Le groupe
Biographie :

The Witch est un groupe originaire du Nord fondé fin 2010 à Douai. Le groupe distille une musique puissante et énergique qui s’étend du metal au rock en passant par le grind et le stoner. Après la sortie de leur premier EP 5 titres "Pachyderm Storm" fin 2011 et de nombreux concerts dans la région notamment avec Supuration, Anorak, Drawers, Scrotum, Do or Die et Morpain ; Vivien, Antoine, Julien et Mathieu viennent de sortir un nouvel EP 5 titres intitulé "Black Flowers Field". Le quartet cherche dorénavant à s'exporter davantage dans le but de diffuser sa musique au plus grand nombre et d'aller à l'avant de nouvelles rencontres.

Discographie :

2012 : "Pachyderm Storm" (EP)
2013 : "Black Flowers Field" (EP)


Les chroniques


"Black Flowers Field"
Note : 16/20

A propos de leur précédent et premier EP "Pachyderm Storm" (2012), je concluais en fin de chronique qu’au vu de la qualité de production, la suite devrait se tenir prometteuse… J’avais plutôt bien évalué l’affaire. Après quelques changements de line-up, annulation de tournée européenne et autres galères, The Witch parvient tant bien que mal à aboutir son nouvel ouvrage et revient armé de cinq titres étudiés à la corde prêt avec "Black Flowers Field", sorti en fin d’année. Le groupe originaire de Douais avait étonné tant dans sa capacité de variations de styles, passant par des riffs acharnés venus du trash, des accents power metal, du death dans le jeu de la drum et dans la voix aux variations gutturales, que dans ses compétences de composition. Sur ce nouvel opus, les quatre zicos restent fideles à leur première étoffe.

La rapidité d’exécution persiste, saute à la gorge dès le premier "Skeleton Soul" sur lequel les descentes de manches vont bon train. On se demande qui des guitares ou de la batterie suit l’autre. La frappe de Mathieu se pose en tempo similaire sur la plupart des phases de jeu, adopte parfois un rythme appesanti tandis que les guitares continuent leur course folle pour un bel effet résultant. Intro empreinte de mélodie sur le titre éponyme - on dirait presque du Tool - puis les accords reprennent leur ardeur de coutume. A la six cordes, Djul et Antoine se posent en véritables shredders, jouent allègrement à l’unisson sur les doublures d’octaves dans "Hellride". Sur certains passages, l’ensemble devient complètement chaotique, le niveau technique est évident. Ca blaste dur - la double produit son effet mitraillette sur "From Here To Underground" - ça groove, puis ça fait dans la perf.

Je ne saurais toujours pas définir un style musical précis pour ce groupe, disons que c’est... du metal en bonne et due forme ! C’est sûr, mieux vaut être curieux de guitare et de démonstration. Quoiqu’il en soit, dans "Black Flowers Field", The Witch porte haut son savoir-faire et se pose en exemple de réalisation. EP à écouter. Chapeau.


Angie
Janvier 2014




"Pachyderm Storm"
Note : 15/20

Toute nouvelle formation ayant vu le jour début 2011, The Witch sort en 2012 son premier EP "Pachyderm Storm". Les quatre amis musiciens originaires de Douai s’attèlent à faire leur premiers pas professionnels dans des sonorités riches en ardeur et dynamisme. Intro du premier "Silent Death" sur une des répliques phares de Brick Top (Alan Ford) du film Snatch (2000) de Guy Ritchie : "Do you know what "nemesis" means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent. Personified in this case by an 'orrible cunt... me", la suite s’enchaîne corsée avec une ligne de guitare bouillonnante. La voix gutturale de Djul se pose en alternance de chant clair, caillouteuse à souhait, sur une rythmique en générale plutôt simple mais qui fait son petit effet. La double pédale s’invite régulièrement accompagnée de descentes de fûts clairement maitrisées. Les solos de guitares aux harmoniques incisifs et doublures fréquents fleurissent (influences Slayer / Machine Head probables), ces gars-là ont un niveau technique accompli. Les changements de tempos sont fréquents, ce qui donne un petit plus dans la recherche de composition et apporte une couleur particulière aux titres. Les premières notes acharnées sont généralement tempérées dans leur lancée par des gymnastiques d’accords plus lourds et plus posés, flagrant sur le titre éponyme presque sludgy sur certaine phases. Diverses styles et influences s’entremêlent, de la rapidité du thrash ("Iron Head") aux séquences de frappes black metal, en passant par des arpèges plus "power", un coup ça speed, un coup ça groove, le rendu final est méritant. Mise à part la constatation d’une guitare parfois un peu trop mise en avant, l'ensemble est surprenant tant dans sa qualité de jeu que dans son originalité. Cette jeune formation démarre sur les chapeaux de roues avec une production remarquablement bien ficelée pour un premier cinq titres. La suite s’annonce prometteuse.


Angie
Mars 2013


Conclusion
Le site officiel : witchcrew.free.fr