Le groupe
Biographie :

C’est au début de l’année 2007 que T.A.N.K naît des cendres du groupe black / brutal death Dark Signs. Les deux guitaristes rescapés Edd et Symheris (Symheris solo, Silver, ex-Polaris), décident de remonter un nouveau line-up dans l’optique de proposer une musique à la fois inspirée par le thrash et le death mélodique (Pantera, In Flames, Soilwork, Children Of Bodom, Slipknot, Chimaira...). Ainsi, fin 2007, T.A.N.K est au complet après les arrivées successives de Raf au chant (Admiral’s Arms, Nexus, K.A) et Olivier à la basse (Crystal Wall, ex-101). Une fusion ayant pour but de tout exploser sur son passage : le Tank Metal est né. La musique de T.A.N.K est un véritable obus où l’agressif côtoie le mélodique et la technique au service des émotions les plus brutales et torturées. En outre, les prestations scéniques du groupe en font une véritable machine de guerre prête à tout écraser sur son passage. En 2009, T.A.N.K a notamment participé au Metal Camp en Slovénie et au Wacken Open Air en Allemagne. L'album "The Burden Of Will" sort au printemps 2010 chez Symbol Musik.

Discographie :

2007 : "Tank"
2008 : Compilation French Metal "Dans la fosse aux lions"
2010 : "The Burden Of Will"
2010 : Compilation French Metal "Le choix des armes"


Les chroniques


"The Burden Of Will"
Note : 17/20

Quoi de neuf docteur ? Eh bien Tank... [attention, ceci est un message de la commission chargée de la protection des patronymes, veuillez corriger votre orthographe !] Ah oui pardon, T.A.N.K (histoire de ne pas se retrouver avec un procès aux fesses par rapport à un célèbre groupe de heavy metal Anglais répondant au même nom) nous revient après une période de travail de pratiquement trois ans qui fait suite à un premier EP sorti en guise d'amuse gueule. Période de travail ponctuée par des prestations lors de festivals internationaux, l'écriture d'un premier album et, vous ne l'aurez pas manquée si vous êtes fidèles lecteurs de French Metal, une participation à notre compilation "Dans la fosse aux lions" il y a pile deux ans avec un morceau enregistré pour l'occasion : "Destination" (avec Zuul et Aurel de Zuul Fx). Nous voilà à présent en 2010 avec ce premier album, "The Burden Of Will" sorti chez Symbol Musik. Examinons le bestiau d'un peu plus près, docteur...

"The Burden Of Will" se compose de 12 pistes + 1 titre bonus. L'artwork est sombre et plutôt sobre, la pochette me rappelant de suite le "Coma Of Souls" de Kreator (oui, j'aime les vieilles références). Autre point positif, le livret contient les paroles, ça n'a l'air de rien mais la chose est tellement délaissée par les groupes actuels que je souligne l'effort. A présent que nous réserve la galette ? On n'a guère le temps de se reposer sur ses lauriers, l'album démarre sur une reprise du fameux "Disturbia" de Rihanna (ah non pardon, mes références sont hors sujet ce coup-ci), je vous rassure de suite, rien à voir avec la chanteuse de R&B ! Ici la rythmique tient plus du thrash mais c'est surtout la qualité de la production qu'on se prend en pleine poire à la première écoute, le travail de Guillame Mauduit est remarquable, d'ailleurs hasard ou pas, ce son m'apparaît quelque peu comme une réminiscence des derniers albums de Zuul Fx... Sans doute la signature du studio Sainte Marthe. Musicalement, ce n'est pas du thrash 100% pur jus, plutôt un compromis de ce qui se fait de mieux en "metal moderne". Prenez par exemple Soilwork et In Flames pour la Suède, Heaven Shall Burn pour l'Allemagne et Chimaira pour les USA. Je pense que cela vous déjà un gros aperçu de ce qui vous attend. On fleurte même parfois avec le death (passage dans "So Vile"). Clem n'est pas derrière ses fûts pour faire de la figuration, le bougre semble avoir une sacrée bonne frappe, tout y passe dans "T.A.N.K 09" : double pédale, blast, et roulements. Les guitares (Symheris et Edde) et la basse (Oliv) lui viennent en aide pour former une rythmique en béton armé. La mécanique est bien huilée, c'est assez impressionnant pour un premier album !

