Le groupe
Biographie :

Formé en 1997 à Toulouse, les Sidilarsen assument leurs influences NIN et Mass Hysteria. Pendant 2 ans le groupe va s'atteler à la recherche stylistique alliant l'ardeur du metal au beat de la dance. En 2000 ils rejoignent le collectif toulousain Antistatic et enregistrent "Émotion Numérique". Suivent une centaine de concerts et des apparitions sur des samplers. Fin 2002, Sidilarsen intègre Sriracha et sort son premier album,"Biotop", début 2003 chez M10. Le "Biotop Tour" qui suit les aura menés partout en France et en Suisse et s'achève en Octobre 2004. La barre des 150 concerts est franchie. Le groupe se consacre alors à l'enregistrement de son deuxième album " eau " toujours avec Fred Norguet mais au studio Le Chalet à Bordeaux. Dans la foulée, Sidilarsen signe chez Active Entertainment / Pias. "Eau" sort le 21 Mars 2005. Après 10 ans de route, un mini EP, 2 albums et plus de 300 concerts en France, Suisse, Belgique et Roumanie, "Une Nuit Pour Sept Jours" sort en France le 13 Octobre 2008 chez Hymn Music / New Track / Anticraft, puis simultanément en Suisse, Allemagne, Belgique et Japon. Sidilarsen nous dévoile son cinquième opus "Machine Rouge" qui sort le 10 Octobre 2011.

Discographie :

1998 : "Energie Nourricière" (Démo)
1999 : "Verticalité" (Démo)
2000 : "Émotion Numérique" (Démo)
2003 : "Biotop"
2005 : "Eau"
2006 : "Réactivation Numérique"
2008 : "Une Nuit Pour Sept Jours"
2011 : "Machine Rouge"


Les chroniques


"Machine Rouge"
Note : 18/20

"Machine Rouge", symbolique du coeur sur lequel je mettrai un point d’honneur au graphisme apporté à la pochette et à la galette, à l’image d’une mécanique de précision représentant le coeur et l’union qu’on atteint les membres du groupes sur ce quatrième opus. Explication :

L’album démarrera sur "Le Meilleur Est A Venir", ce qui sera bel et bien le cas, des rythmiques efficaces avec un son de guitare plus que propre, des textes très recherchés où l’on prend clairement plaisir à relancer la piste pour tripper face à ces textes emprunts de poésie et dans lesquels on se retrouve tant, le tout avec ce côté électro qui est un très gros plus au son des Sidilarsen. Les voix de nos deux chers guitaristes jonglent très bien et nous emportent littéralement à l’image de "Fantasia" à la basse lourde et ces passages envoûtants nourris d’écho avant que la dite machine ne reparte de plus belle, voilà un esprit de composition très aguerri. "Back To Basics", parmi les meilleurs morceaux de cette magnifique galette, et dont le clip m’a fortement marqué, de par son côté hors norme où l’on perd la notion du temps, ce titre est comme une tornade des esprits, on s’y laisse prendre avec un plaisir certain et non dissimulé, inutile de dire une fois de plus que les textes sont jouissifs...

Sidilarsen sait emporter nos coeurs, par ce côté enjoué autant que par le coté sombre de leurs textes, exemple même avec "A Ton Ego", ce morceau à lui seul est une baffe puissante, intense, des riffs classiques mais d’une efficience incroyable, la tension monte progressivement avant d’atteindre une apothéose musicale passionnée. Passionné ? Oui c’est certain, "Machine Rouge" est le résultat d’un réel travail de passionnés, ne manqueront pas un certain nombre de featurings, quatre au total sur un album de 10 titres je trouve ça très honorable, et le résultat n’en est que plus surprenant à l’image de "Offensifs" avec Mouss et Hakim (Zebda), "Densité" avec Soufiane Djaffer, deux morceaux rentre dedans, une patate certaine, une diversité musicale, au final que du plaisir.

Beaucoup de surprises dans cet album, "Vie Passionnée" et "Absolu" en sont de belles, où l’on aime à ressentir ces voix qui montent, ces refrains, ces textes nourris d’une certaine révolte, ces titres sonnent comme des combats vieux comme le monde et dont nous ne verrons jamais la couleur au final, mécanique trop compliquée ? Ou simplement un état des lieux des tourments d’une vie auxquels il ne faut jamais céder. Ils sont décidément de grands poètes, pourtant il est clair que cette cohésion entre poésie, rock, électro et metal est loin d’être aisée, une alchimie parfaitement obtenue sur "Paradis Perdu", une composition qui oblige au respect, car on a ici une combinaison où tout s’enchaîne et s’imbrique avec une aisance presque dérangeante. Dernier morceau de la galette, "Samira", tel un frisson vous parcourant l’échine, je n’arrive pas à décrire autrement ce magnifique portrait que nous offre ici Sidilarsen tel l’aboutissement d’un dur labeur se faisant avec une vague de satisfaction mêlé d’une hargne nous disant "on l’a fait", des choeurs sublimes, un son subjuguant, troublant qui ne laissera pas indifférent.

Sidilarsen offre avec "Machine Rouge" une mécanique plus que huilée, un esprit inventif, une union des styles avec une poésie captivant nos coeurs à chaque morceau, sortez le défibrillateur avant écoute, cet album est tellement magnétique que vous en aurez peut-être besoin.


