dissonance à la Mastodon, des circle pits et autres pogos se succèdent, un batteur impressionant, très peu de chant, et énormément de subtilités pour les guitaristes. Intéressant pour le groupe, il n’y a pas de basse, et pourtant tout ceci ne se ressent pas, les riffs se succèdent avec un son génial, l’ambiance confinée du club Loggia renforce les impressions de puissance, sueur et metal (re)prennent leurs droits sur ces Eurockéennes. Le son est extrêmement bien mixé, ce qui est assez rare quelquefois dans les festivals pour être souligné, un set puissant, maîtrisé de bout en bout, et, un rappel plus tard, la fosse en terre et en sueur est heureuse, conquise, devant le metal-stoner barré des Belges. Il faut dire que les compos du trio ont de quoi faire des heureux, entre riffs décalés, break déroutants et prouesses techniques, avec comme clef de voûte un batteur tout bonnement hallucinant, DRUMS ARE FOR PARADES aura, pour ceux qui auront eu la curiosité de découvrir, marqué les esprits.



Notre choix pour le prochain concert se portera sur les légendes du heavy metal, j’ai nommé MOTÖRHEAD. Le pit est surchauffé, survitaminé, dans l’attente de la légende qui certes un peu vieillissante mais manie toujours aussi bien le manche. Lunettes, cuir, chapeau, célèbres verrues, basse, on est bien en face de Lemmy. Voix reconaissable, légendaire, et titres ultimes, attendus par tous. Dès les premières notes ça slamme, ça pogotte et ça gigotte dans le pit. Dans la fosse photo, moins d’animation, juste un bloc tout braqué pour choper LA photo (de toute façon avec autant de monde, on aura pratiquement tous la même….). Une sécurité un peu tendue et nerveuse mais qu’importe.
Un show metal au son assez costaud, droit, puissant sans fioriture qui n’avait que pour but de ramoner les conduits auditifs encore vierges. Le trio (bass-batterie-guitare) a passé durant 90minutes la floppée de titres que sa longue carrière caractérise, et ce malgré la toute relative récente arrivée du batteur et du guitariste. Le public surchauffé reprend en cœur l’ensemble des titres conscient de voir, d’écouter et de vivre un moment de communion avec son idole. Oui "son" parce que finalement ce n’est pas MOTÖRHEAD que l’on vient voir mais bien Lemmy. Ça sent le cuir en sueur et la bière à la terre, le rock 'n' roll à l’ancienne en quelque sorte. Pour le reste et un set de 90minutes maîtrisé, tant au niveau du son que de la technique qu’est ce qu’on en ressort ? Bah oui j’ai vu Lemmy. Chouette. Bah oui les morceaux sont cool, presque l’impression d’entendre les disques, mais après ? Oui bon excusons le fait que les lives c’est exigeant et que au bout de tant de kilomètres parcourus, de cordes de basses usées, de litrons de Jack dans le gosier, que Lemmy a un âge respectable, mais derrière scéniquement ? Lemmy ne bouge pas, au niveau guitare, les solos sont pré-programmés (on notera les pédales d’effets posées a des endroits précis…) et qu’est ce qu’il semble se faire ch… reste un batteur qui tape, bien fort, et puissant. Alors oui, ce n’est même pas Lemmy qui parle entre les morceaux, et s'ils se revendiquent faire du rock 'n' roll, oui musicalement c’est ça… après scéniquement, on repassera. On finit sur un solo batterie La déception d’avoir quelque chose de fade scéniquement, n’en déplaise aux grands fans. J’ai vu une légende mais je n’ai pas été convaincu.



On continue avec les légendes et HOUSE OF PAIN à la Green Room ! Les papes du hip hop à l’ancienne réveillent la foule, ce n’est pas tous les jours qu’on croise une paire de légendes. Un show maîtrisé qui s’eteint un peu sur la longueur, comme quoi on peut avoir fait des années de tournée et connaître encore les frissons de la scène. Les tubes feront leur effet, et on en prendra plein les oreilles et les yeux.



