Le groupe
Biographie :

Originaire de Bretagne, Tagada Jones est un groupe qui existe depuis 1993, qui a effectué près de 600 concerts répartis dans plus de 18 pays, qui a sorti à ce jour 3 albums et qui est composé de : Gus (chant et samples), Niko (chant et guitare), Stef (guitare), Boiboi (batterie) et de Seb (basse). A la croisée du punk, du hardcore, du metal et de l'électronique, Tagada Jones hausse le ton avec "L'envers Du Décor" en 2003 et assène un grand coup dans le paysage underground Français. Les shows Tagada sont des évènements à ne rater sous aucun prétexte. Après un "Worst Of" en 2004 et un DVD en 2005, Tagada Jones revient avec un nouvel album en 2006, prêt à mettre "Le Feu Aux Poudres". Suite à l'album explosif en hommage à la scène alternative : "6.6.6", Tagada Jones n'a pas pris la moindre pause et a investi sans attendre le studio tout neuf du label. Plus organique, plus produit, mais en même temps plus violent et plus incisif : Tel est le visage de Tagada Jones en 2008, regonflé à bloc et prêt à repartir pour au moins mille nouveaux concerts et dix autres albums tout aussi virulents que leurs prédécesseurs. "Les Compteurs A Zéro" sortent simultanément au Canada, au Japon, en Belgique, en Suisse, en Hollande, au Luxembourg, en Espagne et même aux États-Unis en Sptembre 2008.

Discographie :

1995 : "Tagada Jones"
1997 : "A Grands Coups De Bombes !"
1998 : "Plus De Bruit"
1999 : "Virus"
2000 : Split CD avec Mass Murderers
2001 : "Manipulé"
2003 : "L'envers Du Décor"
2004 : "The Worst Of"
2005 : "L'envers Du Tour"
2006 : "Le Feu Aux Poudres"
2006 : Compilation Schizophrenia Records "On se bouge citoyens !!!"
2007 : "6.6.6"
2008 : "Les Compteurs A Zéro"
2011 : "Descente Aux Enfers"


Les chroniques


"Descente Aux Enfers"
Note : 18/20

Et de 1 : A la santé des prêts Américains
Et de 2 : Au mur de la honte Israélien
Et de 3 : Aux poseurs de bombes, aux attentats
A la justice qui n'existe pas !

Hop, je m'ouvre une Gwiniz Du ramenée de mon séjour à Lorient, tiens...

Car quoi qu'on en dise, un album des Tagada Jones c'est toujours un événement en soi. Déja parce que le groupe a toujours produit de la musique de qualité. Ensuite parce que son parcours est simplement exemplaire, strictement underground, sans concession, avec toujours la même hargne au ventre et cette énergie sans pareille qui vous fout la patate dès les premières mesures de l'opus. Et cet énorme "Descente Aux Enfers" ne déroge pas à la règle, loin s'en faut. Et pourtant, le groupe prend des gros risque sur cet opus, contrairement à ce qu'on croit. Je m'explique.

Tagada c'est d'abord et avant tout une critique sans concession du système envers et contre tout. Un combat mené à bras le corps contre un système dépassé qu'on ne comprend plus depuis des années et qui cultive l'inégalité et la loi du plus fort... Mais pas sur cet opus. Et non, contrairement aux autres opus, celui-ci raconte l'histoire d'un adolescent qui découvre le monde autour de lui. Le livret est d'ailleurs une grosse trouvaille puisque calqué sur un roman, découpé par chapitre avec un résumé au dos, un quatrième de couverture.

Alors, oui, niveau paroles ça reste du Tagada, incisif, percutant et jouissif par moment, mais les paroles sont bizarrement reléguées au niveau de "Tagada qui parle au nom de...", pas tout à fait la même chose. Il y a donc un travail d'écriture différent de ce qu'on connait du groupe.

Premier risque donc.

La voix de Nico a été travaillée, énormément d'ailleurs. Tagada Jones, on le sait, c'est le groupe aux cordes vocales en acier. La voix de Nico est bien stigmatisante et d'ailleurs, que Tagada joue du punk, du death progressif ou même du jazz, à partir du moment où Nico mettra sa voix dessus ça restera du Tagada. Voilà pourquoi on ne s'attendait pas à une telle évolution sur les vocaux, travaillés pour que l'impact émotionnel soit plus fort.

Attention, ne vous affolez pas, Tagada reste tout autant marqué vocalement (on a toujours autant mal à la gorge pour lui) mais un travail introspectif à été clairement fait à ce niveau. Doux et émotif quand il le faut ("La Raison"), nerveux et colérique sur d'autres points (l'énorme "Otage", par exemple, où le patron du Héros est pris en otage pour revendiquer)

Second risque donc.

Tagada Jones c'est aussi une sphère musicale plus large que ce qu'on pourrait croire. De par leur parti pris politique et engagé on les a toujours rapprochés du punk, ce qui n'est pas faux mais qui reste atrocement réducteur. Tagada Jones ça a toujours été plus que cela. Du punk, du metal, du roots, de l'électro, bref... Avec cet album et ses featurings (La Phaze et Hexcess) les Tagadas continuent à prendre l'auditeur lambda au dépourvu.

Eh bien malgré tout, cet album, mené d'une main de maître, envoie du bois dans les chaumières. Bois qui servira ensuite à dresser des palissades dans les rues pour cracher à la gueule des CRS de plus haut.

