Le groupe
Biographie :

Fondé en 2013, Wolfheart est le projet musical de Tuomas Saukkonen. Petit rappel pour ceux et celles qui ignorent qui il est : Tuomas Saukkonen est un compositeur, musicien multi-instrumentiste, chanteur et producteur finlandais. Il est connu pour ses nombreux groupes Before The Dawn, Black Sun Aeon, Dawn Of Solace, The Final Harvest et Routasielu. C’est lui qui joue tous les instruments dans la plupart de ses groupes. Après de nombreuses années au sein de ces divers projets musicaux, dont les styles vont du death mélodique au death / doom gothique, il décide de tous les arrêter afin de se consacrer à un seul : Wolfheart. Un premier album autoproduit " Winterborn" sort en Octobre 2013. En 2014, Wolfheart devient un groupe à part entière. Le deuxième album, "Shadow World", sort en Août 2015 chez Spinefarm Records. Puis c'est au tour de "Tyhjyys" de sortir en Mars 2017.

Discographie :

2013 : "Winterborn"
2015 : "Shadow World"
2017 : "Tyhjyys"


Les chroniques


"Tyhjyys"
Note : 19/20

C'est uniquement après avoir quitté tous ses autres groupes en 2013 que le Finlandais Tuomas Saukkonen (guitare / chant, ex-Before The Dawn, ex-Black Sun Aeon, ex-Bonegrinder, ex-Dawn Of Solace, ex-The Final Harvest) décida de fonder Wolfheart, en tant que son nouveau projet solo. Après avoir sorti son premier album, il décide finalement de faire évoluer Wolfheart en groupe à part entière, en faisant appel à Lauri Silvonen (basse / choeurs, aussi présent dans Bloodred Hourglass, Casket et Death Confronting), Joonas Kauppinen (batterie, également dans Disease The Nation) et Mika Lammassaari (guitare lead, aussi présent dans Eternal Tears Of Sorrow et Mors Subita). De leurs efforts conjugués naîtra un deuxième album en 2015 qui sera acclamé par la critique. Hautement estimés par leurs pairs, les Finlandais se lancent alors dans l'écriture de "Tyhjyys" (signifiant "le vide, le néant" en finnois), leur troisième album, qui sort finalement le 3 Mars 2017 après une tournée intense en compagnie d'Insomnium et Barren Earth. Un vent frais souffle à travers leurs riffs, tous plus lourds et mélodiques les uns que les autres. Prenez garde aux loups lorsque vous traverserez cette forêt en leur compagnie...

L'album commence doucement avec l'instrumentale "Shores Of The Lake Simpele". Dans un premier temps, c'est une guitare au son claire qui ravira nos oreilles de mélodies nordiques, puis le groupe entier arrivera pour terminer cette composition avec une seule et unique intention : nous montrer l'étendue de leur puissance. Les chants guerriers au loin nous mèneront bien vite à Boneyard. Une voix puissante et profonde sur une rythmique à la puissance inégalée sublimée par une mélodie épique, c'est bien ça que vous aimeriez ? Eh bien c'est gagné. Une avalanche de blasts sur des riffs exécutés à toute vitesse auront raison de votre nuque dès la première minute. Misant sur des riffs tranchants rehaussés par des claviers avant de faire intervenir la voix démentielle de Tuomas Saukkonen, qui use à juste titre de son timbre si particulier, "World On Fire" saura vous séduire par son côté lourd tout en restant mélodique. Le solo final est d'une justesse effroyable... Ne vous laissez ni avoir par le début en acoustique de "The Flood", ni par le fait qu'elle soit moins rapide que les autres, car l'intensité est au rendez-vous. Ce titre est capable à lui seul d'installer un univers si particulier qu'il suffit de fermer les yeux pour voir se planter devant vos yeux un paysage entier recouvert de neige. L'introduction de "The Rift" alterne entre riffs incisifs et mélodie acoustique hypnotique pour finalement choisir de mélanger les deux pour un titre violent et glacial. C'est une véritable avalanche qui vous arrive en pleine face lors des couplets, alors que "Call Of The Winter" jouera plus sur les harmoniques de la guitare de Mika Lammassaari pour faire voyager votre esprit autour des lacs gelés. "Dead White" mettra en avant une ambiance épique pour se démarquer, jonglant également avec un riff principal de qualité qui vous fera inconsciemment bouger la tête, alors que le dernier morceau, "Thyjyys", happera totalement votre esprit. Une mélancolie toute particulière se dégage du riff d'introduction, et que l'on retrouvera lors des refrains. Une fois de plus, Tuomas Saukkonen possède la voix idéale pour ce genre d'ambiance que le groupe se plaît à instaurer. Le dernier riff s'évanouit alors lentement dans le néant, la boucle est bouclée.