La grande scène se prépare à accueillir pour la troisième fois, Josh Homme et les QUEENS OF THE STONE AGE. Après deux passages en demi teinte, le groupe est attendu de pied ferme par les festivaliers, et en particulier ceux adeptes du stoner-metal et autres dérivés. Juste à voir les sourires on peut se dire que Josh Homme est attendu… surtout par les filles au vu du nombre massées dans les premiers rangs. Que dire du set de stoner rock des Américains ? On va commencer par la prestation : les avis divergent : Certains diront que c’était chiant, d’autres que c’était énorme. La prestation scénique, est ce qu’elle est : basique, simple efficace, de la communication quand il le faut… un truc bien rodé, à l’Américaine. Les lights sont en rapport avec les morceaux. Bien quoi. Quant au son, gros point faible de ces dernières années, il est encore inégal en fonction de l’endroit où l’on se place. Carrément énorme devant, il perd un peu lorsque l’on se place à certains endroits de la scène. Dommage. Pour l’aspect musical, c’est une setlist parfaite ! Un best of mes enfants. Tous les plus grands tubes du groupe sont passés en revue. A la fois métallique, dissonant, inventif, détonnant, érotique, envoûtant, le set de Josh Homme et sa bande a carrément conquis l’ensemble du public et a été exécuté d’une main de maître par l’homme et ses musiciens.



Après un tel rouleau compresseur, de telles étoiles dans les yeux, il ne nous reste plus qu’à finir cette soirée avec le gros son életronique de BOYS NOISE à la Green Room, le temps de boire quelques canons, de se déhancher et on se dit à demain.




Dimanche 3 Juillet

Dernier jour de ces Eurockéennes 2011. La fatigue se lit sur les visages, les appareils sont plein de poussière, mais on rigole encore dans la fosse photographes, c’est le plus important !! La bonne humeur est de mise pour tout le monde. La chaleur aussi ! Petit passage par la plage avec le rock de MONA, rien de très emballant pourtant, et ce malgré tous les superlatifs qui les accompagnent. Certes rock 'n' roll à souhait, il n’y a rien de plus rock, des mélodies entraînantes, un chant juste (quoique… pas tout le temps) mais pour le fond, ça manque clairement de ce petit plus qui fait le véritable rock. Une semi déception sur cette prestation, technique, propre mais manquant d’âme véritablement. Le show est insipide, lance bien la journée, chauffe les gens, mais manque clairement de profondeur et d’esprit rock 'n' roll live.
La grande scène quant à elle accueille la musique déjantée du duo (qui n’en est pas un sur scène) de THE DØ. Une révélation qui c’est imposée comme un nom incontournable de la scène Française. Le duo nous emmène dans son univers dictée par la ravissante Olivia Merilahti, artiste complète, le groupe nous propose une heure durant sa musique rock, alternative, hip-hop… son univers. Sympatique, quoique un peu lassant sur le fond et l’absence d’une ambiance plus intimiste fait perdre de son charme à l’ensemble.
MORIARTY nous aura livré un show bien dans son univers et sa chanteuse à la voix cristalline, pour le reste c’est la déception. Un peu crispée au début, elle donne la pleine mesure de son talent au fur et à mesure du set. Le gros problème comme sur AARON, ou encore THE DØ est l’heure de programmation et la taille de la scène pour de tels groupes. L’ambiance intimiste qu’ils dégagent rend leur programmation en après-midi complétement tronquée sur la véritable qualité du set. L’ensemble musical est bien fait, le chant est superbe, mais également comme KEZIAH JONES, la disposition de la scène et l’heure de programmation font que le public est très dispersé.



On va voir KATERINE, son show burlesque et complétement décallé, ses chansons où finalement il ne distille qu’amour et bananes (on veut encore des bisous nom de…). C’était sympa, décalé, musicalement ce n’est pas pour cela qu’on est la, mais plus pour la curiosité.



BEADY EYE passe par la grande scène, impasse là dessus, si ce n’est pour faire une bonne action et jeter une petite oreille entre deux godets sur finalement les mythiques Oasis. Oui bon, ben à part des musiques qui ne cassent pas trois pattes à un canard, un chanteur à la limite du je m’en foutisme total, voire un réel irrespect pour la foule, une coupe rappelant celle de membres d’un groupe mythique mais respectueux, il n’y en à rien à retirer… Finalement ils sont venus, ils ont encaissé et sont repartis. Le pari avait pourtant le mérite d’être judicieux de la part des programmateurs des Eurockéennes.
Passage espace presse, bière furtive, salut à quelques amis, une barre de rire sur le ULLMANN KARAROCKE où le principe est simple : un groupe joue en live, et t’es sympathiquement invité si ton nom a été mis dans une urne à venir chanter en live devant toute la foule un titre de ton choix. Grande ambiance en perspective et bon accueil du public.
Retour à la Green Room, AARON, groupe Français connu et reconnu nous livre un show attendu par l’ensemble du public. Les titres du premier album (bande originale du film Je Vais Bien Ne T’en Fais Pas) mais également du dernier album sont repris en chœur par la foule. Le groupe, au fil des titres, a acquis ses lettres de noblesse et c’est dans une ambiance bleutée que la superbe voix du frontman résonne. La musique est calme, rien de très technique mais une prestation maîtrisée par le duo qui s’entoure pour la scène de musiciens. Pas de fausses notes, et une justesse et une émotion dans la voix qui ne se démentent pas, ainsi qu’un véritable plaisir à être sur scène et une communication avec le public, un partage. Très bonne prestation des AARON qui auront ravis ceux qui les conaissaient et conquis les autres.



