Le groupe
Historique :

"Six Stab Wounds", c'est la rencontre de six groupes de grindcore français. Yattaï, Nolentia, Grünt Grünt, Tina Turner Fraiseur, Boris Viande et Vengeance se partagent l'affiche avec pour champs lexicaux les blasts, la frustration de ne pas pouvoir rentrer plus de notes en si peu de temps, la violence mais surtout la copinerie car c'est bien le fait d'être une bande de potes qui a décidé la confection de ce split hors norme sorti chez Coups De Couteau.



La chronique


Putain, après une journée bien merdique au boulot, autant vous dire que je ne trouve pas souvent la motivation pour faire une chronique. Mais là, quand j’ouvre ma boîte à lettres et que je vois un CD sur lequel figurent des groupes aussi saugrenus que Boris Viande ou Tina Turneur Fraiseur, je sens l’excitation du grindcore me parcourir les intestins et je saisis ma plume (enfin, Word quoi). Six groupes, six fois plus de plaisir, de vomi, de caca et de pipi, c’est parfait !

Les six premiers morceaux sortent des griffes de Yattaï, groupe d’Angoulème formé en 2004, et dont la musique, je cite, "oscille entre la vitesse d’un puma transalpin et la lourdeur d’un bison albinos". En effet, une ligne droite qui trace à 300km/h, tout ce qu’il y a de plus classique dans la catégorie grindcore bête et méchant, mais rien de tel pour se mettre dans l’ambiance, avec du bon gros son bien salace. Aucun doute, nos oreilles sont parfaitement décrassées pour la suite.

Les chansons 7 à 12 reviennent à Boris Viande, qui nous offre une intro tendre, remplie d’amour et de passion. Les Orléanais, après leur brillant et non moins engagé "Mange Tes Couilles", nous délectent d’un grindcore qui sonne plus "Gronibarien" que les morceaux précédents, avec des voix puériles qui dominent l’instru', ce qui ne sera pas sans provoquer quelques érections et autres pertes blanches.

On passe à Vengeance sur les titres 13 à 18. C’est peut-être le groupe auquel j’ai le moins accroché, bien que ce soit plutôt pas mal. C’est vraiment du tout à fond, encore plus répétitif que du grindcore (si si, c’est possible), en mode powerviolence qui tâche le fond du slip. Sans pitié.

Morceaux 19 à 26 : les poètes de Tina Turneur Fraiseur. Là encore, on monte d’un cran dans le bourrin, et Dieu sait que ce n’était pas facile. J’ai rarement entendu une voix aussi torturée, aussi folle, ou juste perchée. Même les chanteurs de black metal ont les cordes vocales plus propres que ça, c’est pour dire. En tout cas, les Nantais restent ma plus belle découverte sur cet opus, et pas seulement pour leur nom vraiment magique.

On retrouve mes petits chouchous de Toulouse sur les pistes 27 à 31. En effet, le duo de voix absolument sublime de Nolentia a encore frappé ! La recette est toujours la même : une voix grave, une voie aigue, et du bruit, toujours plus de bruit. Le résultat est toujours aussi délicieux, un pur orgasme auditif du début à la fin. Napalm Death peut aller se rhabiller !

Les huit derniers titres reviennent à Grünt Grünt, où l’intelligence n’est pas au rendez-vous, pour notre plus grand bonheur, bien entendu. On sent ici quelques notes plus death au niveau de l’instru, sans doute la plus travaillée parmi les groupes proposés (mais tout est relatif bien évidemment).

Finalement, voici là 39 bonnes raisons d’aimer le grindcore. Alors, vomiteux de tous les pays, régalez-vous !


Grouge
Février 2018


Conclusion
Note : 18/20

Le site officiel : www.coups-de-couteau.blogspot.fr