Bref, ça tatane chez les Franciliens ! Mais pas seulement, car qui dit influences Suédoises dit aussi passages mélodiques, soit à travers des solos ("Brother In Arms", "So Vile", "The Day After"), soit à travers des refrains ("Brother In Arms", "Necrosoldier"). Les compos sont ainsi bien aérées et ne font pas que marteler du début à la fin. La chant suit la même logique, il se fait tantôt hurlé, growlé, chanté, voire même parfois presque parlé. Une belle palette que maîtrise globalement le dénommé Raf. Je suis un peu plus sceptique sur le chant en voix claire, non pas qu'il soit mal exécuté, loin de là, mais la façon dont il a été enregistré lui fait perdre de son effet. Un chouilla de reverb et de doublage en plus aurait provoqué ce fameux effet "chair de poule" comme on l'a parfois en écoutant un groupe comme Scar Symmetry. En parlant de chant clair, à noter la présence sur le titre "Idle Ghost" de Guillaume Bideau (Mnemic, One-Way Mirror) qui s'y connait dans ce rayon et qui apporte ainsi sa signature vocale... reconnaissable entre mille. Et pour en finir avec la touche mélodique, je me dois de parler de l'excellent passage "acoustico-guitaristique" de "Spaws Of The Oracle" qui aurait presque mérité un titre entier, voire un interlude. Cela n'aurait pas fait tâche du tout, et m'aurait davantage plu que l'instrumental "Spiral Chains" peu intéressant à mon goût. Le mot de la fin revient au titre bonus qui n'est autre que "Destination" dont je vous parlais plus haut. A la fois rentre-dedans et accrocheur, il a toutes les qualités pour être (et rester) LE hit du combo !

Résultat de la consultation docteur ? Le bébé est en excellente santé, T.A.N.K a brillamment passé l'examen du studio, mes félicitations à ses géniteurs ! Il lui manque cependant encore un peu de "charisme" sur le fond et la forme mais il développera sûrement sa propre personnalité en grandissant. Ne lui reste plus qu'à confirmer cela sur scène, même si des prestations au Wacken (Allemagne) et au Metal Camp (Slovénie) représentent déjà une sacrée dose d'expérience. Etonnant d'ailleurs qu'ils n'aient pas encore fait le Hellfest... un groupe Français, un festival Français... non ? Bon passons... ! Cette pathologie sera étudiée ultèrieurement lors d'une prochaine visite au cabinet du Dr Petebull.


Petebull
Juillet 2010




"Tank"
Note : 18/20

Intro sous forme de recherche d’ondes radio, passant par tous (et n’importe quoi) les styles, jingle, salsa, punk Californien, variétoche à 2 balles pour enfin tomber sur un extrait d’une interview de Tank eux-mêmes… "Nous accueillons aujourd’hui un jeune groupe Essonnien du nom de Tank […], dans quelle catégorie de metal peut-on vous classer ?" "Ben en fait on fait du Tank Metal.", "Du quoi ?", vous voulez connaître la réponse du groupe ? Ecoutez cette bombe de faux 3 titres. Faux trois-titres, oui. Car la première plage n’en est pas vraiment un, et est, à juste titre, nommée "Introduction". Ensuite, bah c’est parti. C’est quoi déjà ? In Flames ? Mais non, le petit groupe Essonnien. Ca fracasse. Mon cerveau part en vrille, mon hémisphère gauche parle à mon droit. J’en prends plein la gueule ! C’est tout simplement énorme ! Un son très Suédois (bizarre ?...), une compo fantastique ! A la fois death et progressif, avec des chants aussi bien caverneux que plus chantés (un passage de ces chants un peu plus légers sur "Brother In Arms" est tout simplement fantastique !)… De très bons soli. Mais que 2 véritables titres. Mais pourquoi faire tant de mal à son public… Seulement 2 titres ! J’en veux plus. Le tank est une machine de guerre immonde et infernale, ce Tank, que j’écoute, en est une autre d’une autre facture : une bête sombre qui de sa morsure provoque le headbang et la folie. Dès que ces mecs sortent leur long-play, préparez les Duracell, car de l’énergie vous en aurez besoin pour survivre à l’attaque du tank-metal ! Une future référence, c’est sûr !


El Caco
Mars 2008


Conclusion
L'interview : Oliv

Le site officiel : www.thinkofanewkind.com