Le soleil se couche avec sur la plage le concert énorme de ODD FUTURE ! Pour faire simple ODD FUTURE c’est un peu les jeunes sans peur du hip-hop qui tâche, qui arrivent pour te foutre une déculottée. Emmenés par le rappeur qui monte qui monte, Tyler The Creator, tous plus jeunes les uns que les autres. Les mecs, de leur propre aveu ne pensent qu’à "Fumer de l'herbe, baiser des filles de petite vertu et manger des céréales" si après ça le message n’est pas clair. Un DJ qui arrive et balance des beats d’une puissance énorme, et le collectif se fait un peu attendre alors que la foule s’impatiente. Puis les voilà, un par un, et pour finir Tyler The Creator sur un siège roulant, et oui, vive la fracture !!! Deux minutes de beats enragés, de flows énormes et puissants et ça slamme à tout va, les agents de sécurité complétement en panique, une chaussure qui vole, et ça rappe depuis la foule, ça pulse ça saute ! démentiel ! Old school ! Tyler a tenu deux minutes sur son siège avant d’invectiver la foule ! Public et collectif ne font qu’un, les paroles à base de "fuck" et autres dérivés (je ne vous ferai pas la conjugaison) ! Ca pulse et ça groove, de vrais bêtes de scène !!! Certains groupes feraient bien de s’en inspirer pour développer ce type d’énergie, de communication et cet esprit du live.



La grande scène accueille ensuite ARCADE FIRE, le show est attendu par les fans, violons et autres instruments sont là. Les titres connus sont joués, repris en chœur, mais derrière pas véritablement quelque chose qui transcende, surtout que ça chante un peu faux, même s'il y a un jeu de scène cohérent. Les photos prises, quelques morceaux, on fredonne des titres entendus en CD et on repart.



ARTIC MONKEYS, de loin, le son est propre, carré, l’énergie du live, du show, la sensation rock Anglaise fait le travail sur la grande scène. Les tubes s’enchaînent, et la soirée se finit en apothéose.

Sur la plage, "Carte Blanche à Katerine" c’est une semblant de karaoké où KATERINE reprend des titres connus, le public s’amuse, rigole, des streap-teaseuses burlesques viennent animer le plateau, reprise des 2B3 et consort, c’est ambiance grand cabaret !!!



Alors que le site se vite, les plasticiens volants proposent un spectacle avec des ballons d’hélium tout simplement impressionants, sortes de déambulations au milieu du public, et pour finir le feu d’artifice tiré depuis le lac du Malsaucy !
Une édition des Eurockéennes2011  placée sous le signe des découvertes. On a vu les idoles metal avec MOTÖRHEAD et QUEENS OF THE STONE AGE, lors de shows dont les métalleux se souviendront. La presqu'île du Malsaucy au cours des années en aura vu passer des artistes… Gojira, MOTÖRHEAD, QOTSA, Airbourne… on a bu des litres de bière. La déception de n’avoir eu plus de groupes metal s’est faite sentir parmis certains festivaliers. L’ambiance plus calme, moins rock et plus policée a quelque peu changé l’âme du festival malgré de bons groupes et de bonnes découvertes.
La grosse mention spéciale se partage entre ODD FUTURE pour leur hip-hop déjanté, les superbes Belges de DRUMS ARE FOR PARADES et leur metal à la Mastodon, et QUEENS OF THE STONE AGE pour ce son et cette setlist d'anthologie.
Les oreilles qui résonnent encore, je remercie et fait un grand salut à mes compagnons pour ces trois jours : Reno, Simon, Nicolas, Serge, Sabino, Sophie, So’ et tous les autres…
Un grand merci à nos "pilotes" pour la compréhension et la sympathie durant ces trois jours, un merci aux Eurocks pour ces trois jours et à bientôt.