Phenix
Octobre 2011




"Une Nuit Pour Sept Jours"
Note : 19/20

Une nuit pour sept jours, une nuit pour retourner la France ! C’est ainsi que l’on peut saisir le nouvel album de Sidilarsen qui en met plein les oreilles et d’un souffle déchaîné autour de 12 chansons qui sont chacune comme une bombe qu’on ne saurait arrêter si précise est-elle, si percutante. D’ailleurs, le groupe nous parle un peu de guerre, du monde dans lequel on vit, et ces coups de batterie ainsi que les riffs de guitare nous rappelle les injustices, les laissés pour compte de la société si je puis dire. La piste 4, à savoir "En Vidéo" nous explique que l’on ne peut se fier à personne, et dès la chanson suivante, on est contraint de marcher "Jusque Sur Mars" pour refaire le monde parce qu’ici sur Terre "il semble qu’il soit déjà trop tard". Il est assez dur aussi de décrire l’album si riche il est, si brutal également par la forme et le fond. Il faut plusieurs écoutes pour saisir les paroles évoquées dans chaque chanson. Ou plutôt, on active la fonction repeat sans savoir pourquoi et commencé l’écoute à 11h le matin, il fait déjà nuit quand on regarde enfin l’heure. Le Temps est passé sans que l’on s’en aperçoive, une "Féline" nous a sûrement occupé l’esprit toute la journée. Cette chanson d’ailleurs, numéro 3 de l’album est la plus grosse bombe ! Le son de Sidilarsen, au juste qu’est-ce ? Du metal, de l’électro, du rock ? Un peu de tout de ça, mais certainement pas de la variété !! Et pourtant, il y a quelque chose de plus qui donne à ce groupe une qualité de plus : ses textes ! Tout mot est bien choisi, tel un poème que l’on écrirait et d’ailleurs, des phrases nous reviennent en tête : "sensation sans sentiment des appels sans échos cris détournés" ("Le Prochain Eté"), "trouver la voie et l’équilibre qui se disloquent tous les deux jours" ("Acide Occident"), "y’a-t-il une chance de retourner la France ?" : Réponse "oui" !! Sidilarsen, avec cet album est bien parti pour raser le pays et on le souhaite l’Europe ! "Une Nuit Pour Sept Jours" est assurément l’un des meilleurs albums écoutés de l’année ! Votre came est bonne les gars ! 


Davydeush
Octobre 2008




"Eau"
Note : 16/20

Le hasard faisant bien les choses, il y a 2 ans quasiment jour pour jour, je chroniquais "Biotop" et découvrais par la même occasion un groupe au potentiel indéniable. La suite ne m'a pas fait mentir puisque Sidilarsen a fait danser tout le public metal de France durant son Biotop Tour. Voilà les Toulousains de retour avec un nouvel album qu'on attendait tous avec impatience. Après maintes et maintes écoutes, je reste partagé. Sidilarsen m'avait séduit grâce à son côté "technoïde" qui remettait au goût du jour les sons de Mass Hysteria et de Spicy Box mais à leur sauce, une sauce plus pêchue et encore plus dansante. "Eau" m'a d'abord déçu par ce manque de repère, en effet le groupe a largement mis de côté son "boom boom metal". Moi qui attendais un album allant encore plus loin dans l'utilisation des machines, c'est raté puisque c'est carrément l'inverse qui s'est passé. Il va donc falloir m'adapter au Sidilarsen version 2005 ! Tout d'abord, le combo a gardé quelques unes de ses fameuses séquences électroniques mais l'accent est beaucoup plus prononcé sur le chant et sur les guitares. Le chant est plus abouti, les deux vocalistes semblent plus complémentaires, quant aux guitares elles sonnent beaucoup plus "rock" et mélodique. Il y a aussi ce côté néo-fusion-ragga en Français qui me gêne un peu car déjà exploité dans tous les sens par Lofofora, Tripod et compagnie. Malgré tout, Sidilarsen garde quand même son identité et c'est l'essentiel, cet album devrait toucher un public bien plus large, chose que l'on vérifiera sur les prochaines dates !


Petebull
Mars 2005




"Biotop"
Note : 17/20

Les groupes Français à avoir tenté l'alliage du metal et de la techno se comptent sur les doigts de la main. Ceux qui y sont brillamment parvenu s'appellent Mass Hysteria ou encore Spicy Box. Il faut maintenant ajouter les Sidilarsen. Profitant de la brèche ouverte par les Mass, Sidilarsen va encore plus loin, faisant le pari fou de transformer un pogo monstre en dancefloor ! Ce premier album est tout simplement une tuerie. Alors qu'on pourrait parler de metal technoïde, eux préferent le terme de néo-dance-metal. Si à l'écoute du premier morceau "Apesanteur" on peut redouter un album "Contraddictionesque", il n'en est rien. Les influences sont là mais les Sidilarsen vont beaucoup plus loin, n'hésitant pas à caler des riffs sur des beats techno. Contrairement à leurs précédentes démos, le son de cet abum est monstrueux. Les riffs, les voix et les samples se marrient parfaitement. Le seul reproche est la longueur des titres (3 dépassent les 6 minutes). Un album à déconseiller aux amateurs de metal pur et dur ! Pour les autres, que la dance commence...


Petebull
Mars 2003


Conclusion
A écouter : Dressés Par Les Ondes (2003)

L'interview : Viber & Didou

Le site officiel : www.sidilarsen.com