Le groupe
Biographie :

Wednesday 13, de son vrai nom Joseph Poole, est un chanteur et un musicien américain de punk et de metal né le 12 août 1976 à Charlotte, en Caroline du Nord. Après avoir été le chanteur de Frankenstein Drag Queens From Planet 13, Bourbon Crow et Gunfire 76, il forme son propre groupe, Wednesday 13. Wednesday 13 est un fan de films d'horreur, il s'inspiré des films de série B comme ceux de Lucio Fulci et de Peter Cushing pour ses chansons et son nom de scène Wednesday est tiré de la série La Famille Addams, il est le représentant d'un sous-genre de punk rock : l'horror punk.

Discographie :

2005 : "Transylvania 90210 : Songs Of The Death, Dying And The Dead"
2006 : "Fang Bang"
2008 : "Skeletons"
2011 : "Calling All Corpses"
2013 : "The Dixie Dead"
2015 : "Monsters Of The Universe : Come Out And Plague"
2017 : "Condolences"


Les chroniques


"Condolences"
Note : 18/20

En 1976 aux Etats-Unis naît Joseph Poole, que tout le monde connaît sous le pseudonyme de Wednesday 13 depuis 1992. Anciennement chanteur de Maniac Spider Trash, Frankenstein Drag Queens From Planet 13 et Murderdolls, il a débuté une carrière solo en 2004 qui compte sept albums. Parallèlement, il joue avec Bourbon Crow et Gunfire 76. Wednesday a su s'entourer de quelques musiciens de renom pour son projet solo (Piggy D, Eric Griffin...) mais le line-up du groupe a énormément changé, alors que sa musique reste un horror punk direct et malsain, mais qui s'était relativement calmé depuis 2010. Pour son nouveau méfait, Wednesday 13 a sorti de leurs cercueils Roman Surman et Jack Tankersley aux guitares, Troy Doebbler à la basse et Kyle Castronovo à la batterie afin d'enregistrer Condolences. Ce septième album ravira les fans de la première vague du groupe, alors on va simplement fermer la porte et profiter.

"Last Rites" entamera ce nouvel opus avec une introduction samplée. On jurerait un mélange entre des bruits de films de zombies, des bruits venus de l'espace et des percussions... "What The Night Brings" débute alors et surprise : le son est clairement plus lourd que sur les trois derniers opus ! Wednesday 13 a retrouvé le son violent et massif qui colle si bien à son timbre particulier ! Une fois l'exaltation passée, le titre est entraînant au possible et promet quelques mouvements de foule en live, alors que "Cadaverous" et sa rythmique emmenée par une basse omniprésente nous assurent des nuques violentées. Vous ne vous attendiez pas à du repos sur "Blood Sick", j'espère ? Parce que ce sont uniquement des riffs torturés que nous ont concoctés les Américains ! On passe à une rythmique un peu plus travaillée pour "Good Riddance" et sa guitare lead qui fera littéralement voyager l'auditeur au début du titre, pour nous offrir une ballade à la sauce horror punk. Y"ou Breath, I Kill" restera dans une optique un peu plus technique que les autres morceaux, alors que Wednesday 13 pose sur cette composition une voix plus tranquille, mais également plus effrayante que jamais. Même si "Omen Amen" semble calme, il n'en est absolument rien. Ponctué de quelques samples, ce titre est simple et efficace. "Cruel To You" fera entrer un à un les instruments, jusqu'à un refrain un peu plus punk rock qu'autre chose, mais qui, avec le son retrouvé du groupe, rend plutôt bien.

Nouvelle pause samplée, "Eulogy XIII" servira à introduire de la plus parfaite des manières la bombe qu'est "Prey For Me". A la fois accrocheur et brut, ce titre est clairement l'un des points d'orgue de l'album. L'ajout des choeurs donne au refrain une saveur toute particulière. Ensuite, le groupe prouvera une nouvelle fois qu'il est capable de nous transporter grâce à la guitare lead de "Lonesome Road To Hell" qui nous suivra tout au long du titre avant de passer au duo de fin. Le morceau éponyme de l'album, "Condolences", sera beaucoup plus long (sept minutes) et lent que les autres, mais c'est uniquement pour permettre aux sonorités lourdes de prendre toute leur ampleur, accompagnées des murmures du chanteur. Une rythmique inquiétante, que ce soit en son clair ou au son saturé nous prendra aux tripes avant de nous relâcher sur un refrain rythmé au possible, puis nous abandonnera à une petite boîte à musique qui nous indique le dernier morceau. Et ce final, c'est "Death Infinity". Du son clair, une voix presque douce, puis un refrain saturé hypnotique qui nous laissera seuls avec nous même.

