Le groupe
Biographie :

Striker est un groupe canadien fondé en 2007 à Edmonton (Alberta) et actuellement composé de : Dan Cleary (chant), Adam Brown (batterie / Sixguns Over Tombstone, ex-Cauldron), Timothy Brown (guitare / Shadowblade, Sixguns Over Tombstone, ex-Kobra And The Lotus) et Wild Bill (basse). Le quintette évolue dans un mélange de heavy et de speed metal old school, auquel il incorpore des touches plus modernes. Il a été signé chez Napalm Records chez qui sont sortis ses deuxième et troisième albums, "Armed To The Teeth" en Juillet 2012 et "City Of Gold" en Août 2014. "Stand In The Fire" sort en Février 2016 en autoproduction. "Striker" sort en Février 2017 chez Record Breaking Records.

Discographie :

2009 : "Road Warrior" (EP)
2010 : "Eyes In The Night"
2012 : "Armed To The Teeth"
2014 : "City Of Gold"
2016 : "Stand In The Fire"
2017 : "Striker"


Les chroniques


"Striker"
Note : 18/20

Striker est un groupe de heavy metal formé au Canada, en 2007. Composé de Dan Cleary (chant), Tim Brown (guitare), Adams Brown (batterie) et William Wallace (basse), le groupe est la parfaite continuité d’un Helloween, Judas Priest ou encore Annihilator. Leur cinquième et dernier album en date, sobrement intitulé "Striker", sort ce 24 Février, sous leur propre label, Record Breaking Records.

Striker n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, il fête ses dix ans en sortant son cinquième album. Mais qu’en est-il ? "Former Glory" annonce la couleur d’entrée de jeu, ce sera du heavy à papa, où le chanteur a une voix de folie, les refrains font mouches et les musiciens cassent la baraque. On note cependant une touche de modernité dans la production et l’exécution, ce qui met davantage le morceau en valeur. Le morceau suivant, "Pass Me By", surprend. On s’attendait à un autre morceau de bon vieux heavy, et on se retrouve avec un riff purement thrash metal accompagné de chœurs revanchards. On s’égare un peu, mais nous n’allons tout de même pas nous plaindre face à un titre si efficace ! On retourne dans le heavy avec "Born To Lose", qui fait beaucoup penser au style d’Impellitteri. Ce morceau a une teinte davantage power metal, dans sa rapidité et sa montée en puissance. Il n’a rien de novateur, certes, mais on se prend malgré tout au jeu, dans l’attente de ce qu’il va se passer ensuite.

Jusque là, il n’y a pas grand-chose à redire sur cet album. Certes il ne s’agit que de trois titres sur dix, mais les premiers morceaux d’un album sont assez déterminants, et vont retenir l’attention de l’auditeur plus aisément. De plus, Striker ne se limite par à faire du pur heavy, ni à gentiment respecter les codes que celui-ci impose. En cela cet album est la parfaite continuité de son prédécesseur, lui aussi empreint de divers influences. On sent tout de même une certaine forme de maturité sur "Striker", qu’il nous tarde de découvrir dans son entier.

"Over The Top", un peu plus loin dans l’album, reflète bien cette idée. A l’instar de "Pass Me By", elle ne fait pas de concessions, et navigue quelque part entre le heavy / power et le thrash. L’équilibre entre ces styles est bien trouvé, tout est réuni sans pour autant que le morceau en fasse de trop. "Striker" ne nous a cependant pas encore dévoilé toutes ses facettes ! On fait une pause et on se détend pendant une trentaine de secondes avec l’intro de "Freedom’s Call", où retentissent une guitare et un synthé, le tout dans une ambiance "love song", que le hard rock sait si bien faire. Mais – dommage ou pas, c’est à chacun d’en décider ! -, on fait un virage à 180 degrés et on atterrit à mi-chemin entre Helloween et Riot. C’est sans doute un des morceaux les plus marquants de l’album. Dire que les musiciens assurent est un euphémisme, et le chant de Dan est tout simplement à tomber par terre. En espérant le voir intégré dans leurs futures setlists ! Il en va de même pour "Curse Of The Dead", c’est rapide et déchaîné, la pression monte, pour atteindre son apogée lors du cri à la Rob Halford de Dan. Incroyable ! On conclut en douceur, "Desire" a une sonorité début 80’s, plus traditionnelle. Il ne fait donc pas dans l’originalité, mais passe tout de même très bien. Il constitue une belle terminaison à cet album riche et bien travaillé.

