Le groupe
Biographie :

Trophallaxy est un groupe de metal symphonique ayant été formé à Vallorbe, en Suisse, en Janvier 2007, par l’initiative des deux membres fondateurs Yannick (guitare) et Valentin (basse). Ils jouaient déjà ensembles et recherchaient de bons musiciens depuis environ deux ans. Finalement, ce sont Joëlle (chant et violoncelle) et Sylvain (batterie) qui les ont rejoints. Bien que les membres du groupe cherchaient encore un second guitariste et un claviériste, Trophallaxy a commencé à jouer quelques concerts, et ont ainsi présenté au public leur deux premières compositions : "Set Me Free" et "Alive". En Juin 2007, Jonathan a rejoint le line-up au poste de claviériste. Depuis son arrivée, le besoin d’un second guitariste ne s’est plus fait ressentir, si bien que l’idée a été abandonnée. Les morceaux sont principalement composés par Yannick et Jonathan, mais c’est tout le groupe qui participe aux arrangements, et Joëlle s’occupe également d’une partie des paroles. Le groupe a pour objectif principal d’enregistrer un album studio, et d’avoir l’occasion de faire des concerts. Neuf mois après l’arrivée de Jonathan, Trophallaxy a organisé un concert à Eclépens, où furent invités leurs familles et amis proches. Les semaines suivantes ont été occupées par la préparation de leur première demo, "Unfairytale". Celle-ci comporte 4 titres, et a été terminée en Juin 2008. Les membres ont également su s’allier au côté d’Ue Nastasi pour le mastering de l’album, pour qui on retiendra le mastering de groupe comme Sepultura et Fear Factory, et Thomas Ewerhard pour l’illustration et la couverture de leur premier album, il a également illustré entre autre Amon Amarth et Therion. Bref que du beau monde. Sans compter que Trophallaxy a également partagé la scène avec des groupes comme Soulmaker, Dawnless ou encore Emerald. Le groupe nous offre leur premier album intitulé : "Dawnfall".

Discographie :

2008 : "Unfairytale"
2009 : "Dawnfall"


Les chroniques


"Dawnfall"
Note : 15/20

L’originalité de ce groupe se repère dans les vocalises de la chanteuse et la présence d’un instrument à corde, rôle justement assurer par une seule et même personne Joëlle Graz. Mais loin de moi l’idée de défavoriser les autres membres qui composent ce groupe. Mais ce qu’on retient de l’album c’est essentiellement la voix, le violoncelle et le clavier qui donnent à leur musique un doux aspect mélodique et enchanteur, bien que la voix pèse un peu vers la fin de l’album, elle est belle mais reste égale sur tous le titres ce qui malheureusement dénature l’originalité dont je viens de parler. La rythmique est entraînante et variée. Dans certains titres comme le magnifique : "Lost On A Dying World", la guitare est très appréciable et arbore des allures power metal. Des riffs puissants, un violoncelle omniprésent pour une musique qui sait faire parler d’elle. "Listening To The Rain" est la ballade de l’opus, très jolie ballade qui met en avant le clavier et le violoncelle, mélodie mélancolique pour apprécier toute la sagesse de ce groupe. Le titre qui suit : "Light The Sun" est rythmé par un refrain entraînant et des parties solos qui ne manquent pas de goût et d’audace. L’originalité du titre : "Rock The World" me fait tout particulièrement apprécier sa mélodie. L’univers est quelque peu changeant et les accords de grattes font penser à des riffs hard rock.

Et puisqu’il faut garder le meilleur pour la fin : "Ice Landscape", le plus long titre de l’album (9.55) est également le plus riche musicalement, les musiciens s’accordent un petit plaisir et passent d’une intro mélancolique et calme à des accords plus violents et caractéristiques d’un power ou même thrash metal pour de nouveau virer vers des parties instrumentales très mélodiques et ainsi de suite mélangeant différents tons. Un titre symphonique parfait. En résumé les 10 titres de cet opus font en moyenne tous plus de 4 minutes 30 de quoi apprécier leur musique à sa juste valeur. Des titres qui rappellent la nature : "Beautiful Autumn Day", "Listening To The Rain", "Light The Sun", ou encore "Ice Landscape". Loin de dénoter l’atwork de l’album illustre clairement les quatre éléments naturels. Trophallaxy transmet son univers dans une musique originale, riche et variée, le clavier et le violoncelle apporte une mélodie agréable qui est loin de déplaire à mes oreilles et ne déplaira sans doute pas aux vôtres. L’album est sorti depuis décembre 2009, vous devez donc déjà tous le posséder, si ce n’est pas le cas vous attendez quoi ? Il faut bien donner la chance et le courage à Trophallaxy de progresser encore et encore pour nous bercer dans une musique symphonique énergétique et agréable.


Liz
Février 2010




"Unfairytale"
Note : 11/20

Un nom de groupe particulier, une demo nommée "Unfairytale", et une pochette représentant une fée… Il n’y a pas à dire : on est directement fixé sur ce qui suivra à la réception de ce disque. Ce groupe suisse – musicalement parlant – pourrait facilement être mis en comparaison avec des groupes tels que Lands Of Past – pour le côté légèrement symphonique, La Fille d’Octobre – au niveau de l’atmosphère, ou Kivimetsän Druidi – pour le côté fantastique, mais sans le côté un peu folk typique de ces Finlandais. Et tout comme les trois formations précédentes, Trophallaxy a également choisi d’évoluer avec les bons services d’une chanteuse. En l’occurrence Joëlle. La voix de cette dernière est douce, et agréable lorsqu’elle évolue dans un registre plus aigu, malgré sa linéarité. Par contre, lorsqu’elle tente d’atteindre des notes plus graves- comme sur "Lost On A Dying World", elle perd vite son assurance et sa justesse. Trop vite. Cela serait selon moi un des points à retravailler impérativement, afin d’éviter aussi ‘amateur’ et insipide. L’instrumental est quant à lui léger, agrémenté de passages mettant agréablement des lignes de claviers et de guitares en valeur. On ne peut s’empêcher de penser aux débuts de Nightwish à l’écoute d’"Unfairytale", le timbre lyrique en moins. Mais le bât blesse également au niveau de la production : avec un meilleur son, il va sans dire que le côté heavy qui ressort de la musique de Trophallaxy aurait nettement plus de poids dans l’ensemble, ce qui l’empêcherait de tomber dans la monotonie au bout d’un seul titre. De plus, le travail fourni manque clairement de personnalité, et de ce fait aurait énormément de mal à trouver sa propre place parmi les innombrables formations évoluant dans le même style. Quelques efforts seront donc demandés avant de penser à l’enregistrement d’un album.


Gloomy
Octobre 2008


Conclusion
Le site officiel : www.trophallaxy.ch