Si les précédentes sorties de Wolfheart laissaient présager un travail de qualité, je ne m'attendais pas à une telle réussite... Certains morceaux ont le potentiel pour devenir des incontournables dans la discographie du groupe, et j'espère qu'elle continuera à s'étoffer avec autant de qualité à travers le temps ! Sur scène, les musiciens offrent un show dantesque, et le fait qu'ils semblent froids et distants avec le public n'est en fait qu'un jeu de scène, puisqu'ils font partie des musiciens les plus gentils que j'aie pu rencontrer une fois leur set terminé. Le groupe est amené à grossir très vite, et j'espère qu'une nouvelle tournée se mettra en place très rapidement pour nous faire à nouveau entendre les glaciales mélodies nordiques qu'ils composent.


Matthieu
Mars 2017




"Shadow World"
Note : 17/20

Wolfheart est de retour après un premier album, "Winterborn", sorti en 2013 en autoproduction. Désormais Wolfheart n'est plus un one-man band dirigé par Tuomas Saukkonen uniquement, mais il est présenté comme un groupe à part entière, composé d'un line-up complet. Ainsi, Tuomas Saukkonen officie au chant growlé et à la guitare, il est accompagné de Joonas Kauppinen (Disease Of The Nation, ex-Before The Dawn, ex-Misery Inc etc) à la batterie, Lauri Silvonen à la basse et Mika Lammassaari (Eternal Tears Of Sorrow) à la guitare lead. Le deuxième album du groupe "Shadow World" est sorti en Août 2015 sous le label Spinefarm Records.

Alors que "Winterborn" avait été salué par la critique, "Shadow World" semble suivre le même chemin. En effet, les morceaux se veulent beaucoup plus rentre-dedans et agressifs dès le premier titre, où le chant growlé de Tuomas Saukkonen domine, le chant clair étant absent sur cet album. Bien sûr, l'ensemble évolue toujours dans un style melodeath typiquement finlandais comme sait très bien le faire Mister Saukkonen, ponctué des superbes soli de guitare de Mika Lammassaari, notamment sur la fin de "Zero Gravity". Les parties acoustiques ont également la part belle ici, puisque l'on y retrouve des passages au piano comme sur la première et excellente piste "Aeon Of Cold" et l'introduction de "Nemesis" ainsi que des passages à la guitare acoustique, notamment sur "Last Of All Winters". Les passages doom et atmosphériques sont également toujours bien là, contrastant avec les parties plus lourdes et puissantes à la limite du black metal, de par les riffs et les parties de batterie blastées, que l'on peut retrouver sur "Resistance" ainsi que sur "Storm Centre", un titre ultra efficace et prenant, mais aussi très sombre et mélancolique. "Last Of All Winters" sonne plus death / doom parfois limite épique et se veut lui aussi très empreint de lourdeur dans ses riffs et sa rythmique, avec ce côté mélancolique qui en découle, de même que "Nemesis", certes efficace avec des riffs percutants pour ce dernier, mais pas parmi les titres que l'on retient le plus de cet album. En plus du death mélodique et des passages lourds et atmosphériques, certains passages sont également empreints d'un côté épique qui n'est pas sans rappeler Amon Amarth par moments, notamment sur le début de l'avant-dernière piste "Resistance". L'album se termine sur une ambiance beaucoup plus calme et teintée de doom metal sur "Veri", morceau de 8'23'' dont le chant est interprété en finnois, avec une seconde moitié de titre chargée d'émotion avec un superbe passage acoustique mêlant piano et violoncelle. Magnifique.

Alors certes la majorité des titres sont relativement longs, oscillant facilement autour des cinq minutes et allant jusqu'à huit minutes pour la dernière piste, mais la production et la composition sont telles que l'on ne s'ennuie pas à l'écoute de "Shadow World", tout est fait pour que l'auditeur passe un agréable moment tout au long de cet album. Le son de production est de qualité mais manque d'un petit quelque chose pour que l'ensemble soit vraiment parfait. Wolfheart nous offre un second opus de très bonne facture, qui laisse augurer le meilleur pour la suite.


Alexandra
Janvier 2017




"Winterborn"
Note : 17,5/20

Après avoir évolué au sein de divers projets musicaux durant près de 15 ans, parmi lesquels Before The Dawn, Black Sun Aeon ou encore Dawn Of Solace, le multi-instrumentiste Tuomas Saukkonen a décidé de mettre un terme à chacun de ses groupes pour se consacrer à son nouveau projet personnel : Wolfheart. Un album sur lequel Tuomas gère lui-même tous les instruments et la production puisqu‘il est l’unique membre officiel de Wolfheart, seul le guitariste Mika Lammassaari interprète les parties de solos de guitare sur certains titres. Un premier album voit le jour fin 2013, voyons ce que vaut celui-ci, répondant au doux nom de "Winterborn".