Personnellement, je m'étais arrêté à "Skeletons", l'album de 2008. Le nouveau son de Wednesday 13 ne me plaisait pas réellement, je n'accrochais pas, bien que l'esthétique me passionnait toujours. Je n'ai pas abandonné, et enfin Wednesday 13 renoue avec le son qui m'a fait l'adorer ! Tu ne pouvais pas me rendre plus heureux ! Enfin si, il y a toujours la possibilité de venir découvrir ces titres en live...!


Matthieu
Juin 2017




"Monsters Of The Universe : Come Out And Plague"
Note : 17/20

Quelle bonne idée de débuter cette année 2015, certainement prochainement emplie de sorties plus intéressantes les-unes que les autres, avec le nouvel opus de Monsieur Wednesday 13 ! Le temps passe, la discographie s’étoffe et, jusqu’à présent, je n’ai encore jamais été déçue. Et ce n’est définitivement pas "Monsters Of The Universe : Come Out And Plague" qui détruira cette réjouissante tradition.

Ah, Wednesday 13 : tout un personnage ! Avec lui, il va sans dire que nous savons dès le départ ce à quoi nous nous engageons : une plongée dans un petit monde de l’horreur délicieusement retro, le tout guidé par une bande-son punk / metal du plus bel effet. Tiens, pour remettre les choses à leur place, il serait bon de préciser que, cette fois-ci, Wednesday 13 semble s’être légèrement éloigné du punk pour accentuer ses influences metal, comme le prouve aisément un titre tel "Planet Eater (Interstellar 187)". Maintenant, allez savoir si ce léger changement est la cause du gain de maturité apparent. J’avoue que je n’oserais pas moi-même le prétendre, mais, par contre, il paraît évident que le musicien se sent de mieux en mieux en phase avec son univers si typique et avec son art. Le fun demeure ; la cohérence, elle, ne cesse de se développer. Sérieusement, le musicien aurait-il été capable d’écrire "Serpent Society" il y a quelques années ?

Je n’ai jamais été déçue par Wednesday 13. Par bonheur, ce jour ne semble pas près d’arriver ! En attendant, nous voilà, nous public, lancés dans la découverte de cette première excellente sortie de 2015. Non content d’être un disque solide, "Monsters Of The Universe : Come Out And Plague" est aussi, et surtout, le meilleur opus que Wednesday 13 ait composé à l’heure d’aujourd’hui.


Gloomy
Janvier 2015




"The Dixie Dead"
Note : 17/20

Une mystérieuse figure humaine ensanglantée, la tronçonneuse à la main, prête à être employée. Une bâtisse délabrée, au loin, à l’orée d’une forêt inquiétante. Une pochette sombre, dont la seule part de clarté ressort de la plus pleine des lunes. Un titre – "(Hell has come home) the Dixie Dead" – éloquent. Et une date de sortie, fin Février 2013. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, impossible de s’y tromper : l’amoureux de l’horreur rock n’roll, Wednesday13, est de retour parmi nous avec un nouvel opus sous le bras !

Nouvel album dont il est apparemment très fier, puisqu’il le décrit lui-même comme "le meilleur qu’il n’ait jamais fait". Nous ne demandons qu’à voir ! Ou plutôt, en l’occurrence, qu’à écouter. Soyons directs, soyons honnêtes, gagnons du temps : ceux que les clichés irritent (en particulier dans le domaine de l’horreur où, déclarons-le sans crainte, ils sont omniprésents), ainsi les auditeurs en quête de renouveau peuvent passer leur chemin. Par contre, les amoureux de l’univers glam, horrifique et sardonique de Monsieur Wednesday13, les curieux et ceux parmi vous qui souhaiteraient tout simplement passer un bon moment sans se poser d’autres questions ont l’autorisation – pour ne pas dire que je leur suggère vivement – de se pencher sur le cas "The Dixie Dead". L’homme nous promettait un album heavy, catchy, aux chansons prêtes à être chantées à tue-tête ; il faut avouer qu’une fois de plus, il n’a définitivement pas menti ! Riffs faciles, schéma classique, paroles évidentes (clichées, si si ! Je vous avais prévenus, non ?), mais rien à décrier à cette formule usée, employée, encore et encore par notre sujet, mais qu’il maîtrise toujours au point de plaire ainsi, tel qu’il est, dans sa simplicité, avec ce côté sarcastique et mordant qui ne manque jamais de faire ricaner en coin. L’intégralité des trois-quarts d’heure, introduction et interludes comprises, ne manquent pas de nous plonger dans l’univers favori du musicien, à savoir – pour ceux qui l’ignoreraient toujours – les films d’horreur des eighties.

