Le groupe
Biographie :

La première répétition de Sounds Of Fury (Suisse) a eu lieu mi-Juillet 2011. 6 morceaux étaient déjà composés et le but était de sortir un album de death metal. L'album a été enregistré à l'automne 2011 au studio Audiorec à Yverdon-les-Bains (Suisse) et mixé et masterisé aux Hertz studios (Pologne). "1.0" sort finalement en Mars 2014 chez Great Dane Records. L'album suivant, "Mediocracy", sort en Mai 2015 chez Mighty Music.

Discographie :

2014 : "1.0"
2015 : "Mediocracy"


Les chroniques


"Mediocracy"
Note : 18/20

Putain ! Ouais, putain, autant le dire tout de suite, quelle fessée je viens de me manger ici. Moi qui suis de plus en plus difficile en matière de death, je découvre par hasard un groupe intitulé Sounds Of Fury, venu tout droit de Suisse, et qui s'élève carrément au niveau des plus grands groupes américains (je trouve que leur style est assez différent de celui d'un groupe comme Vader par exemple, que j'adore également). Ce groupe m'a immédiatement rappelé les plus grands noms du death d'il y a une dizaine d'années, de Nile à Cannibal Corpse, mais surtout l'excellent album de Deicide, "Scars Of Crucifix", ou encore certains Morbid Angel, Cryptopsy etc…

Sounds Of Fury n'en est pourtant qu'à son second album, mais ses membres ont autrefois officié au sein de Darkrise. Ce qui caractérise tout particulièrement le style de cet album, et cela se remarque dès la pochette, c'est le raffinement. On n'est pas face à des gars venus hurler dans un micro tout en martelant leurs instruments (bien que cela puisse être cool hein), loin de là. D'ailleurs, les passages instrumentaux sont très nombreux, très travaillés, parfois très proches du trash, en mieux. Pourquoi mieux ? Parce que Sounds Of Fury sait envoyer des mélodies à la fois lourdes mais rapides, le tout avec un solo ultra perché qui saura à chaque fois nous scotcher les tympans au fond du cerveau. Et plus on écoute cet album, plus on l'apprécie, plus on arrive à lui trouver des qualités. Pour peu que l'on creuse encore un peu plus, on constate que même les lyrics ont quelque chose de franchement bandant, puisque "Mediocracy", comme son nom l'indique, n'hésite pas à cracher à la gueule de cette société à gerber dans laquelle nous évoluons.

Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'Andy Classen (Krisiun, Belphegor) s'est occupé de la production. Une production qui réalise un parcours sans faute elle aussi, puisque les 9 pistes de l'album nous permettent d'apprécier pleinement le talent de chaque musicien sans passer à côté de la moindre note. Il suffit pour cela d'écouter par exemple le début de "The Art Of Avoidance", où la technicité des grattes se mêle avec brio à celle de la double pédale, avant même qu'un gros chant guttural vienne poser la cerise sur le gâteau. Et cet exemple, vous le retrouverez tout au long de l'album. Même sur des morceaux plus lents, comme le très bon "Captain Obvious", la lourdeur d'un death plus old school permet largement d'assurer une délicieuse avant-dernière piste.

Au final, que dire de mal de ce petit bijou ? Pas grand-chose, et même rien du tout. Indéniablement la grosse claque death de ce premier semestre 2015, à la fois brutal et technique, du death comme on l'aime, ni trop vieux, ni trop moderne. On imagine mal comment Sounds Of Fury ne saurait pas faire l'unanimité aujourd'hui, tant ils parviennent à se hisser au niveau des plus grands, dans un style proche des stars nord-américaines et qui, on l'espère, réussira à percer au plus vite en Europe.


Goreghugros
Juin 2015




"1.0"
Note : 17/20

Je tiens à stopper tout avant de commencer ! Cette pochette, bon dieu cette pochette ! Elle est magistrale, elle me parle carrément, je suis en extase devant tellement j’accroche ! Allez hop, fin de chronique, car pour sortir un disque avec une pochette comme ça, la pépite ne peut qu’être magnifique et pleine de furie délicatement nuancée ! Sous la menace de moi-même, je vais donc chroniquer l’album à l’insu de mon plein gré. "Brutal Awakening", j’arrête tout une seconde fois, à peine après avoir commencé car le son de la double grosse caisse a exactement celui que je donnerais à celle de mon groupe imaginaire, si je devais faire un skeud. La Suisse que je ne connais que par sa ville de Montreux expulse une nouvelle fois un groupe qui me semble excellent. Apres Near Death Condition, voici Sounds Of Fury qui évolue dans un genre similaire à N.D.C tout en étant diffèrent dans son approche du death metal. "Brutal Awakening" se montre un morceau assez technique, avec une approche assez fine dans sa composition. Vite un autre…

"Black Or White" commence de facon assez brutale, et typiquement death, pour ensuite s’écrémer en melodie et en raffinement. voilà le mot que je cherchais depuis tout à l’heure ! Sounds Of Fury aligne sur la ligne de départ un album de death metal à la fois brutal et raffiné dans l’approche. Le tempo du morceau est assez rapide, avec en son sein un excellent solo et de superbes breaks. Vite, un autre car celui est terminé ! "Life On TV" passe à la vitesse supérieure, il part dans un gros poutrage intense (Putain, il me rend dingue ce son de double ! J’adore !). Le chant, comme toute la prod', est super réussi, comme je dis souvent, rien n’accroche l’oreille, c’est du billard qui mène vers une plénitude musicale. "Wild Night" montre aussi un sens de la grosse brutalité dont peu faire preuve ce "1.0", car ça blaste méchamment, tout en gardant ce raffinement musical dans les parties plus heavy. Pour le moment, je reste un peu sans voix devant ce que j’entends, car c’est vraiment terrible. La volée de bois vert dans le zgeg continue sur "Money Give Rights" et sur "The Day After", dommage que je n’aie pas les lyrics, j’aurais bien aimé en savoir plus. "Confession" est un autre morceau à retenir, il commence un peu jazzy, je me dis que ça risque d’attaquer à grands coups de pelle quand ça va partir… Bien vu l’artiste, car c’est le morceau le plus violent de l’album, il est quasiment construit que sur un blast. Toute sorte de finesse semble avoir quitté l’album à ce moment. Sound Of Fury manie le brutal death avec une certaine ingéniosité dans les riffs et ce titre-là montre le côté sans concession du groupe. Un titre de fou ! La porte de sortie se profile devant moi avec "Exit", un dernier titre acoustique qui ne me réserve aucun piège, en fait c’est juste une plage acoustique, comme celles dont je ne suis pas super fan dans les albums.

J’ai découvert un groupe plein de nuances et de recherche musicale, ce qui n’est pas facile à l’heure où un assaut de masse vers la brutalité no limit semble s’effectuer par les groupes de death metal. L’analyse de "son" est complète : la testostérone est au-dessus de la moyenne, la sérotonine aussi, le sujet semble en parfaite santé musicale ! Belle surprise !


Davidnonoise
Mai 2014


Conclusion
L'interview : Nico & Axel

Le site officiel : www.soundsoffury.ch