Le groupe
Biographie :

Sorcerer est un groupe d'epic doom metal suédois formé en 1988, actif jusqu'en 1992, puis reformé depuis 2010, et actuellement composé de : Johnny Hagel (basse / Order Of Isaz, ex-Tiamat, ex-Sundown, ex-Lithium), Anders Engberg (chant / 220 Volt, Section A, ex-Dreams Fall, ex-Twilight, ex-Book Of Reflections, ex-Lion's Share), Robert Iversen (batterie), Kristian Niemann (guitare / Demonoid, ex-Therion) et Peter Hallgren (guitare). Après deux démo sorties en 1989 et 1992, Sorcerer sort son premier album, "In The Shadow Of The Inverted Cross", en Mars 2015 chez Metal Blade Records, suivi de "The Crowning Of The Fire King" en Octobre 2017.

Discographie :

2015 : "In The Shadow Of The Inverted Cross"
2015 : "Black" (EP)
2017 : "The Crowning Of The Fire King"


Les chroniques


"The Crowning Of The Fire King"
Note : 16,5/20

Depuis leur retour en 2010, les Suédois de Sorcerer n'ont pas vraiment brillé avec un premier album, "In The Shadow Of The Inverted Cross", sorti en 2015, plus que médiocre. En effet, l'énergie n'était pas présente, la faute à des morceaux pas assez prenants et beaucoup de longueurs. On était donc déçu d'un tel résultat venant d'un groupe ayant un réel potentiel et une certaine expérience. Aujourd'hui, deux ans après, le groupe revient avec un second opus nommé "The Crowning Of The Fire King" chez Metal Blade Records. Et là, surprise, cet album est bien meilleur !

Cela se devine déjà grâce à un artwork plus élaboré et la musique est du même accabit. On peut clairement entendre l'évolution et le progrès au travers de leurs compositions, on est entraîné dans un doom épique et heavy qui transcende. Les titres sont rythmés, avec un fil conducteur sur la mer, les sirènes et les marins, qui ne manque pas d'intérêt.

On débute avec "Sirens" ultra mélodique et entêtant, et un fond lancinant qui fait effectivement penser aux sirènes. C'est bien cadré, avec des riffs accrocheurs et le chant d'Anders qui résonne à travers. Ce titre a un petit côté Kamelot sympa, en bien plus doom et heavy bien sûr. Ensuite, on a un morceau plus froid avec une atmosphère aérienne, "Ship Of Doom", tout en sobriété et passion, et avec des passages orgasmiques, ce titre fonctionne à merveille ! Il y a un point positif, que ce soit dans les morceaux déjà cités et les autres : les riffs de guitares et les solos sont toujours très intéressants et prenants, ce qui forcément donne une belle profondeur aux compositions, comme c'est le cas notamment "Abandonned By The Gods" ou "Crimson Cross". Les arrangements et la production sont également au niveau, l'ambiance générale est dynamique et électrisante, avec une part d'émotion ("Unbearable Sorrow"). "The Devil's Incubus" offre une tournure plus dramatique et bien glaciale avec des chorus qui donnent de la matière au morceau. Puis enfin on trouve "The Crowning Of The Fire King" qui n'est pas mauvais mais qui arrive comme un cheveu sur la soupe... En effet, on s'éloigne du doom dans ce titre carrément progressif qui dénote avec le reste. Il n'est certes pas à jeter mais c'est tout de même dommage.

A part cette petite erreur de fin de parcours, le groupe fait un sans faute avec cet album ! Les Suédois ont su créer une musique plus mature, plus aboutie et plutôt personnelle qui reste assez originale. Ils ont clairement monté les échelons depuis leur album, ils sont à présent sur le bon chemin et nous réserve, on l'espère, d'autres opus comme celui-ci !


Nymphadora
Octobre 2017




"Kunst"
Note : 13,5/20

Quelle impression étrange de découvrir un groupe existant depuis plus de 27 ans ! En réalité, le groupe Sorcerer n'a pas vraiment fait parler de lui bien qu'il existe depuis 1988. Tout d'abord, ils ont fait une longue pause de 18 ans, rien que ça ! Et ils n'ont sorti aucun album, seulement deux démos et deux compilations pendant leur carrière quelque peu mouvementée. Depuis 2010, Sorcerer est de retour avec les membres Anders Engberg au chant et Johnny Hagel à la basse, présents, eux, depuis le début. Et c'est maintenant, en 2015, qu'ils nous offrent un tout premier album "In The Shadow Of The Inverted Cross" chez Metal Blade Records.

On découvre donc 8 titres pour une durée totale de 54 minutes, de quoi s'en mettre sous la dent ! Dès les premières minutes de "The Dark Tower Of The Sorcerer", on cerne assez vite leur musique qui est dans un style doom old school à la Candlemass mais en bien plus heavy. Le chant power / heavy mène d'ailleurs la barque. Et hélas dans ce titre comme dans "The Gates Of Hell", et d'autres aussi, il y a des longueurs... C'est le gros problème de cet album, on ressent une certaine lassitude à pas mal de moments due à des morceaux sans doute un peu longs et pas assez entraînants. C'est le deuxième point qui fait défaut ici : le manque d'énergie, et dans du doom / heavy épique, c'est quand même important ! Du coup, on a des riffs assez groovy et bien trouvés mais cela ne décolle pas et ça manque de peps. En cherchant bien, il y a cependant "Exorcise The Demon" qui est plus dynamique mais pas très intéressant et "Pagans Dance", le dernier titre, qui se trouve être le meilleur de l'opus. Il est vraiment accrocheur et plein de vie ! Les autres titres sont plus calmes, à l'image de "In The Shadow Of The Inverted Cross", "Prayers For A King" et "Lake Of The Lost Souls", ou plus mélodiques comme "Sumerian Script". Ce sont de bons titres posés qui passent bien mais qui n'ont rien de transcendant.

À la fin de l'album, on est déçu, on s'attendait à une explosion et ce n'est pas le cas. L'album est loin d'être mauvais, c'est sûr, mais ne donne pas envie d'être réécouté... On espère des prochains opus plus accrocheurs et plus profonds par la suite.


Nymphadora
Avril 2015


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/sorcererdoom