"Undead"
Note : 19/20
Un truc difficile parfois, quand on doit chroniquer, c'est le fait que ce sont souvent des groupes qu'on ne connaît pas forcément. C'est une bonne chose de découvrir des groupes évidemment, mais on manque parfois de recul par rapport à des groupes que l'on connaît bien, voire très bien, voire très très bien. Et puis il y a l'autre barbichu là, qui pousse toujours, plus vite plus vite... m'en fous, j'ai des avocats, et puis la semaine passée j'avais la pécole ! Trêve de plaisanterie. Ici, je vais chroniquer le nouvel opus de Six Feet Under, groupe que je connais très bien. L'album s'appelle "Undead". Il est dans la continuité de la carrière de Six Feet Under (SFU pour les intimes) mais apporte son lot de nouveautés.
Pour ceux qui ont hiberné sous un caillou depuis 1995, SFU est le groupe de death metal que Chris Barnes a lancé, qui est Chris Barnes ? Ni plus ni moins que le chanteur d'origine de Cannibal Corpse, ça calme tout de suite, hein ? On fait moins de sa gueule, hein ? La grosse différence entre Cannibal Corpse et SFU est le côté plus groovy et moins brutal extrême, voie que Cannibal sillonne de plain-pied. Ces dernières année, je trouvais que SFU devenait un peu routinier, pas qu'on avait de la mauvaise qualité, mais rien de bien solide à se mettre sous la dent depuis "Bringer Of Blood", mais ce n'est que mon avis. Je passe sur les "Graveyard Classics" qui n'avaient que peu d'intérêt àà mes yeux. Je trouvais que SFU avait besoin de sang neuf, et je ne suis pas le seul. En 2011, gros changements de line-up. Alors à la batterie, welcome Kevin Talley (Daath, Nothengal, Chimaira, Dying Fetus, Misery Index, beau parlmarès ma foi). A la basse, welcome Matt Devries qui a quitté Chimaira, mais il ne restera que pour la tournée pré-album et il rejoint Fear Factory, il est remplacé par Byron Stroud qui, lui, était avant dans Fear Factory, ça va vous suivez ? Et enfin, le groupe se munit d'un deuxième guitariste en la personne de Rob Arnold (Chimaira). Alors, en gros, ca reste du SFU mais avec une grosse pointe de modernité. Surtout dans les riffs, on reste sur du old school mais avec une grosse couche moderne. Les harmonies contiennent beaucoup de choses dont on n'avait pas trop l'habitude avec SFU. Niveau batterie, on gagne beaucoup en vélocité et en technique, avec pas mal de blast. Chris Barnes, derrière son micro, reste toujours aussi bon. Cette fois on a moins droit à son cri aigu de cochon qu'on égorge. Mais son growl est toujours aussi sublime. Ses textes, toujours aussi gore, parlent bien évidemment de meurtre, cadavre et autres joyeusetés. Les titres sont terribles, j'ai arrêté de compter le nombre d'accroches vocales. Tantôt, je parlais de blast, alors oui on a droit à pas mal de titres bien rapides mais on a toujours droit à de la grosse lourdeur bien macabre. Le son est dans la lignée des anciens SFU, c'est a dire très gras, très lourd et très puissant. L'artworks est magnifique, mattez-moi cette putain de pochette, bordel !!!
Vous l'aurez compris, cet album m'a enthousiasmé à donf. Voila un groupe qui avait un peu pris le pli de faire toujours la même chose mais qui a trouvé le moyen de se remettre en question. Et le sang neuf dans le groupe change tout !
"Undead" ? Y'a bon ! Y'a bon !
"Death Rituals"
Note : 14/20
Six Feet Under, rien que prononcer ces mots suffisent à donner la bave aux lèvres à la majorité des death métalleux. "Death Rituals" est le nom de ce nouvel opus, la pochette est comme très souvent un crâne, un joli crâne certes mais bon, faudrait voir à changer de temps en temps les gars !
L'intro est très surprenante, en effet, c'est une guitare acoustique qui débute pour quelques secondes, ensuite plus ou moins la même mélodie mais avec guitare électrique cette fois et batterie sur un tempo très lent. Mais à 1 minute et 0 seconde, tout s'emballe et la on reconnaît bien Six Feet Under (SFU pour les intimes !).
La voix de Barnes est comme à son habitude, gutturale et caverneuse. Les tempos sont moyennement rapides, comme d'habitude je dirais, SFU est plus connu pour son côté un peu lent et lourd. Elle est loin l'époque des blasts beats de Cannibal Corpse pour Chris Barnes ! Eh bien non monsieur, non ! Car après l'intro accoustique, deuxieme surprise car il y a un, oui un blast beat ! Oui, sur "None Will Escape" il y a un blast, c'est une première pour SFU ! Parlons de la batterie tant que nous y sommes, on est en terrain connu, le son est très bon, les doubles kicks sont bien rodés et les crashs aussi, l'efficacité est bien là. Guitare même chose, très bon son, très bon riffs, alternant lent à rapide et des solos assez efficaces.
Une poignées de chansons sont limites heavy dans leur approche, par exemple, "Seed Of Filth". Riff dans l'esprit heavy metal en plus gras, mais la voix nous rappelle qu'on est bien en présence de death metal.
Les textes tournent comme d'habitude autour de la mort. Vous vous rappellez Demoliton Man ? Meurtre Mort Détruire ? Voilà ce qui vous attend avec Six Feet Under. J'ai toujours espéré une chanson sur les papillons dans les fleurs, sur le prochain album peut-être...
A noter aussi une reprise de Mötley Crüe "Bastard", eh bien oui, Mötley Crüe, comme je le disais plus haut, du heavy avec les grognements de Barnes.
SFU nous sert là un album correct, rien de révolutionnaire mais en même temps, cela fait un bon moment qu'ils ne nous ont rien donné de révolutionnaire !
Un album donc moyen mais pas mauvais !
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