Qu'on se le dise, les Bretons ont misé haut pour cet opus et s'en trouvent plus forts qu'avant (si, si, c'est possible), plus matures également mais toujours objectifs et nerveux. Les risques dont je parlais sont vraiment relégués au second plan tant le skeud et son histoire nous emporte et ce, dès le premier morceau. Car Tagada Jones c'est toujours de l'énergie virale et contagieuse, ce genre de truc qui vous donne une patate monstrueuse et vous faisant toujours mettre les choses autour de vous à plat, posèment. J'en ait dégusté tout autant ma bretonne moi, gage de qualité, croyez-moi !

Un skeud énorme, donc, pour un groupe qui reste toujours autant culte. Comment ça se fait que t'es là, tu devrais déjà être en train de l'écouter !


Groumphillator
Octobre 2011




"Les Compteurs A Zéro"
Note : 17/20

Malgré l'arrivée de centaines de disques par jour dans les bacs, il y a certaines sorties qui sont toujours plus attendues que d'autres, et l'arrivée d'un nouvel album de Tagada Jones est toujours un évènement ! Le groupe avait tenté de calmer notre faim avec un skeud composé de reprises et de remixes mais celui-ci m'avait au contraire laissé sur ma faim... Alors quand on a annoncé Stéphane Buriez (Loudblast) derrière les manettes pour ce nouvel opus, ma curiosité s'est faite grandissante ! Au cours de ces dernières années, les Bretons avaient quelque peu laissé de côté leur punk des débuts pour une musique plus variée, où le metal, le hardcore et l'électro se faisaient omniprésents. Mais un évènement ; le départ de Gus, second chanteur et bidouilleur de samples ; a remis le groupe sur les bons rails et le titre de cet album "Les Compteurs A Zéro" illustre parfaitement ce retour aux sources ! Tagada Jones revient à l'essentiel avec des compos simples, directes, accrocheuses et toujours avec cette touche "vindicative", véritable marque de fabrique du groupe. Cet album devrait toucher autant les punks de la vieille école avec leurs crêtes et leurs blousons remplis de pin's, que les punks adeptes de planches à roulettes et de glisse sur les vagues Californiennes. Vous l'aurez compris, "Les Compteurs A Zéro" sent bon la sueur et le rock 'n' roll, et les refrains, à première vue enjoués, cachent des textes qui dénoncent les maux qui touchent notre société et plus largement l'être humain. Alors que beaucoup dénoncent pour le plaisir de dénoncer, Tagada Jones est plutôt dans l'optique de dénoncer pour provoquer une prise de conscience et c'est pour cela que les textes ne vous laisseront pas insensibles ! L'enregistrement et le mixage signés Stéphane Buriez (épaulé par Nik Jones pour le mixage) n'ont rien de "metal", ils respectent parfaitement le son voulu "punk" par le groupe. Difficile de retenir un titre plutôt qu'un autre, ce sont tous des petites bombes qui foutent la patate au lever le matin et pour le reste de la journée ! Le titre "Garde A Vue" fait figure d'ovni sur cet album avec des intonations clairement indus dignes de Punish Yourself, assez surprenant ! Quant à la dernière piste, "Merci [Thx]", c'est un véritable hymne à la sauce rock 'n' roll (voire stoner sur les bords) qui clôt l'album en beauté. Tagada Jones est de retour et je ne vais pas bouder mon plaisir de faire de cet opus mon nouveau disque de chevet !


Petebull
Octobre 2008




"Le Feu Aux Poudres"
Note : 16/20

Le nouvel opus des Tagada Jones est une pure merveille rock 'n' roll punk. Tous les morceaux s'enchaînent comme des pavés de brique dans la gueule de ceux qu'ils condamnent. Les compos sont assez variées et n'endorment pas l'auditeur, des riffs faciles d'écoute et très percutants, ils ont choisi de faire dans le direct des droites et des gauches à gogo pour un pogo plus que volumineux. La voix quant à elle toujours la même assez crillarde et aigue c'est une de leur marque de fabrique pour les amateurs ils vont se délecter de toutes ces gueulades, quant aux détracteurs il faudra commencer un peu à l'apprécier car ça fait 10 ans qu'ils assènent leur énergie. Un très bon album des Tagada Jones avec des remixes version électro et pour finir en acoustique qui permettent d'augmenter le champs d'action qui est déjà extrêmement large... Que dire de plus, une chronique directe comme l'album des Tagada Jones à écouter aux plus vite.


Keish
Avril 2006




"L'envers Du Décor"
Note : 17/20

Les Tagada Jones délivrent un album à puissance extrême, une volonté de vouloir mettre le feu aux poudres et à ceux qui l'écoutent. De sa chaîne stéréo, on peut s'imaginer leur concert, une sorte de furia ambiante et un pogo général non contrôlé. Cet album me fait penser un peu à "Contraddiction" de Mass Hysteria avec une voix plus criarde et raggaviolente ou bien au fameux album des Spicy Box pour le morceau "Contre Courant" et ses gros riffs énergiques. Tout est bon et rien n'est à jeter. Un album sans concession où tout explose pour le plaisir des oreilles, une alchimie musicale baignant dans tous les styles : metal, punk, électro, rock 'n' roll, ... Les morceaux s'enchaînent et se déchaînent sur une unité de son, une base est construite et va se répercuter sur tous les morceaux qui arriveront forcément à l'explosion musicale. Le plus de cet album, rendant certains morceaux meilleurs que d'autres, est la deuxième guitare solo qui à un son à elle et qui va à l'opposé de la musique, elle est très mélodique et lancinente. Les Tagada Jones sont en colère et nous le montrent bien à travers "L'envers Du Décor". Un album énorme à écouter absolument !


Keish
Décembre 2003


Conclusion
A écouter : Cargo (2006)

L'interview : Niko

Le site officiel : www.tagadajones.com