Le groupe
Biographie :

Formé en 1983, Vader est considéré comme un des précurseurs du death metal et l’un des premiers groupes de musique extrême d'Europe de l'Est à acquérir une renommée internationale. Les albums tels que "De Profundis", "Black To The Blind", "Lithany" et "Impression In Blood" son des perles. Son leader, Piotr Wiwczarek, plus connus en tant que Peter, ne cesse de faire évoluer le groupe et le line-up à travers les âges, recrutant tout récemment un nouveau batteur et l’excellent Vogg, guitariste de Decapitated, afin assurer la promo de "Necropolis" sorti mi-2009. "Welcome To The Morbid Reich" sort le 12 Août 2011 sous le label Nuclear Blast.

Discographie :

1989 : "Necrolust" (Démo)
1990 : "Morbid Reich" (Démo)
1993 : "The Ultimate Incantation"
1993 : "The Darkest Age" (Live)
1994 : "Sothis" (MCD)
1995 : "An Act Of Darkness"
1995 : "De Profundis"
1996 : "Future Of The Past"
1997 : "Reborn In Chaos"
1997 : "Black To The Blind"
1998 : "Kingdom" (MCD)
1998 : "Live In Japan"
2000 : "Litany"
2001 : "Reign Forever World" (MCD)
2002 : "Angel Of Death"
2002 : "Revelations"
2003 : "Blood" (MCD)
2004 : "Beware The Beast" (MCD)
2004 : "The Beast"
2005 : "The Art Of War" (MCD)
2006 : "Impression In Blood"
2008 : "XXV"
2009 : "Necropolis"
2011 : "Welcome To The Morbid Reich"


Les chroniques


"Welcome To The Morbid Reich"
Note : 17/20

Les vétérans du death Polonais sont de retour avec un nouvel album, eh oui Vader vient de nous sortir son nouveau bébé sous le nom "Welcome To The Morbid Reich". Ceux qui connaissent bien le groupe auront saisi le clin d’œil du titre, qui fait allusion à la démo "Morbid Reich" sortie en 1990. Le signe d’un éventuel retour aux sources peut-être, quoique déjà presque amorcé depuis "Impressions In Blood".

Les albums "Revelation" et "The Beast" marquaient une rupture avec le passé du groupe, rupture d’autant plus surprenante qu’elle est survenue après un "Litany" magistral et totalement dévastateur. Alors à quelle sauce les Polonais vont nous manger cette fois, après avoir sorti deux albums bien brutaux vont-ils encore tenir le rythme cette fois ? Eh bien la réponse est : oui. On est accueilli par une intro orchestrale et grandiloquent, orchestrations qui s’étalent encore un peu sur le premier vrai morceau de l’album "Return To The Morbid Reich", pour mieux nous prendre en traître avec un blast dévastateur des familles.

Une accélération qui annonce d’emblée la couleur, cet album sera lui aussi sous le signe de la pure brutalité et Vader a décidé d’écraser le pauvre auditeur sous sa puissance. Le groupe n’en a pas pour autant oublié la mélodie puisqu’elle se fait remarquer dès le solo de ce premier titre, suivie d’une discrète nappe de clavier pour l’ambiance. Mais la majorité de cet album va vous démonter la face sans pitié et vous faire headbanger comme un beau diable, et je n’ai pas besoin de vous dire que Vader maîtrise cet exercice depuis bien longtemps.

Ceux qui comme moi étaient déçus du côté quelque peu mou des albums "Revelation" et "The Beast" qui pouvaient tous les deux se montrer lourds dans le mauvais sens du terme, sont ravis du visage brutal retrouvé par les Polonais. C’est que je me faisais du souci moi, je me disais qu’ils commençaient à vieillir et qu’ils ne retrouveraient plus leur hargne après la disparition de Doc. Mais tout ça n’était qu’une baisse de régime passagère, et depuis l’album "Impressions In Blood" les Polonais ont retrouvé leurs couilles.

En fait ce "Welcome To The Morbid Reich" marque le retour de la violence sans pour autant foutre du blast partout, comme pouvait le faire un "Litany" par exemple. Ici Vader alterne des tempos rapides, avec des passages blastés, un zest de mélodie et des riffs bien lourds comme il faut. En fait cet album est la galette idéale pour votre promenade du week-end dans les champs avec votre char d’assaut favori (à moins que vous n’ayez envie de faire un tour au Mc Drive avec, comme le mec de FPS Russia), avec ça vous allez emballer c’est sûr et certain !

Le thrash a fait son retour dans le death d’origine de Vader, et c’est en partie ce qui lui donne ce coté si frontal et headbanguant à la fois. On tape du pied, on tape des gens aussi des fois bref c’est la guerre dans ton salon et ton mobilier va s’en prendre plein la face ! Le son est bien gros et lourd comme il faut, ça colle parfaitement au coté écrasant et teigneux de l’animal et l’effet est imparable, ça défonce tout ce qui bouge dans une ambiance dégueulasse et poisseuse comme au bon vieux temps.

Bref cet album est destiné à tous ceux qui aiment le metal pur et dur, celui qui fracasse tout et qui fait peur aux voisins. L’album est relativement court, l’assaut sera sans pitié et les blessés seront nombreux sur le champ de bataille. Mais masos comme vous êtes vous allez en redemander, et vous relancerez la galette à peine finie histoire d’achever les quelques tir au flanc qui essaient de se barrer en douce. Pas de quartier, ça va chier dans le ventilo et pas plus tard que maintenant !