L’album débute avec "The Hunt". Un titre qui démarre sur des notes douces à la guitare acoustique avant d’évoluer vers un death metal mélodique au chant growlé, et avec des mélodies à la guitare et au clavier propre au death mélodique finlandais que l’on peut entendre parmi les nombreuses formations du genre. Dès la première piste, Mika Lammassaari nous illumine avec un solo de guitare ultra mélodique. Une entrée en matière efficace et rentre-dedans pour bien démarrer l'écoute. Le death mélodique est présent aussi sur "Strenght And Valour", avec des parties plus lentes, se rapprochant du doom metal. Un titre énergique et entraînant où la batterie a une frappe puissante et dynamique. "Routa Pt.2" démarre sur une intro au violon avant d’enchaîner sur une batterie qui envoie pas mal à la double, sur une mélodie assez douce et calme. L’ambiance est plutôt apaisante durant les deux premières minutes avant d’évoluer vers des parties plus brutales au chant growlé et aux guitares à la fois saturées et ultra mélodiques, pour enchaîner sur un solo de guitare magnifique exécuté par Mika Lammassaari, du groupe Eternal Tears Of Sorrow. Un titre qui alterne durant près de huit minutes des parties doom metal à des parties plus death pour un superbe morceau, probablement le meilleur de l‘album. "Gale Of Winter" mêle death mélodique et doom metal, entre un savant mélange de parties énervées à la batterie et la guitare, sans oublier le chant growlé de Tuomas Saukkonen, et des passages plus atmosphériques, planants, renforcés par un violoncelle qui ajoute à l’émotion déjà présente sur ce titre. La piste suivante, "Whiteout", est plus lente, mélodique, et évolue dans une atmosphère dark / doom. Mikka Lammassaari intervient une nouvelle fois sur cette piste le temps d’un solo de guitare encore une fois parfaitement exécuté. Un titre dont la mélodie vous reste en tête dès les premières notes du morceau, superbe. On passe à quelque chose de plus brutal sur "Ghosts Of Karelia", qui est quant à lui plus direct et rentre-dedans dès le début, dont la batterie blaste à fond à la limite du black metal. Un titre toutefois teinté majoritairement death, avec une batterie qui se montre plus puissante et énergique et des guitares qui restent, elles, mélodiques.

Wolfheart étant un one-man band, Tuomas Saukkonen dirigeant l’intégralité de ce projet lui-même, la musique proposée sur l’album "Winterborn" est ainsi clairement personnelle, et cela se ressent parfaitement à l’écoute de cet album. Une certaine mélancolie se dégage de plusieurs morceaux, notamment "I" qui se veut très sombre, empli de tristesse, avec une mélodie et des guitares empreintes d’émotion tout au long de la piste. Sur "Chasm", Mika Lammassaari nous offre encore une fois un superbe solo de guitare. La guitare acoustique intervient également sur cette piste en début de morceau. La présence de violon est perceptible en fond de piste, ajoutant à l'aspect mélodique de ce titre, en contraste avec le chant growlé et les riffs de guitares saturés plus brutaux. L’album se clôt sur "Breathe", un dernier titre très sombre et triste, la présence du violoncelle renforcant l’aspect mélancolique perceptible sur ce titre. Un morceau qui sonne principalement doom metal, auquel s’ajoute toutefois quelques passages teintés de death au niveau du chant growlé de Tuomas ou de certaines parties de guitares notamment. La basse est quant à elle très présente sur cette piste. "Breathe" est tout simplement magnifique, "Winterborn" se termine en beauté avec ce dernier morceau.

Tuomas Saukkonen a certes dû décevoir un certain nombre de fans en mettant fin à tous ses précédents groupes, mais au vu du résultat et de l'album qu'il nous offre en échange à travers ce nouveau projet, Wolfheart s'annonce comme un projet plus que prometteur, et "Winterborn" un superbe album, où aussi bien les compositions que la musique et la production sont de qualité. Les fans de metal scandinave de ce genre seront comblés, quant à ceux qui suivaient les précédents projets de Mister Saukkonen, ne vous inquiétez pas, Wolfheart regroupe le même genre d'influences que l'on pouvait entendre dans Before The Dawn ou encore Dawn Of Solace. Un album à absolument écouter voire à avoir dans sa discographie.


Alexandra
Novembre 2014


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/wolfheartrealm