Pour les mordus de heavy et power old school, "Striker" est fait pour vous. Cependant, nous ne somme pas ici dans la pure copie de ce qui se faisait à l’époque, ni dans la course à celui qui sera le plus "puriste". Même si Striker emprunte la voie tracée par ses aïeuls, il mélange les influences et les époques, en y incorporant une once de modernité. Son savoir-faire fait de "Striker" un album truffé de compositions d’enfer, et dont on ne se lasse pas.


Candice
Février 2017




"Stand In The Fire"
Note : 18/20

Directement des contrées lointaines de l’Alberta, de mon cher et grand pays le Canada, nous vient Striker, groupe oeuvrant dans le metal dit "traditionnel" avec quelques pointes power metal  ici et là. D’ailleurs, la deuxième pièce de l’album, "Out For Blood", est l’exemple parfait pour démontrer de quel bois se chauffe Striker : un power metal  assumé, combinant avec brio tous les éléments qui ont fait la renommée de ce style. En effet, que ce soit au niveau de la puissance vocale de Dan Cleary, des solos endiablés de Tim Brown et de Dan Holliwel, que du jeu de batterie sans pareil de Adam Brown, tout est rassemblé de main de maître, en un amalgame impeccable.

Malgré ces visites en sol power metalien, Striker ne s’éloigne jamais vraiment de son style, soit le heavy metal traditionnel, assumé et nettement moderne, sans renier ses racines 80’s, comme en témoigne le mélodique refrain de "Too Late". Excepté sur "The Iron Never Last"; le rythme ne ralentit pratiquement jamais tout au long de ce "Stand In The Fire". Des chansons comme "Escape From Shred City", excellente pièce instrumentale, vous fera balancer la tête avec vigueur, à vous en dévisser le ciboulot !

Les gars de Striker maîtrisent avec soin l’art de concocter des morceaux entraînants et accrocheurs, rendant l’album dynamique et jamais ennuyeux. Comme les albums du bon vieux temps, "Stand In The Fire" offre 44 minutes bien choisies de pur heavy metal. Décidément, ces Canadiens se la jouent à l’européenne de l’époque NWOHM, avec une maturité et une modernité sans équivoque. D’ailleurs, soulignons le tour de force du groupe d’avoir réussi à produire un album avec du matériel aussi original malgré le style dans lequel il évolue, d’avoir su éviter les pièges de la facilité notamment, et ainsi de nous offrir cet album grandiose, digne des meilleures années de Judas Priest !


Mathieu
Avril 2016




"City Of Gold"
Note : 17/20

Je ne sais pas si vous aussi vous vous êtes déjà fait cette réflexion, mais on assiste depuis quelques temps à un retour en force du heavy metal qui nous a bercé dans les années 80, à la grande époque de la NWOBHM. Comme beaucoup de fans, j'attendais beaucoup du nouveau "Redeemer Of Souls" de Judas Priest, et comme beaucoup de fans, j'ai été plutôt déçu… Heureusement cet été j'ai trouvé l'antidote : Striker, et son nouvel album "City Of Gold" !

D'un côté, le timing est idéal puisque l'album des Canadiens est sorti peu de temps après celui des monstres britanniques, de l'autre Striker s'appuie pleinement sur ses influences que sont Judas Priest, Iron Maiden, et les groupes de thrash des Etats-Unis, et amène un son digne de celles-ci. L'album livré ici est donc un pur bonheur. Dès les premiers accords de "Underground", on a une idée très claire de ce qui nous attend. Les guitares sont lourdes, Adam Brown cogne ses fûts comme un diable, et quand le chant commence, c'est le coup de pied au c** ! Si toutefois ce premier morceau n'a pas suffi à vous remuer les sangs, "City Of Gold" et les 9 autres morceaux sont là pour ça. L'album est un subtil mélange de thrash aux sonorités heavy.

Pas de temps mort, pas de morceau lent ou de ballade, dans la plus pure lignée de ce qui se faisait dans les années 80, les morceaux s'enchaînent rythmés par les soli de guitare, martelés par une batterie très présente. Pour certains, la voix de Dan Cleary pourrait devenir lassante au bout de quelques titres, mais pour les aficionados, comme moi, du heavy de cette époque, c'est un pur régal !


Nicko
Octobre 2014


Conclusion
Le site officiel : www.striker-metal.com