Murderworks
Octobre 2011




"Necropolis"
Note : 18/20

S'il y a des groupes que l’on ne présente plus, Vader se présente en tête de liste. Groupe à la longévité quasi inégalée dans le créneau du metal extrême et plus précisément du death. Son architecte, le charismatique Peter Wiwczarek, a su tenir la barre haute depuis 1983 sans jamais s’arrêter de composer, de créer, de se produire sur scène. Justement, question scène, les Polonais ne rigolent pas, c’est toujours un énorme plaisir de les voir sachant la claque qu’on se prend en pleine face via le rythme infernal qui anime toutes les représentations du groupe. Pour 2009, ce n’est donc pas vraiment une surprise d’apprendre la sortie d’un nouvel album de Vader (surtout vu les teasers vidéo qui tournent sur le net dès l’annonce de l’entrée en studio), mais ce n’en est pas moins un plaisir immense !

"Necropolis" est finalisé à l’Antfarm Studio par Tue Madsen (qu’on ne présente plus) mi-2009. Pour l’enregistrement, seul Peter et Paul (le nouveau batteur) ont été de la partie, ce qui n’enlève rien à la qualité de la galette. L’artwork est sympa, quoique un peu trop informatisée et artificielle à mon goût. Le digipack est en emballage cartonné (un bon point) et comprend un DVD live (un autre bon point) intitulé "To Live !" filmé spécialement lors du concert de charité visant à réunir les fonds nécessaires au rétablissement et aux soins de Covan, le chanteur de Decapitated qui fut sévèrement touché après l’accident de bus qu’a subi le groupe et qui a fait perdre la vie à Vitek , l’un des meilleurs batteurs du genre. Rest in Peace Vitek ! Ce nouvel opus est clairement dans la lignée d’"Impression In Blood", c'est-à-dire puissant et oppressant, mais comporte quelques nouveautés car on y trouve plusieurs interludes et deux reprises.

Le CD commence avec "Devilizer", titre qui sent la hargne à plein nez. Les riffs lourds et soutenus du maître Peter son reconnaissables entre mille. La voix rocailleuse est magnifiquement présente et mise en avant jusque comme il faut. Le son est superbement dosé, jusque ce qu’il faut de basse, de batterie et de guitare. "Rise Of The Undead" se lance et là c’est encore la claque ! Comment fait-il pour que chaque titre soit une tuerie potentielle en live ? Ce titre transpire la rage, la batterie joue à un rythme effréné, les couplets apparaissent comme des versés de la bible vomis par le meilleur des orateurs, le refrain n’en inspire pas moins l’envie de reprendre le phrasé à tue-tête. "Never Say My Name" est un titre typiquement "Vaderien" si je puis m’exprimer ainsi. Il n’innove pas assez pour me surprendre bien que les riffs guitare soit des plus tranchants.

"Blast" qui porte très bien son nom puisque Paul enchaîne les blast beats à la vitesse de la lumière. A noter le refrain au rythme très intéressant et saccadé ponctué des solos habituels. "The Seal" où le larsen de 2 minutes qui ne sert qu’à instaurer une ambiance pesante pour mieux lancer "Dark Heart". Justement, je soupçonne fortement Vogg d’avoir mis son grain de sel dans la composition tant ce titre pourrai être joué par Decapitated ! Un vrai régal pour moi, fan inconditionnel de ces deux groupes Polonais. "Impure" en est la suite logique, à se demander pourquoi le groupe a choisi de séparer ces deux titres car même le texte est en concordance. Encore un interlude avec "Summoning The Futura", sorte de prophétie à consonance satanique crié sous l’orage histoire de bien lancer "Anger" qui se présente à nouveau comme un potentiel titre qui va faire fureur (je m’interdis au passage de faire une mauvaise plaisanterie sur "fureur" et le dictateur à petite moustache… bah zut c’est fait) en live.

"We Are The Horde" est l’un des morceaux qui m’a le moins convaincu malgré ce titre accrocheur contrairement à "When The Sun Drowns In Dark" qui fut une agréable surprise tant celle-ci sort des sentiers battus qu’emprunte habituellement le groupe. Un riff lourd et lent, presque heavy (pas dans la sonorité) avec une sorte d’ambiance à la Arch Enemy très sympathique. Pour moi, c’est là que se conclut réellement l’album. "Black Metal" l’hymne des vieux briscards de Venom est ici reprise dans une de ses meilleures versions et bien sûr une des plus extrêmes. La voix de Peter fait encore mouche et on sent que les gars se sont beaucoup amusés à rendre cet hommage. Le CD se termine sur "Fight Fire With Fire" des Four Horsemen que je trouve un peu trop fidèle à l’originale, les voix utilisées sur le refrain ne m’ont pas convaincu. En bref, encore une fois, Vader à mis le paquet avec une raflée de titres qui nous donne envie de les voir (ou de les revoir) en live. Peter a recruté un line-up plus qu’efficace pour ne pas dire une dream team. A retenir, les riffs géniaux et la voix du maître superbement maîtrisée. Dis Peter c’est pour quand le prochain ?


Sev3n
Octobre 2009


Conclusion
Le site officiel : www.vader.pl