Vous tenez à connaître l’élément qui m’a plu tout particulièrement ? Avec "The Dixie Dead", non content d’offrir un joli cadeau à son public, s’est avant tout fait visiblement plaisir ! Afin de fêter ses dix ans (déjà !) de carrière solo en beauté ? Peut-être, peu importe. Des sorties aussi agréables ne pourraient que donner l’envie d’en profiter pour encore au moins aussi longtemps !


Gloomy
Avril 2013




"Calling All Corpses"
Note : 17/20

Wednesday 13 est bien LE personnage par excellence qui me fera toujours retomber en enfance. Ou plus exactement dans mon enfance un peu tardive, aux prémices de l’adolescence, lorsque j’ai commencé à me plonger pour de bon dans la marmite du metal. Je n’oublierai jamais la manière dont mes propres idées reçues (les traditionnelles : "C’est violent !", "Ce n’est pas pour les jeunes", "C’est triste" et j’en passe. Tels étaient mes préjugés, certainement plus tristes eux-mêmes que le sujet dont il était question) ont éclaté en morceau lorsque j’ai découvert Murderdolls, avec leur "Beyond The Valley Of The Murderdolls". Ce jour-là, j’ai réalisé que le sujet était nettement plus vaste que tout ce que je n’aurais pu imaginer. J’ai immédiatement compris que la route serait longue, tout en écoutant inlassablement –et le sourire aux lèvres– le disque mentionné précédemment à l’humour débordant !

Ce n’est certes pas cette fois avec Murderdolls que j’en reviens à ce très cher Wednesday 13, mais avec sa carrière solo, mise entre parenthèses depuis son "Skeletons" de 2008. Au cas où certains lecteurs se poseraient la question, ça m’importe peu : la joie demeure identique ! De plus, selon l’intéressé, l’album aurait été écrit spécialement pour ses fans. Que faut-il comprendre par là ? Sans doute que les éléments favoris de ce très cher public seraient à la fête sur "Calling All Corpses". Par ceci, à première vue, je penserais que ces fameuses caractéristiques tiendraient en l’humour et sa mise en scène très théâtrale, bien entendu, mais également les paroles grinçantes, les morts-vivants, l’heure fatidique qu’est minuit, les loups-garous… Bref, Wednesday 13, pour résumer l’idée ! Quatrième album solo, quatrième album témoin du travail, de la personnalité, de la vie et des passions de son géniteur, visiblement toujours autant attiré par l’univers des séries B ! A comprendre : la marchandise est semblable à celle que l’on se plaisait tellement à imaginer ! Portés par une voix éraillée ô combien reconnaissable et adaptée, les titres sont plus convaincants les-uns que les-autres, dans la lignée directe des influences que le frontman n’a jamais cherché à cacher, préférant miser sur l’hommage direct plutôt que le pompage prétendument dissimulé. Parmi les groupes et personnalités précieuses à Wednesday 13, j’ai nommé Rob Zombie, Kiss, The Ramones, Mötley Crüe, naturellement le seul et unique Alice Cooper, ainsi que bien d’autres : les amateurs reconnaîtront sans peine.

Mais attention, par "inspiration révélée au grand jour", je ne veux pas parler d’un plagiat quelconque, oh que non ! "Calling All Corpses" ne pourrait être réalisé avec autant de fièvre que par l’homme qui en est la source, sans aucun doute. J’irais même plus loin que cela ; selon moi, il s’agit ici du meilleur album de Wednesday 13 à ce jour ! Il va sans dire qu’il s’est bien trouvé dans l’univers du glam / rock horrifique teinté de metal, et c’est également dès qu’il joue à fond dans ce domaine, lorsqu’il semble être le plus honnête avec ce qu’il aime, qu’il est le meilleur. Il y a "révolution" et "révolution". Ce n’est pas grâce à un changement stupéfiant que brille "Calling All Corpses", c’est plutôt grâce à sa sincérité, porteuse d’une joie tellement communicative ! Voici donc un retour extraordinaire, en bonne et due forme, comme on les aime ! Je n’ai plus qu’une seule chose à ajouter : écouter cet album, sans discussion ! Hop, chers lecteurs, exécution !


Gloomy
Février 2012


Conclusion
Le site officiel : www.wednesday-13.com